02/07/2010

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23:18 Écrit par Le Catsr dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11 juin 2010 : avec le Service d’Education Civique des FARDC

Le  Comité d’Appui  au  Travail  Social  de Rue,  CATSR en sigle  et  le Service  d’Education  Civique des  FARDC , SECP en sigle , ont gagné  le  pari ce 11 Juin 2010 au Centre  CARTER  situé au n° 12 , de la 15ème Rue , Quartier  Industriel  dans la Commune de LIMETE à  Kinshasa.

L’événement  a  été  émaillé par la cérémonie de lancement officiel du partenariat entre les deux parties qui  sera  porté  sur les  3  axes, à savoir :

Ø  La  vulgarisation  de  la  loi portant protection de l’enfant en RDC dans le milieu militaire ;

Ø  L’initiation des  Officiers  Supérieurs et Subalternes formateurs aux techniques  d’interventions sur le Travail Social de Rue ;

Ø  L’initiation  des militaires  formateurs  à  la  Communication Non Violente(CNV) et Gestion Positive des Conflits.

Eu égard à ce qui précède, un chronogramme a été établi de commun accord sur lequel  le  travail sera  fait  en  synergie  pour  une  période probatoire de 3 mois. Ce, à partir de cet outil que la journée  du  11 juin  a  été  retenue  comme  le point  de  départ pour amorcer  toute une  gamme d’activités  à  projeter dans le cadre de  ce partenariat.

Cette grandiose manifestation  a  été honorée d’une  participation  d’environ  48  personnes provenant des  institutions  notamment   :

ü  Les  FARDC  représentées par le Général  MUATI ,  Commandant Second de SECP/FARDC et  28 Officiers  Supérieurs ( Colonels et Majors ) et subalternes ( Capitaines, Lieutenants et Sous lieutenants ) ;

 

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Le Général MWATI, Commandant Second Secp et Antoine KETIKILA, Modérateur de la journée(CATSR)

 

ü  Le CATSR, représenté par EDHO  MUKENDI, Coordonnateur National accompagné des experts et    représentants  des  structures membres ;

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Edho MUKENDI KAFUNDA, Coordonnateur du CATSR

 

ü  Les délégués des  partenaires  publics  et associatifs  REEJER, UNICEF,  Secrétariat  Général da la jeunesse, DISPE  (MINAS) ;

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Une vue des membres venant des structures partenaires

 

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Une vue des formateurs des FARDC qui écoutent les grandes lignes sur la loi portant protection de l’enfant

 

ü  La Commune de LIMETE représentée  par  son chargé de Développement  Communautaire  ALAIN  MBOLI et le  Commandant du Commissariat de la Police Nationale  Congolaise.

Il sied de noter que cette journée  a  servi  d’une  pierre  deux coups parce qu’elle a  permis   d’une part , à l’inauguration  de  partenariat entre  le CATSR  et  le SECP/ FARDC  et d’autre part , à  la réalisation  de  la  première  activité  relative  à  ce partenariat en rapport avec  l’information    sur la vulgarisation  de la loi portant protection de l’enfant en RDC dans le milieu militaire au profit de 28 formateurs des FARDC.                                                                                

Cette cérémonie  a  débuté  par  l’exécution  de  l’hymne national. Monsieur  Antoine KETIKILA, Modérateur de la journée,   a dû  présenter  brièvement  le programme  aux  invités jusqu’au point  d’accorder  la  parole  à  Monsieur  EDHO  MUKENDI du  CATSR  qui a, à son tour, prononcé le mot de circonstance.

Dans son allocution, il a tenu à présenter  la  structure sur base de l’existence du CATSR  qui remonte au lendemain du  Séminaire  International de formation au travail  social de  rue tenu du 03 au  07 Avril 2006 au Centre Théresanuim  à Kintambo  sous l’initiative  de  DYNAMO INTERNATIONAL .

  Le  réseau  compte  aujourd’hui  environ 142 ONG congolaises membres  à travers les  provinces  de la  RDC et  spécialisées  dans  les  domaines  de  protection des  droits des enfants et de la promotion  ainsi que la protection du travail social de rue en RDC. Il  a ensuite salué chaleureusement  la  collaboration  qui  a  plané  entre  les  deux  institutions  lors  de différentes   séances des travaux préparatoires sur les termes  de partenariat  jusqu'à  la  circonscription  d’un canevas type  qui va démarrer après la  cérémonie  de  scellage  du  partenariat  officiellement .           

Le   deuxième intervenant  a  été  le   Général  MUATI  qui  a  rétorqué  par un message d’encouragement  et  d’espoir  tout en congratulant les  efforts  des  uns  et  des  autres  qui ont mordicus  conduit à la réalisation de la cérémonie de ce jour pour enfin  autoriser  le  Colonel Georges  MUKOLE  à  éclairer  l’opinion  sur  l’opportunité de ce partenariat dans le milieu militaire.

 

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Les Lieutenants Colonel (de droite à Gauche), Georges MUKOLE, JD BATABOMBI APANZA, Frédérique BOMWENDA.

Ce  dernier  interlocuteur  a  rappelé  les  différents  accords  internationaux  ratifiés  par notre pays en matière  des  Droits  des  Enfants  jusqu’aux textes nationaux  qui  font  allusion  à  la  protection  à accorder à l’enfant. Ce  qui  lui  a  valu l’évocation de la mission assignée au SECP/FARDC , subsidiairement celle  de  l’organisation  des sessions  de  formation  à  caractère  civique et patriotique des hommes  en armes à  tous les échelons . Le militaire  étant un citoyen et aussi un parent, il devra être formé à bien  encadrer sa progéniture a-t-il enchaîné.

Enfin , il a martelé que ce partenariat aura à susciter des échanges  d’expériences entre  les deux parties  pour enrayer des fléaux qui sévissent  et gangrènent  la jeunesse  dans  les  Camps militaires entre autres la toxicomanie , le banditisme urbain(communément appelé KULUNA),la prostitution, les violences sexuelles ……

Après ce premier temps fort de la journée , tous les invités  ont pris part au cocktail organisé à cette  occasion pour ainsi  laisser  la  place  aux 28 Officiers  supérieurs  et  subalternes présents  émanant de SECP, Forces Navales, Terrestres et Aériennes  et les Commandants des Camps KOKOLO et CETA à poursuivre  la  seconde  activité  concernant  l’Information sur « la loi portant protection de l’Enfant en RDC promulguée en date du 09 Janvier 2009 » par le Président de la République.

Cette tranche d’activité a été animée par les experts du CATSR notamment Roger KATEMBWE, Edho  MUKENDI, Gil KABUIKA  et GABRIELLE MUKE  de  11H30’ à  14H30’. Ils ont développé  les caractéristiques  avantageuses de celle-ci  par rapport à d’autres existant depuis  1958  et reflété  les droits et obligations ainsi que le régime sur la justice des enfants en RDC.

 

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L’équipe pédagogique du CATSR composée de Gabrielle MUKE, Roger KATEMBWE et Edho MUKENDI

 

Ces intervenants ont présenté le résumé de la loi qui s’articule  sur 5 grands titres. Il s’en est suivi un débat important sur certaines matières notamment : la gratuité de l’éducation au primaire, la maltraitance des enfants dits sorciers, les violences sexuelles en général et dans les milieux militaires en particuliers, les devoirs des enfants face à leurs parents, la disponibilisation du support de la loi et comment la vulgariser à grande échelle dans les milieux militaires etc.

Comme résultat de cette journée :

Ø  28 officiers formateurs militaires du SECP sont informés de l’existence de la loi portant protection de l’enfant.

Ø  Lancement officiel du partenariat  CATSR- SECP sur trois axes de collaboration tel qu’énoncé ci-haut,

Ø  L’élaboration du calendrier des activités.

Bien  sûr , beaucoup d’activités  sont planifiées  pour  des  actions  futures  car  la volonté est là , mais il  faut disposer des moyens  financiers  adéquats pour y parvenir. D’où l’appel lancé pour un appui à cette campagne.

Fait à Kinshasa le  14 Juin  2010

Le Rapporteur

Albert TSHIMANGA NGELEKA.

                                                                                  

 

 

 

 

 

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24/05/2010

LOI DE PROTECTION DE L’ENFANT

PLAIDOYER POUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

                                              Avec l’appui de :

La Communauté Française de Belgique

Wallonie Bruxelles International

Dynamo International

 

 

AVANT-PROPOS

 

La  Loi  portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo, qui a été adoptée par les deux chambres du Parlement et promulguée le 10 janvier 2009 par le Président de la République, fait désormais partie de l’arsenal des lois organiques de l’Etat congolais. Elle a le mérite particulier d’unifier les règles qui touchent aux droits et devoirs de l’enfant  sur l’ensemble du territoire national. Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue –CATSR- dont nous assumons  la coordination,  est fier d’appartenir à la pléiade des organismes et institutions agrées de la société civile  et des organismes internationaux  du secteur de l’enfance , dont l’Unicef, ayant plaidé, de manière  constante, en faveur de l’instauration du cadre légal de protection de l’enfance dans notre pays.

 

Conséquent avec lui-même, le CATSR n’a pas croisé les bras  devant les conditions critiques, les goulots  d’étranglement, les pesanteurs de toutes sortes ainsi que les inhibitions qui ont porté un frein à l’application effective de la Loi portant protection de l’enfant un an après sa promulgation. Notre Réseau a remobilisé les associations membres en vue  de jeter un regard critique sur le chemin parcouru par le cadre légal institué le 10 janvier 2009. Des groupes d’enquêteurs  ont été déployés sur le terrain afin d’évaluer, ensemble avec les animateurs institutionnels, les parents et les enfants eux-mêmes, le niveau d’exécution de cet instrument juridique national vital, l’objectif étant de faire un plaidoyer en faveur de l’application et du respect, sans faille, des dispositions y relatives. Tel est l’objet primordial de la rédaction du présent document qui ne se contente pas de dénoncer mais qui fait des recommandations pertinentes à la Présidence de la République, au Gouvernement, aux parents, aux communautés nationale et internationale pour arrêter un train des mesures et prendre toutes les dispositions utiles allant dans le sens de la mise en œuvre globale de la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009.

 

Comme dans cette sagesse bantu qui énonce : « Bushala buamba nansha bobo bufue bantu » (Que la vérité mérite d’être dite même si les gens risquent de mourir pour cela), le CATSR croit, par la publication de ce document,  avoir apporté sa modeste contribution à la conscientisation des uns et des autres en rapport avec l’application de la Loi portant protection de l’enfant. La balle est à présent lancée dans le camp du Gouvernement de la République qui a le devoir patriotique de tout mettre en œuvre pour que cet important instrument légal, qui a englouti les moyens et les énergies, ne reste pas lettre morte.

 

Il serait ingrat, de clore cet avant-propos, sans  remercier l’équipe qui a contribué à la réalisation du présent document de plaidoyer aux niveaux respectifs d’élaboration du questionnaire, d’enquête, de compilation de données et de la rédaction. Sans  engagement et l’expertise des membres de cette équipe, le CATSR n’aurait pas produit ce travail intellectuel. Il en va de même de notre partenaire Dynamo International (D.I)  dont l’accompagnement sur le terrain demeure inébranlable pour l’acquisition du financement de la publication de ce document par le Gouvernement de la Région Wallonne de Belgique sans oublier la facilitation  de la Délégation Wallonie Bruxelles à Kinshasa pour le triomphe des actions du  CATSR.  

 Par ailleurs, nous sollicitons l’indulgence des lecteurs pour des faiblesses qu’ils auront décelé dans cet ouvrage, dues notamment aux difficultés rencontrées sur terrain.

                                            

Edho MUKENDI KAFUNDA

Coordonnateur National du CATSR

 

 

                                                       NOTE INTRODUCTIVE

 

A.  JUSTIFICATION ET IMPORTANCE DU DOCUMENT DE PLAIDOYER

 

En dépit de l’existence respective de la Convention des Nations unies sur les droits de l’Enfant  et de la Charte africaine des droits et  du bien-être de l’enfant que la République Démocratique du Congo a  ratifiées, la condition de l’enfant dans notre pays  en raison de sa vulnérabilité et de son manque de maturité sous toutes ses formes, est sans cesse préoccupante. Les enfants congolais sont au centre de la maltraitance, des discriminations, des accusations de sorcellerie, mais aussi des exclusions diverses qui font d’eux des victimes d’exploitation surtout économique et sexuelle. Et comme si cela ne suffisait pas, pour priver  les enfants de leurs droits fondamentaux à l’éducation, aux soins de santé, etc., ceux-ci sont associés aux forces et groupes armés et exposés continuellement aux pires formes de travail en violation de la convention n° 138 sur l’âge  minimum d’admission à l’emploi et de la Convention  n° 182 sur «  l’interdiction des pires formes de travail ».

 

Il devenait impératif de doter le pays d’une Loi de proximité préconisant, formalisant et prenant  en compte  la protection, non seulement sociale mais également judiciaire et pénale, privilégiant des poursuites légales à charge des auteurs des infractions  commises sur la personne de l’enfant. La loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo, trouve ici sa légitimité, sa justification.

 

Adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat, promulguée par le Président de la République, elle est  conforme aux articles 122, point 6, 123, points  16 et 149, alinéa 5 de la Constitution du 18 février  2006. Raison pour laquelle, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue « CATSR » lui consacre le présent document de plaidoyer pour son application et son respect par la communauté nationale, les Pouvoirs publics, par les enfants eux-mêmes et par leurs géniteurs ou tuteurs.

 

B.  PHILOSOPHIE ET DEMARCHE DU TRAVAIL

 

Pour rendre compte du niveau d’application et du respect de la Loi portant protection de l’enfant un an après sa promulgation par le Président de la République, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue « CATSR » a résolu de faire un diagnostic de la situation  des êtes fragiles qui sont les enfants. Une enquête a été  diligentée durant la première quinzaine de décembre 2009, à la suite d’une plénière des organisations membres de la plateforme tenue à Kinshasa.  En effet, au regard de la mobilisation des ressources tant politiques, diplomatiques et financières dans le passé pour faire de la protection de l’enfant une réalité juridique et législative en République Démocratique du Congo, rien ne devait être négligé au niveau de la société civile et des activistes de la défense des intérêts des enfants pour mesurer le kilométrage parcouru dans le processus de la mise  en œuvre effective de cet  instrument  juridique national. D’où, le déploiement sur le terrain  des enquêteurs du CATSR munis d’un questionnaire type que nous ne reproduisons pas ici pour des raisons  évidentes, notamment pour ne pas gonfler l’ouvrage et décourager, à première vue, les lecteurs congolais qui constituent la première cible. Néanmoins, les questions ont porté sur la protection sociale, judiciaire et pénale de l’enfant. Outre la question générale posée à chacune des structures et personnalités abordées pour savoir si ces dernières sont au courant de l’existence de la loi susdite, les enquêteurs ont posé des questions spécifiques à leurs  interlocuteurs, en liaison avec ce qui aurait  été fait en référence de la protection de l’enfant vis-à-vis des dispositions générales de la loi et des dispositions relatives à la protection sociale, judiciaire et pénale des enfants  congolais avant et après leur naissance.

 

Ont été concernés par l’enquête, les ministères du gouvernement central, les juges de Paix, les responsables de l’administration pénitentiaire, les parents et/ou tuteurs, les institutions  de placement et de la garde publiques ou privées de l’enfant et les enfants eux-mêmes.

 

L’étape des questions-réponses une fois franchie, le CATSR a immédiatement constitué une équipe de cinq membres pour les tâches sensibles de dépouillement,  traitement des données et de rédaction du présent document sur le niveau d’application de la Loi portant protection de l’enfant au Congo.

 

C.  LE CONTENU DU DOCUMENT

 

Le présent Document que le CATSR vient de produire n’est pas une encyclopédie sur la protection des droits des enfants en RDC. C’est la raison pour laquelle son contenu porte  essentiellement sur les quelques  articles qui posent problème au niveau de la protection sociale, judiciaire et pénale consacrée dans la loi. L’enquête a ciblé  une série d’articles, notamment ceux qui constituent à ce jour un casse-tête pour l’amélioration de la situation de l’enfant en République Démocratique du Congo (28, 38, 50, 53, 55, 56, 58, 61, 71, 72, 73, 97, 108, 110, 131, 143, 155, 160 al 2, 170). Ils concernent respectivement la diffusion par les médias des informations et programmes  d’utilité sociale, culturelle et morale pour l’enfant (28); l’éducation (38); le travail  des enfants (50, 53,55, 56) ; l’exploitation économique (58) ; l’exploitation sexuelle (61) ; l’enrôlement  et l’utilisation des enfants dans les groupes et forces armés ainsi que la protection exceptionnelle (71-73) ;  la protection judiciaire (97, 108, 110, 131) ; la protection de l’enfant avant et après la naissance ( 143, 155) ; la répression des accusations de sorcellerie et autres atteintes  à l’honneur de l’enfant (160) ; les agressions sexuelles (170). 

 

A ces articles de base qui posent problème sur  le terrain, l’enquête dévoile la face visible de l’iceberg avec les articles de la loi qui font obligation aux ministères de l’Intérieur, des Affaires sociales, du Travail, de l’EPSP, du Genre et de la Famille, de la Santé publique, de la Communication et des Médias, de prendre des arrêtés  seuls  ou ensemble pour matérialiser l’esprit des lois exprimé dans le corps des articles spécifiques.

 

Des recommandations pertinentes sont enfin formulées.

 

D.  LA  CHARPENTE  DE L’OUVRAGE

 

Outre l’introduction générale, ce document  est subdivisé comme suit :

 

I)            BREVE PRESENTATION DE LA LOI N° 09/001 DU 10 JANVIER 2009

II)          DIAGNOSTIC SUR LE NIVEAU D’APPLICATION DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT

II.1. Du respect des droits de l’enfant ;

II.2. De la protection sociale de l’enfant ;

II.3. De la a protection judiciaire de l’enfant ;

II.4. De la protection pénale de l’enfant.

 

III)        LE PLAIDOYER DU CATSR EN RAPPORT AVEC  L’APPLICATION EFFECTIVE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT

IV)         DIFFICULTES RENCONTRES DANS L’ELABORATION DE CE DOCUMENT

 

V)           ANNEXES

 

I.         BREVE PRESENTATION DE LA LOI N° 09/001 DU 10 JANVIER 2009 PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo est le fruit du travail abattu pour son élaboration, sous forme de projet, par le Gouvernement à travers le Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; son examen et son adoption par les deux chambres du Parlement congolais (Assemblée nationale et Sénat) sans oublier le plaidoyer mené par différentes organisations de la société civile du secteur de l’enfance   pour doter enfin le pays d’un instrument juridique qui a mis fin au règne du décret du 6 décembre 1950 sur l’enfance délinquante. Ce texte suranné  était inspiré de la loi belge du 15 mai 1912, qui elle-même, a subi différentes révisions en vue de son actualisation, notamment  avec l’avènement du système fédéral en Belgique.

 

En effet,  l’aperçu que nous vous présentons sur la loi n° 09/001  porte sur les points suivants :

 

  1. Motivations d’adoption  et objectifs de la loi ;
  2. Charpente de la loi ;
  3. Quelques spécificités de la loi congolaise ;
  4. Conclusion.

 

  1. MOTIVATIONS D’ADOPTION ET OBJECTIFS DE LA LOI

 

1.1.  Motivations d’adoption de la loi

 

Pourquoi une nouvelle  loi sur la protection de l’enfant en RDC ? A la lumière de l’exposé des motifs  d’adoption de cet instrument juridique par le Parlement et des réalités de terrain,  l’avènement de la loi n° 09/001  se justifie principalement  par :

 

·         la nécessité des soins spéciaux et d’une protection particulière en faveur de l’enfant en raison de sa vulnérabilité, de sa dépendance et de son manque de maturité  physique et  intellectuelle ;

·         l’urgence d’apporter des solutions durables aux nouvelles problématiques : phénomène « Enfants dits sorciers », phénomène « Enfants de la rue », « Enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA », « Enfants victimes de guerre », etc. ;

·         le besoin de répondre aux exigences contenues dans les instruments internationaux relatifs à la protection de l’enfant : la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, la Déclaration mondiale en faveur de la survie, de la protection et du développement de l’enfant  adoptée au Sommet  consacré à l’enfant, tenu du 28 au 30 septembre 1990 à New York.

 

Au delà  de ces motivations, il s’avérait  important, sur le plan juridique,  de relever le défi de l’unicité des textes de loi traitant de la  protection de l’enfant au Congo.

Il s’agit notamment de la Constitution de la République, de la  loi n°87/010 du 1er août 1987 portant Code de famille et du Code  pénal congolais. Bien que la perfection ne soit pas humaine, la loi n°09/001 a le réel mérite d’avoir levé l’équivoque sur certaines matières et surtout unifié et adapté  les règles qui touchent aux droits de l’enfant (âge de la majorité fixé à 18 ans dans la loi fondamentale et à 14 ans le Code de famille…). 

 

1.2.    Objectifs de la loi

 

Le législateur a épinglé 5 objectifs qui, à notre humble avis,  tiennent, non seulement compte de normes modernes, mais aussi de réalités congolaises :

 

a)    Garantir à l’enfant le droit de bénéficier des différentes mesures à caractère administratif, social, judiciaire, sanitaire et autres visant à le protéger de toutes formes d’abandon, de négligence, d’exploitation et d’atteinte physique, morale, psychique et sexuelle ;

b)   Diffuser et promouvoir la culture des droits et devoirs de l’enfant et en faire connaître à celui-ci les particularités  intrinsèques en vue de garantir l’épanouissement intégral  de sa personnalité et de le préparer à ses responsabilités citoyennes ;

c)    Faire participer l’enfant à tout ce qui le concerne par des moyens appropriés, susceptibles de l’aider à acquérir les vertus du travail, de l’initiative et de l’effort personnel ;

d)    Cultiver en lui les valeurs de solidarité, de paix et de respect mutuel afin de l’amener à prendre conscience de l’indissociabilité de ses droits et devoirs par rapport à ceux du reste de la communauté ;

e)    Renforcer la responsabilité des parents, de la famille et de l’ensemble de la communauté à l’égard de l’enfant.

 

  1. CHARPENTE DE LA LOI

 

La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 comporte 202 articles  répartis en 5 titres :

 

·         Titre I                   : Des dispositions générales ;

·         Titre II         : De la protection sociale de l’enfant ;

·         Titre III        : De la protection judiciaire de l’enfant ;

·         Titre IV        : De la protection pénale ;

·         Titre V          : Des dispositions transitoires, abrogatoires et finales.

 

  1. QUELQUES SPECIFICITES DE LA LOI CONGOLAISE

 

Outre la conformité aux principes fondamentaux  relatifs à la protection et à la promotion des droits de l’homme en général et des droits de l’enfant en particulier  (la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant…), la nouvelle loi renferme plusieurs spécificités qui méritent d’être relevées, par comparaison à d’autres textes analogues tel que le Code tunisien de protection de l’enfant. Nous pouvons épingler quelques  spécificités :

 

3.1.    Définition  du concept « enfant en situation difficile »

 

Outre la définition de l’enfant commune à plusieurs textes de loi sur l’enfance (toute personne âgée de moins de 18 ans), la loi  congolaise  donne une large perception de l’enfant en situation difficile devant bénéficier d’une protection spéciale. L’article  62 définit 12 catégories d’enfants considérés comme étant en situation difficile.

 

3.2.    Spécification des devoirs de l’enfant

 

Souvent,  les acteurs sociaux mettent l’accent sur les droits de l’enfant comme si les êtres humains âgés de moins de 18 ans n’avaient pas de devoirs envers leurs parents, leurs familles, la société, l’Etat, la communauté internationale  et pourquoi pas vis-à-vis d’eux-mêmes.

 

Cette lacune a été comblée dans la loi congolaise qui énumère, à l’article 45, onze (11) devoirs de l’enfant.

 

3.3.    Prise en compte du contexte social et culturel local

 

La loi s’applique aux hommes, et de ce fait, elle doit tenir compte de l’environnement socio-culturel sous peine d’être frappée impopularité. Elle doit apporter des réponses et ouvrir des pistes de solutions aux problématiques socio-culturelles locales.

 

Effectivement, le législateur congolais n’a pas perdu de vie cet aspect important dans  l’élaboration et l’adoption des lois. A titre indicatif, la question de sorcellerie infantile qui se pose avec acuité dans la société congolaise, constituant ainsi un frein au développement des milliers d’enfants a été prise en compte.

 

A ce propos, l’article 160 qui fait partie de la Section 2, relative aux atteintes à l’honneur et à la liberté individuelle de l’enfant,  stipule : «  Quiconque impute méchamment et publiquement  à un enfant un fait précis qui est de nature à porter atteinte à son honneur et à sa dignité est puni de deux à douze mois de servitude pénale principale et d’une amende de deux cents mille à six cents mille francs congolais.

 

En cas d’accusation de sorcellerie à  l’égard d’un enfant, l’auteur est puni de un à trois ans de servitude pénale principale et d’une amende de deux cents mille à un million de francs congolais ». 

 

4.   Conclusion

 

L’avènement de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 est une avancée significative dans l’histoire juridique de la République Démocratique du Congo. Tout simplement,  nous avons voulu, à travers ce bref aperçu, susciter le goût de découverte et de la lecture  de cette loi auprès de différents intervenants sociaux et des enfants. Nous sommes persuadés que si la population s’approprie ce  précieux instrument juridique et veille à sa stricte application,  la République Démocratique du Congo amorcera  l’ère de sa renaissance.

 

  

 

II.       DIAGNOSTIC SUR LES MESURES D’APPLICATION DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT

 

INTRODUCTION

 

S’essayant sur la question de la protection de l’enfant en République Démocratique du Congo, le Belge Edwin de Boevé, Directeur  de l’ONG Dynamo International, n’a pas manqué de poser le problème en termes de l’application de la Loi y afférente, nous le citons : «  La promulgation, le 10 janvier 2009, par le président de la République, M. Joseph KABILA KABANGE, de la loi portant  protection de l’enfant », mérite qu’on s’y intéresse particulièrement. Une mobilisation se renforce aujourd’hui dans le cadre de la mise en œuvre effective de la loi (…). Une loi reste un cadre théorique dont les intentions pourraient demeurer lettre morte sans une réelle volonté politique de la voir appliquer » (Edwin de Boevé, « Le Congo et la protection de l’enfant, un véritable défi », in Parce que la Rue Existe, Bulletin d’information du CATSR, Edition Spéciale, Novembre 2009). Le Directeur de Dynamo International ne croyait pas si bien écrire. Il y a une grande mobilisation des organisations nationales à ce jour qui plaident pour la mise en œuvre effective du cadre légal  de protection de l’enfant.  Le CATSR s’est lancé et joue activement son rôle  dans cette bataille.

 

Impulsé par la centaine d’associations qui le composent, le CATSR a  lancé  une enquête de terrain dans la ville de Kinshasa ayant la finalité de tester la bonne foi du Gouvernement congolais sur la question de la mise en œuvre effective de la loi susdite. Bien que partagées, les opinions exprimées au cours de l’enquête concordent sur une chose : l’absence manifeste de la volonté politique d’exécution de cet important instrument juridique national.

 

Se déroulant à plusieurs niveaux d’appréciation de la mise en application de la Loi portant protection de l’enfant en RDC, l’enquête du CATSR a le mérite de mettre en lumière la persistance malencontreuse du statu quo ayant prévalu  après la promulgation de la loi en question. En effet, en dépit de l’existence du cadre légal de protection de l’enfant daté du 10 janvier 2009, maints enfants congolais se doivent encore d’attendre pour voir leur protection légale devenir une réalité politique et juridique faute des mesures d’application et de suivi dans le chef du Gouvernement de la République. Le dépouillement des résultats d’enquête est en soi probant et parlant.

 

 

II.1. Du respect des droits de l’enfant

 

Alors que le législateur a intégré dans la  Loi portant protection de l’enfant plusieurs droits dont les réminiscences renvoient prioritairement à la Convention internationale sur les droits de l’enfant, en RDC, les droits  et devoirs des enfants contenus dans le Titre 1 portant dispositions générales tardent à s’enraciner dans la réalité quotidienne. Certains articles-clés y relatifs souffrent cruellement d’application, notamment les articles 28 et 38.

 

En effet, nonobstant la déclaration de l’article 28 de la Loi portant protection de l’enfant qui dispose dans sa lettre et son esprit que : «  L’enfant a droit à l’information. L’Etat veille à l’application effective des textes légaux garantissant la diffusion de l’information qui ne porte pas atteinte à l’intégrité morale ni au développement intégral de l’enfant (…) », les choses sur le terrain se passent comme si la Loi portant protection de l’enfant n’a pas été promulguée. L’enquête menée est arrivée au constat général selon lequel plusieurs programmes des médias diffusés dans notre pays , avec une prédominance de la télévision, portent  atteinte et dépravent les bonnes mœurs , altérant par effet de domino la moralité et l’intégrité mentale des enfants. Ici, plusieurs spectacles, chansons, danses, sketches, théâtres et films penchent à l’obscénité.

 

Dans le même ordre d’idées, l’article 38 de la Loi portant protection de l’enfant pose problème. En effet, pendant que cet article  dispose : «  Tout enfant a droit à l’éducation (…). L’Etat garantit le droit de l’enfant à l’éducation en rendant obligatoire et gratuit  l’enseignement primaire public (…) », les parents continuent à prendre en charge les frais de scolarité de leurs enfants malgré la consécration de la gratuité de l’enseignement fondamental  dans les écoles primaires publiques. Tandis que la qualité même  de l’instruction dispensée est loin de satisfaire aux normes universelles de l’éducation. L’enquête révèle que les infrastructures scolaires de base ne sont pas appropriées et en harmonie avec les exigences de la Loi portant protection de l’enfant en RD Congo.

 

II.2. De la protection sociale de l’Enfant.

 

A ce niveau de la Loi, le législateur a préconisé successivement la protection ordinaire et la protection exceptionnelle. L’application de plusieurs articles est problématique notamment les articles  50, 53, 55, 56, 58, et 61, relèvent les enquêteurs.

 

·         L’Enfant et le travail

 

En effet, d’après les dispositions de la présente loi en relation avec le travail , l’enfant congolais qui ne peut être employé avant l’âge de 16 ans révolus, est protégé contre les pires formes  de travail ( esclavage, recrutement forcé ou obligatoire, utilisation à des fins de prostitution, de production de matériel pornographique, spectacles pornographiques, utilisation à des fins d’activités illicites, travaux susceptibles de nuire à la santé, à la croissance , à la sécurité, à l’épanouissement, etc.). Il ne peut travailler plus de quatre heures par jour et travailler la nuit. Dan ce même registre de l’enfant au travail,  la loi sous examen dispose que l’intéressé a droit à un congé d’au moins un jour ouvrable par mois entier de service concurremment  au congé annuel consacré par le code du travail. La même protection est envisagée lorsque la loi proscrit toute forme d’exploitation et de violences contre l’enfant, mais aussi son utilisation dans les différentes formes de criminalité et surtout son utilisation abusive à des fins économiques.

 

Cependant, les observateurs et enquêteurs du CATSR ont bien noté que cette protection sociale de l’enfant congolais, particulièrement,  préconisée par la loi n°09/001 n’est pas encore effective malgré le caractère contraignant et obligatoire du texte légal y relatif. Ils ont observé et noté  que les enfants sont embauchés et soumis aux travaux prohibés. Et cela, dans maintes entreprises privées, les restaurants de fortune (de rue) dits «  Malewa », dans les débits de boissons et autres centres et lieux de négoces (zando, Wenze Bitula,  Bipupula) et ports (Mabongo en lingala) le long du fleuve  Congo. Les échos en provenance du Katanga et du Bas-Congo font état de la même méconnaissance des dispositions légales du fait que les enfants sont exploités par les opérateurs de transport routier aux postes frontaliers et aux ports de Matadi et Boma. A Tshikapa, dans la province du Kasaï Occidental, les enfants plongeurs appelés «  Kazabuleurs » reviennent à la surface avec du sang dans les tympans et yeux alors que les enfants « portefaux » sont  soumis au même joug à l’aéroport de Ndjili, au Beach Ngobila et aux points d’accostage  éparpillés  dans les périphéries Est et Ouest de Kinshasa (Maluku, Kinkole et Kinsuka pêcheurs). Les receveurs ou boys chauffeurs ne sont pas en reste où aucun salaire légal ne leur est alloué après avoir presté de 6 heures du matin à 22 heures du soir à bord des taxis-bus et bus.

 

·         L’enfant et les conflits armés

 

La Loi portant protection de l’enfant est formelle sur la question des enfants en rapport avec les conflits armés. Les articles 71, 72, et 73 disposent respectivement que l’enrôlement et l’utilisation des enfants dans les forces et groupes armés  ainsi que dans la Police sont  interdits. L’Etat garantit la protection, l’éducation et les soins nécessaires aux enfants affectés par les conflits armés, les tensions ou troubles civils et l’Etat assure la réadaptation et la réinsertion de l’enfant en situation difficile et/ou exceptionnelle. Dans l’entre-temps, nonobstant un effort croissant fait de part et d’autre, la réalité atteste que les enfants continuent à être utilisés  dans les groupes armés et dans la Force publique nationale dans les zones de conflit, dans la partie orientale de la RDC. Les rapports successifs publiés récemment par les ONG internationales, telles Humain Right Watch et Global Witness sans oublier les différents témoignages rapportés par la Radio Okapi et la MONUC font foi de cette méconnaissance des dispositions de la Loi portant protection de l’enfant en rapport  avec son utilisation par les belligérants à l’Est du pays.

 

II.3. De la protection judiciaire de l’enfant.

 

        Parlant expressément de la protection judiciaire de l’enfant congolais, le législateur a produit un certain nombre des dispositions pertinentes à observer et respecter. Dans le cas qui concerne le travail de vérification de la mise ne œuvre desdites dispositions, le CATSR s’est intéressé particulièrement aux articles qui posent suffisamment problème et qui sont sensibles eu égard aux réalités congolaises. Il s’agit des articles 11, 97, 108, 110 et 131. En effet, à son article 11, la loi dispose : «  Tout enfant privé de liberté est traité avec humanité en tenant compte des besoins des personnes de son âge. Il est séparé des adultes (…). Il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par des visites, sauf circonstances exceptionnelles ». L’article 97 enchaîne : «  Un enfant de moins de 14 ans ne peut être placé dans un établissement de garde provisoire, ni dans un établissement de garde, d’éducation ou de rééducation de l’Etat ». Les articles 108, 110 et 131 apportent des précisions respectives sur la durée de son placement dans l’EGEE soit deux mois, sur l’instruction de sa cause par le juge et sur les sanctions pénales en relation avec la soustraction de l’enfant en conflit avec la loi à la procédure intentée contre lui en vertu de la loi.

 

        Pour en avoir le cœur net sur le niveau d’exécution de ces prescrits de la loi, les enquêteurs du CATSR  ont interrogé quelques juges de Paix notamment la juge Madame KIMANU LUMBU de Pont Kasa-Vubu, le juge Emery PHUNA BADIA de Tribunal de paix Assossa. Après recoupement des réponses, il se dégage plusieurs évidences, notamment les constats selon lesquels certains OPJ et les Auxiliaires de la justice continuent à détenir les mineurs dans les cachots et  amigos de la police nationale où ces derniers sont mis ensemble  avec les adultes, allant jusqu’à dépasser le délai légal de garde à vue. Dans le même registre, il a été noté que les conditions de détention des enfants en conflit avec la loi ne sont pas conformes aux exigences de l’articles susvisés (11 et 12), dans ce sens que les enfants détenus ne bénéficient n’ont pas droit à l’alimentation, à l’éducation, aux soins de santé,  etc. Et les juges reconnaissent que certains parents ou tuteurs des enfants en conflit avec la loi prennent un malin plaisir de les soustraire des poursuites judiciaires en les déplaçant ou en les délocalisant territorialement.

 

 

 

 

II.4. De la protection pénale de l’enfant.

 

Ici, trois articles visés, à savoir 155, 160 alinéa 2, et 170 posent problème quant à l’effectivité de leur application. Traitant respectivement de la question sensible de l’utilisation des enfants dans la vente et la consommation des stupéfiants, de l’accusation de sorcellerie à l’égard des enfants et du viol des enfants, la protection pénale tarde à s’enraciner dans la réalité de tous les jours malgré la promulgation de la Loi. L’enquête de vérification menée par le CATSR est révélatrice de la persistance du statu quo. Les enfants congolais sont utilisés pour la vente de cannabis, du chanvre et des autres substances nuisibles interdites par la loi. Par effet de domino, bon nombre d’enfants consomment ces stupéfiants qui altèrent leur santé physique et mentale. L’ancien Premier Ministre, Antoine GIZENGA, avait, en son temps, interdit, sans succès, la vente publique et/ou à la criée du whisky et autres substances nuisibles en sachets. Parmi les sites identifiés, en matière de commercialisation et de consommation des  drogues à Kinshasa, les enquêteurs citent : Matonge, Kingabwa, Mombele et l’enceinte du stade Omnisport de Martyrs lors des rencontres de football. De la même manière, les enfants continuent à faire les frais des soupçons de sorcellerie au sein de la communauté congolaise avec une dose de dramatisation chez certains gourous des églises chrétiennes, chez les voyants, certains guérisseurs et charlatans et même auprès des chefs coutumiers en milieux ruraux. Les indices physiques ou psychiques sont mis à contribution par ces milieux pour affirmer que tel ou tel enfant est sorcier : le pool génétique de l’enfant, le caractère turbulent, l’entêtement, le fait de faire pipi au lit, enfants malingres, chétifs, abougris ou vivant avec handicap physique ou mental.

 

Il en va de même du viol qui continue à se commettre de façon massive sur les enfants en dépit de sa proscription légale.  Les différentes enquêtes et études sociologiques menées, à l’Est du pays révèlent que certains auteurs de viol appréhendés et qui ont bénéficié de la liberté provisoire vont jusqu’à menacer leurs victimes et les familles de ces dernières sans oublier leurs conseils. Pire ,  certaines libérations provisoires se muent en libérations définitives des bourreaux des enfants. On a même constaté que dans la plupart des cas, des peines infligées aux auteurs des viols sont dérisoires par rapport aux prescriptions pénales. C’est ce qu’affirme la présidente de l’ONG «  Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral », SOFEPADI en sigle.

 

D’où, le  bien-fondé du plaidoyer mené par le  CATSR et  formulé sous forme des recommandations et dénonciations en rapport avec le statu quo qui perdure sur le terrain.

 

 

 

III.      LE PLAIDOYER DU CATSR EN RAPPORT AVEC L’APPLICATION EFFECTIVE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT EN RDC

 

INTRODUCTION

 

Selon Montesquieu, la Loi est l’expression de la volonté de la majorité. Ce qui, à juste titre, confère à tout texte de loi une fois promulguée par le magistrat suprême de l’Etat qu’est le président de la République, son caractère impératif et son opposabilité à tous. D’où ce credo cher aux légalistes de par le monde : «  Personne n’est au-dessus de la loi » ou encore «  Personne n’est censée ignorer la loi ».

 

           Puisque la République Démocratique du Congo, notre pays, se veut un Etat de droit ou aspire à le devenir chaque jour qui passe, aucun Congolais ne peut se prévaloir ni de son ignorance de la Loi portant protection de l’enfant ni tergiverser quant à son application effective, réelle et entière. C’est ici où la responsabilité juridique des institutions publiques en général et du pouvoir exécutif en particulier est engagée.

 

En effet, en promulguant la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, le Président de la République, sans doute,  agissant en vertu des pouvoirs lui confiés par la Constitution du 18 février 2006, lesquels le consacrent garant de l’esprit des lois et du fonctionnement harmonieux des institutions de l’Etat, en a bouclé la formulation : «  La présente Loi entre en vigueur à la date de sa promulgation » (article 202, page 47, du journal officiel-Numéro spécial-25 mai 2009), le chef de l’Etat venait ainsi de consacrer la dimension pénale de la susdite loi et sa non-exécution par les ayants- droit s’apparente aux infractions soit d’obstruction à la loi, soit de refus d’exécution  de l’ordre légal émanant  du pouvoir établi. Tel semble être le contexte dans lequel la Loi portant protection de l’enfant se trouve vautrée par la défaillance volontaire ou involontaire des pouvoirs publics concernés par sa mise en application  impérative et obligatoire. Le diagnostic fait dans la deuxième partie de ce livre en fait foi. Presque un an après sa promulgation par le Président de la République, après son adoption conjointe  par l’Assemblée nationale et le Sénat, la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 souffre d’application et de suivi, livrant  ainsi les enfants congolais et autres expatriés vivant sur le territoire national à l’arbitraire, à l’illégalité et à la maltraitance du statu quo ante.

 

Fort de son activisme agissant en matière de la défense de l’intérêt supérieur des enfants, de ses  différents combats menés depuis des années en faveur de l’avènement du cadre  légal et pénal de la gestion de l’enfance en République Démocratique du Congo et conscient de la triste réalité qui range l’Etat congolais parmi les pays où les lois sont vite oubliées aussitôt après leur promulgation, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue –CATSR- fait des recommandations suivantes allant dans le sens de l’application sans faille de la Loi portant protection de l’enfant sur l’ensemble du territoire national.

 

  

 

I.         A  LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

 

  1. Que le Chef de l’Etat veille à l’application effective de la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 par le Gouvernement, les Cours et Tribunaux  et par l’Administration pénitentiaire du pays ;

 

  1. Que le Président de la République , garant de l’exécution et du respect des lois, profite de la tenue  des conférences des gouverneurs de provinces  pour s’assurer de l’entrée en vigueur de la Loi portant protection de l’enfant dans les entités territoriales administratives du pays ( article 200 de la Constitution).

 

 

 

II.       AU GOUVERNEMENT

 

Que tout soit mis en œuvre à ce niveau du pouvoir exécutif pour :

 

  1. la prise d’un arrêté ministériel portant mise en place de la Brigade Spéciale de protection de l’enfant au niveau  du Ministère ayant en charge la police nationale (Art.77 de la loi de protection de l’enfant) ;
  2. La signature d’un arrêté Ministériel relatif à la mise en place du corps des Assistants sociaux au niveau du Ministre des Affaires Sociales (Art. 74) ;
  3. La prise d’un arrêté interministériel instituant le Comité de médiation incluant les ministres de la Justice et du Genre, de la Famille et de l’Enfant conformément à l’article 132 ;
  4. La prise d’un arrêté interministériel pour la mise en place du parlement et des comités des enfants incluant le Ministre de l’EPSP et le Ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant selon l’esprit et la lettre de l’article 83 ;
  5. Mettre sur pied un cadre juridique interministériel d’adoption des enfants comme énoncé aux articles 18, 19 et 20,
  6. Prendre l’arrêté interministériel portant bénéfice d’assistance matérielle ou financière aux parents incapables d’assurer la survie de leurs enfants conformément à l’article 69 ;
  7. Prendre l’arrêté interministériel visé à l’article 70 en rapport avec la subvention par l’Etat congolais aux besoins sanitaires et alimentaires de l’enfant vivant avec l’un ou les deux parents emprisonnés ;
  8. Réprimer la commercialisation, la consommation et le marketing des substances nuisibles, notamment les stupéfiants et psychotropes à même de donner la mort et d’altérer gravement la santé d’un enfant comme énoncé aux articles 155 et 156 ;
  9. Poursuivre  en justice les auteurs des accusations de sorcellerie et pratiques superstitieuses sur les enfants en conformité avec l’article 160, alinéa 2 ;
  10. Mettre en place le Comité National de lutte contre les pires formes de travail des enfants prévu à l’article 74 et défini à l’article 81 ;
  11. Assurer la gratuité  de l’enseignement fondamental sur l’ensemble du pays conformément à l’esprit de l’article 38 en allouant un budget conséquent et réaliste à l’éducation ;
  12. Veiller aux conditions des détentions des enfants en conflit avec la Loi par le biais des ministres ayant la justice, le Genre, la Famille et l’Enfance dans leurs attributions en conformité avec les articles 11 et 12 ;
  13. Réhabiliter les établissements de garde et d’éducation de l’Etat existants, créer d’autres  EGEE et allouer des moyens appropriés aux structures à caractère social de placement des enfants selon l’esprit de l’article 67 ;
  14. Appuyer les Ong nationales dans la tâche éprouvante de vulgarisation de la Loi portant protection de l’enfant et renforcer la capacité des juges de Paix en matière des droits de l’enfant, OPJ et OMP compris.

 

 

III.       AUX PARENTS

 

  1. Prendre en charge les frais d’entretien et d’éducation de leurs enfants placés dans les EGEE ;
  2. Ne pas soustraire les enfants en conflit avec la Loi leur rendus de la justice en accord avec l’article 131 ;
  3. De faire enregistrer les enfants à l’Etat-civil en leur accordant une reconnaissance juridique dès la naissance comme recommandé à l’article 16.

 

 

IV.          AUX ENFANTS.

 

      Connaitre et défendre, en fonction de l’âge, leurs droits en toutes circonstances.

 

V.        A  LA  HAUTE  AUTORITE  DE  MEDIAS  (HAM)

 

  1. Appliquer la rigueur de la Loi aux organes de presse qui publient et diffusent les écrits, images et informations de nature à porter  atteinte à l’intégrité mentale, morale et au développement intégral de l’enfant conformément à la loi ;
  2. Instruire les Directeurs  des programmes de chaînes de télévision captées sur le territoire national d’afficher et d’annoncer les programmes  de leurs organes de presse audiovisuelle afin de permettre aux parents ou tuteurs de veiller à la qualité de l’information à suivre par les enfants comme l’exige l’alinéa 4 de l’article 28.

 

VI.      A  LA  COMMUNAUTE  INTERNATIONALE

 

  1. User de son influence sur les animateurs des institutions publiques congolaises  pour amener celles-ci à privilégier dans leurs décisions et mesures le destin des enfants tel que prescrit  par la Loi portant protection de l’enfant ;
  2. Appuyer matériellement et financièrement les ONG congolaises dans la vulgarisation de la Loi portant protection de l’enfant ;
  3. Appuyer le gouvernement congolais dans tout ce qui est de nature à appliquer et faire respecter les dispositions pertinentes de la Loi portant protection des enfants sur l’ensemble du territoire  national.

 

 

 

 

 

IV.      DIFFICULTES RENCONTREES DANS L’ELABORATION DE CE DOCUMENT

 

 

Une enquête sur l’application d’un instrument juridique sensible qu’est la loi portant protection de l’enfant en RDC ne pouvait être menée sans peines et embûches.

 

Brièvement, il sied de relever, parmi les difficultés rencontrées, l’indisponibilité et/ou le refus de certains interlocuteurs à répondre aux préoccupations des enquêteurs du CATSR.

 

Plusieurs responsables des institutions  (ministères, services publics…) ont eu de la peine à délier leurs langues. Certes, beaucoup se sont exprimés mais ils ont émis des réserves pour engager la responsabilité de leurs ministères et services publics respectifs.

 

C’est ainsi que nombreux interlocuteurs ont requis l’anonymat et demandé même que leurs propos ne soient pas littéralement rapportés.

 

Néanmoins, les enquêteurs ont tenu,  dans leurs rapports, à préserver la lettre et l’esprit des opinions exprimées.

 

 

 

ANNEXE I

 

Le présent ouvrage a été réalisé avec le concours  de plusieurs collaborateurs, notamment  ceux dont les noms sont repris dans le tableau ci-dessous :

 

NOMS & POSTNOMS

SEXE

PROVENANCE

QUALITE

Kalubi Muneme

M

APPROPEV

Concepteur d’enquête

Sévérin Yamfu

M

LIDDM/REEJER

Concepteur d’enquête

Me Gabrielle Muke

F

ASADHO

Concepteur  d’enquête

Me Rosette Bula-Bula

F

ASADHO

Concepteur d’enquête

Albert Tshimanga

M

MMP

Concepteur d’enquête

Benjamin Beya

M

Presse

Concepteur d’enquête

Edho Mukendi

M

CATSR

Concepteur d’enquête

Job Nkuna

M

CATSR

Concepteur d’enquête

Patrick Muamba

M

SODEC

Concepteur d’enquête

 

 

 

 

Me Gabrielle Muke

F

ASADHO

Equipe de compilation

Patrick Muamba

M

SODEC

Equipe de compilation

Jean Bosco Ngulungu

M

Presse

Equipe de compilation

 

 

 

 

Loleko Boketshu

M

COCOM

Collectif enquêteurs

Me Rosette Bula-Bula

F

ASADHO

Collectif enquêteurs

Albert Tshimanga

M

MMP

Collectif enquêteurs

Mélanie Makasi

F

RAJED

Collectif enquêteurs

Kalubi Muneme

M

APPROPEV

Collectif enquêteurs

Charlène Mayola

F

PAX Juniors

Collectif enquêteurs

Innoncent Banze

M

ABSED

Collectif enquêteurs

Espérance Kaj

F

ASOJEDEC

Collectif enquêteurs

Guellor Tita Zoyi

M

JADI

Collectif enquêteurs

François Mapumba

M

SOTOUS

Collectif enquêteurs

Joseph Pembe

M

CMM

Collectif enquêteurs

Etienne Lungala

M

CEPRODEKI

Collectif enquêteurs

Robert Lukamba

M

LUTRACO

Collectif enquêteurs

Désiré Omari Amisi

M

AHOMEC

Collectif enquêteurs

Sley Numbi Kalume

M

Jeunesse Avenir

Collectif enquêteurs

 

 

 

 

 

Jean Bosco Ngulungu

 

M

 

Presse

 

Rédaction du livre

 

Benjamin Beya

M

Presse

Rédaction du livre

Job Nkuna

 

 M

CATSR

 Relecture, correction.

Edho Mukendi

 M

CATSR

Coordination

Douté Ngindu

 M

LINELIT

Mise en page

Issa Soli

 M

-

Dessin.

 

ANNEXE II

 

 

SIGLES.

 

ABSED          : Association du Bien-être familiale des Enfants Défavorisés

AHOMEC       : Association des Hommes de métiers Manuel du Congo

ASADHO       : Association Africaine de Défense des droits de l’homme

APPROPEV     : Association d’aide et de protection des personnes vulnérables

ASOJEDEC     : Action Solidaire de la Jeunesse pour l’Encadrement Communautaire

CATSR           : Comité d’Appui au Travail Social de Rue

CEPRODEKI    : Centre de Promotion et de Développement de Kingasani

CMM            : Centre Monseigneur MUNZIHIRWA

COCOM        : Cœur compatissant

CWB            : Centre Wallonie Bruxelles

EGEE            : Etablissements de Garde de l’Education de l’Etat

EPSP            : Enseignement Primaire, secondaire et Professionnel

HAM             : Haute Autorité des Médias

JA                : Jeunesse Avenir

JADI             : Jeunesse Associée  pour le Développement Intégral

LINELIT        : Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes

LUTRACO      : Ligue des Usagers du Transport en Commun au Congo

MMP            : Marie Mère de la Paix

MONUC        : Mission des Nations Unies au Congo

OMP             : Officier de Ministère Public

OPJ              : Officier de Police Judiciaire

PJ                : Pax Juniors

RAJED          : Rassemblement des Jeunes pour le Développement

RDC             : République Démocratique du Congo

REJEER         : Réseau des Educateurs des Enfances et Jeunes de la Rue

SODEC          : Solidarité pour le Développement Communautaire

SOFEPADI     : Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral

SOTOUS       : Solidarité pour Tous

UNICEF         : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

 

 

CATSR

  

Siège social : Avenue Bonga n°2, Quartier  Matonge, Commune de Kalamu,

                            Kinshasa- RDC

 

Téléphone mobile : (00243) 99 99 70 588

                                                    85 44 29 461

                                                    81 320 28 80

 

 

Téléphone fixe          : (00243) 15 140 991

 

E- mail :                      cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr

 

                                   edhomuk@yahoo.fr

 

21:43 Écrit par Le Catsr dans Notes d'information | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook |

10/04/2010

COMMENT DEVENIR "VOLONTAIRE" OU "STAGIAIRE"

 
Dossier 
 
Comment devenir « volontaire » OU  « Stagiaire » en République Démocratique du Congo auprès des enfants en « situation difficile ou vulnérables » par le biais du CATSR ? 
 
 

Doc1

 

 

 

Florence COLS, 1ère volontaire du CATSR, et sa collègue Anja (avec les lunettes) devant le siège de ce réseau après une activité.
 
 
  
 
Sommaire
 
Etre volontaire :     ............................................................................... 3
Conditions générales (à lire très attentivement !) : .................................. 3
Quid du Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR........................... 5 
Les partenaires du CATSR auprès desquels les bénévoles peuvent s’investir  6
Programme 1 : Le travail en milieu ouvert:……………………............................. 6-8
Programme 2 : Les visites des partenaires      ......................................... 9 
Programme 3 : L’administration : ………………………………………………………................. 10 
Règles importantes et autres petitconseils :............................................. 11 
Procédure pour devenir volontaire ou stagiaire : …................................... 12-13 
Personnes responsables et ressources : ..................................................13 
Les amis du CATSR : ........................................................................... 13
FORMULAIRE DE CANDIDATURE ............................................................14-15 
 
 
2
 
 
Etre volontaire  ou stagiaire  
 
 
Bénévole, stagiaire, volontaire, financeur : les qualifications foisonnent et se contredisent.  Le “volontariat” ou l’utilisation de bonnes (et souvent jeunes) volontés de par le monde se multiplie ; et les barrières entre tourisme-humanitaire, coopération,  travail social, relation nord-sud et programme d’autofinancement sont bien difficiles à distinguer. C’est pourquoi le projet que nous avons mis sur pieds mérite quelques explications. 
 
 
 
Au CATSR,  le volontaire ou stagiaire sera amené à : 
 Aider les  enfants à faire leurs devoirs ;   Leur  proposer des activités culturelles, artistiques ou sportives ;   Eventuellement participer à des activités plus administratives ; 
Conditions générales (à lire très attentivement !) : 
a) Avoir plus de 18 ans.  b) Etre  autonome et indépendant, pour pouvoir travailler de la meilleure manière possible en tenant compte des consignes données. Le volontaire  (stagiaire) ne peut être un poids pour l’équipe. Il doit gérer lui-même son hébergement, ses transports et les difficultés  inhérentes à un voyage lointain, qu’elles soient culturelles, sociales, médicales, pratiques,…  c) Etre prêt et prendre le temps de s’investir avant le voyage pour apprendre à connaître le pays, lire les documents relatifs aux projets et à des problématiques déterminées et entreprendre une démarche de récolte de fonds (pour les projets sociaux de l’organisation).  d) Etre  certain d’être protégé par un régime d’assurance/mutuelle qui assure la prise en charge des frais médicaux, de rapatriement et de soutien (même en cas de conflit).  e) Etre  décidé à se rendre en République Démocratique du Congo dans une optique active, respectueuse et sociale. 
 
 
  
 
3
 
 
Quid du Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR en sigle?
 
Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue est un réseau  d’ONG agréé par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers les Ministères de la Justice et des Droits Humains  sous le n° JUST.D.H/SG/20/622/2008/F.92/11/424 du 22 avril 2008 ; du plan ; du Genre, Famille et Enfant ; des Affaires Sociales ; de la Santé ; de la Jeunesse et des Sports ; et enfin du Développement Rural.  Le travail social de rue  constitue le  domaine d’intervention du CATSR dont le siège est établi au n°2 de l’Avenue Bonga, quartier Matonge, Commune de Kalamu, Ville de Kinshasa. 
 
Ce réseau a été créé à la suite du Séminaire international de formation au travail social de rue tenu à Kinshasa, du 03 au 07 avril 2006.  Ces assises avaient  regroupé, non seulement les délégués de Kinshasa  et de toutes les autres provinces  du  pays; mais aussi des  participants venus du Portugal, du Sénégal, du Togo, du Canada et de la Belgique. Le CATSR a été formalisé le 22 décembre 2006 à la suite d’une convention de partenariat signée avec l’ONG Dynamo International, basée à Bruxelles et dirigée par Monsieur Edwin de Boevé. Neuf ONG ont signé ladite convention : Jeunesse Avenir, Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), PAX JUNIORS,  Comité des droits de l’homme et développement (CODHOD), CROIX-ROUGE, Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), CEPRODEKI, Cœur compatissant (COCOM), et ANGES DU  CIEL.   A ce jour, le CATSR compte 182 organisations membres effectifs sur l’ensemble du territoire national. 
 
I. MISSION ET OBJECTIFS DU CATSR
 
Le CATSR  a pour mission de valoriser et promouvoir le travail social de rue par : 
 
1. l’identification des  acteurs,  des  ONG et réseaux d’associations intervenant dans le domaine du travail social de rue en vue d’impulser une synergie d’action sans étouffer la singularité de chaque acteur et le fonctionnement de chaque structure ; 2. l’impulsion et le renforcement du travail des acteurs sociaux de rue à travers des commissions thématiques ; 3. la lutte pour la reconnaissance sociale et légale du métier de travailleur de rue ;  4. la défense des intérêts des travailleurs sociaux de rue auprès des pouvoirs publics et d’autres partenaires ;  5. la coopération avec le réseau international des travailleurs sociaux de rue ; 6. Le plaidoyer pour le bien-être des personnes en situation difficile à travers la mobilisation des ressources locales et externes pour ses structures ; 7. le renforcement des capacités techniques, matérielles et institutionnelles des structures membres ; 8. la prévention et protection des droits des enfants à travers ses structures membres.
 
 
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II. PARTENAIRES DU CATSR
 
A l’issue du séminaire de 2006 et à la lumière des activités réalisées par le  CATSR, ce réseau s’est confirmé sur le terrain comme une composante majeure de la société civile en République Démocratique du Congo. 
 
A titre indicatif,  le CATSR est :
 
 Membre du Réseau international des travailleurs sociaux de rue piloté par  l’ONG « Dynamo International » ( www.travail-de-rue.net) ;  Partenaire des  Ministères  congolais du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; de la Jeunesse et des Sports ; du plan ; des Affaires Sociales ; du Développement Rural ; et de la Santé ;  Membre du Conseil National de l’Enfant ;  Membre de la Commission mixte Ministère des Affaires sociales et autres Ministères concernés par la question de la protection de l’enfant ;  Membre du Conseil  national de la jeunesse ;  Membre du Groupe de réflexion du Ministère de la Justice  pour l’élaboration  des lois résiduelles  sur la protection de l’enfant ;  Partenaire du réseau portugais des travailleurs de rue, «  Conversas de rua » ;  Partenaire de l’ONG « Avenir de l’enfant » du Sénégal ;  Partenaire du Collectif des ONG Belges : Amo Reliance, Amo Globulin, Amo Jeunes 2000, Projet Matonge asbl ;  Partenaire de SSI/international / Fondation Suisse.
 
 
 
 
 
 
 
Le CATSR  travaille  en République Démocratique du Congo  afin tout d’abord d’apporter un appui aux  enfants et jeunes en situation difficile à travers ses structures membres et son équipe mobile ainsi que d’éviter que d’autres ne se retrouvent dans pareille situation.  D’autre part, le CATSR lutte pour la reconnaissance légale de ce métier par les pouvoir publics. 
 
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Le système du CATSR se répartit en  quatre  démarches complémentaires : 
 
- La prévention (avant et pendant la vie en rue) : ensemble d’interventions axé sur deux pôles : prévenir et, si possible, éviter l’arrivée de l’enfant en rue. 
- La conscientisation le grand public, les familles et les enfants eux-mêmes sur les réalités de la vie en rue (ses causes, son quotidien et ses conséquences) ; 
- La réduction des risques (pendant la vie en rue) : perspective à court et moyen terme visant à réduire les nombreux dangers de la vie en rue en donnant à l’enfant ou au jeune les outils nécessaires (connaissances) pour comprendre et dépasser son quotidien ; 
- La réhabilitation sociale (après la vie en rue) : démarche à plus long terme visant la réintégration progressive et solide de l’enfant ou du jeune au sein de la société. 
Les différents programmes dans lesquels les bénévoles (stagiaires) peuvent s’investir sont les suivants: 
Programme 1 : Le travail en milieu ouvert réalisé par l’équipe mobile: une équipe mobile constituée de 4 travailleurs de rue et 1 travailleuse de rue œuvre dans les différents sites de la ville de Kinshasa où l’on trouve une forte concentration d’enfants en situation difficile communément appelés « enfants de rues ». Nous pouvons citer les sites du Rond point victoire, du Marché Gambela, du Stade tata Raphael (ex 20 mai), du quartier Kintambo Magasin, et des Galleries présidentielles à la Gombe.
 

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Roger KATEMBWE, éducateur de rue du CATSR, s’entretient avec les EDR au centre NAZARETHE à LIMETE.
 
 

 
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Une visite de terrain sur le site du stade tata Raphael (ex 20 mai).
 
Sur ces sites, on trouve  les enfants qui font de la débrouille afin de lutter pour la survie en faisant de multiples petits travaux pour les passants et à ceux qui ont des moyens. Certains sont excellents dans le petit vol et dans le trafic du sexe pour les filles. L’équipe mobile du CATSR apporte divers services : écoute, orientation vers les structures d’hébergement ou les familles, activités ludiques et sportives, alphabétisation, éducation, et soutien psychologique poussé. Cette étape s’étalera sur le nombre de mois dont l’enfant aura besoin avant de retourner en famille, vers une autre organisation, ou bien vers notre programme de réinsertion scolaire.  
 
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On apprend à jouer également avec les enfants pour recréer  l’espoir de vie.
 
Avec l’équipe mobile du CATSR, le travail de rue est mis en évidence. 
 
Programme 2 : Les visites des partenaires 
Au sein de ce réseau comprenant beaucoup d’ONG, une visite des partenaires tant publics que privés peut être programmée pour voir le travail au quotidien.
Le volontaire (stagiaire) est appelé à visiter surtout les quartiers périphériques qui sont pourvoyeurs des enfants en rupture familiale vers les centres urbains. 
 

 
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Programme 3 : L’administration : 
 
L’administration centrale du CATSR est basée à Kinshasa. Nous avons besoin de stagiaires ou d’administrateurs compétents. Pour cela, la maîtrise du français est obligatoire. Des visites quotidiennes et quelques activités  sur terrain et dans les structures membres et partenaires tant publics que privés sont organisées. Nos demandes au niveau administratif sont précises et les attentes et possibilités réciproques doivent être négociées au préalable. 
 
Au niveau de l’administration, nous avons besoins des volontaires (stagiaires) qui sont capables :
 D’échanger les expériences en ce qui concerne la gestion et l’organisation du réseau ;
 De  gérer le site Internet- base de données ;
 De récolter les fonds pour les petits projets ;
 De faire la rédaction des rapports (anglais et/ou français) ;
 De connaitre la gestion de stock ;
 De faire les entrées de données statistiques, mener des recherches, analyses et publications ;
N.B : Nous tenons à informer le public que d’autres volontaires ou stagiaires qui voudraient faire leur travail en provinces plutôt qu’à Kinshasa, sont également les bienvenus. Le CATSR pourra alors les orienter dans les provinces où il est opérationnel, notamment les provinces du Bas Congo à Matadi, du Kasaï Occidental à Kananga, du Kasaï Oriental à Mbuji Mayi, de Bandundu à Kikwit, du Katanga à Lubumbashi et dans le Sud Kivu à Bukavu.
 
 
Le logement, la nourriture, les transports : 
 
 
Le CATSR ne prend en charge aucun frais lié à l’activité bénévole du volontaire (stagiaire).  Toutes fois ,certaines associations membres du réseau  peuvent dans la limite de leurs moyens offrir un logement ou un repas au volontaire (stagiaire).
 
 
 
 
Nous demandons aux futurs bénévoles (stagiaires) de récolter un montant minimal de 200 € (deux cents  euros)  avant leur voyage en République Démocratique du Congo. Le volontariat  en lui-même
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est gratuit mais cette récolte de fonds préalable nous offre la garantie que les participants qui se rendent dans nos centres n’y viennent pas en touristes mais en personnes motivées qui se sont investies pour notre cause et pour les enfants que nous soutenons. 
N.B : cette somme doit être considérée comme une donation, et non pas comme des frais d’inscription au programme volontariat  (stage). C’est pourquoi nous estimons qu’il est logique d’associer à ce travail ceux qui viennent en République Démocratique du Congo avec l’intention véritable de nous aider. En fixant un montant minimum pour les volontaires, nous pouvons élaborer en conséquence des plans financiers et renforcer ainsi la stabilité financière de notre organisation. 
La situation financière des volontaires ne doit en aucun cas constituer un frein à une participation au programme, même s’il va de soi que les frais privés de voyage doivent être couverts d’une manière ou d’une autre, et notre programme ne doit en aucun cas s’adresser qu’à des personnes issues de milieu aisé. Pour ce qui concerne la récolte de fonds demandée, nous invitons les futurs volontaires à mobiliser leur entourage (famille et amis), à organiser un événement, à contacter des fondations locales, des clubs de soutien, des mouvements scouts, etc. Si vous voulez, en organisant une telle activité,  avoir une documentation (revues « parce que la rue existe » du CATSR, livre, photos pour expositions qui parlent de la situation des enfants en rupture familiale en RDC), le CATSR vous les fournira. Vous pouvez également consulter le site www.travail-de-rue.net  ou dans Google «  Parce ce que la rue existe ». Des livres qui racontent la vie des EDR.
 
 
Si le bénévole (stagiaire)  trouve plus que 200 €, le surplus peut être utilisé pour équiper les structures du CATSR dans lesquelles le bénévole travaille. 
Exemple concret : Un Volontaire réunit 600 €, dont 200 euros vont pour soutenir CATSR dans son ensemble. Les 400 restants peuvent servir à acheter le matériel jugé nécessaire par l’administration, le bénévole et le chef du centre où celui-ci travaille, et une photocopie des tickets de caisse sera remis. (Le bénévole peut s’il le veut être associé à la sélection du matériel et à son achat). 
 
 
Ce qu’il faut prévoir (non fourni par le CATSR) : 
. Le visa. Il est disponible dans les ambassades de la République Démocratique du Congo à travers tous les pays du monde. 
. Le billet d’avion. Les prix pour les billets d’avion sont très variables (de 600 à 1500 euros). Il existe plusieurs compagnies aériennes qui desservent La RDC : SN Brussels, Air France, Kenya Airways, Ethiopian, SAA, Afrikiya, Royal air Maroc.
. Les vaccins. Discutez de ce point avec votre médecin. Les vaccins importants sont ceux qui vous protègent de la Typhoïde, de l’Hépatite B, de la Méningite éventuellement, sans oublier les vaccins basiques tels que le tétanos. Le vaccin contre la fièvre jaune est indispensable pour pouvoir entrer en RDC.  Il est  nécessaire de prendre des comprimés contre la malaria.
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. Les frais d’assurance et de soins médicaux (à charge du volontaire et sous son entière responsabilité). Voyez avec votre mutuelle ou compagnie d’assurance. 
. La pharmacie. Prévoyez le nécessaire. N’oubliez pas les moustiques. 
. Le nécessaire de toilette. 
. Des vêtements selon la saison. De préférence avoir des vêtements légers étant donné qu’il fait très chaud durant toute l’année.
. Les frais de transport en bus et taxi. Ils sont bon marché et les transports locaux encore plus. 
. Les autres frais privés (selon vos besoins divers).
 
Règles importantes et autres petits conseils : 
- Respecter les lois de la République Démocratique du Congo.  - Ne jamais prêter ou donner de l’argent aux employés de l’organisation.  - Faire attention à ses affaires personnelles ou objets de valeurs surtout lorsque vous êtes sur le terrain.  - La consommation de toute forme de drogues est formellement interdite.  - Il  est interdit de rester seul avec un enfant (sans la présence d’un éducateur).  - Pour la prise des  photos, nous avons une politique très stricte de droit à l’image. Demandez l’autorisation avant de mitrailler les enfants. Une fois de retour dans votre pays, tâchez de respecter cette politique de non utilisation des portraits. Privilégiez plutôt les photos de groupe. Les photos permettant de reconnaitre distinctement le visage des enfants doivent être utilisées dans un cercle très privé (hormis autorisation expresse de l’administration).  - La République Démocratique du Congo,  malgré ce qu’en disent les médias, n’est pas un pays dangereux à proprement parler. Kinshasa est calme et sous contrôle du Gouvernement. Ceci dit, et même si la capitale de la RDC présente moins de risques que de nombreuses capitales européennes, il faut garder un minimum de vigilance et éviter de se promener seul le soir, etc. En cas de troubles politiques (cas exceptionnel depuis les élections de 2006), le respect des consignes de l’administration et des chancelleries européennes est de mise. Pour rappel, nous ne porterons aucune responsabilité ultérieure. Le bénévole (stagiaire)  est pour nous une personne mature, responsable et indépendante qui doit gérer elle-même sa situation.  - Ne perdez pas  de vue que les informations relatives à la vie de nos pensionnaires, c'est-à-dire  les enfants en rupture familiale (abus, maladies et autres) sont confidentielles. Veillez autant que possible à ne pas les utiliser (à travers une quelconque recherche par exemple) sans l’accord de l’administration. Nous sommes ouverts aux recherches universitaires ou autres mais le secret professionnel est aussi une notion importante. Il existe des sujets délicats et des informations particulièrement secrètes telles que la séropositivité, le passé d’un enfant victime d’abus, la criminalité, etc. Par ailleurs, étant donné la difficulté d’établir un lien de confiance et de le respecter, la répétition de questions similaires par une horde de chercheurs aux objectifs différents est problématique.  - D’autres informations peuvent être trouvées sur le site de la RDC.
 
 
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Procédure pour devenir volontaire : 
 
 
 
Si vous avez bien lu tout le dossier et pris votre décision, vous pouvez nous envoyer votre candidature aux deux adresses suivantes : cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr; edhomuk@yahoo.fr, (formulaire infra). 
Une fois votre candidature acceptée, n’oubliez pas que votre venue ne sera confirmée qu’après le versement du montant récolté pour l’organisation. Ces fonds sont considérés comme une donation pour nos différents projets, et non comme des frais d’inscription au volontariat. Ils ne sont pas remboursables. 
 
Les fonds récoltés  doivent être versés sur le compte bancaire n° 1301- 05- 101111-13-01 (Code SWIFT : PRCBCDKI) ouvert auprès de Pro Crédit Bank Congo S.A.R.L. au nom du CATSR. N’oubliez pas de mettre le libellé + le nom et prénom du volontaire ou stagiaire.
 
Ce type d’expérience constitue en général un enrichissement inoubliable qui apporte tellement en valeur humaine… Participez à ce processus, aidez à financer cette formidable aventure qu’est le CATSR. Pour rappel, nos projets ne sont financés à ce jour que par les gouvernements de la Communauté Française de Belgique, de la Wallonie Bruxelles International et de l’ONG Dynamo International. 
 La survie de nos projets dépend de notre capacité à réunir des forces et des soutiens à travers le monde. Ainsi, nous vous mettons aussi à contribution pour rechercher ces ressources. Vous ferez alors œuvre utile en vous joignant aux efforts déjà fournis par d’autres partenaires.
Que vous soyez jeune ou moins jeune, gardez vos ressources personnelles pour les frais de votre voyage (pas question de s’endetter pour nous) et trouvez des soutiens divers pour contribuer à notre projet (clubs locaux ou sportifs, écoles, amis, etc.). Mais il ne faudrait en aucun cas que notre condition constitue pour vous un frein et que le programme ne s’adresse qu’à des personnes issues de milieu aisé. 
Mobilisez votre entourage, organisez un repas, une soirée dansante, une brocante. Vendez du massepain, du chocolat, etc. Ces quelques heures de votre temps nous donnent la preuve de votre motivation et future implication pour votre voyage. Nous tenons aussi à préciser que cette participation financière ne sera pas remboursée en cas d’annulation du projet, de mécontentement du volontaire ou d’exclusion de celui-ci si sa conduite est incompatible avec les objectifs et le travail du CATSR. 
Une fois votre candidature acceptée, vous recevrez  UN COURRIEL: 
 
 
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Voilà, votre avion atterrit à Kinshasa, vous y êtes… Bienvenue !  Une équipe du CATSR sera là pour vous accueillir. Prévoir des petits frais 10- 20 €  pour les manutentionneurs qui sont dans le hall de l’aérogare.
 Personnes responsables et ressources : 
 
Attention, l’ampleur du travail porté par le CATSR ne permet pas à notre équipe de prendre du temps pour régler les questions suivantes (vêtements nécessaires, températures, logement, nourriture, transports, vaccins,…) Merci de nous contacter pour ce qui concerne le bénévolat directement. 
 
 Edho MUKENDI KAFUNDA (edhomuk@yahoo.fr, edhomuk@gmail.com,  Tél: +243 99 99 70 58- +243 85 44 29 461
Coordonnateur National du CATSR – Sélection des volontaires et direction générale du CATSR.
A contacter pour toute demande pratique concernant le volontariat ou  stage  (par email de préférence).
 
Job NKUNA KATENDE ( jnkuna@yahoo.fr,)  , Tel: +243 81 320 28 80
Assistant chargé du secrétariat du CATSR
Florence COLS (flocols@hotmail.com), Tél : +243 99 176 21 44
Supervision de l’équipe mobile
 
 
 
 Les « amis » du CATSR : 
 
A votre retour dans votre pays  (après le bénévolat ou le stage), il est possible de continuer à vous impliquer pour les enfants et le projet en devenant « ami du CATSR ». Selon vos capacités et disponibilité, il est sympathique et utile de continuer l’aventure ici. 
 
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FORMULAIRE DE CANDIDATURE 
À renvoyer signé et rempli au CATSR (accompagné de la photocopie d’un document d’identité) : 2 Bis , Bloc III, avenue Bonga , Q/Matonge, Commune de Kalamu, Ville de Kinshasa, RDCongo 
 
Nom : Prénom : ……………………………………………………………………………………
 
 
 
Adresse complète : …………………………………………………………………………………...
 
 
 
Téléphone : Email : …………………………………………………………………………………
 
 
 
 
 
Qualifications et/ou expérience professionnelle (en lien avec le projet) : 
 





 
 
 
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Motivation : 
 
 
 
 
Durée (approximative) du séjour : 
 
 
 
Mois et dates (+ ou -) : 
 
 
 
Formule souhaitée : Programme (numéro) : 
 
Autres choix : 
 
Je soussigné(e), confirme avoir lu et approuvé toutes les informations et conditions reprises dans le dossier « Devenir Volontaire ou Stagiaire ». Par la présente, je m`engage également à participer à la récolte de fonds et à verser au minimum 200 € au CATSR   au n° 1301- 05- 101111-13-01 (Code SWIFT : PRCBCDKI) avant mon départ pour la République Démocratique du Congo. J`y pars en tant que personne indépendante et suis conscient que le CATSR n’est pas  responsable de moi lors de mon séjour. 
 
 
 
 
 
Date et Lieu : Signature : 

21:35 Écrit par Le Catsr dans Notes d'information | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

COMMENT DEVENIR "VOLONTAIRE" OU "STAGIAIRE"

 
Dossier 
 
Comment devenir « volontaire » OU  « Stagiaire » en République Démocratique du Congo auprès des enfants en « situation difficile ou vulnérables » par le biais du CATSR ? 
 
 

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Florence COLS, 1ère volontaire du CATSR, et sa collègue Anja (avec les lunettes) devant le siège de ce réseau après une activité.
 
 
  
 
Sommaire
 
Etre volontaire :     ............................................................................... 3
Conditions générales (à lire très attentivement !) : .................................. 3
Quid du Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR........................... 5 
Les partenaires du CATSR auprès desquels les bénévoles peuvent s’investir  6
Programme 1 : Le travail en milieu ouvert:……………………............................. 6-8
Programme 2 : Les visites des partenaires      ......................................... 9 
Programme 3 : L’administration : ………………………………………………………................. 10 
Règles importantes et autres petitconseils :............................................. 11 
Procédure pour devenir volontaire ou stagiaire : …................................... 12-13 
Personnes responsables et ressources : ..................................................13 
Les amis du CATSR : ........................................................................... 13
FORMULAIRE DE CANDIDATURE ............................................................14-15 
 
 
2
 
 
Etre volontaire  ou stagiaire  
 
 
Bénévole, stagiaire, volontaire, financeur : les qualifications foisonnent et se contredisent.  Le “volontariat” ou l’utilisation de bonnes (et souvent jeunes) volontés de par le monde se multiplie ; et les barrières entre tourisme-humanitaire, coopération,  travail social, relation nord-sud et programme d’autofinancement sont bien difficiles à distinguer. C’est pourquoi le projet que nous avons mis sur pieds mérite quelques explications. 
 
 
 
Au CATSR,  le volontaire ou stagiaire sera amené à : 
 Aider les  enfants à faire leurs devoirs ;   Leur  proposer des activités culturelles, artistiques ou sportives ;   Eventuellement participer à des activités plus administratives ; 
Conditions générales (à lire très attentivement !) : 
a) Avoir plus de 18 ans.  b) Etre  autonome et indépendant, pour pouvoir travailler de la meilleure manière possible en tenant compte des consignes données. Le volontaire  (stagiaire) ne peut être un poids pour l’équipe. Il doit gérer lui-même son hébergement, ses transports et les difficultés  inhérentes à un voyage lointain, qu’elles soient culturelles, sociales, médicales, pratiques,…  c) Etre prêt et prendre le temps de s’investir avant le voyage pour apprendre à connaître le pays, lire les documents relatifs aux projets et à des problématiques déterminées et entreprendre une démarche de récolte de fonds (pour les projets sociaux de l’organisation).  d) Etre  certain d’être protégé par un régime d’assurance/mutuelle qui assure la prise en charge des frais médicaux, de rapatriement et de soutien (même en cas de conflit).  e) Etre  décidé à se rendre en République Démocratique du Congo dans une optique active, respectueuse et sociale. 
 
 
  
 
3
 
 
Quid du Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR en sigle?
 
Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue est un réseau  d’ONG agréé par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers les Ministères de la Justice et des Droits Humains  sous le n° JUST.D.H/SG/20/622/2008/F.92/11/424 du 22 avril 2008 ; du plan ; du Genre, Famille et Enfant ; des Affaires Sociales ; de la Santé ; de la Jeunesse et des Sports ; et enfin du Développement Rural.  Le travail social de rue  constitue le  domaine d’intervention du CATSR dont le siège est établi au n°2 de l’Avenue Bonga, quartier Matonge, Commune de Kalamu, Ville de Kinshasa. 
 
Ce réseau a été créé à la suite du Séminaire international de formation au travail social de rue tenu à Kinshasa, du 03 au 07 avril 2006.  Ces assises avaient  regroupé, non seulement les délégués de Kinshasa  et de toutes les autres provinces  du  pays; mais aussi des  participants venus du Portugal, du Sénégal, du Togo, du Canada et de la Belgique. Le CATSR a été formalisé le 22 décembre 2006 à la suite d’une convention de partenariat signée avec l’ONG Dynamo International, basée à Bruxelles et dirigée par Monsieur Edwin de Boevé. Neuf ONG ont signé ladite convention : Jeunesse Avenir, Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), PAX JUNIORS,  Comité des droits de l’homme et développement (CODHOD), CROIX-ROUGE, Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), CEPRODEKI, Cœur compatissant (COCOM), et ANGES DU  CIEL.   A ce jour, le CATSR compte 182 organisations membres effectifs sur l’ensemble du territoire national. 
 
I. MISSION ET OBJECTIFS DU CATSR
 
Le CATSR  a pour mission de valoriser et promouvoir le travail social de rue par : 
 
1. l’identification des  acteurs,  des  ONG et réseaux d’associations intervenant dans le domaine du travail social de rue en vue d’impulser une synergie d’action sans étouffer la singularité de chaque acteur et le fonctionnement de chaque structure ; 2. l’impulsion et le renforcement du travail des acteurs sociaux de rue à travers des commissions thématiques ; 3. la lutte pour la reconnaissance sociale et légale du métier de travailleur de rue ;  4. la défense des intérêts des travailleurs sociaux de rue auprès des pouvoirs publics et d’autres partenaires ;  5. la coopération avec le réseau international des travailleurs sociaux de rue ; 6. Le plaidoyer pour le bien-être des personnes en situation difficile à travers la mobilisation des ressources locales et externes pour ses structures ; 7. le renforcement des capacités techniques, matérielles et institutionnelles des structures membres ; 8. la prévention et protection des droits des enfants à travers ses structures membres.
 
 
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II. PARTENAIRES DU CATSR
 
A l’issue du séminaire de 2006 et à la lumière des activités réalisées par le  CATSR, ce réseau s’est confirmé sur le terrain comme une composante majeure de la société civile en République Démocratique du Congo. 
 
A titre indicatif,  le CATSR est :
 
 Membre du Réseau international des travailleurs sociaux de rue piloté par  l’ONG « Dynamo International » ( www.travail-de-rue.net) ;  Partenaire des  Ministères  congolais du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; de la Jeunesse et des Sports ; du plan ; des Affaires Sociales ; du Développement Rural ; et de la Santé ;  Membre du Conseil National de l’Enfant ;  Membre de la Commission mixte Ministère des Affaires sociales et autres Ministères concernés par la question de la protection de l’enfant ;  Membre du Conseil  national de la jeunesse ;  Membre du Groupe de réflexion du Ministère de la Justice  pour l’élaboration  des lois résiduelles  sur la protection de l’enfant ;  Partenaire du réseau portugais des travailleurs de rue, «  Conversas de rua » ;  Partenaire de l’ONG « Avenir de l’enfant » du Sénégal ;  Partenaire du Collectif des ONG Belges : Amo Reliance, Amo Globulin, Amo Jeunes 2000, Projet Matonge asbl ;  Partenaire de SSI/international / Fondation Suisse.
 
 
 
 
 
 
 
Le CATSR  travaille  en République Démocratique du Congo  afin tout d’abord d’apporter un appui aux  enfants et jeunes en situation difficile à travers ses structures membres et son équipe mobile ainsi que d’éviter que d’autres ne se retrouvent dans pareille situation.  D’autre part, le CATSR lutte pour la reconnaissance légale de ce métier par les pouvoir publics. 
 
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Le système du CATSR se répartit en  quatre  démarches complémentaires : 
 
- La prévention (avant et pendant la vie en rue) : ensemble d’interventions axé sur deux pôles : prévenir et, si possible, éviter l’arrivée de l’enfant en rue. 
- La conscientisation le grand public, les familles et les enfants eux-mêmes sur les réalités de la vie en rue (ses causes, son quotidien et ses conséquences) ; 
- La réduction des risques (pendant la vie en rue) : perspective à court et moyen terme visant à réduire les nombreux dangers de la vie en rue en donnant à l’enfant ou au jeune les outils nécessaires (connaissances) pour comprendre et dépasser son quotidien ; 
- La réhabilitation sociale (après la vie en rue) : démarche à plus long terme visant la réintégration progressive et solide de l’enfant ou du jeune au sein de la société. 
Les différents programmes dans lesquels les bénévoles (stagiaires) peuvent s’investir sont les suivants: 
Programme 1 : Le travail en milieu ouvert réalisé par l’équipe mobile: une équipe mobile constituée de 4 travailleurs de rue et 1 travailleuse de rue œuvre dans les différents sites de la ville de Kinshasa où l’on trouve une forte concentration d’enfants en situation difficile communément appelés « enfants de rues ». Nous pouvons citer les sites du Rond point victoire, du Marché Gambela, du Stade tata Raphael (ex 20 mai), du quartier Kintambo Magasin, et des Galleries présidentielles à la Gombe.
 
Roger KATEMBWE, éducateur de rue du CATSR, s’entretient avec les EDR au centre NAZARETHE à LIMETE.
 
 
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Une visite de terrain sur le site du stade tata Raphael (ex 20 mai).
 
Sur ces sites, on trouve  les enfants qui font de la débrouille afin de lutter pour la survie en faisant de multiples petits travaux pour les passants et à ceux qui ont des moyens. Certains sont excellents dans le petit vol et dans le trafic du sexe pour les filles. L’équipe mobile du CATSR apporte divers services : écoute, orientation vers les structures d’hébergement ou les familles, activités ludiques et sportives, alphabétisation, éducation, et soutien psychologique poussé. Cette étape s’étalera sur le nombre de mois dont l’enfant aura besoin avant de retourner en famille, vers une autre organisation, ou bien vers notre programme de réinsertion scolaire. 
 
 
 
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On apprend à jouer également avec les enfants pour recréer  l’espoir de vie.
 
Avec l’équipe mobile du CATSR, le travail de rue est mis en évidence. 
 
Programme 2 : Les visites des partenaires 
Au sein de ce réseau comprenant beaucoup d’ONG, une visite des partenaires tant publics que privés peut être programmée pour voir le travail au quotidien.
Le volontaire (stagiaire) est appelé à visiter surtout les quartiers périphériques qui sont pourvoyeurs des enfants en rupture familiale vers les centres urbains.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Programme 3 : L’administration : 
 
L’administration centrale du CATSR est basée à Kinshasa. Nous avons besoin de stagiaires ou d’administrateurs compétents. Pour cela, la maîtrise du français est obligatoire. Des visites quotidiennes et quelques activités  sur terrain et dans les structures membres et partenaires tant publics que privés sont organisées. Nos demandes au niveau administratif sont précises et les attentes et possibilités réciproques doivent être négociées au préalable. 
 
Au niveau de l’administration, nous avons besoins des volontaires (stagiaires) qui sont capables :
 D’échanger les expériences en ce qui concerne la gestion et l’organisation du réseau ;
 De  gérer le site Internet- base de données ;
 De récolter les fonds pour les petits projets ;
 De faire la rédaction des rapports (anglais et/ou français) ;
 De connaitre la gestion de stock ;
 De faire les entrées de données statistiques, mener des recherches, analyses et publications ;
N.B : Nous tenons à informer le public que d’autres volontaires ou stagiaires qui voudraient faire leur travail en provinces plutôt qu’à Kinshasa, sont également les bienvenus. Le CATSR pourra alors les orienter dans les provinces où il est opérationnel, notamment les provinces du Bas Congo à Matadi, du Kasaï Occidental à Kananga, du Kasaï Oriental à Mbuji Mayi, de Bandundu à Kikwit, du Katanga à Lubumbashi et dans le Sud Kivu à Bukavu.
 
 
Le logement, la nourriture, les transports : 
 
 
Le CATSR ne prend en charge aucun frais lié à l’activité bénévole du volontaire (stagiaire).  Toutes fois ,certaines associations membres du réseau  peuvent dans la limite de leurs moyens offrir un logement ou un repas au volontaire (stagiaire).
 
 
 
 
Nous demandons aux futurs bénévoles (stagiaires) de récolter un montant minimal de 200 € (deux cents  euros)  avant leur voyage en République Démocratique du Congo. Le volontariat  en lui-même
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est gratuit mais cette récolte de fonds préalable nous offre la garantie que les participants qui se rendent dans nos centres n’y viennent pas en touristes mais en personnes motivées qui se sont investies pour notre cause et pour les enfants que nous soutenons. 
N.B : cette somme doit être considérée comme une donation, et non pas comme des frais d’inscription au programme volontariat  (stage). C’est pourquoi nous estimons qu’il est logique d’associer à ce travail ceux qui viennent en République Démocratique du Congo avec l’intention véritable de nous aider. En fixant un montant minimum pour les volontaires, nous pouvons élaborer en conséquence des plans financiers et renforcer ainsi la stabilité financière de notre organisation. 
La situation financière des volontaires ne doit en aucun cas constituer un frein à une participation au programme, même s’il va de soi que les frais privés de voyage doivent être couverts d’une manière ou d’une autre, et notre programme ne doit en aucun cas s’adresser qu’à des personnes issues de milieu aisé. Pour ce qui concerne la récolte de fonds demandée, nous invitons les futurs volontaires à mobiliser leur entourage (famille et amis), à organiser un événement, à contacter des fondations locales, des clubs de soutien, des mouvements scouts, etc. Si vous voulez, en organisant une telle activité,  avoir une documentation (revues « parce que la rue existe » du CATSR, livre, photos pour expositions qui parlent de la situation des enfants en rupture familiale en RDC), le CATSR vous les fournira. Vous pouvez également consulter le site www.travail-de-rue.net  ou dans Google «  Parce ce que la rue existe ». Des livres qui racontent la vie des EDR.
 
 
Si le bénévole (stagiaire)  trouve plus que 200 €, le surplus peut être utilisé pour équiper les structures du CATSR dans lesquelles le bénévole travaille. 
Exemple concret : Un Volontaire réunit 600 €, dont 200 euros vont pour soutenir CATSR dans son ensemble. Les 400 restants peuvent servir à acheter le matériel jugé nécessaire par l’administration, le bénévole et le chef du centre où celui-ci travaille, et une photocopie des tickets de caisse sera remis. (Le bénévole peut s’il le veut être associé à la sélection du matériel et à son achat). 
 
 
Ce qu’il faut prévoir (non fourni par le CATSR) : 
. Le visa. Il est disponible dans les ambassades de la République Démocratique du Congo à travers tous les pays du monde. 
. Le billet d’avion. Les prix pour les billets d’avion sont très variables (de 600 à 1500 euros). Il existe plusieurs compagnies aériennes qui desservent La RDC : SN Brussels, Air France, Kenya Airways, Ethiopian, SAA, Afrikiya, Royal air Maroc.
. Les vaccins. Discutez de ce point avec votre médecin. Les vaccins importants sont ceux qui vous protègent de la Typhoïde, de l’Hépatite B, de la Méningite éventuellement, sans oublier les vaccins basiques tels que le tétanos. Le vaccin contre la fièvre jaune est indispensable pour pouvoir entrer en RDC.  Il est  nécessaire de prendre des comprimés contre la malaria.
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. Les frais d’assurance et de soins médicaux (à charge du volontaire et sous son entière responsabilité). Voyez avec votre mutuelle ou compagnie d’assurance. 
. La pharmacie. Prévoyez le nécessaire. N’oubliez pas les moustiques. 
. Le nécessaire de toilette. 
. Des vêtements selon la saison. De préférence avoir des vêtements légers étant donné qu’il fait très chaud durant toute l’année.
. Les frais de transport en bus et taxi. Ils sont bon marché et les transports locaux encore plus. 
. Les autres frais privés (selon vos besoins divers).
 
Règles importantes et autres petits conseils : 
- Respecter les lois de la République Démocratique du Congo.  - Ne jamais prêter ou donner de l’argent aux employés de l’organisation.  - Faire attention à ses affaires personnelles ou objets de valeurs surtout lorsque vous êtes sur le terrain.  - La consommation de toute forme de drogues est formellement interdite.  - Il  est interdit de rester seul avec un enfant (sans la présence d’un éducateur).  - Pour la prise des  photos, nous avons une politique très stricte de droit à l’image. Demandez l’autorisation avant de mitrailler les enfants. Une fois de retour dans votre pays, tâchez de respecter cette politique de non utilisation des portraits. Privilégiez plutôt les photos de groupe. Les photos permettant de reconnaitre distinctement le visage des enfants doivent être utilisées dans un cercle très privé (hormis autorisation expresse de l’administration).  - La République Démocratique du Congo,  malgré ce qu’en disent les médias, n’est pas un pays dangereux à proprement parler. Kinshasa est calme et sous contrôle du Gouvernement. Ceci dit, et même si la capitale de la RDC présente moins de risques que de nombreuses capitales européennes, il faut garder un minimum de vigilance et éviter de se promener seul le soir, etc. En cas de troubles politiques (cas exceptionnel depuis les élections de 2006), le respect des consignes de l’administration et des chancelleries européennes est de mise. Pour rappel, nous ne porterons aucune responsabilité ultérieure. Le bénévole (stagiaire)  est pour nous une personne mature, responsable et indépendante qui doit gérer elle-même sa situation.  - Ne perdez pas  de vue que les informations relatives à la vie de nos pensionnaires, c'est-à-dire  les enfants en rupture familiale (abus, maladies et autres) sont confidentielles. Veillez autant que possible à ne pas les utiliser (à travers une quelconque recherche par exemple) sans l’accord de l’administration. Nous sommes ouverts aux recherches universitaires ou autres mais le secret professionnel est aussi une notion importante. Il existe des sujets délicats et des informations particulièrement secrètes telles que la séropositivité, le passé d’un enfant victime d’abus, la criminalité, etc. Par ailleurs, étant donné la difficulté d’établir un lien de confiance et de le respecter, la répétition de questions similaires par une horde de chercheurs aux objectifs différents est problématique.  - D’autres informations peuvent être trouvées sur le site de la RDC.
 
 
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Procédure pour devenir volontaire : 
 
 
 
Si vous avez bien lu tout le dossier et pris votre décision, vous pouvez nous envoyer votre candidature aux deux adresses suivantes : cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr; edhomuk@yahoo.fr, (formulaire infra). 
Une fois votre candidature acceptée, n’oubliez pas que votre venue ne sera confirmée qu’après le versement du montant récolté pour l’organisation. Ces fonds sont considérés comme une donation pour nos différents projets, et non comme des frais d’inscription au volontariat. Ils ne sont pas remboursables. 
 
Les fonds récoltés  doivent être versés sur le compte bancaire n° 1301- 05- 101111-13-01 (Code SWIFT : PRCBCDKI) ouvert auprès de Pro Crédit Bank Congo S.A.R.L. au nom du CATSR. N’oubliez pas de mettre le libellé + le nom et prénom du volontaire ou stagiaire.
 
Ce type d’expérience constitue en général un enrichissement inoubliable qui apporte tellement en valeur humaine… Participez à ce processus, aidez à financer cette formidable aventure qu’est le CATSR. Pour rappel, nos projets ne sont financés à ce jour que par les gouvernements de la Communauté Française de Belgique, de la Wallonie Bruxelles International et de l’ONG Dynamo International. 
 La survie de nos projets dépend de notre capacité à réunir des forces et des soutiens à travers le monde. Ainsi, nous vous mettons aussi à contribution pour rechercher ces ressources. Vous ferez alors œuvre utile en vous joignant aux efforts déjà fournis par d’autres partenaires.
Que vous soyez jeune ou moins jeune, gardez vos ressources personnelles pour les frais de votre voyage (pas question de s’endetter pour nous) et trouvez des soutiens divers pour contribuer à notre projet (clubs locaux ou sportifs, écoles, amis, etc.). Mais il ne faudrait en aucun cas que notre condition constitue pour vous un frein et que le programme ne s’adresse qu’à des personnes issues de milieu aisé. 
Mobilisez votre entourage, organisez un repas, une soirée dansante, une brocante. Vendez du massepain, du chocolat, etc. Ces quelques heures de votre temps nous donnent la preuve de votre motivation et future implication pour votre voyage. Nous tenons aussi à préciser que cette participation financière ne sera pas remboursée en cas d’annulation du projet, de mécontentement du volontaire ou d’exclusion de celui-ci si sa conduite est incompatible avec les objectifs et le travail du CATSR. 
Une fois votre candidature acceptée, vous recevrez  UN COURRIEL: 
 
 
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Voilà, votre avion atterrit à Kinshasa, vous y êtes… Bienvenue !  Une équipe du CATSR sera là pour vous accueillir. Prévoir des petits frais 10- 20 €  pour les manutentionneurs qui sont dans le hall de l’aérogare.
 Personnes responsables et ressources : 
 
Attention, l’ampleur du travail porté par le CATSR ne permet pas à notre équipe de prendre du temps pour régler les questions suivantes (vêtements nécessaires, températures, logement, nourriture, transports, vaccins,…) Merci de nous contacter pour ce qui concerne le bénévolat directement. 
 
 Edho MUKENDI KAFUNDA (edhomuk@yahoo.fr, edhomuk@gmail.com,  Tél: +243 99 99 70 58- +243 85 44 29 461
Coordonnateur National du CATSR – Sélection des volontaires et direction générale du CATSR.
A contacter pour toute demande pratique concernant le volontariat ou  stage  (par email de préférence).
 
Job NKUNA KATENDE ( jnkuna@yahoo.fr,)  , Tel: +243 81 320 28 80
Assistant chargé du secrétariat du CATSR
Florence COLS (flocols@hotmail.com), Tél : +243 99 176 21 44
Supervision de l’équipe mobile
 
 
 
 Les « amis » du CATSR : 
 
A votre retour dans votre pays  (après le bénévolat ou le stage), il est possible de continuer à vous impliquer pour les enfants et le projet en devenant « ami du CATSR ». Selon vos capacités et disponibilité, il est sympathique et utile de continuer l’aventure ici. 
 
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FORMULAIRE DE CANDIDATURE 
À renvoyer signé et rempli au CATSR (accompagné de la photocopie d’un document d’identité) : 2 Bis , Bloc III, avenue Bonga , Q/Matonge, Commune de Kalamu, Ville de Kinshasa, RDCongo 
 
Nom : Prénom : ……………………………………………………………………………………
 
 
 
Adresse complète : …………………………………………………………………………………...
 
 
 
Téléphone : Email : …………………………………………………………………………………
 
 
 
 
 
Qualifications et/ou expérience professionnelle (en lien avec le projet) : 
 





 
 
 
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Motivation : 
 
 
 
 
Durée (approximative) du séjour : 
 
 
 
Mois et dates (+ ou -) : 
 
 
 
Formule souhaitée : Programme (numéro) : 
 
Autres choix : 
 
Je soussigné(e), confirme avoir lu et approuvé toutes les informations et conditions reprises dans le dossier « Devenir Volontaire ou Stagiaire ». Par la présente, je m`engage également à participer à la récolte de fonds et à verser au minimum 200 € au CATSR   au n° 1301- 05- 101111-13-01 (Code SWIFT : PRCBCDKI) avant mon départ pour la République Démocratique du Congo. J`y pars en tant que personne indépendante et suis conscient que le CATSR n’est pas  responsable de moi lors de mon séjour. 
 
 
 
 
 
Date et Lieu : Signature : 

20:15 Écrit par Le Catsr dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (25) |  Facebook |

15/08/2009

12 JUIN 2009 - KINSHASA : JOURNEE DE PLAIDOYER EN FAVEUR DE L’ENFANT

JOURNEE ORGANISEE PAR LE CATSR ET SES PARTENAIRES DANS LE CADRE DE LA COMMEMORATION DE LA JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN

 

 

Avec le soutien de la Délégation Wallonie Bruxelles

 

Kinshasa,  juin  2009

 

Introduction

 

Avec le soutien de la  Délégation Wallonie-Bruxelles en République Démocratique du Congo, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) a tenu à marquer d’une empreinte indélébile la journée de l’enfant africain 2009 qui est intervenue  quelques mois après la promulgation par le Chef de l’Etat congolais de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant au Congo.  Les  différentes associations membres du CATSR ainsi que l’Atelier « Tshiapota », l’Espace Masolo, le Groupe Mwana PHOW et « Mille Feuilles »  ont été associés  à la journée de plaidoyer en faveur de l’enfant organisée avec faste à Kinshasa, le vendredi 12  juin. Ce plaidoyer est intervenu à une date aussi  importante sur le plan international parce que marquant  la journée contre le travail des enfants.

  

Le CATSR et la Délégation Wallonie Bruxelles ont souhaité mettre les enfants en exergue en leur accordant la parole pour une expression plus libre en faveur de la protection de leurs droits. Ainsi, les enfants de différentes catégories (scolarisés et non scolarisés mais sous le toit familial,  enfants en rupture familiale ayant élu domicile dans la rue ou hébergés dans des centres…) sont montés à la tribune pour  dénoncer les maltraitances (sévices corporels,  travail forcé, accusations de sorcellerie…) et exiger la mise en application de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 ainsi que des instruments internationaux dont la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

Déroulement des activités 

 

La journée s’est déroulée en deux temps : d’abord dans la salle « Brel », de 10 H à 12 H, avec des messages des enfants ; et ensuite, la visite de la Bibliothèque à la Délégation, des spectacles d’acrobaties et de marionnettes, le vernissage et les animations musicales  par la Fanfare Masolo et autres groupes, dans l’après-midi.

 

Ainsi, la manifestation a démarré à 10 heures par une conférence- plaidoyer  dans la salle Brel du Centre Wallonie Bruxelles. Le plaidoyer s’est fait par divers moyens d’expression :  leçon magistrale  sur les droits de l’enfant que le tout jeune  Kalubi Muneme, encadré par l’ONG « Apropev » (membre du CATSR),  a donnée au public, projection du documentaire « Plus jamais ça au Congo ! » sur la  guerre à l’Est, réalisé par l’ONG « Pax Juniors » (l’une des ONG du CATSR) avec ses enfants messagers de la paix,  chansons de l’artiste musicien Jean Goubald sur l’enfance magistralement interprétées par des élèves, fanfare des enfants encadrés par l’Espace Masolo,  récitals de poèmes, contes par l’enfant Olivier Sangi,  des saynètes sur les maltraitances enfantines  jouées par des enfants en rupture familiale encadrés par la Croix-Rouge/Belgique à travers son projet « Sunga Bana » (Portons secours aux enfants). Ce n’est pas tout, car deux mémorandums, l’un des enfants dits de la rue, et l’autre,  engageant  les enfants en général,  ont été lus en présence des délégués des Ministères du Genre, Famille et Enfants et celui des Affaires sociales et solidarité nationale  et plusieurs délégués des associations de la société civile. C’est au rythme de la fanfare et aux pas de danse que les enfants ont quitté la salle pour rejoindre la cour de la Délégation Wallonie Bruxelles où étaient exposés les réalisations et les activités des plusieurs associations.

 

La visite guidée à la bibliothèque de la Délégation Wallonie Bruxelles, l’exposition de certains magazines  pour enfants, l’organisation d’un atelier de peinture avec les enfants, les jeux des marionnettes, les acrobaties par les jeunes et aussi par les enfants de rue ont constitué le deuxième temps fort de la journée de plaidoyer.

 

Quant à l’espace du CATSR, les organisations membres ont présenté l’expérience des échanges entre écoles de Kinshasa  et  celles de Bruxelles, les tabourets réalisés par les enfants du centre Monseigneur MUNZIHIRWA, les bandes dessinées sur les droits de l’enfant. Plusieurs bandes dessinées sur les droits de l’Homme et les droits de l’enfant réalisées par l’ONG « Sodec », des revues de  l’Ong Fored qui ont attiré le public.  Un autre coin qui a aussi attiré les enfants est l’atelier ouvert de  peinture. Plusieurs enfants ont peint un tableau pour exprimer leurs sentiments en rapport avec le travail des enfants et la journée de l’enfant Africain.  Ce tableau a été remis à la Déléguée de la Communauté française de Belgique, Kathryn Brahy, qui d’ailleurs, dans son mot de bienvenue, a salué l’avènement de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en RDC en faisant allusion aux accusations de sorcellerie réprimées par l’article 160 de ce texte.

 

Il faut aussi souligner la participation active  des enfants et jeunes  de la rue qui ont assuré la sécurité des invités ainsi que leurs véhicules. Ils ont aussi agrémenté la journée avec l’interprétation de plusieurs chansons populaires et l’exhibition des danses.

 

Conclusion

 

La journée de plaidoyer en faveur de l’enfant s’est donc terminée à 17 heures dans une ambiance de gaîté. Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue et ses partenaires espèrent que les autorités politico-administratives seront  attentives au plaidoyer que les enfants leur ont adressé sans oublier certaines organisations internationales qui ont manifesté leur intérêt à cette activité.

 

 

 

Annexe 1 : Extrait du mémorandum des enfants en rupture familiale

 

 

 « …Nous remercions le Centre Wallonie Bruxelles pour la confiance qu’il nous témoigne depuis quelques temps ;

Nous demandons à vous nos parents de ne pas seulement nous offrir un repas de circonstance mais plutôt nous aider à quitter la rue ;

Nous voulons un encadrement et une protection ;

Nous voulons étudier comme les autres enfants, apprendre un métier professionnel ;

Donnez-nous une autre chance de vivre en communauté en toute dignité.

Nous vous remercions…. »

 

Annexe 2 : Extrait du mémorandum des enfants congolais (en général)

 

« …Chers parents,

Nous tenons à remercier sincèrement tous les organisateurs, les parents de la présente manifestation pour cette occasion.

Nous vous remercions tous, vous qui nous encadrez dans les centres ou dans nos milieux ouverts. C’est grâce à votre travail que nous avons quitté la rue, a près avoir été traité de sorcier, accusé de voleur, chassé par la famille élargie après la mort de nos parents, torturé ou violenté par la communauté…

Nous voulons vous demander d’aider matériellement nos centres pour nous former davantage.

Notre souhait est que nos autorités soient :

-       Sensibles aux problèmes que nous connaissons ;

-       Attentifs aux conditions de vie de nos amis en conflit avec la loi, aux attitudes de rejet affichées par la communauté.

Nous invitons les autorités à :

-       Réprimer tout adulte qui nous accuse de sorcier conformément à la loi ;

-       Former nos policiers à regarder les enfants en situation difficile comme enfant nécessitant des mesures spéciales de protection ;

-       Matérialiser la loi pour mieux nous protéger… »

 

 

Annexe 3 : Images

 

Catsr Brahy

Madame Kathryn Brahy, Déléguée  Wallonie Bruxelles, en compagnie des enfants.

Catsr Fanfare

 

Fanfare de l’Espace Masolo

16:09 Écrit par Le Catsr dans Rapports | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/03/2009

Les droits des enfants en RDC - 2-6 mars 2009 - Kinshasa

RAPPORT DE SYNTHESE DU SEMINAIRE INTERNATIONAL SUR LES DROITS DES ENFANTS EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE  DU CONGO ORGANISE DU 02 AU 06 MARS 2009 A KINSHASA

 

I.                Introduction générale

 

Sous le haut patronage du Ministère congolais du Genre, de la Famille et de l’Enfant, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR), avec le soutien du Gouvernement de la Région Wallonne de Belgique et de Dynamo International, a organisé un séminaire international sur les droits de l’enfant en RDC.  Les travaux ont commencé le lundi 02 mars prennent fin ce jeudi 05 mars.

 

II.             Des participants

 

Cet atelier a rassemblé 80 participants, dont 20 délégués venus de la Belgique et 55 Congolais, représentant des institutions étatiques, des associations et ONG du domaine de l’enfant de la ville de Kinshasa, de l’Université de Kinshasa ainsi que les délégués des provinces membres du CATSR des provinces du Bas-Congo, du Bandundu, du Sud-Kivu et du Katanga et du Kasaï Occidental.

 

III.           Des objectifs

 

Le séminaire s’était fixé comme objectifs d’étudier les mécanismes de mise en oeuvre de :

-        plan de communication de la loi portant protection de l‘enfant ;

-        cellules juridiques des jeunes dans les universités ;

-        services d’aide à la jeunesse en RDC ainsi que les tribunaux de la jeunesse ;

-        partenariat consolidé entre universités, administrations publiques et société civiles congolaises et européennes ;

 

IV.           Méthodologie

 

Après la cérémonie d’ouverture solennelle tenue au salon présidentiel du Stade des Martyrs, les participants ont travaillé selon deux méthodes, conjuguant les exposés présentés en séance plénière et enrichis d’échanges de questions et réponses ; aux travaux en ateliers, suivis d’une mise en commun en plénière.  Les travaux se clôturent par la présente cérémonie, les échanges se poursuivant toutefois par les visites de terrain qui auront lieu cet après-midi ainsi que durant la journée de vendredi.

 

V.              Déroulement des travaux

 

Durant les travaux proprement dits, quinze interventions ont été présentées en séance plénière, portant sur les thèmes suivants :

 

·       « La loi portant protection de l’enfant : son contenu et les défis pour sa mise en œuvre », par Serge Nkashama, conseiller à la Cour d’Appel : ce premier exposé a offert aux participants un aperçu général de la loi et de ses cinq titres, de ses objectifs et des innovations dont elle est porteuse.

 

·       « L’aide négociée en faveur de la jeunesse en Belgique », par Jean-Marie Harvenght, conseiller de l’Aide à la jeunesse : l’aide négociée a pour but d’éviter la judiciarisation de la situation du jeune en difficulté, son postulat de base étant le renforcement de la compétence et de l’unité des familles.

 

·       « L’aide contrainte à la jeunesse en Communauté française de Belgique », par Eric Janssens, Président de l’Union des magistrats de la jeunesse : le juge n’a qu’un rôle très limité, la priorité étant donnée à l’aide négociée et la contrainte n’intervenant qu’en cas d’échec de celle-ci ou de danger imminent nécessitant l’imposition d’une mesure d’aide.

 

·       « Le rôle de la Délégation Générale aux Droits de l’Enfant en Belgique », par Bernard De Vos, Délégué général aux Droits de l’Enfant de la Communauté française de Belgique : l’intérêt et le bien-fondé de cette institution, chargée de veiller au respect des droits et des intérêts de l’enfant ont été démontrés, par la présentation de ses missions et  de ses caractéristiques.

 

·       « Protection de l’enfant et programme universitaire : quelles perspectives ? », par le Professeur Raoul Kienge-Kienge de l’Université de Kinshasa : la place réservée à la protection de l’enfant, tant dans le domaine de l’enseignement que dans celui de la recherche, est relativement faible et mérite d’être renforcée.

 

·       « Pistes de réflexion tirées des différentes recherches entreprises en RDC et les partenariats universitaires », par Françoise Digneffe et Joe Sanduku : les connaissances se construisent ensemble par l’échange et par la rencontre, en partant des pratiques locales porteuses de nombreuses solutions permettant de concilier des intérêts contradictoires.

 

·       « Comment la société civile peut-elle accompagner la population dans la familiarisation de la loi sur la protection de l’enfance », par Manuel Eggen, coordonnateur de l’ONG RCN Justice & Démocratie : de nombreuses méthodes de sensibilisation existent, mais il est essentiel de fixer certaines priorités réalistes pour l’application de la loi.

 

·       « Comment renforcer le travail en synergie de la société civile en faveur de l’enfance ? », par le Professeur André Masiala, du Centre Congolais de l’Enfant et de la Famille : les acteurs de la société civile doivent travailler en synergie plutôt que de manière sectorielle, ils doivent assumer un rôle de leader de la communauté et veiller à transmettre un modèle de vie respectueux à leurs enfants.

 

·       « La justice des mineurs au niveau international », par Benoît Van Kiersbilck, de l’ONG Défense des Enfants International : l’importance du regard international pouvant servir de relais, de canal de transmission et de source d’aide, a été démontrée par l’exemple du Comité international pour les droits de l’enfant des Nations Unies.

 

·       « Partenariat durable entre la société civile et l’administration publique pour le bien-être de l’enfant », par Théodore Luleka, Directeur de la DISPE au Ministère des Affaires sociales, et par Dominique Cattry, de la Direction générale de l’administration de l’aide à la jeunesse de la Communauté française de Belgique : l’absence de rencontre et de collaboration entre différentes structures au sein du gouvernement congolais, due à des raisons politiciennes, a été dénoncée.  L’instauration d’un partenariat durable entre la société civile et l’administration n’a été possible en Belgique que parce qu’il s’est accroché à des valeurs communes.

 

·       « Quel plan intégré de communication pour une bonne appropriation de la loi ? », par Madame Inzun, déléguée du Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, chargée de l’Enfant : ce plan de communication repose sur quatre axes qui ont été discutés et enrichis en ateliers, à savoir la coordination, le plaidoyer, la mobilisation sociale et la communication pour un changement de comportement.

 

·       « La justice pour mineurs en RDC selon la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 », par Floribert Kingelesi, Directeur de la Protection judiciaire de l’Enfance au Ministère de la Justice : la loi affirme certaines garanties procédurales et instaure la médiation comme mode de règlement à l’amiable de la situation de l’enfant en conflit avec la loi, mais ne reste pas sans interrogations quant à sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l’instauration des tribunaux pour enfants, des Etablissements de Garde et d’Education de l’Etat ainsi que des Etablissements de Garde et de Rééducation de l’Etat.

 

·       Adresse de Madame Catherine Fonck, Ministre de la Communauté française de Belgique de l’Enfance, de l’Aide à la Jeunesse et de la Santé : l’enfant est l’espoir de la nation, dans les quatre langues nationales.

 

Au cours des travaux en atelier, les participants ont réfléchi sur les thèmes suivants :

 

·       Les défis sur le plan politique ;

·       Les défis sur le plan administratif et judiciaire ;

·       Les défis sur le plan universitaire ;

·       Les défis sur le plan associatif ;

·       Des priorités et recommandations pour l’appropriation de la loi sur la protection de l’enfant par les institutions d’enseignement primaire, secondaire, supérieur et universitaire ;

·       Quelles sont les actions à mener pour la familiarisation de la loi sur l’enfance par la population ?

·       Comment renforcer la prise en charge institutionnelle des enfants ?

·       Quelles stratégies pour une synergie d’action de la société civile en vue de la mise en œuvre de la loi sur l’enfance ?

·       L’axe coordination du plan de communication ;

·       L’axe plaidoyer du plan de communication ;

·       L’axe mobilisation sociale du plan de communication ;

·       L’axe communication pour un changement de comportement.

 

VI.           Recommandations

 

I.                Au Gouvernement

 

  • Designer un Délégué général chargé de veiller à la protection et la défense des droits de l’enfant, à l’instar de la Délégation Générale aux Droits de l’enfant en Belgique ;

 

  • Dynamiser et renforcer le Conseil national de l’Enfant dans son rôle :
    • De concertation ;
    • D’interpellation ;
    • De communication ;
    • De coordination ;
    • De recherche ;
    • De sensibilisation ;
    • Consultatif notamment dans le cadre des lois résiduelles.
  • Assurer la représentativité effective de la société civile du secteur de l’enfance au sein du CNEN ;
  • Elaborer les différentes lois résiduelles au sein des différents Ministères concernés, sur base d’un avis consultatif obligatoire du CNEN ;
  • Mobiliser un budget spécifique et conséquent permettant la mise en œuvre de la loi ;
  • Prioriser le volet social, préventif et éducatif de la mise en œuvre de la loi ;
  • Constituer rapidement et renforcer le corps professionnel d’assistants sociaux.

 

II.             Aux acteurs judiciaires

 

§       Prioriser le recours à la médiation dans toutes les affaires concernant un enfant, et impliquer le jeune et sa famille.

 

III.           Aux acteurs universitaires

 

§       Rendre l’enseignement du droit de la jeunesse obligatoire pour tous les juristes ;

§       Développer les synergies entre les recherches universitaires et les actions de terrain, afin que les résultats des recherches menées en matière d’enfance soient valorisés et servent les intérêts du travail de terrain.

 

IV.           A la société civile

 

  • Travailler en synergie et s’engager dans le rôle de concertation, notamment au sein du CNEN ;
  • Fixer des priorités réalistes dans la mise en œuvre de la loi ;
  • Veiller à ce que les actions soient organisées sur l’ensemble du territoire national ;
  • Accentuer son rôle d’interpellation et d’analyse critique par rapport à l’application de la loi ;
  • Se baser sur les richesses et les ressources existantes de la communauté.

 

V.              Aux familles, aux parents et aux jeunes

 

  • Respecter leurs obligations, tant universelles que locales, tant légales que morales. 

 

 

 

 

18:07 Écrit par Le Catsr dans Rapports | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

15/11/2008

RAPPORT FINAL DU SEMINAIRE DE FORMATION SUR LE TRAVAIL SOCIAL DE RUE ORGANISEE A KANANGA


 KANANGA

DU 04 AU 13 AOUT 2008

Avec le soutien de :

WallonieBrux                                                                                                                             Dynamo

Région wallonne Belgique                                                                                                             Dynamo  International

Kananga2

INTRODUCTION

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Droits, Protection et Aide à la Jeunesse en République Démocratique du Congo », soutenu par Dynamo International et financé par le Gouvernement de la Région Wallonne du Royaume de Belgique, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) a organisé, du 04 au 13 août 2008,  à Kananga, chef-lieu de la Province du Kasaï Occidental, un séminaire de formation sur le travail social de rue. Cette activité de renforcement des capacités des acteurs de terrain s’est déroulée au Centre Catholique « Bamamu Tabulukayi » de l’Archidiocèse de Kananga, en faveur de 26 travailleurs sociaux de rue  dont 21 oeuvrant dans les différentes  structures de la ville de Kananga  et de ses environs, et 5 provenant de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la Province du Kasaï Oriental.

Plusieurs objectifs ont été assignés à ce séminaire, notamment :

Objectif global

Renforcer  et  améliorer  les capacités professionnelles  de 26 travailleurs sociaux de deux Kasaï  dans la prise en charge des personnes  en difficulté dans leurs milieux de vie.

                                                     Objectifs spécifiques

A l’issue de cette formation,  26 travailleurs sociaux seront capables de :

§       Définir et identifier les étapes du travail social dans leurs institutions respectives ;

§       Définir et identifier les contours du travail social de rue ;

§       Définir et clarifier les concepts de base de l’intervention sociale ;

§       Repérer, analyser et expérimenter les étapes du processus d’intervention sociale dans la rue ;

§       Identifier les stratégies et les approches méthodologiques  en travail social de rue.

Démarche pédagogique

Trois formateurs dont un Sénégalais et deux Congolais ont été retenus par le Secrétariat technique national du CATSR en collaboration avec la Commission « Formation » de ce réseau actif des travailleurs sociaux de rue en République Démocratique du Congo. Il s’agit de Messieurs  MOUSSA SOW, Directeur de l’ONG « Avenir de l’Enfant » basée au Sénégal,  Sébastien KABW MUKANZ et Antoine KETIKILA, respectivement Directeur général et Directeur de la formation continue   du Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES) établi  à Kinshasa. Ces formateurs ont adopté la  méthode participative et expérientielle. Cette méthode a consisté à demander aux participants d’échanger les expériences  et de mener des activités de terrain, en tenant compte des apports théoriques des formateurs. Les rapports de cette expérimentation ont fait l’objet d’une analyse des pratiques professionnelles.

La réflexion sur les expériences et pratiques professionnelles a  permis de dégager les enseignements clés à généraliser en se basant sur les connaissances ou apports théoriques et à appliquer aux situations socio-éducatives qu’ils vivent dans l’accompagnement des personnes en situation difficile dont les enfants en rupture familiale et sociale.  

Techniques et procédés utilisés

Les techniques et procédés suivants  ont été  mis à  contribution :

o      Lecture et discussion des expériences des participants ;

o      Jeu de rôle ;

o      Mise en commun ;

o      Apports théoriques des facilitateurs ;

o      Exercices de démonstration avec la participation des enfants et jeunes en   

      situation difficile ;

o      Supports pédagogiques ;

o      Travail en petits groupes ;

o      Etudes des cas ; 

o      Descentes de terrain.

Contenu de la formation

La formation a porté sur différents modules retenus en fonction des besoins préalablement exprimés par les participants. Il s’agit des modules ci-après :

o      Développement,  Droits et besoins de l’enfant ;

o      Introduction au travail social ;

o      Travail social de rue: 3 axes et processus d’intervention ;

o      Méthodologie de l’intervention sociale ;

o      Organisation et fonctionnement du CATSR ; 

o      Expérimentation des connaissances acquises et analyse des pratiques.

Résultas attendus

A travers ce séminaire,  le CATSR s’est proposé d’atteindre les résultats  suivants :

o      Capacités des 26  intervenants sociaux renforcées et améliorées en matière de travail social de rue en termes de constat, d’accueil, de  réhabilitation, d’accompagnement psychosocial, de réinsertion sociale et de réintégration communautaire des enfants et personnes en difficulté ;

o      Renforcement et maintien des actions des coordinations du CATSR dans les deux provinces du Kasaï ;

o      Esquisse de programme  sur le travail social de rue  élaborée  par les coordinations provinciales du CATSR ;

o      Augmentation du nombre d’intervenants qualifiés et compétents en travail social de rue ;

o      Capacité d’intervention des 26  institutions socio-éducatives  améliorée et renforcée ; 

o      Performance des  intervenants sociaux en matière de médiation et de réinsertion familiale ;

o      Les travaux du séminaire restitués et d’autres sessions de  formation   organisées ;

o      Elaboration des plans individuels des connaissances acquises durant la formation ;

o      Intégration de l’Approche « Travail social de rue » dans les institutions socio-éducatives ;

o      Articles sur le travail social de rue dans les 2 provinces publiés dans la revue « Parce que la rue existe » du CATSR.

Redynamisation des coordinations provinciales

L’équipe des formateurs était conduite par deux responsables du Secrétariat technique national du CATSR. Il s’agit du Coordonnateur Edho MUKENDI KAFUNDA et  du Secrétaire exécutif Job NKUNA KATENDE, qui ont tenu, à dynamiser les coordinations provinciales du CATSR dans les deux Kasaï. C’est dans ce sens que l’Organisation et le fonctionnement du CATSR ont fait l’objet d’une séance de travail organisée  à l’intention des travailleurs sociaux de Kananga et Mbuji – Mayi.

Pour mener au bon port les préparatifs et  garantir le déroulement  harmonieux du séminaire, un comité d’organisation de ces assises, au niveau local, a été mis en place.  Les membres de différentes commissions ont mis la main à la pâte. Ainsi, le  Ministre provincial du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique, Monsieur Emmanuel KANDE, a procédé à l’ouverture des travaux du séminaire, le lundi 04 août 2008 ; et il est revenu à la charge, le 13 du même mois pour clôturer  ces assises. Celles-ci ont été encouragées par le Bureau du Fonds des Nations Unies pour l’enfance au Kasaï Occidental (UNICEF/K.OCC) et la représentation du Bureau catholique international de l’enfance (BICE) dans cette province. 

I.                JOURNEE INAUGURALE : LUNDI 04 AOUT 2008

La journée inaugurale du séminaire de formation au travail social de rue organisé par le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR)  s’est déroulée le lundi 4 août 2008 au Centre « Bamamu Tabulukayi » de l’Archidiocèse de Kananga, situé dans la commune de Katoka, province du Kasaï Occidental.  Deux temps forts ont marqué cette journée, à savoir : la cérémonie d’ouverture et  le démarrage des travaux.

I.1. CEREMONIE D’OUVERTURE

La cérémonie d’ouverture a été présidée, dans l’avant-midi,  par Son Excellence Monsieur Emmanuel KANDE,  Ministre du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique et Représentant du Gouverneur de province.  Plusieurs allocutions ont été prononcées à cette occasion.

I.1.1. Mot de bienvenue du Coordonnateur provincial du CATSR

Après l’hymne national, le coordonnateur du CATSR dans la province du Kasaï Occidental, Monsieur Pontien Théodore MUAMBE TUAKAJIKA, a souhaité la bienvenue aux invités et  aux participants. «  L’avenir des enfants, leur encadrement  et leur promotion social font partie des éléments constitutifs du développement d’une Nation », a souligné le coordonnateur provincial  tout en  assurant l’assistance que le CATSR/KASAI OCCIDENTAL se porte bien en dépit des obstacles que la représentation provinciale  de ce réseau a surmontés.  Il a également assuré le gouvernement provincial du Kasaï Occidental que l’action du CASTR s’inscrit dans  la politique d’amélioration des conditions de vie de la population, mieux connue sous le vocable « 5 chantiers ».  Le CATSR a grandement besoin de votre soutien et compte sur votre appui pour son implantation à travers la province du Kasaï Occidental , a dit le coordonnateur Pontien MUAMBE.  Enfin, il a exhorté les séminaristes à participer activement aux travaux car, a-t-il martelé, « le CATSR est une porte ouverte au travail social de rue, à l’épanouissement de nos structures ».

I.1.2. Mot des formateurs

Au nom des formateurs, le Directeur général du Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), Monsieur KABW MUKANZ,  a fait observer à l’assistance que les enfants en rupture familiale  et sociale prolifèrent à travers les provinces  de la République démocratique du Congo malgré les efforts fournis par les pouvoirs publics et la société civile. Privés de toute action éducative susceptible de les socialiser, ces enfants  sont condamnés à vivre dans l’exclusion sociale.

Cette situation s’explique notamment par :

-        la persistance des causes de la rupture familiale dont la dégradation des conditions de vie des familles;

-        le nombre réduit des intervenants sociaux formés;

-        la médiocrité des interventions sociales pour combattre ce phénomène, lesquelles  interventions sont souvent limitées dans les centres d’hébergement.

C’est pourquoi, les formateurs remercient le CATSR d’avoir initié ce séminaire qui, espèrent-ils, pourra aboutir à la transformation des pratiques en faveur des enfants et jeunes en rupture familiale.

I.1.3. Mot d’encouragement du partenaire

Pour sa part, Monsieur MOUSSA SOW a, au nom de  Dynamo International, partenaire du CATSR,  remercié les travailleurs sociaux de rue congolais pour leur dévouement  qui, a-t-il dit, « n’est plus à démontrer ».  Le groupe pilote, autrement dit le Réseau international des travailleurs sociaux de rue, a-t-il ajouté, attache une importance aux travailleurs sociaux de la RDC.  Enfin, il a remercié et exhorté  l’autorité provinciale d’appuyer l’action du CATSR.

I.1.4.  Mot du Coordonnateur national du  CATSR

D’entrée de jeu, le coordonnateur national du CATSR, Monsieur Edho MUKENDI KAFUNDA, a remercié le Gouvernement de la Région wallonne de Belgique qui a subventionné ce projet ainsi que  le Gouverneur du Kasaï Occidental pour avoir accueilli favorablement et autorisé l’organisation du séminaire.

Pendant neuf jours de théorie et de pratique,  les formateurs et les acteurs de terrain vont cerner les différents contours du travail social de rue.  A la faveur de cette session de formation, les responsables du Secrétariat technique du CATSR poseront  les jalons de ce réseau dans la province du Kasaï Occidental et donneront de l’impulsion à la coordination du Kasaï Oriental.

I. 1.5. Discours d’ouverture du séminaire par le Représentant du Gouverneur

de province

Le Ministre du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique, Monsieur Emmanuel KANDE, Représentant du Gouverneur de province, a remercié le CATSR pour avoir associé le Gouvernorat à cette manifestation.  Le présent séminaire, a indiqué le Ministre, revêt une double signification. Il s’agit, d’une part, du renforcement des capacités  des intervenants sociaux ; et de la réinsertion socio-familiale  des enfants  comme résultat attendu des acteurs de terrain, d’autre part.  Bien encadrés, les enfants en rupture familiale seront utiles pour l’avenir de la Nation, comme certains d’entre eux l’ont, d’ailleurs démontré, lors de l’arrivée du Président Joseph Kabila à Kananga, a rappelé le Représentant du Gouverneur. Acteur social, le Ministre KANDE s’est dit heureux de se retrouver parmi les siens avant de procéder officiellement à l’ouverture des travaux du séminaire.

I.2. TRAVAUX DU SEMINAIRE

Après la cérémonie d’ouverture, la présentation croisée des participants, l’expression verbale et écrite des attentes, la présentation des objectifs du séminaire ont constitué l’essentiel des travaux de la première journée.

Les attentes

Ces attentes  ont porté  notamment sur la formation et l’appui institutionnel :

  1. Attentes liées à la formation

  1. Doter les séminaristes de connaissances approfondies, de  nouvelles méthodes et stratégies sur le travail social de rue ;
  2. Cerner les contours du travail social de rue par rapport aux pratiques existantes ;
  3. Acquérir des techniques  pour la réussite de la  réinsertion scolaire des filles mères et la lutte contre les grossesses non désirées;
  4. Dégager de  nouvelles pistes à exploiter pour amener la population à lutter contre le phénomène « Enfants de la rue » (EDR) ;
  5. Acquérir des connaissances pour lutter  contre les multiples cas d’échec de la réinsertion familiale des EDR ;
  6.  Développer la spécialisation dans le domaine du travail social de rue en rapport avec les bénéficiaires;
  7. Définir des stratégies pour lutter contre l’abandon des enfants par leurs familles et le refus des enfants de retourner en famille;
  8. Définir les  stratégies à  appliquer dans le cas des enfants dits sorciers ;
  9. Echanger sur la prise en charge des enfants sans lien familial ;
  10. Délivrer des brevets de participation aux séminaristes ;
  11.  Développer un travail en synergie entre les deux Kasaï ;
  12. Acquérir des  nouvelles connaissances sur  le cadre juridique de la protection des droits des enfants ;
  13.  Multiplier ce genre de formation en provinces. 

  1. Attentes relatives à l’appui institutionnel

  1. Renforcement  des capacités et maintien des actions du CATSR ;
  2. Installation du bureau du Comité provincial du CATSR ;
  3. Soutien matériel et financier aux structures ;
  4. Aide matérielle pour l’insertion économique des Enfants et autres nécessiteux ;
  5. Besoin d’appui économique pour des familles d’accueil.

La présentation des objectifs du séminaire  a mis un terme aux travaux de la première journée.

II.              DEUXIEME JOURNEE : MARDI 5 AOUT 2008

Avant de suivre le premier module de formation, les participants ont adopté, sous la modération de Monsieur Antoine KETIKILA,  l’horaire journalier et le code de bonne conduite pouvant régir la période du séminaire.  

Premier module : Développement, besoins et droits de l’enfant

Le formateur Sébastien KABW MUKANZ a, d’entrée de jeu, indiqué que les séminaristes seront, à la fin de ce module, capables :

§       de définir les concepts « enfant », « développement », « besoin » et « droit de l’enfant » ;

§       repérer les étapes du développement de l’enfant ainsi que les  besoins et les droits de ce dernier ;

§       découvrir la relation qui existe entre ces concepts ;

§       identifier les différents  milieux de vie de l’enfant et leur importance;

§       repérer des problèmes des enfants sur base de la classification de leurs besoins et de leurs droits.

Abordant ce  module,  le formateur qui s’est appuyé sur les travaux (résultats des échanges) des participants répartis en cinq groupes, a défini successivement les termes de base du thème à développer.

  1. DEFINITION DE CONCEPTS

1.1.         Enfant

Ce concept a été défini de plusieurs manières :

a)    Selon la culture kasaïenne, l’enfant est compris comme :

§       Un être humain dépendant de l’autre qui lui est supérieur ;

§       Un être incapable d’accomplir les fonctions sociales propres aux adultes ;

§       Un être faible  qui se laisse faire ;

§       Un être inférieur ayant des droits de la part d’une personne supérieure, etc. 

b)    Le  Dictionnaire des synonymes définit  l’enfant en termes de petit, court, faible, réduit, délicat, etc.

c)     Selon le Droit congolais, l’enfant est un être humain âgé de moins de 18 ans révolus et irresponsable de ses actes ;

d)    Selon la  Convention relative aux droits de l’enfant, celui est tout être humain âgé de moins de 18 ans, sauf  si la constitution du pays lui accorde la majorité plus tôt ;

e)    La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, quant à elle, définit l’enfant comme toute personne mineure âgée de moins de 18 ans.

Différents éléments permettent de définir l’enfant, notamment :

-        âge,

-        fragilité,

-        immaturité,

-        insécurité…

-        dépendance vis – à – vis des adultes

1.2.         Développement

Dans ce contexte, le  développement est considéré comme une croissance physique, intellectuelle, psychologique, biologique, morale et mentale de l’enfant.  Ainsi, KABW MUKANZ a-t-il commenté cette réalité en ces termes : « Depuis la conception, l’enfant se développe, passe d’un stade inférieur vers un stade supérieur, du stade de fœtus, bébé, d’enfant, enfant pubère, adolescent pour devenir un adulte ; de la vulnérabilité à la maturité et à la responsabilité, de  la dépendance à l’autonomie et à la coopération ». Ce développement  se réalise par  des étapes  résumées dans le tableau ci-dessous :

Etapes

Appellation

Groupes de besoins

et de droits

de  0 à 3 ans

Petit enfant (bébé)

Survie

de 4 à 6 ans

Enfant

Développement

de 7 à 12 ans

Pubère (pré adolescent)

Protection

de 13 à 17 ans

Adolescent

Participation

1.3.         Besoin

Comme l’exige la méthode participative, les séminaristes se sont exercés à définir le terme « besoin » à la demande du formateur.  L’auditoire a ainsi défini le besoin comme : une manifestation interne et physiologique  qui pousse  l’homme à poser un acte pour sa satisfaction, une nécessité, un désir, une aspiration.

Dans le même sens, KABW MUKANZ a défini le besoin comme une exigence ressentie, un désir, une aspiration, une condition à remplir pour vivre ou survivre.  Pour illustrer ces définitions, il a présenté l’échelle hiérarchique de besoins élaborée par Abraham MASLOW sous forme de pyramide :

                                   triangle

  

Tous les besoins de l’homme se définissent en besoins sociaux. Et les besoins sociaux sont répartis en besoins vitaux et besoins pour la vie en société. Et le formateur de préciser :

  • les besoins vitaux sont indispensables. Il s’agit, a-t-expliqué , des besoins physiologiques et de sécurité ;
  • les besoins pour la vie en société : c’est le cas de besoins d’appartenance à une nation ou à un groupe social, les besoins d’estime, d’accomplissement.

1.4.         Droit

De manière générale, le  terme « droit » est défini sous deux angles :

  • Ensemble des textes régissant les rapports entre particuliers et entre les communautés dans une société donnée ;
  • Ensemble des prérogatives inhérentes à la personne humaine reconnues à un individu ou à un groupe d’individus.

Comme pour toute personne humaine, l’enfant a aussi des droits à côté des obligations qui lui incombe.  Ces droits sont les besoins identifiés et jugés utiles et nécessaires pour la croissance et le développement de l`enfant, a indiqué KABW MUKANZ.  Tout le monde s’est accordé sur le fait que l’enfant a non seulement des droits mais aussi des devoirs. Ses besoins doivent être satisfaits et  ses droits respectés. Tout cela, pour le développement de l’enfant.

  1. DIFFERENTS MILIEUX DE VIE DE L’ENFANT ET  LEUR IMPORTANCE

A ce sujet, le formateur a montré que l’enfant évolue, durant son développement, dans différents milieux : le sein de sa mère, la maternité, la famille, l’école,  l’église, la communauté et la tombe. Ces différents milieux ont pour rôle d’aider l’enfant à trouver des ressources pour satisfaire ses besoins et  jouir de ses droits. Le passage d’un milieu à un autre se fait dans un délai de temps bien déterminé.

Des exercices sur  la classification des besoins et des droits des enfants ont été faits par les participants sous la conduite du formateur. 

Deuxième module : Introduction au travail social

Après avoir fixé les esprits sur les droits et les besoins des enfants dont la satisfaction garantit le développement de ces êtres fragiles et accordé ainsi les violons avec les séminaristes,  le formateur KABW MUKANZ a introduit le thème sur le travail social.  Il a  commencé par définir les concepts techniques de base,  avant d’aborder  les étapes de l’évolution historique du travail social,  de parler de  demandeurs de ce type de travail et de se pencher, enfin, sur les zones d’intervention dans ce domaine.

1.     DEFINITIN DES CONCEPTS

1.1.         Travail social

Après avoir entendu et commenté les différentes acceptions du travail social avancées par les participants, KABW MUKANZ a partagé avec les séminaristes quelques perceptions classiques du travail social:

§       Selon la définition des Nations Unies de 1959, le travail social est une activité visant à aider à l’adaptation réciproque des individus et de leur milieu social.

Cet objectif est atteint par l’utilisation de techniques et de méthodes destinées à permettre aux individus, aux groupes et aux collectivités de faire face à leurs besoins, de résoudre les problèmes que pose leur adaptation à une société en évolution, grâce à une action coopérative, d’améliorer les conditions sociales et économiques.  Ici, le formateur a insisté sur  l’interaction entre l’individu et son milieu social en ces termes : « lorsqu’il n’y a pas changement dans le milieu social, il n’y a pas adaptation ». A titre d’exemple, le travailleur social doit aider l’enfant et le milieu social à renoncer à la violence.

§       Pour Jacques Ladsous, « Tout homme est capable d’évoluer. Le travail social est là pour permettre aux gens de cheminer vers autre chose que le moment précis. » Commentant cette thèse, le formateur a soutenu que tout travailleur social qui ne partage pas le point de vue de Jacques Ladsous doit alors arrêter son action auprès des personnes qu’il accompagne.

§       Une autre définition est celle de Jean Michel Belorgey (1988). Pour cet auteur, « le travail social est le travail de la société sur elle-même, en vue de donner au tissu social à la fois plus de souplesse et plus de cohésion ».

§       D’après le Conseil économique et social (2000): « Le travail social a pour vocation première d’aider à ce qu’une personne, une famille ou un groupe de personnes ait accès aux droits que la société lui confère, et crée ou recrée des liens sociaux. » A la lumière de cette perception, l’objectif du travail social, a martelé le formateur, consiste à rendre aux plus dépendants l'autonomie qui leur permettrait d'affirmer leur propre originalité, tout en bénéficiant d'une intégration suffisante.

§       Selon les normes internationales, « le travail social, comme profession, s’emploie à promouvoir le changement social et la solution de problèmes dans les relations humaines de même qu’il aide les hommes à se donner du pouvoir et à se libérer en vue d’un plus grand bien - être ». S’appuyant sur des théories du comportement humain et des systèmes sociaux, ce type de travail intervient dans le champ des interactions entre les personnes et leur environnement.

Les droits de la personne et la justice sociale sont des principes fondamentaux de l’action en travail social (et non la pitié ou la charité).

Des questions relatives  à la réinsertion familiale et sociale  d’enfants dits sorciers  et à l’attitude que le travailleur  social devrait adopter face à la situation d’un enfant qui refuse de rentrer dans sa famille biologique alors que celle-ci déclare ne l’avoir pas chassé, ont été soulevées par les participants et discutées avec la délégation des travailleurs sociaux venus de Kinshasa.  Après échange des vues, le formateur  KABW MUKANZ a invité  les séminaristes à considérer que beaucoup de cas de sorcellerie sont forgés pour incriminer les enfants et ce phénomène, s’il existe, doit être vu et placé dans son contexte d’antan, c’est-à-dire un phénomène réservé aux chefs coutumiers et autres personnes de leur rang et pas à l’enfant.  Concernant le second cas, le même formateur a conclu, après discussion,  que le rôle du travailleur social est  celui de suppléance, d’accompagnateur. Le travailleur social, a-t-il dit, doit aider la famille et l’enfant à résoudre leur problème.

III.             TROISIEME JOURNEE : MERCREDI 06 AOUT 2008

Au cours de la troisième journée, Monsieur  KABW MUAKNZ a poursuivi le module relatif à l’introduction au travail social. Avant de brosser l’historique du travail social et d’aborder d’autres aspects de ce thème, le Directeur général du CAFES a  partagé sa compréhension des « problèmes sociaux » et du « travailleur social » avec les séminaristes.

1.2.         Les problèmes sociaux

Il existe deux types de problèmes : les problèmes individuels, concernant une personne, une famille ou un groupe ; et les problèmes sociaux, ceux qui touchent une plus grande population.

La définition du terme « problème » se réfère à deux approches : besoins et droits.

Ainsi, l’on parle de problème en termes de difficulté à satisfaire un besoin ou à jouir d’un droit.  Aussi, convient-il de percevoir un problème comme une incapacité à satisfaire un besoin ou à jouir d’un droit.  Etablissant un lien entre travail social et besoins ou droits, le formateur a soutenu  que le travailleur social n’intervient que là où  il y a menace d’un besoin ou d’un droit ;  et aussi,  là où l’on observe l’incapacité à satisfaire un besoin  ou la violation d’un droit.   Lorsqu’un besoin se fait sentir, sa satisfaction  nécessite des ressources et la facilité d’y accéder.  Le formateur a ainsi épinglé deux cas :

  • Lorsqu’il y a insuffisance des ressources : on parle de difficulté à résoudre un problème ou à satisfaire un besoin ;
  • En cas d’absence des ressources : il y a incapacité à résoudre un problème ou à satisfaire un besoin.

Il convient de noter que la satisfaction des besoins dépend de la décision du sujet et des partenaires concernés.

1.3.         Le  travailleur social

C’est  un professionnel dont la fonction est d’accompagner des personnes souvent exclues des dispositifs de droit commun. Il connaît l’homme en situation difficile, le milieu dans lequel il vit ainsi que les méthodes d’intervention en vue de l’aider à trouver des solutions à ses problèmes. C’est l’acteur dans la vision du changement social.

La Fédération internationale des travailleurs sociaux est plus prolixe encore. Sur son site web, elle définit la profession d’assistant social ou de travailleur social comme celle qui « cherche à promouvoir le changement social, la résolution de problèmes dans le contexte des relations humaines et la capacité et la libération des personnes afin d’améliorer le bien-être général ».

2.     ETAPES DE L’EVOLUTION HISTORIQUE DU TRAVAIL SOCIAL

L’intervention en faveur des personnes en situation difficile est passée par les étapes suivantes:  

                                                                                                                                                                      

Services sociaux

Travail social

 

 

Assistance publique

 

Charité

Assistance

 


Par « charité », il sied d’entendre des services de bien-être social destinés aux nécessiteux ;  l’assistance est synonyme d’une aide, d’un soutien ou d’un réconfort qui ne vise pas à résoudre un problème ; l’assistance publique s’adresse généralement aux personnes frappées par une calamité ;  le service social vise à améliorer les conditions de vie des défavorisés tandis que le travail social  accompagne les personnes en situation difficile de manière à les rendre autonomes.

Cette évolution  de l’intervention au bénéfice des nécessiteux a poussé le formateur à faire avec les séminaristes la distinction entre les maisons d’hébergement et les centres d’encadrement : une maison d’hébergement récupère les enfants ou autres personnes vulnérables, les nourrit, les vêtit et se limite là tandis qu’un service d’encadrement des enfants, par exemple, récupère ces derniers, les occupe avec un travail rémunérateur. Certains  peuvent rentrer en famille et revenir chaque jour pour travailler ; d’autres peuvent résider dans leur milieu habituel (marché, gare…)  tout en exerçant des activités que propose le centre. 

Cependant, il ne faut pas se limiter à ces services. L’idéal  consiste à accompagner les personnes en situation difficile et parvenir à résoudre, avec elles, leurs problèmes. Pour ce faire, il est recommandé de faire un travail de fourmi pour découvrir les véritables causes  de leur situation. 

3.     LES DEMANDEURS DU TRAVAILSOCIAL

Les demandeurs du travail social sont généralement des  personnes aux prises avec des problèmes sociaux, des personnes qui éprouvent des difficultés à s’adapter aux réalités socio-économiques de leur temps. Ce sont des personnes en situation difficile ou des  personnes vulnérables. Elles se trouvent dans ce qu’on appelle « la situation de maladie sociale ».  En voici quelques catégories : veufs/veuves,  orphelins, personnes vivant avec handicap, enfants abandonnés, albinos, personnes sans asile, etc.

4.     LES ZONES D’INTERVENTION DU TRAVAIL SOCIAL

Accordant  beaucoup d’importance à ce point,  le formateur a dit que des éléments négatifs et positifs  qui surgissent  dans la société engendrent des problèmes humains et sociaux et par conséquent, les personnes sont confrontées aux difficultés sociales. Cette réalité crée au sein de la société trois zones sociales  représentées dans le graphique ci-dessous :  

                   

Zone d’exclusion sociale

(Traitement)

Zone de risques

(Prévention)

Zone d’intégration sociale

(Travail social promotionnel)

Trois niveaux de travail social se dessinent :

§       Le travail social curatif ou le traitement s’adresse aux personnes dont la « maladie sociale » est déjà déclarée. C’est le cas, par exemple, des  enfants mal nourris, des enfants en rupture scolaire ou en rupture familiale, etc. Ce travail social les aide à trouver des facilités de s’assurer la sécurité alimentaire, la réinsertion scolaire ou familiale, et non seulement la réunification.

§       Le travail social préventif s’adresse aux enfants ou adultes en situation de risque ou de danger social. C’est le cas des enfants dont la fréquentation scolaire se fait en dents de scie, ceux qui sont soumis au délestage alimentaire, des foyers submergés par des conflits fréquents, etc. Le travail social préventif les aide à ne pas sombrer dans la situation de maladie sociale, dans la rupture scolaire ou familiale, sans oublier le divorce.

§       Enfin, le travail social promotionnel s’adresse aux personnes vivant dans la zone d’intégration sociale pour les aider à améliorer les conditions de leur existence.

Il s’est avéré que presque tous les efforts des acteurs sociaux  sont concentrés dans la zone d’exclusion sociale, en aval, laissant la situation se dégrader en amont, c’est-à-dire dans  les autres sphères. Ce qui alimente le fleuve des problèmes sociaux, fait accroître le nombre des personnes en situation difficile  et rend donc  presque  nuls les efforts consentis.

Cette situation a  amené le formateur à parler de 4 vases :

  1. Le premier, en  bon état ;
  2. Le 2ème, troué ;
  3. Le 3ème, renversé ;
  4. Le 4ème, cassé.

Expliquant cette  figure, Monsieur KABW MUKANZ a dit que les personnes qui sont dans la zone d’exclusion sociale ou dans celle de  risque proviennent de trois derniers vases.  En s’occupant de ces personnes qui, demain, doivent rentrer dans ces vases troué, renversé et cassé, il sied absolument  de réparer  ces vases  pour qu’ils soient en mesure d’accueillir et de contenir ces personnes. Sinon, le travail est nul.

Un exercice sur la rivière de la vie a permis aux séminaristes de constater que presque  tous  les cycles de vie connaissent des obstacles et des avancées. Ces rivières (cycles de vie) ont vu leurs lits s’élargir grâce aux efforts personnels ou aux apports extérieurs. Ce qui manque à beaucoup de gens, c’est bien les apports extérieurs.

Le travailleur social, comme l’a fait remarquer l’équipe de formateurs, doit s’appuyer, dans l’exercice de son métier,  sur divers outils dont le tableau de classification des besoins et des droits, la rivière de la vie, etc. 

IV.           QUATRIEME JOURNEE : JEUDI 7 AOUT 2008

Les échanges de  cette journée ont gravité autour du travail social de rue proprement dit. 

Troisième module : Travail social de rue : 3 axes 

                                 et processus d’intervention

Le formateur Moussa SOW  a abordé ce thème par un exercice. Après répartition des participants en groupes, il leur a demandé de définir le travail social de rue.  En s’appuyant sur les définitions des participants, il  a regroupé les différentes réponses  sous  ce questionnement :

  1. Quoi             : le travail social de rue, une activité ;

  1. Où               : Il se passe dans un milieu ouvert (marché, gare…). Il a montré,

                             à titre indicatif, que le travail social de rue  s’effectue entre la famille et l’école. On ne peut pas faire abstraction de la rue ;

  1. Quand          : A tout moment ;

  1. Comment     : Agir en profondeur, faire preuve d’ingéniosité, s’adapter aux

                             réalités de terrain, utiliser rationnellement  divers outils ;

  1. Par qui         : homme ou femme bien outillé (formé) ayant foi en ce qu’il (elle)

                            fait. Bénévoles. A ce propos, le formateur a recommandé la rétribution du travailleur social et stigmatisé  ainsi le bénévolat. Le travailleur social risque de devenir lui-même un cas social s’il n’est pas rémunéré, a-t-il prévenu.

  1. Pourquoi      : cette question renvoie à la finalité : réinsertion sociale, amener

                            la personne en situation difficile à jouir de ses droits, adaptation réciproque de la personne nécessiteuse avec son milieu social, etc.

TROIS AXES D’INTERVENTION 

  1. Aide individuelle

L’individu est l’acteur principal dans l’action sociale. Chaque individu constitue une particularité.

  1. Action collective (travail de groupe)

Travailler avec l’individu, c’est  aussi tenir compte du milieu  dans   lequel il vit (famille, collectivité).

  1. Action communautaire (changement)

Le changement qui constitue la finalité de l’intervention sociale ne peut être réalisé si le travailleur social de rue n’implique pas la communauté.  A titre illustratif, tant que la communauté n’aura pas changé sa vision sur les enfants en rupture familiale et sociale, le travail abattu n’aura pas d’effet.

D’où, la nécessité de travailler avec l’individu, la famille (collectivité) et toute la communauté.

PROFIL DU TRAVAILLEUR SOCIAL DE RUE

Par la suite, Antoine KETIKILA a relayé Moussa SOW pour parler du profil du travailleur social de rue qui se résume en  ces éléments :

§       Motivation réelle – militantisme ;

§       Connaissance de l’enfance et de l’adolescence  et de l’adulte (normal et pathologies) ;

§       Pas de crainte de la rue ni de la personne en situation difficile ;

§       Bonne maîtrise de la problématique « rue » ; 

§       Pas de jugement anticipé ;

§       Neutralité ;

§       Relation d’égalité ;

§       Grandes capacités d’autocritique (remise en question continue)

§       Sens du travail en équipe ;

§       Qualités impératives : observation, attitude d’écoute, potentialité

§       Vocation.

PROCESSUS D’INTERVENTIONDANS LE TRAVAIL SOCIAL DE RUE

Moussa SOW et Antoine KETIKILA ont  résumé  le  processus d’intervention dans ce tableau :

1. Connaissance  du milieu (Rue) – Etude du milieu

  • S’informer sur le problème
  • Enquêtes sociales

2. Présences sur le terrain

C’est le Zonage

  • Observer directement sans intervenir
  • Confirmer et infirmer
  • Identifier ce qui se passe (les activités)

3. Identification : Se présenter

  • Qui suis-je ? Pourquoi  je suis là ?
  •  Se faire connaître et se faire accepter par les habitants du quartier et les Enfants et jeunes
  • Créer la rencontre (l’espace de relations avec les PSD (CONTACT) 
  • Travailler la relation    

4. Intervention directe

NB. Sur base d’un projet                                             

  • Mise en place d’un certain nombre d’activités pour arriver à  amorcer :
  • Aide individuelle
  • Action collective
  • Action communautaire=Conscientiser le public et interpeller le pouvoir public sur une problématique

Les deux intervenants ont enfin fixé les participants sur les outils du travailleur social de rue  (TSR), les domaines d’intervention du travail social et quelques problèmes rencontrés par les enfants en  difficulté.

LES OUTILS DU TRAVAILLEUR SOCIAL DE RUE (TSR)

  • Cahier journalier des tournées des quartiers
  • Dossier individuel des jeunes
  • Cahier des rapports hebdomadaires
  • Fiches des activités collectives
  • Planning hebdomadaire (prévision horaire de travail) de chaque intervenant social, etc.

DOMAINES D’INTERVENION DANS LE TRAVAIL SOCIAL

1)     La prévention

2)     L’insertion et la réinsertion

3)     L’Hébergement

4)    La santé et la nutrition

5)    Education formelle et non formelle

6)     Protection et Défense des droits

QUELQUES PROBLEMES DES ENFANTS EN DIFFICULTE

  • Décrochage scolaire
  • Difficultés matérielles des parents (logement)
  • Maltraitance
  • Petite délinquance
  • Divorce des parents
  • Difficultés matérielles (recherche emploi)
  • Santé
  • Manque des loisirs
  • La faim
  • Accusé de sorcellerie

5ème  JOURNEE : VENDREDI 8 AOUT 2008

Le formateur KABW MUKANZ est revenu à la charge la cinquième journée pour exposer sur la méthodologie de l’intervention sociale.

Quatrième module : Méthodologie de l’intervention sociale

Pour l’amélioration de leur situation, les personnes en situation difficile entendent voir les travailleurs sociaux élaborer et exécuter une série d’interventions sociales en leur faveur. Celles – ci peuvent se définir facilement comme étant « ce que le travailleur social fait de façon consciente et volontaire, afin de modifier la situation du client ».

Selon De Robertis Christina, l’’intervention sociale  est synonyme de « vouloir agir ». Intervenir dans une affaire veut dire « prendre part volontairement, se rendre médiateur, interposer son autorité». L’intervention sociale est le processus par lequel des professionnels en travail social apportent une aide, une assistance, un soutien ou un appui et  un    accompagnement aux personnes en difficultés sociales.

A la lumière  de  ces  définitions, KABW MUKANZ a déduit que « l’intervention sociale est une action menée par des professionnels selon des savoir-faire explicites qui vise à permettre à des personnes en difficultés sociales d’agir sur elles-mêmes et sur leur environnement pour que leurs conditions sociales s’améliorent, dans un but immédiat, moyen et/ou plus long terme (lointain) ».

Dans cette optique, il a partagé avec les séminaristes son entendement de certains concepts de base de l’intervention : changement, contradiction, interdépendance, équilibre dynamique.

  1. DEFINITION DES CONCEPTS

1.1.  Changement

Le changement suppose une modification qui peut être brusque, rapide et même inattendue ou progressive s’inscrivant dans une évolution lente que l’on appelle alors développement.

1.2.    Contradiction

La contradiction fait allusion à la coexistence, au même instant,  des sentiments opposés : amour-haine ; joie-tristesse, etc. Selon l’explication fournie par le formateur, la notion de contradiction nous amène à regarder tout ce qui nous entoure comme indissolublement lié à son contraire ; à percevoir chaque événement dans son rapport contradictoire entre le positif et le négatif, le bon et le mauvais.

1.3.    Interdépendance

Par « interdépendance », il convient d’entendre les liens entre les différentes parties qui composent un champ social. Ce qui signifie qu’il existe entre les individus et leur environnement, entre différents individus et le milieu social, entre des groupes divers dans un même champ social,  des relations et des influences réciproques. A titre d’exemple, le formateur a fait observer que lorsqu’on agit sur un enfant qui vit dans une famille; on agit, par ricochet, sur cette famille. L’influence exercée sur l’enfant  est ressentie par la famille.

1.4.  Equilibre dynamique

Lorsque les concepts « changement », « contradiction » « interdépendance » sont appliqués au travail social, ils permettent au travailleur social de rue de percevoir la situation de la personne en situation difficile en termes d’équilibre dynamique.  L’intervention sociale devient alors le fait de vouloir agir, prendre par volontairement dans une affaire.

  1. MODELES D’INTERVENTION SOCIALE

Deux  différents  modèles :

2.1.  Modèle médical

L’intervention sociale a pendant une très longue période emprunté au modèle de traitement médical bon nombre de ses références méthodologiques et de sa terminologie, notamment en ce qui concerne la méthode psychosociale individualisée. Le formateur a énuméré les étapes suivantes :

§       étude (recherche) de la situation ;

§       diagnostic social ;

§       traitement ;

§       évaluation ;

§       fin du traitement.

2.2.  Modèle d’intervention

Ce modèle, a expliqué KABW MUKANZ,  consiste à comprendre la dynamique sociale et psychologique dans laquelle se trouve la personne en difficulté, définir les objectifs précis de changement à atteindre et les moyens pour y parvenir.

Cette définition des objectifs  et des moyens est souvent appelée une action ou une intervention ou encore mieux un projet. La définition des objectifs et le choix  des moyens sont alors faits en confrontant les projets de différents partenaires en présence, la négociation aboutissant à un projet commun. A la base de ce modèle, il y a la conception  du rôle du travailleur social comme « agent de développement » (changements personnels ou individuels, familiaux et sociaux).

3. ACTIVITES ET ROLES DANS L’INTERVENTION INDIVIDUELLE

L’intervention individuelle en travail social vise, d’une part, à accompagner une personne dans ses souffrances afin qu’elle puisse leur donner un sens ; et d’autre part, l’aider à obtenir le plus grand nombre de ressources possibles afin qu’elle puisse participer activement à son devenir individuel et au devenir collectif de la société en tant qu’actrice sociale.

Il existe quatre activités et quatre rôles dans l’intervention individuelle en travail social :

3.1. Activités

La première activité consiste à  travailler avec une personne cliente afin de l’aider à obtenir des ressources dont elle a besoin pour changer la situation – problème à laquelle elle est confrontée.

Il y a deux sortes de ressources :

  1. les ressources dures : elles comprennent notamment l’argent, la nourriture, le logement, les services médicaux, etc.
  2. les ressources molles : comprenant l’attention, le respect, la reconnaissance sociale, l’amour de soi et des autres.

La seconde activité consiste à  travailler auprès d’individus ou de collectivités non directement touchés par la situation de la personne cliente, mais qui sont en mesure de fournir certaines ressources dont cette dernière a besoin.

La troisième activité consiste à  travailler avec un groupe de personnes vivant une situation – problème commune afin de les aider à obtenir les ressources dont elles ont besoin pour changer la situation problème à laquelle elles sont confrontées.

La quatrième activité consiste à travailler auprès d’individus, de groupes ou de collectivités ne vivant pas nécessairement une situation problème donnée, mais qui sont en mesure de contribuer à la création de nouvelles ressources et au développement social plus large.

3.2. Rôles

Le premier rôle joué par l’intervenant social est celui de « personne ressource, de consultant, de soignant » dont les principales fonctions sont de :

·       soutenir et de respecter la personne dans l’expression de sa souffrance ;

·       découvrir avec elle les ressources dont elle a besoin pour améliorer sa situation, repérer celles qui existent, celles que l’on peut fournir soi-même, celles qui peuvent être obtenues ailleurs et celles qui doivent être créées ;

·       travailler avec la personne à obtenir ces ressources, soit en réalisant avec elle un plan d’intervention, soit en la dirigeant ailleurs.

Le second rôle est celui de courtier  dont les principales fonctions sont :

·       d’inventorier et d’évaluer les ressources existantes ;

·       d’établir et de maintenir de bons contacts avec les responsables de ces ressources ;

·       de signaler tout manque sur le plan des ressources existantes et, dans la mesure du possible, de s’assurer que ces manques soient comblés.

Le troisième rôle est celui de médiateur dont la principale fonction est de favoriser une meilleure interaction entre les parties en cause, en recherchant les intérêts communs et en identifiant les obstacles à éliminer.

Le quatrième rôle est celui d’avocat ou de défenseur des droits dont les principales fonctions sont de :

·                    lutter avec la personne ou en son nom pour défendre son droit à une ressource qui lui est refusée ;

·                    regrouper les personnes aux prises avec le même manque de ressources dans la lutte pour le respect de leurs droits.

  1. LES PARAMETRES DE TRAVAIL

Quatre paramètres favorisent le pouvoir d’agir des personnes en interaction, selon Ausloos, auteur d’un ouvrage intitulé  « La compétence des familles » (1995), cité par le formateur.  Il s’agit de :

·       la compétence ;

·       l’information pertinente ;

·       le temps ;

·       le chaos.

1.     La compétence

Si l’on veut promouvoir la prise en charge des familles, il faut mettre l’accent sur les compétences et non sur le comportement des familles en termes de difficultés, de faiblesses, de manque d’habiletés, voire de déviance.

Si une famille reste en équilibre dans des conditions difficiles, cela signifie qu’elle a des compétences pour cela. Ausloos ajoute « qu’une famille ne peut se poser que des questions qu’elle est capable de résoudre ». 

2.     L’information pertinente

Il s’agit de l’information qui circule dans la famille et qui y retourne pour informer le système sur son propre fonctionnement. Il ne faut se limiter à recueillir des données, mais bien faire circuler l’information entre les membres du système familial.

Ce, en en leur faisant découvrir des choses qu’ils ne savaient pas sur leurs relations. Ce principe de circularité d’une information pertinente constitue un facteur central dans les dynamiques thérapeutiques dans la mesure où il permet aux familles de trouver des solutions à leurs problèmes.

3. Le temps

La perception du temps diffère fortement selon les cultures, les contextes, les circonstances, les lieux, les sujets les sensations agréables ou désagréables.

Si par exemple, Il a fallu vingt ans pour développer un problème d’alcoolisme, il serait utopique de penser que vingt et un jour de désintoxication ou dix rencontres suffisent pour traiter efficacement le problème en question. On travaille plus avec les personnes qu’avec les problèmes. Cette approche du temps a des effets bénéfiques sur le travail social, car, elle contribue à créer des conditions de co-responsabilité propices aux changements selon les rythmes propres aux systèmes familiaux.

4. Le chaos

En tenant compte du principe d’équifinalité, à savoir que plusieurs voies peuvent mener à un même but, et vice versa, nous débouchons nécessairement sur la notion d’imprévisibilité. Comme travailleurs sociaux, nous ne pouvons pas savoir au départ ce qui a mené à tel ou tel problème, et encore moins ce qui permettra de le résoudre.

C’est dans le cours des échanges et des contenus avec les personnes, non connues à priori que, que nous trouvons souvent des solutions créatrices.

Le chaos n’est pas seulement synonyme d’échec, d’aliénation et de dégradation. Il est également source de vie et de changement.

  1. ETAPES DE L’INTERVENTION SOCIALE

 Sept étapes :

  1.  
    1. Contact avec la personne en situation difficile (PSD);
    2. Connaissance de la PSD ;
    3. Rédaction ou élaboration du ou des projet(s) d’intervention ;
    4. Mise en œuvre, exécution ou réalisation du projet (des projets) ;
    5. Suivi ;
    6. Evaluation  (mesurer le degré d’atteinte des objectifs et l’impact) ;
    7. Clôture ou fin de l’intervention.

.

A propos de la septième étape, Monsieur KABW MUKANZ a précisé  que l’intervention peut déboucher sur une réorientation du projet en cas d’échec.

SIXIEME JOURNEE : SAMEDI  09 AOUT 2008

Au programme de cette journée, deux modules : le premier relatif à la Recherche- action  participative ; et le second portant sur l’Organisation et le fonctionnement du CATSR.

I.              Recherche- action  participative

D’entrée de jeu, l’intervenant KABW MUKANZ a précisé que la Recherche-action participative  (RAP)  est un outil du travail social avant de décortiquer les concepts clés  et d’épingler les étapes de la RAP.

a)    DEFINITION DES CONCEPTS

1.     Recherche

C’est tout simplement un exercice pour approfondir une situation, un problème.

2.     Action

Le terme  « action » renvoie à ce que l’on fait d’une manière consciente.

La recherche éclaire l’action et celle-ci détermine la recherche, a dit le formateur. Dans ce cas, le demandeur social (PSD) est considéré comme  co-chercheur et le travailleur social comme facilitateur.

3.     Participation

La participation est un apport.  Il y a participation lorsque l’apport de chaque partie est bien identifié.  En effet, la participation doit déboucher sur la responsabilisation de la personne en situation difficile  qui devient alors autonome.  Par l’exemple des femmes de Djamena, au Tchad,  qui ont reçu un moulin pour alléger leurs souffrances,  et ont fini par le retourner à l’expéditeur, considérant cet engin comme une charge,  le formateur à illustrer l’importance de la participation du co-chercheur à la recherche-action.  

b)    ETAPES DE LA RAP

§       Identification des besoins ;

§       Classification des problèmes ;

§       Sélection d’un problème ;

§       Manifestation du problème ;

§       Analyse systémique du problème ;

A partir d’un enfant amené dans la salle, le formateur s’est fait travailleur social en appliquant  ensemble avec les apprenants les différentes étapes de la RAP ; l’enfant étant donc considéré comme co-chercheur.  

II.           Organisation et le fonctionnement du CATSR

Profitant de ce séminaire, les responsables du Secrétariat technique national du CATSR ont tenu à redynamiser les comités provinciaux de deux Kasaï.   C’est cette optique qu’une séance de travail a été consacrée à l’organisation et au fonctionnement du CATSR.

I.                QUID DU CATSR ?

Le coordonnateur national, Monsieur Edho MUKENDI KAFUNDA, a commencé par brosser l’historique du CATSR qui est un réseau d’organisations issu du séminaire international de formation au travail social de rue organisé à Kinshasa, du 03 au 07 avril 2006. Le CATSR a été formalisé et créé le 22 décembre 2006 à la suite d’une convention de partenariat signée avec l’ONG Dynamo International, basée à Bruxelles et dirigée par Monsieur Edwin de Boevé. Neuf ONG ont signé ladite convention : Jeunesse Avenir, Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), PAX JUNIORS,  Comité des droits de l’homme et développement (CODHOD), CROIX-ROUGE, Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), CEPRODEKI, Cœur compatissant (COCOM), ANGES DU  CIEL. 

II.              MISSION ET OBJECTIFS DU CATSR

Le CATSR  a pour mission   de valoriser et  promouvoir le travail social de rue par :

a)    l’identification des  acteurs,  des  ONG et réseaux d’associations intervenant dans le domaine du travail social de rue en vue d’impulser une synergie des d’actions sans étouffer la singularité de chaque acteur et le fonctionnement de chaque structure ;

b)    l’impulsion et le renforcement du travail des acteurs sociaux de rue à travers des commissions thématiques ;

c)     la lutte pour la reconnaissance sociaIe et légale du métier de travailleur de rue ;

d)    la défense des intérêts des travailleurs sociaux de rue auprès des pouvoirs publics et d’autres partenaires ;

e)    la coopération avec le réseau international des travailleurs sociaux de rue ;

f)      Le plaidoyer pour le bien-être des personnes en situation difficile.

Pour bien valoriser et promouvoir le travail social de rue, le Secrétariat technique du CATSR a mis en place quatre commissions thématiques permanentes (Formation, Cadre légal de protection des enfants et des jeunes, Protection et promotion du statut du travailleur social de rue, Projets et mobilisation des ressources).

III.            FONCTIONNEMENT DU CATSR

Le CATSR, a expliqué le coordonnateur Edho MUKENDI,   doit fonctionner de la même manière, tant au niveau national que provincial.

Et le secrétaire exécutif national, Monsieur Job NKUNA KATENDE, de compléter  en insistant sur le secrétariat technique provincial comme organe moteur en ce sens qu’il assure, comme au plan national,  la gestion de toutes les ressources humaines, matérielles et financières du réseau. Il prend, a-t-il souligné, des initiatives nécessaires  et agit en toute responsabilité dans l’intérêt du réseau.  Il est composé d’un coordonnateur, d’un secrétaire exécutif et des responsables des commissions.

Quant à la taille des bureaux de représentation provinciale du CATSR, elle évolue  selon les réalités du milieu, a  précisé le secrétaire exécutif Job NKUNA, se basant sur les statuts de  ce réseau.

Les coordonnateurs provinciaux de deux Kasaï (Oriental et Occidental) ont été donc invités à travailler avec dévouement en s’appuyant sur des ressources humaines capables de mener le navire au bon port.

SEPTIEME JOURNEE : LUNDI 11 AOUT 2008

La journée du lundi 11 août 2008 a été réservée aux travaux de terrain pour l’expérimentation des connaissances acquises.  Douze (12) équipes, composées de trois (3) personnes chacune,  ont effectué des descentes sur  différents sites ciblés dans la ville de Kananga en vue de palper du doigt les réalités au regard des techniques et méthodes apprises pendant la formation.

Le constat qui s’est dégagé de cet exercice est le suivant :

  • Les méthodes acquises ont permis aux participants d’appréhender la réalité ;
  • Beaucoup de travailleurs sociaux sont en contact les personnes en situation difficile  (PSD) et les laissent dans leur état ;
  • Les PSD ont l’impression que leur situation n’est pas prise en compte ;
  • Les demandeurs du travail social  qui ont constitué l’échantillon d’expérimentation des apprenants appartiennent, d’une manière générale, à la catégorie d’orphelins de mère, de père ou ayant perdu les deux parents.  Ce sont  des enfants et jeunes, filles et garçons  orphelins ou issus de familles de substitution  qui s’adonnent à deux activités : le petit commerce et la prostitution (le sexe).  L’âge des filles varie entre 13 et 22 ans, tandis que celui des garçons se situe entre 13 et 32 ans.  Ces personnes en situation difficile résident  soit aux endroits très animés et caractérisés par une forte affluence humaine ; soit dans des endroits retranchés  (hôtels…).
  • Les travailleurs sociaux de rue font beaucoup de promesses aux PSD.

Pour cette descente sur le terrain, des éléments d’identification de lieux ont échappé à certains apprenants lors de la séance de présentation et l’analyse des pratiques.

HUITIEME JOURNEE : MARDI 12 AOUT 2008

Les travaux de terrain se sont poursuivis pendant la journée du mardi 12 août 2008 en vue d’expérimenter d’autres outils appris pendant la formation théorique.

Les séminaristes se sont  se sont exercés aux 5 premières étapes de la RAP :

  • L’identification des besoins ;
  • La classification des problèmes et des droits des enfants;
  • La sélection d’un problème ;
  • La manifestation du problème ;
  • L’analyse systémique du problème  sur des cas rencontrés aux sites indiqués

La formation a pris fin, dans l’après-midi, par l’application des 5 premières étapes de la Recherche-action participative sur un enfant albinos (encadré par la Fondation Maria Moscatelli), sous  la direction de l’équipe des formateurs.  Cet exercice a permis  aux participants de déceler de petites erreurs commises sur le terrain. 

Les participants ont bien noté que la personne en situation difficile qui  identifie ses besoins, classifie ses problèmes, sélectionne un problème parmi ceux qu’elle a présentés,  avec la facilitation du travailleur social de rue.

Les remerciements du coordonnateur national du CATSR, ses conseils et ceux de Moussa SOW ont clos les travaux de cette journée.

APPUI DOCUMENTAIRE

Tout au long du séminaire, la formation a été appuyée par la documentation que l’équipe du Secrétariat s’efforçait de mettre à la disposition des participants  en dépit de contraintes techniques propres à une ville moins alimentée en énergie électrique.  Un rapport  journalier était  rédigé  et présenté par un membre du secrétariat pour combattre l’oubli et maintenir  participants et formateurs dans une ambiance d’enrichissement mutuel des connaissances.  

                    NEUVIEME JOURNEE : MERCREDI 13 AOUT 2008

La fin du séminaire de formation au travail social de rue dans la ville de Kananga est intervenue le mercredi 13 août 2008.  Comme à l’ouverture,  diverses autorités  dont le ministre provincial du Travail, de la Prévoyance sociale et de la Fonction publique, ont rehaussé de leur présence cette cérémonie et plusieurs allocutions ont été prononcées.

1.     MOT DE BIENVENUE DU COORDONNATEUR PROVINCIAL DU CATSR/KASAI OCCIDENTAL

Au nom des coordinations du  CATSR/Kasaï Occidental et Kasaï Oriental, Monsieur Pontien MUAMBE TUAKAJIKA, a souhaité la bienvenue à l’assistance et remercié particulièrement les autorités d’avoir sacrifié leurs occupations pour rehausser de leur présence cette cérémonie. 

Ce séminaire de formation, a-t-il dit, est un support intellectuel qui permettra aux travailleurs sociaux de rectifier le tir et d’améliorer leurs pratiques. « Le CATSR du grand KASAI s’engage non seulement à mettre en application les des stratégies et des outils appris durant les neuf jours du séminaire ; mais aussi à œuvrer dans une synergie et une dynamique participative des uns et des autres ».

Au ministre provincial et représentant du Gouverneur de province,  le coordonnateur du CATSR/Kasaï Occidental sollicité l’appui en ces termes : « Votre présence et appui aux actions du CATSR sera non seulement une réponse directe aux solutions envisagées mais aussi une contribution à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables dont les enfants et les jeunes dits de la rue. »

2. RECOMMANDATIONS

Ensuite, Monsieur Joseph MPUTU a fait la lecture du rapport du séminaire qui a été assorti des recommandations  des participants :

I.                Aux Gouvernements provinciaux des Kasaï Occidental et Oriental

§       De doter les coordinations provinciales du CATSR  de locaux pouvant abriter leurs bureaux ;

§       D’assurer la survie et la  protection des personnes en situation difficile ;

§       De garantir la scolarisation des enfants et des jeunes en rupture familiale et sociale ;

§       D’assurer la sécurité des travailleurs sociaux de rue dans  l’exercice de leur métier ;

§       De soutenir les actions du CATSR.

II.              A la Coordination nationale du CATSR

§       De faire le suivi des actions  des coordinations provinciales ;

§       De soutenir les coordinations provinciales.

III.            A l’UNICEF

                                   

                                    D’appuyer les actions du CATSR

IV.            A la Communauté française de Belgique et à Dynamo International

§       De renforcer le partenariat avec le CATSR ;

§       De soutenir les actions de ce réseau pour la promotion du travail social de rue en République Démocratique du Congo ;

§       D’assurer la participation du CATSR/National et des coordinations provinciales de ce réseau aux différentes conférences et rencontres au niveau international.

3. MESSAGE DES ENFANTS MESSAGERS  DE LA PAIX

Comme intermède aux allocutions,  les enfants messagers de la paix  de l’ONG PAX JUNIORS, sous la conduite de la Révérende Sœur Léonie KAYOWA, ont présenté un spectacle poétique intitulé « Congo de mon rêve » qui a émerveillé et interpellé l’assistance.  Ces enfants ont lancé un message pour l’éclosion d’un Congo modèle pour le développement, un Congo respectueux des droits humains et particulièrement des droits de l’enfant, un Congo où règne le bien-être physique, mental et social pour tous.  

4. MOT DES FORMATEURS

Pour le compte de l’équipe de formateurs, Monsieur Sébastien KABW MUKANZ  a reconnu l’immensité des besoins en termes de renforcement des capacités. Néanmoins,  a-t-il dit, les formateurs ont donné l’essentiel  pour permettre aux séminaristes d’avoir une nouvelle vision  du travail social de rue et une nouvelle manière d’intervenir.  « La formation est une houe qui doit être utilisée dans un champ », a conclu. 

5. MOT DE L’ADMINISTRATEUR DE L’UNICEF CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANT

« Parce que la rue existe »,  il faut avoir un corps des hommes engagés, soutenus et capables d’accompagner les personnes en situation difficile, a déclaré l’administrateur de l’UNICEF/KASAI OCCIDENTAL chargé de la protection de l’enfant, Monsieur Alphonse KALONJI TSHIKALA.  C’est pourquoi, il a salué  l’organisation d’un tel séminaire par le CATSR. « L’UNICEF  reste largement ouvert  à toute initiative susceptible de renforcer  les capacités des séminaristes formés », a-t-il promis tout en recommandant à la délégation des travailleurs sociaux du Kasaï Oriental de frapper à la porte  de cette institution des Nations Unies dans leur province pour un éventuel accompagnement. « Nous nous sentons fiers de cette formation », a conclu Alphonse KALONJI tout en saluant particulièrement la présence du formateur Moussa SOW, venu du Sénégal. 

§       MOT DU REPRESENTANT DE DYNAMO INTERNATIONAL

Pour le compte de  l’ONG Dynamo International,  Moussa SOW  s’est adressé aux  travailleurs sociaux formés en ces termes : « Dynamo International vous accompagne mais la finalité  de l’action vous incombe. Dynamo ne basculera pas si vous continuez.  Les situations que nous voyons dans la rue ne sont pas une fatalité ».  Il a salué particulièrement l’implication de l’autorité provinciale, de l’UNICEF et du BICE ainsi que l’apport des enfants messagers de la paix de PAX JUNIORS.

§       ALLOCUTION DU COORDONNATEUR NATIONAL

                                   DU CATSR

Le  CATSR, par la bouche du coordonnateur national, Monsieur Edho MUKENDI, se dit heureux d’avoir atteint son objectif.

« En effet, nous voudrions doter une vingtaine des hommes et des femmes dévoués à l’accompagnement des personnes en situation difficile dans les deux Kasaï des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à l’accomplissement de leur apostolat », a-t-il fait savoir.  

 Au Gouvernement provincial du Kasaï Occidental, il a exprimé la gratitude du comité d’organisation du séminaire : « Nous saluons l’implication des autorités provinciales du Kasai Occidental dans la tenue de ces assises et nous restons assurés de leur accompagnement  du CATSR pour améliorer, tant soit peu, le sort des personnes vulnérables ». Enfin, il a  remercié le Gouvernement de la Région wallonne de Belgique qui a subventionné ce projet.

§       MOT DU MAIRE DE LA VILLE

Le Maire de la ville de Kananga, Monsieur Mazarin MFUAMBA, a remercié les organisateurs de ces assises et les séminaristes avant de féliciter les enfants messagers de la paix  pour leur prestation qui a inspiré son propos.  « Je rêve, a-t-il dit, du développement de la ville de Kananga ». Dans cette optique, il a tendu sa main aux travailleurs sociaux de rue pour la collaboration : « N’ayez pas peur de venir au bureau de la mairie  et de me faire des propositions ».  Et l’autorité de la ville de conclure : « Les enfants de la rue deviennent de plus en plus nombreux, il nous faut renouveler l’intelligence ».

§       DISCOURS DE CLOTURE DU SEMINAIRE PAR LE REPRESENTANT DU GOUVERNEUR DE PROVINCE

Dans le même ordre d’idées, le Ministre provincial du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique, Monsieur Emmanuel KANDE, Représentant du Gouverneur de province en mission à Kinshasa, a exhorté les travailleurs sociaux formés : « Maintenant que vous avez acquis de nouvelles connaissances et méthodes,  je reste convaincu que le travail social de rue  va prendre de l’envol  dans les deux provinces du Kasaï.  Avant de déclarer clos les travaux du séminaire, le  Représentant du Gouverneur Trésor KAPUKU a rassuré le CATSR  en ces termes : « Notre Gouvernement  reste disponible à toute sollicitation pour le développement des activités du CATSR en province ».

CONCLUSION

« Kinshasa n’est pas la République démocratique du Congo », dit-on.  La délégation du Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) venue de la capitale a vécu cette réalité au regard des besoins en termes de renforcement des capacités et  du dynamisme des travailleurs sociaux  dans les Kasaï Occidental et Oriental. Ces « médecins du social »,  comme l’on peut bien les appeler, sont confrontés à la problématique des personnes en situation difficile dont les enfants en rupture familiale et réalisent un travail de fourni qui mérite l’attention des partenaires qui concentrent  généralement  leur appui sur les organisations non gouvernementales  opérant à Kinshasa.  Pourtant, le champ à labourer à l’intérieur de la RDC est vaste comme l’ont constaté le coordonnateur Edho MUKENDI et le Secrétaire Job NKUNA ainsi que Moussa SOW et d’autres membres de la délégation de Kinshasa qui ont eu des séances de travail avec quelques partenaires dont  l’administrateur chargé de la protection de l’enfant à l’UNICEF, Monsieur Alphonse KALONJI  et un réseau des éducateurs sociaux formés il y a quelques années.

Avec l’appui financier de la Région wallonne de Belgique et l’accompagnement de  l’ONG Dynamo International, le CATSR s’estime heureux d’avoir percé le Congo profond à travers le séminaire de formation organisé à Kananga, du 04 au 13 août 2008 au profit de 26 travailleurs sociaux de rue.  Au regard de l’étendue du champ social, cette activité de renforcement des capacités  des acteurs de terrain n’est qu’un coup de pioche. 

Mais l’essentiel pour le CATSR est d’avoir fait le premier pas vers les provinces en ce qui concerne le renforcement des capacités des travailleurs sociaux de rue. Le terrain étant déblayé avec la disponibilité des autorités provinciales à accompagner les actions du CATSR, ce réseau entend, avec le soutien des partenaires,  développer et multiplier des programmes de formation  des travailleurs sociaux et d’appui aux ONG membres,  à l’intérieur de la RDC.

Fait à Kinshasa, le 13 août 2008

Pour l’Equipe de Secrétariat

Coordonnateur

Job NKUNA KATENDE

Membres

§       Monsieur Joseph MPUTU

§       Révérende Sœur Adolphine TSHIBOLA

§       Monsieur Pierre TSHILENGE

§       Monsieur Alidor NGINDU

§       Monsieur Bruno TSHIBUABUA

Lu et approuvé par le Coordonnateur national du CATSR, Edho MUKENDI

ANNEXES

COMMISSION FORMATION & EQUIPE PEDAGOGIQUE

§       Moussa Sow

§       Sébastien KABW MUKANZ

§       Antoine KETIKILA

COMITE D’ORGANISATION

Coordination

§       Pontien MUAMBE TUAKAJIKA

§       Edho MUKENDI KAFUNDA

Commission logistique

  • Révérende Sœur Thérèse NGALULA
  • Révérende Sœur Agnès BUMPANGISHE
  • Madame Léontine BIDIKUMUDIA
  • Monsieur Thomas NDAYE
  • Monsieur Aimé LUSE

Commission de transport et logement

  • Monsieur Georges KABULANDA
  • Monsieur Isaac NGALAMULUME
  • Monsieur Paul MUKENGE
  • Monsieur Sylvain KANDOLO

Commission des  relations publiques et presse

  • Monsieur Jeef KANDE
  • Monsieur Gérard MUTSHIPAYI
  • Monsieur TSHITALA

Secrétariat technique

Coordonnateur

Monsieur Job NKUNA KATENDE

Membres

  • Monsieur Joseph MPUTU
  • Révérende Sœur Adolphine TSHIBOLA
  •  Monsieur Pierre TSHILENGE
  • Monsieur Alidor NGINDU
  • Monsieur Bruno TSHIBUABUA

LISTE DES PARTICIPANTS

DELEGUES DE MBUJI - MAYI

NOMS

ASSOCIATION

TEL  & E-MAIL

1

KALENDA  KALALA Bavon

CENTRE DIEU SOIT BENI

0854408034

2

KAPINGA  KABWE Bernadette

0997313162

bernakapi1@yahoo.fr

3

LUSAMBA  MUTOMBO Régine

CENTRE MISERICORDE

0998323482

regilusa@yahoo.fr

4

MUKOPO  KABENGELE Philippe

OSBB

0997310572

mukopophilippe@yahoo.fr

5

MUHOZI  MBUEMBUE Josiane

CENTRE BETU BANA (FILLES)

0997318836

DELEGUES DE KANANGA

6

BALEKELAYI  BEYA Donatien

BATID

0812570547

donatbale@yahoo.fr

7

BIDIKUMUDIA MUINE Léontine

BANA BA BUPOLE

0997343137

8

BUMPANGISHE TSHIMANGA  Agnès

FMMD

0816040656

9

KANDE  NGALAMULUME Jeef

MUDESCOF

0810582520

mudescof2004@yahoo.fr

10

KABULANDA  ILUNGA Georges

FONDAPAM

0854454415

fondapam@yahoo.fr

11

KANDOLO  BAPATUILA Symphorien

BANA BA BUPOLE

-

12

LUSE  KABUYA Aimé

AGROBELU

-

13

MUAMBA  LENGULULA Gilbert

CERDA/AC

0994854154

14

MUAMBA  TSHIOTO Médard

INSPECTION PROVINCIALE DE LA POLICE

0816040508

15

MUAMBE TUAKAJILA Pontien

JEUNESSE AVENIR

0994536696

jeunav_mik@hotmail.com

16

MUKENGE  MUDIPANU Paul

COTUKU

-

17

MPUTU  ILUNGA Joseph

MMP

0816040406

josephmputu2003@yahoo.fr

18

MBINGILA  LUBOYA Alphonse

BEPROD

0814531855

beprod_ong@yahoo.fr

19

MUTSHIPAYI NGINDU Gérard

ASADHO

0814746335

mutshikab@yahoo.fr

20

NDAYE  KAPAMBU Thomas

BATID

0994779594

21

NGALULA TUJIBIKILE Thérèse

JEUNESSE AVENIR

0815097282

jeunav_mik@hotmail.com

22

NGALAMULUME MULUMBA Isaac

LUSE

0997754314

isaacngalamulume@gmail.com

23

NGINDU  NGANDU Alidor Joël

CRMME

0899731367

24

NKONGOLO SHAMBUYI Jean-Pierre

AKAM

0997977752

25

TSHIBOLA  MULAMBA Adolphine

CRMME

0997682536

meresperance@gmail.com

26

TSHIBUABUA KABEMBA J.B.

CENTRE MPOKOLO WA MUOYO

0816040681

27

TSHILENGE Pierre

AEPI

0994859299

28

TSHITALA NGALAMULUME André

CNTDRC

0898433647

DELEGUES DU SENEGAL ET DE KINSHASA

29

MOUSSA SOW

AVENIR DE L’ENFANT

+221776332396

msowade@hotmail.com

30

KABW MUKANZ

CAFES

0999924905

gramid2002@yahoo.fr

31

KETIKILA MBALA

CAFES

0998264414

ketmbala@yahoo.fr

32

MUKENDI KAFUNDA

CATSR

0999970588

edhomuk@yahoo.d.fr, cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr

33

Job NKUNA KATENDE

CATSR

0813202880

jobnkuna@yahoo.fr, cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr

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L’ATELIER DE FORMATION SUR LA GESTION DU CYCLE DES PROJETS

Lieu : Centre Pastoral  Diocésain LINDONGE ( Kinshasa/ Limeté)

 

Du 07 au 11  juillet 2008

 

0.    INTRODUCTION

 

Le projet « Droits, Protection et Aide à la Jeunesse en République Démocratique du Congo , soutenu par Dynamo International et financé par le Gouvernement de la Région Wallonne du Royaume de Belgique, a permis au Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR en sigle, d’organiser un atelier de formation des travailleurs sociaux de rue sur la gestion de cycle des projets.

Cette activité soumise à la responsabilité de la commission formation du CATSR a eu lieu au Centre Pastoral Diocésain LINDONGE de l’Archidiocèse de Kinshasa dans la période  du 07 au 11 juillet 2008.

Après 5 jours de travaux fructueux, la commission formation du CATSR se fait le devoir de produire ce rapport qui s’article sur 7 points, hormis l’introduction  et la conclusion.  Il s’agit de :

1  Organisation de l’Atelier

2  Attentes et craintes des participants  

3  Programme de la formation

4  Contenu de la formation

5  Compte rendu des journées

6  Outils de travail reçus

7  Evaluation de l’Atelier

 

I.                ORGANISATION DE L’ATELIER

 

La commission formation a organisé plusieurs activités préparatoires pour le bon déroulement de cet atelier :

 

ð    Réunions préparatoires avec la Coordination du CATSR, le Formateur et les Responsables des associations ciblées ;

ð    Identification et sélection des ONG socio-éducatives oeuvrant ou voulant œuvrer dans le domaine du travail social de rue,

ð     Fiche d’analyse de besoins en formation et  fiche technique soumises  au formateur.

Sur les 22 fiches d’identification reçues, 12 associations (54 %) avaient été retenues pour faire le total de 30 participants dont :

-        Ville de Kinshasa : 9 associations membres du CATSR signataires  de la convention de  partenariat avec Dynamo International.

-        Province du Bas Congo : 2 participants (une association de  Kisantu et  une de Matadi)

-        Province de Bandundu : 2 participants (une association de Kikwit et  une de la ville de Bandundu)

 

     

   I.  1. Objectifs de la formation

 

 

     Objectif général :

-        Renforcer et améliorer les capacités professionnelles en gestion et planification de projet de 30 travailleurs sociaux de rue, responsables et /ou  directeurs des structures ou ONG socioéducatives membres du CATSR.

     

      Objectifs spécifiques :

 

      Au terme de  cet Atelier de formation de 5 jours, 30 travailleurs sociaux seront capables de :

-        Définir la  notion du projet et ses caractéristiques ;

-        Distinguer les différents types de projet et leurs niveaux d’intervention ;

-         Repérer et décrire les étapes du cycle de gestion d’un projet.

-        Concevoir, planifier et gérer un projet ;

-        Déterminer les critères, les procédures et les modalités d’évaluation d’un projet ;

-        Elaborer un projet-type de réinsertion professionnelle des jeunes  en difficulté.

 

 

I.  2. Contrat psychologique

 

Cet Atelier de formation qui a été assuré par Monsieur Désiré NKOY de l’Agence de Promotion à la Formation et à l’Education « APEFE » de la Communauté Française de Belgique, a connu quelques moments forts à la première journée par la mise en place d’un contrat psychologique :

     =>  Accueil des participants et distribution des documents

ð    Présentation des participants

ð    Code de bonne Conduite :   - Bonne gestion de temps

                                                  - Demander la parole et l’obtenir

                                                  - Tolérance

                                                  - Participation active

                                                  - Ordre  / Discipline,

 

=> Election du Chef du village et son adjoint :

-        Sœur Jaqueline BUKAKA de CEAS« Kisantu », Chef du Village

-        Patrick MWAMBA  de SODEC «Kinshasa», Adjoint du Chef du Village

-        Jean Bosco KASINGA de CERK « Kikwit », Conseiller

-        Gertrude NGENI, Conseiller

 

  

 

 

II.              ATTENTES ET CRAINTES DES PARTIPANTS

 

Attentes

Craintes

 

a)     Présentées sur fiches individuelles

 

-        Découvrir d’avantage la planification

-        Arriver à une meilleure élaboration des projets

-        Connaître les outils  d’élaboration des projets

-        Une formation bien dispensée

-        Soutien aux ONG pour obtenir le financement

-        Restitution dans nos ONG

-        Avoir plus de connaissance sur le projet

-        Maîtriser les phases d’élaboration du projet en assurant la cohésion avec le cadre  logique

-        Etre capable de présenter un projet techniquement acceptable.

-        Identifier les causes du phénomène «  enfants de rue »

-        Avoir un support sur la session (du formateur)

-        Etre capable de concevoir  le projet en rapport avec le travail social de rue

-        Avoir une connaissance solide sur le cycle de projet

-        Faire beaucoup de pratique

-        Savoir lire un projet ou le concevoir et l’exécuter

-        Le pourquoi du cadre logique dans un projet ?

-        Etre capable de différencier les différents projets et leurs phases

-        Avoir une idée précise sur les différents modèles de projets selon les partenaires

-        Echanger l’expérience avec les autres structures

-        Comment évaluer le projet

-        Comment établir un chronogramme des projets

-        Avoir la maîtrise de cycle du projet.

 

b)     Présentées au tableau

 

      Dans la foulée, les participants ont évoqué les attentes suivantes :

-        Renforcer les capacités,

-        Etre capable d’élaborer un projet et de le gérer ;

-         temps et circonstance,

-        Connaître ce qu’on veut et savoir bien le faire ;

-        Savoir résoudre le problème du terrain / étudier le terrain / milieu ;

-        Modèle de projet / partenaire ;

-        Etre capable de répondre aux besoins / évaluation ;

-        Savoir / identifier, présenter (problème) ; Former d’autre membres,

-        Identifier les cibles du projet, Identifier les ressources, Mécanismes /procédures,

-        Outils, Organiser le timing, Recenser les actions à mener, Savoir évaluer

-        Rentabilité/impact, Viabilité / efficacité ; Suivi, Étapes du projet (Étude ; Problématique, objectif général, Objectif spécifique, activité, stratégies, résultats attendus) ;

-         Évaluation : Moments, indicateurs, impact, hypothèses, chronologie.

 

 

-        Assimilation des matières en peu de temps

-        Quid du support  pédagogique

-        Ponctualité des participants

-        Est-ce que le programme sera respecté

 

-        Ne pas atteindre l’objectif de la formation

-        Manque de formation (pré requis) sur le travail social de rue

-        Temps imparti semble court par rapport à la thématique

-        Risque de ne pas comprendre d’autres points

-        Formation incomplète et inadaptée

-        Ne pas appliquer ce que nous allons recevoir s’il n’y a pas de suivi

-        Accessibilité des partenaires pour accepter les projets

-        Absences

 

III.            PROGRAMME DE LA FORMATION

 

Le programme de formation distribué aux participants le premier jour a été arrêté par la commission formation sur base du calendrier ci-dessous tel que préparé par le Formateur.

 

 

 

SESSION 1

(2 heures)

SESSION 2

(1 heure et demie)

SESSION 3

(1 heure et demie)

SESSION 4

(2 heures)

Jour 1

Planification

Introduction au projet

Identification du projet

Identification du projet

Analyse des dépositaires d’enjeux

 

Jour 2

Recherche

 

Introduction au cadre logique

Cadre logique :

Arbre à problèmes

Cadre logique :

Fixer les objectifs

 

Jour 3

Cadre logique :

hypothèses

Cadre logique :

Indicateurs et preuves

Cadre logique :

Indicateurs et preuves

Vérification finale

Cadre logique

 

 

Jour 4

Planification de l’action

 

Exécution, suivi et revue

Fêter la réussite

 

Jour 5

 

TP en groupe

 

TP en groupe

 

TP en groupe

 

Evaluation de la formation

 

IV.           CONTENNU DE LA FORMATION

 

 

Matières

1.

Importance de la Planification

2.

Cycle de Planification

3.

Cycle du Projet

4.

Identification du Projet

5

 Conception du Projet

6.

6. Analyse des dépositaires d’enjeux

7.

Recherche

8.

Analyse du Problème (Arbre à Problème)

9.

Cadre logique

10.

Mise en oeuvre du Projet

11.

Evaluation du Projet

12.

Elaboration d’un projet pour le CATSR

 

 

 

 

 

 

 

V.             SYNTHESE DES COMPTES RENDUS DES JOURNEES

 

1ère journée du 07 juillet 2008

 

Pour mieux saisir et comprendre la matière de l’atelier, la commission formation choisissait deux participants chaque jour pour faire la synthèse de la journée. C’est pourquoi, le 07 / 07 / 2008 Messieurs Lionel LOLEKO et Valéry FIOTI Mabwayala étaient choisis pour le 1èr compte rendu qui a connu les activités ci-après :

-        La distribution des fournitures de l’Atelier formation

-        Mot du Coordonnateur du CATSR

-        Présentation des participants

-        Code de bonne conduite

-        La sœur Jaqueline Bukaka de CEAS, Patrick Mwamba de SODEC  ont été choisis par consensus comme Chefs du village et son adjoint, et Jean Bosco Kasinga de CRK de Kikwit comme Conseiller.

 

Cette journée commencée à 8h30’ s’est terminée à 15h30’. la matière  de cette journée était centrée sur l’importance et le cycle de planification.

 

2ème journée du 08 juillet 2008

 

 Le compte rendu  de la journée du 08 / 07 / 2008 a été rédigé par Madame   Chantal Kasiala Sulula de l’ADIME.

Cette deuxième journée de formation a connu un moment d’évaluation de la première journée animée par Monsieur Antoine Ketikila du CAFES.

Cette évaluation a donné les résultats ci-après :

La matière a répondu aux attentes des participants suite à la maîtrise et la bonne transmission de la matière par le formateur.

 

La méthode était particulièrement participative respectant les principes andragogiques; car c’était comme un échange d’expérience entre les apprenants et le formateur.

 

Les participants étaient actifs avec une attention soutenue.

 

Les conditions hygiéniques  avaient été améliorées par rapport à la journée du 07/07/2008.

Tout le monde a eu les fournitures nécessaires pour la formation.

Le repas était bon et à l’heure.

Le contenu de la matière du jour a tourné  autour de l’analyse des dépositaires d’enjeux, la recherche et analyse des problèmes, le cadre logique.

 

Fin de la journée : 16 h 20’

 

 

 

 

 

 

3ème journée du 09 juillet 2008

 

Tout est parti de l’évaluation de la journée précédente par rapport à la méthodologie adoptée. Trois éléments essentiels étaient pris en compte dans cette évaluation notamment :

 

 Le Contenu de la matière

 

-        Impeccable

-        Matière proprement dite amorcée en rapport avec le thème

-        Importance de quelques rapports sur le travail social de rue

-        Méthodologie adaptée

 

La participation

 

-        Active

-        Echange entre formateur  et formés

-        Implication de 5 co-formateurs

 

L’aspect logistique

 

Point positifs : Absence de mouches au restaurant et changement de cadre pour le repas.

 La matière enseignée lors de cette  journée a tourné au tour de la  présentation et commentaire d’un canevas du projet qui n’est pas standard. Les outils ci-après ont été mise à la disposition des participants :

 

-        Tableau de bord du projet,

-        Proposition de présentation de projet,

-        Canevas du Cadre Logique. 

 

4ème  journée du 10 juillet 2008.

 

 Le formateur a commencé la journée  par expliquer la différence qui existe dans le discours de la planification entre la stratégie et l’activité.

 

La stratégie est un moyen, la manière de faire tandis que l’activité est inscrite dans le temps, l’espace, etc.

 

La matière du jour a tourné autour de l’évaluation du projet qui contient trois étapes essentielles notamment : l’évaluation initiale qui est toujours participative, a pour objectif la présentation de la garantie d’une bonne exécution du projet.

 

La finalité de la deuxième évaluation est de rendre compte, faire connaître les activités, tirer les leçons et les capitaliser, grandir ensemble.

 

La dernière évaluation n’est pas punissable, elle est l’apprentissage.  Pour y arriver, il faut répondre aux cinq questions fondamentales, à savoir :

 

 

§       Quoi ?

§       Pourquoi ?

§       Et puis ?

§       Et maintenant ?

 

5ème journée du 11 juillet 2008

 

Cette journée consacrée  au Travail Pratique en groupe sur l’élaboration d’un projet était animée par Mademoiselle NGENI Gertrude de l’APSOF et Monsieur MUSEPULU Matthieu de la Croix Rouge de Belgique.

Quatre (4) groupes de travail étaient constitués  de la manière suivante :

 

Groupe 1

Groupe 2

1. Kalubi Munene (Apropev) : Président

2. UMARI Désiré (Aho mec) :Secrétaire Rapporteur

3.BANISHAYI Samuel (Pax junior)

4.LOLEKO Lionel (Cocom)

5.NUMBI Sley (Jeunesse Avenir)

6.MUKHENDI Edho

 

1. MWAMBA Patrick (Sodec) : Président

2. FIOTI Valery (Crapdef) : Secrétaire Rapporteur

3. BAKILA Aimé (Jadi)

4. KAWANGU Jean (Ceprodeki)

5. UYANZE Champion (Jeunesse Avenir)

6. KASINGA Jean Bosco (Cerr/Kikwit)

 

Groupe 3

Groupe 4

1. MUKENDI Dassy (Anges du Ciel): Président

2. KATEMBWE Roger (Ashado) : Secrétaire Rapporteur

3.MUSUNGAY Jean Pol (Karibu Kinshasa)

4. BIDUAYA Léonard (Sotous)

5. KETIKILA Antoine (Cafes)

6. TSHIWAPE Dolvin (Ame/Bdd)

7. KASIALA Chantal (Adime)

8. LUNGALA Etienne (Ceprodeki)

 

1. ILUNGA Marcel (Fondapam) : Président)

2. BUKAKA Jacqueline (Ceas/Kisantu) : Secrétaire Rapporteur

3. KINKELA Célestin (Soleri/Matadi)

4. MULAMBA François (Mmp)

5. MALIBWA John (Codhod)

6. NGOLO Abel (Aped)

7. MUSUNGAYI  Nicolas

 

 

Dans la salle, les participants ont, à l’étape de l’identification, énumérée les problèmes ci-après avant d’en dégager le problème principal à partir duquel il était question de nommer le titre du projet qui devait être élaboré par les différents groupes sur les phases ci-après du projet :

 

Groupe 1 : Conceptualisation

Groupe 2 : Exécution

Groupe 3 : Suivi et Revu

Groupe 4 : Evaluation

 

Parmi les 6 problèmes ( Malnutrition des enfants et des filles mères, la pauvreté,  Le chomâge accru en milieu des jeunes, La carence en éducation, la déperdition scolaire, le statut du travailleur social), celui de la carence éducative des jeunes  a été retenu pour faire l’objet dont le titre est :

 

« Implantation des centres d’aide à la jeunesse dans les quatre districts de la ville province de Kinshasa »

 

Le travail en groupe réalisé sous forme de  projet a été remis au Formateur pour correction et capitalisation par le CATSR.

 

La cérémonie de clôture, présidée par Monsieur Fabrice PRIMONT de l’APEFE en présence du Formateur, est intervenue à 17h00’ autour d’un cocktail.  Chaque  participant  a reçu un brevet de participation.

 

        VI. OUTILS DE TRAVAIL (en annexe)

 

      6.1. Cadre logique du projet

       6.2. Tableau de bord du projet

       6.3. Proposition de présentation du projet

       6.4. Liste des questions logiques selon la Méthode du Cadre

              Logique « M C L »

       N.B. Ces outils de travail ont étés remis à chaque participant

 

VII.  EVALUATION DE L’ATELIER

 

Cf.  Fiches en possession du formateur

 

CONCLUSION

 

La  formation sur la gestion du  cycle des projets organisé par le CATSR   et qui a accueilli  29 Travailleurs sociaux dont 3 Femmes  et 26 hommes  venus des  26 ONG socio-éducatives a été un succès.

De l’avis du formateur, le CATSR doit aussi se pencher  sur la formation en travail social de rue au profit des structures socio éducatives de Kinshasa en vue de leur permettre d’œuvrer efficacement en synergie  avec des structures socio-éducatives  évoluant dans ce domaine.

 

                                                         Fait à Kinshasa, le 13 juillet 2008

 

 

Pour la Commission Formation                 Vu et Approuvé

 

Antoine KETIKILA (CAFES)                       Edho MUKENDI KAFUNDA

Etienne LUNGALA (CEPRODEKI)        

Sley NUMBI (Jeunesse Avenir)               Coordonnateur CATSR

 

 

ANNEXES

 

CADRE LOGIQUE DU PROJET

 

 

 

LOGIQUE D’INTERVENTION

(RESUME)

INDICATEURS OBJECTIVEMENT VERIFIABLES

SOURCES ET MOYENS DE VERIFICATION

CONDITIONS PREALABLES

HYPOTHESES/FACTEURS DE RISQUES

FACTEURS LIMITANTS

 

OBJECTIF GENERAL

(BUT)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OBJECTIF SPECIFIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESULTATS ATTENDUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ACTIVITES

 

 

 

 

 

 

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