24/05/2010

LOI DE PROTECTION DE L’ENFANT

PLAIDOYER POUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

                                              Avec l’appui de :

La Communauté Française de Belgique

Wallonie Bruxelles International

Dynamo International

 

 

AVANT-PROPOS

 

La  Loi  portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo, qui a été adoptée par les deux chambres du Parlement et promulguée le 10 janvier 2009 par le Président de la République, fait désormais partie de l’arsenal des lois organiques de l’Etat congolais. Elle a le mérite particulier d’unifier les règles qui touchent aux droits et devoirs de l’enfant  sur l’ensemble du territoire national. Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue –CATSR- dont nous assumons  la coordination,  est fier d’appartenir à la pléiade des organismes et institutions agrées de la société civile  et des organismes internationaux  du secteur de l’enfance , dont l’Unicef, ayant plaidé, de manière  constante, en faveur de l’instauration du cadre légal de protection de l’enfance dans notre pays.

 

Conséquent avec lui-même, le CATSR n’a pas croisé les bras  devant les conditions critiques, les goulots  d’étranglement, les pesanteurs de toutes sortes ainsi que les inhibitions qui ont porté un frein à l’application effective de la Loi portant protection de l’enfant un an après sa promulgation. Notre Réseau a remobilisé les associations membres en vue  de jeter un regard critique sur le chemin parcouru par le cadre légal institué le 10 janvier 2009. Des groupes d’enquêteurs  ont été déployés sur le terrain afin d’évaluer, ensemble avec les animateurs institutionnels, les parents et les enfants eux-mêmes, le niveau d’exécution de cet instrument juridique national vital, l’objectif étant de faire un plaidoyer en faveur de l’application et du respect, sans faille, des dispositions y relatives. Tel est l’objet primordial de la rédaction du présent document qui ne se contente pas de dénoncer mais qui fait des recommandations pertinentes à la Présidence de la République, au Gouvernement, aux parents, aux communautés nationale et internationale pour arrêter un train des mesures et prendre toutes les dispositions utiles allant dans le sens de la mise en œuvre globale de la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009.

 

Comme dans cette sagesse bantu qui énonce : « Bushala buamba nansha bobo bufue bantu » (Que la vérité mérite d’être dite même si les gens risquent de mourir pour cela), le CATSR croit, par la publication de ce document,  avoir apporté sa modeste contribution à la conscientisation des uns et des autres en rapport avec l’application de la Loi portant protection de l’enfant. La balle est à présent lancée dans le camp du Gouvernement de la République qui a le devoir patriotique de tout mettre en œuvre pour que cet important instrument légal, qui a englouti les moyens et les énergies, ne reste pas lettre morte.

 

Il serait ingrat, de clore cet avant-propos, sans  remercier l’équipe qui a contribué à la réalisation du présent document de plaidoyer aux niveaux respectifs d’élaboration du questionnaire, d’enquête, de compilation de données et de la rédaction. Sans  engagement et l’expertise des membres de cette équipe, le CATSR n’aurait pas produit ce travail intellectuel. Il en va de même de notre partenaire Dynamo International (D.I)  dont l’accompagnement sur le terrain demeure inébranlable pour l’acquisition du financement de la publication de ce document par le Gouvernement de la Région Wallonne de Belgique sans oublier la facilitation  de la Délégation Wallonie Bruxelles à Kinshasa pour le triomphe des actions du  CATSR.  

 Par ailleurs, nous sollicitons l’indulgence des lecteurs pour des faiblesses qu’ils auront décelé dans cet ouvrage, dues notamment aux difficultés rencontrées sur terrain.

                                            

Edho MUKENDI KAFUNDA

Coordonnateur National du CATSR

 

 

                                                       NOTE INTRODUCTIVE

 

A.  JUSTIFICATION ET IMPORTANCE DU DOCUMENT DE PLAIDOYER

 

En dépit de l’existence respective de la Convention des Nations unies sur les droits de l’Enfant  et de la Charte africaine des droits et  du bien-être de l’enfant que la République Démocratique du Congo a  ratifiées, la condition de l’enfant dans notre pays  en raison de sa vulnérabilité et de son manque de maturité sous toutes ses formes, est sans cesse préoccupante. Les enfants congolais sont au centre de la maltraitance, des discriminations, des accusations de sorcellerie, mais aussi des exclusions diverses qui font d’eux des victimes d’exploitation surtout économique et sexuelle. Et comme si cela ne suffisait pas, pour priver  les enfants de leurs droits fondamentaux à l’éducation, aux soins de santé, etc., ceux-ci sont associés aux forces et groupes armés et exposés continuellement aux pires formes de travail en violation de la convention n° 138 sur l’âge  minimum d’admission à l’emploi et de la Convention  n° 182 sur «  l’interdiction des pires formes de travail ».

 

Il devenait impératif de doter le pays d’une Loi de proximité préconisant, formalisant et prenant  en compte  la protection, non seulement sociale mais également judiciaire et pénale, privilégiant des poursuites légales à charge des auteurs des infractions  commises sur la personne de l’enfant. La loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo, trouve ici sa légitimité, sa justification.

 

Adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat, promulguée par le Président de la République, elle est  conforme aux articles 122, point 6, 123, points  16 et 149, alinéa 5 de la Constitution du 18 février  2006. Raison pour laquelle, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue « CATSR » lui consacre le présent document de plaidoyer pour son application et son respect par la communauté nationale, les Pouvoirs publics, par les enfants eux-mêmes et par leurs géniteurs ou tuteurs.

 

B.  PHILOSOPHIE ET DEMARCHE DU TRAVAIL

 

Pour rendre compte du niveau d’application et du respect de la Loi portant protection de l’enfant un an après sa promulgation par le Président de la République, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue « CATSR » a résolu de faire un diagnostic de la situation  des êtes fragiles qui sont les enfants. Une enquête a été  diligentée durant la première quinzaine de décembre 2009, à la suite d’une plénière des organisations membres de la plateforme tenue à Kinshasa.  En effet, au regard de la mobilisation des ressources tant politiques, diplomatiques et financières dans le passé pour faire de la protection de l’enfant une réalité juridique et législative en République Démocratique du Congo, rien ne devait être négligé au niveau de la société civile et des activistes de la défense des intérêts des enfants pour mesurer le kilométrage parcouru dans le processus de la mise  en œuvre effective de cet  instrument  juridique national. D’où, le déploiement sur le terrain  des enquêteurs du CATSR munis d’un questionnaire type que nous ne reproduisons pas ici pour des raisons  évidentes, notamment pour ne pas gonfler l’ouvrage et décourager, à première vue, les lecteurs congolais qui constituent la première cible. Néanmoins, les questions ont porté sur la protection sociale, judiciaire et pénale de l’enfant. Outre la question générale posée à chacune des structures et personnalités abordées pour savoir si ces dernières sont au courant de l’existence de la loi susdite, les enquêteurs ont posé des questions spécifiques à leurs  interlocuteurs, en liaison avec ce qui aurait  été fait en référence de la protection de l’enfant vis-à-vis des dispositions générales de la loi et des dispositions relatives à la protection sociale, judiciaire et pénale des enfants  congolais avant et après leur naissance.

 

Ont été concernés par l’enquête, les ministères du gouvernement central, les juges de Paix, les responsables de l’administration pénitentiaire, les parents et/ou tuteurs, les institutions  de placement et de la garde publiques ou privées de l’enfant et les enfants eux-mêmes.

 

L’étape des questions-réponses une fois franchie, le CATSR a immédiatement constitué une équipe de cinq membres pour les tâches sensibles de dépouillement,  traitement des données et de rédaction du présent document sur le niveau d’application de la Loi portant protection de l’enfant au Congo.

 

C.  LE CONTENU DU DOCUMENT

 

Le présent Document que le CATSR vient de produire n’est pas une encyclopédie sur la protection des droits des enfants en RDC. C’est la raison pour laquelle son contenu porte  essentiellement sur les quelques  articles qui posent problème au niveau de la protection sociale, judiciaire et pénale consacrée dans la loi. L’enquête a ciblé  une série d’articles, notamment ceux qui constituent à ce jour un casse-tête pour l’amélioration de la situation de l’enfant en République Démocratique du Congo (28, 38, 50, 53, 55, 56, 58, 61, 71, 72, 73, 97, 108, 110, 131, 143, 155, 160 al 2, 170). Ils concernent respectivement la diffusion par les médias des informations et programmes  d’utilité sociale, culturelle et morale pour l’enfant (28); l’éducation (38); le travail  des enfants (50, 53,55, 56) ; l’exploitation économique (58) ; l’exploitation sexuelle (61) ; l’enrôlement  et l’utilisation des enfants dans les groupes et forces armés ainsi que la protection exceptionnelle (71-73) ;  la protection judiciaire (97, 108, 110, 131) ; la protection de l’enfant avant et après la naissance ( 143, 155) ; la répression des accusations de sorcellerie et autres atteintes  à l’honneur de l’enfant (160) ; les agressions sexuelles (170). 

 

A ces articles de base qui posent problème sur  le terrain, l’enquête dévoile la face visible de l’iceberg avec les articles de la loi qui font obligation aux ministères de l’Intérieur, des Affaires sociales, du Travail, de l’EPSP, du Genre et de la Famille, de la Santé publique, de la Communication et des Médias, de prendre des arrêtés  seuls  ou ensemble pour matérialiser l’esprit des lois exprimé dans le corps des articles spécifiques.

 

Des recommandations pertinentes sont enfin formulées.

 

D.  LA  CHARPENTE  DE L’OUVRAGE

 

Outre l’introduction générale, ce document  est subdivisé comme suit :

 

I)            BREVE PRESENTATION DE LA LOI N° 09/001 DU 10 JANVIER 2009

II)          DIAGNOSTIC SUR LE NIVEAU D’APPLICATION DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT

II.1. Du respect des droits de l’enfant ;

II.2. De la protection sociale de l’enfant ;

II.3. De la a protection judiciaire de l’enfant ;

II.4. De la protection pénale de l’enfant.

 

III)        LE PLAIDOYER DU CATSR EN RAPPORT AVEC  L’APPLICATION EFFECTIVE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT

IV)         DIFFICULTES RENCONTRES DANS L’ELABORATION DE CE DOCUMENT

 

V)           ANNEXES

 

I.         BREVE PRESENTATION DE LA LOI N° 09/001 DU 10 JANVIER 2009 PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo est le fruit du travail abattu pour son élaboration, sous forme de projet, par le Gouvernement à travers le Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; son examen et son adoption par les deux chambres du Parlement congolais (Assemblée nationale et Sénat) sans oublier le plaidoyer mené par différentes organisations de la société civile du secteur de l’enfance   pour doter enfin le pays d’un instrument juridique qui a mis fin au règne du décret du 6 décembre 1950 sur l’enfance délinquante. Ce texte suranné  était inspiré de la loi belge du 15 mai 1912, qui elle-même, a subi différentes révisions en vue de son actualisation, notamment  avec l’avènement du système fédéral en Belgique.

 

En effet,  l’aperçu que nous vous présentons sur la loi n° 09/001  porte sur les points suivants :

 

  1. Motivations d’adoption  et objectifs de la loi ;
  2. Charpente de la loi ;
  3. Quelques spécificités de la loi congolaise ;
  4. Conclusion.

 

  1. MOTIVATIONS D’ADOPTION ET OBJECTIFS DE LA LOI

 

1.1.  Motivations d’adoption de la loi

 

Pourquoi une nouvelle  loi sur la protection de l’enfant en RDC ? A la lumière de l’exposé des motifs  d’adoption de cet instrument juridique par le Parlement et des réalités de terrain,  l’avènement de la loi n° 09/001  se justifie principalement  par :

 

·         la nécessité des soins spéciaux et d’une protection particulière en faveur de l’enfant en raison de sa vulnérabilité, de sa dépendance et de son manque de maturité  physique et  intellectuelle ;

·         l’urgence d’apporter des solutions durables aux nouvelles problématiques : phénomène « Enfants dits sorciers », phénomène « Enfants de la rue », « Enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA », « Enfants victimes de guerre », etc. ;

·         le besoin de répondre aux exigences contenues dans les instruments internationaux relatifs à la protection de l’enfant : la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, la Déclaration mondiale en faveur de la survie, de la protection et du développement de l’enfant  adoptée au Sommet  consacré à l’enfant, tenu du 28 au 30 septembre 1990 à New York.

 

Au delà  de ces motivations, il s’avérait  important, sur le plan juridique,  de relever le défi de l’unicité des textes de loi traitant de la  protection de l’enfant au Congo.

Il s’agit notamment de la Constitution de la République, de la  loi n°87/010 du 1er août 1987 portant Code de famille et du Code  pénal congolais. Bien que la perfection ne soit pas humaine, la loi n°09/001 a le réel mérite d’avoir levé l’équivoque sur certaines matières et surtout unifié et adapté  les règles qui touchent aux droits de l’enfant (âge de la majorité fixé à 18 ans dans la loi fondamentale et à 14 ans le Code de famille…). 

 

1.2.    Objectifs de la loi

 

Le législateur a épinglé 5 objectifs qui, à notre humble avis,  tiennent, non seulement compte de normes modernes, mais aussi de réalités congolaises :

 

a)    Garantir à l’enfant le droit de bénéficier des différentes mesures à caractère administratif, social, judiciaire, sanitaire et autres visant à le protéger de toutes formes d’abandon, de négligence, d’exploitation et d’atteinte physique, morale, psychique et sexuelle ;

b)   Diffuser et promouvoir la culture des droits et devoirs de l’enfant et en faire connaître à celui-ci les particularités  intrinsèques en vue de garantir l’épanouissement intégral  de sa personnalité et de le préparer à ses responsabilités citoyennes ;

c)    Faire participer l’enfant à tout ce qui le concerne par des moyens appropriés, susceptibles de l’aider à acquérir les vertus du travail, de l’initiative et de l’effort personnel ;

d)    Cultiver en lui les valeurs de solidarité, de paix et de respect mutuel afin de l’amener à prendre conscience de l’indissociabilité de ses droits et devoirs par rapport à ceux du reste de la communauté ;

e)    Renforcer la responsabilité des parents, de la famille et de l’ensemble de la communauté à l’égard de l’enfant.

 

  1. CHARPENTE DE LA LOI

 

La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 comporte 202 articles  répartis en 5 titres :

 

·         Titre I                   : Des dispositions générales ;

·         Titre II         : De la protection sociale de l’enfant ;

·         Titre III        : De la protection judiciaire de l’enfant ;

·         Titre IV        : De la protection pénale ;

·         Titre V          : Des dispositions transitoires, abrogatoires et finales.

 

  1. QUELQUES SPECIFICITES DE LA LOI CONGOLAISE

 

Outre la conformité aux principes fondamentaux  relatifs à la protection et à la promotion des droits de l’homme en général et des droits de l’enfant en particulier  (la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant…), la nouvelle loi renferme plusieurs spécificités qui méritent d’être relevées, par comparaison à d’autres textes analogues tel que le Code tunisien de protection de l’enfant. Nous pouvons épingler quelques  spécificités :

 

3.1.    Définition  du concept « enfant en situation difficile »

 

Outre la définition de l’enfant commune à plusieurs textes de loi sur l’enfance (toute personne âgée de moins de 18 ans), la loi  congolaise  donne une large perception de l’enfant en situation difficile devant bénéficier d’une protection spéciale. L’article  62 définit 12 catégories d’enfants considérés comme étant en situation difficile.

 

3.2.    Spécification des devoirs de l’enfant

 

Souvent,  les acteurs sociaux mettent l’accent sur les droits de l’enfant comme si les êtres humains âgés de moins de 18 ans n’avaient pas de devoirs envers leurs parents, leurs familles, la société, l’Etat, la communauté internationale  et pourquoi pas vis-à-vis d’eux-mêmes.

 

Cette lacune a été comblée dans la loi congolaise qui énumère, à l’article 45, onze (11) devoirs de l’enfant.

 

3.3.    Prise en compte du contexte social et culturel local

 

La loi s’applique aux hommes, et de ce fait, elle doit tenir compte de l’environnement socio-culturel sous peine d’être frappée impopularité. Elle doit apporter des réponses et ouvrir des pistes de solutions aux problématiques socio-culturelles locales.

 

Effectivement, le législateur congolais n’a pas perdu de vie cet aspect important dans  l’élaboration et l’adoption des lois. A titre indicatif, la question de sorcellerie infantile qui se pose avec acuité dans la société congolaise, constituant ainsi un frein au développement des milliers d’enfants a été prise en compte.

 

A ce propos, l’article 160 qui fait partie de la Section 2, relative aux atteintes à l’honneur et à la liberté individuelle de l’enfant,  stipule : «  Quiconque impute méchamment et publiquement  à un enfant un fait précis qui est de nature à porter atteinte à son honneur et à sa dignité est puni de deux à douze mois de servitude pénale principale et d’une amende de deux cents mille à six cents mille francs congolais.

 

En cas d’accusation de sorcellerie à  l’égard d’un enfant, l’auteur est puni de un à trois ans de servitude pénale principale et d’une amende de deux cents mille à un million de francs congolais ». 

 

4.   Conclusion

 

L’avènement de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 est une avancée significative dans l’histoire juridique de la République Démocratique du Congo. Tout simplement,  nous avons voulu, à travers ce bref aperçu, susciter le goût de découverte et de la lecture  de cette loi auprès de différents intervenants sociaux et des enfants. Nous sommes persuadés que si la population s’approprie ce  précieux instrument juridique et veille à sa stricte application,  la République Démocratique du Congo amorcera  l’ère de sa renaissance.

 

  

 

II.       DIAGNOSTIC SUR LES MESURES D’APPLICATION DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT

 

INTRODUCTION

 

S’essayant sur la question de la protection de l’enfant en République Démocratique du Congo, le Belge Edwin de Boevé, Directeur  de l’ONG Dynamo International, n’a pas manqué de poser le problème en termes de l’application de la Loi y afférente, nous le citons : «  La promulgation, le 10 janvier 2009, par le président de la République, M. Joseph KABILA KABANGE, de la loi portant  protection de l’enfant », mérite qu’on s’y intéresse particulièrement. Une mobilisation se renforce aujourd’hui dans le cadre de la mise en œuvre effective de la loi (…). Une loi reste un cadre théorique dont les intentions pourraient demeurer lettre morte sans une réelle volonté politique de la voir appliquer » (Edwin de Boevé, « Le Congo et la protection de l’enfant, un véritable défi », in Parce que la Rue Existe, Bulletin d’information du CATSR, Edition Spéciale, Novembre 2009). Le Directeur de Dynamo International ne croyait pas si bien écrire. Il y a une grande mobilisation des organisations nationales à ce jour qui plaident pour la mise en œuvre effective du cadre légal  de protection de l’enfant.  Le CATSR s’est lancé et joue activement son rôle  dans cette bataille.

 

Impulsé par la centaine d’associations qui le composent, le CATSR a  lancé  une enquête de terrain dans la ville de Kinshasa ayant la finalité de tester la bonne foi du Gouvernement congolais sur la question de la mise en œuvre effective de la loi susdite. Bien que partagées, les opinions exprimées au cours de l’enquête concordent sur une chose : l’absence manifeste de la volonté politique d’exécution de cet important instrument juridique national.

 

Se déroulant à plusieurs niveaux d’appréciation de la mise en application de la Loi portant protection de l’enfant en RDC, l’enquête du CATSR a le mérite de mettre en lumière la persistance malencontreuse du statu quo ayant prévalu  après la promulgation de la loi en question. En effet, en dépit de l’existence du cadre légal de protection de l’enfant daté du 10 janvier 2009, maints enfants congolais se doivent encore d’attendre pour voir leur protection légale devenir une réalité politique et juridique faute des mesures d’application et de suivi dans le chef du Gouvernement de la République. Le dépouillement des résultats d’enquête est en soi probant et parlant.

 

 

II.1. Du respect des droits de l’enfant

 

Alors que le législateur a intégré dans la  Loi portant protection de l’enfant plusieurs droits dont les réminiscences renvoient prioritairement à la Convention internationale sur les droits de l’enfant, en RDC, les droits  et devoirs des enfants contenus dans le Titre 1 portant dispositions générales tardent à s’enraciner dans la réalité quotidienne. Certains articles-clés y relatifs souffrent cruellement d’application, notamment les articles 28 et 38.

 

En effet, nonobstant la déclaration de l’article 28 de la Loi portant protection de l’enfant qui dispose dans sa lettre et son esprit que : «  L’enfant a droit à l’information. L’Etat veille à l’application effective des textes légaux garantissant la diffusion de l’information qui ne porte pas atteinte à l’intégrité morale ni au développement intégral de l’enfant (…) », les choses sur le terrain se passent comme si la Loi portant protection de l’enfant n’a pas été promulguée. L’enquête menée est arrivée au constat général selon lequel plusieurs programmes des médias diffusés dans notre pays , avec une prédominance de la télévision, portent  atteinte et dépravent les bonnes mœurs , altérant par effet de domino la moralité et l’intégrité mentale des enfants. Ici, plusieurs spectacles, chansons, danses, sketches, théâtres et films penchent à l’obscénité.

 

Dans le même ordre d’idées, l’article 38 de la Loi portant protection de l’enfant pose problème. En effet, pendant que cet article  dispose : «  Tout enfant a droit à l’éducation (…). L’Etat garantit le droit de l’enfant à l’éducation en rendant obligatoire et gratuit  l’enseignement primaire public (…) », les parents continuent à prendre en charge les frais de scolarité de leurs enfants malgré la consécration de la gratuité de l’enseignement fondamental  dans les écoles primaires publiques. Tandis que la qualité même  de l’instruction dispensée est loin de satisfaire aux normes universelles de l’éducation. L’enquête révèle que les infrastructures scolaires de base ne sont pas appropriées et en harmonie avec les exigences de la Loi portant protection de l’enfant en RD Congo.

 

II.2. De la protection sociale de l’Enfant.

 

A ce niveau de la Loi, le législateur a préconisé successivement la protection ordinaire et la protection exceptionnelle. L’application de plusieurs articles est problématique notamment les articles  50, 53, 55, 56, 58, et 61, relèvent les enquêteurs.

 

·         L’Enfant et le travail

 

En effet, d’après les dispositions de la présente loi en relation avec le travail , l’enfant congolais qui ne peut être employé avant l’âge de 16 ans révolus, est protégé contre les pires formes  de travail ( esclavage, recrutement forcé ou obligatoire, utilisation à des fins de prostitution, de production de matériel pornographique, spectacles pornographiques, utilisation à des fins d’activités illicites, travaux susceptibles de nuire à la santé, à la croissance , à la sécurité, à l’épanouissement, etc.). Il ne peut travailler plus de quatre heures par jour et travailler la nuit. Dan ce même registre de l’enfant au travail,  la loi sous examen dispose que l’intéressé a droit à un congé d’au moins un jour ouvrable par mois entier de service concurremment  au congé annuel consacré par le code du travail. La même protection est envisagée lorsque la loi proscrit toute forme d’exploitation et de violences contre l’enfant, mais aussi son utilisation dans les différentes formes de criminalité et surtout son utilisation abusive à des fins économiques.

 

Cependant, les observateurs et enquêteurs du CATSR ont bien noté que cette protection sociale de l’enfant congolais, particulièrement,  préconisée par la loi n°09/001 n’est pas encore effective malgré le caractère contraignant et obligatoire du texte légal y relatif. Ils ont observé et noté  que les enfants sont embauchés et soumis aux travaux prohibés. Et cela, dans maintes entreprises privées, les restaurants de fortune (de rue) dits «  Malewa », dans les débits de boissons et autres centres et lieux de négoces (zando, Wenze Bitula,  Bipupula) et ports (Mabongo en lingala) le long du fleuve  Congo. Les échos en provenance du Katanga et du Bas-Congo font état de la même méconnaissance des dispositions légales du fait que les enfants sont exploités par les opérateurs de transport routier aux postes frontaliers et aux ports de Matadi et Boma. A Tshikapa, dans la province du Kasaï Occidental, les enfants plongeurs appelés «  Kazabuleurs » reviennent à la surface avec du sang dans les tympans et yeux alors que les enfants « portefaux » sont  soumis au même joug à l’aéroport de Ndjili, au Beach Ngobila et aux points d’accostage  éparpillés  dans les périphéries Est et Ouest de Kinshasa (Maluku, Kinkole et Kinsuka pêcheurs). Les receveurs ou boys chauffeurs ne sont pas en reste où aucun salaire légal ne leur est alloué après avoir presté de 6 heures du matin à 22 heures du soir à bord des taxis-bus et bus.

 

·         L’enfant et les conflits armés

 

La Loi portant protection de l’enfant est formelle sur la question des enfants en rapport avec les conflits armés. Les articles 71, 72, et 73 disposent respectivement que l’enrôlement et l’utilisation des enfants dans les forces et groupes armés  ainsi que dans la Police sont  interdits. L’Etat garantit la protection, l’éducation et les soins nécessaires aux enfants affectés par les conflits armés, les tensions ou troubles civils et l’Etat assure la réadaptation et la réinsertion de l’enfant en situation difficile et/ou exceptionnelle. Dans l’entre-temps, nonobstant un effort croissant fait de part et d’autre, la réalité atteste que les enfants continuent à être utilisés  dans les groupes armés et dans la Force publique nationale dans les zones de conflit, dans la partie orientale de la RDC. Les rapports successifs publiés récemment par les ONG internationales, telles Humain Right Watch et Global Witness sans oublier les différents témoignages rapportés par la Radio Okapi et la MONUC font foi de cette méconnaissance des dispositions de la Loi portant protection de l’enfant en rapport  avec son utilisation par les belligérants à l’Est du pays.

 

II.3. De la protection judiciaire de l’enfant.

 

        Parlant expressément de la protection judiciaire de l’enfant congolais, le législateur a produit un certain nombre des dispositions pertinentes à observer et respecter. Dans le cas qui concerne le travail de vérification de la mise ne œuvre desdites dispositions, le CATSR s’est intéressé particulièrement aux articles qui posent suffisamment problème et qui sont sensibles eu égard aux réalités congolaises. Il s’agit des articles 11, 97, 108, 110 et 131. En effet, à son article 11, la loi dispose : «  Tout enfant privé de liberté est traité avec humanité en tenant compte des besoins des personnes de son âge. Il est séparé des adultes (…). Il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par des visites, sauf circonstances exceptionnelles ». L’article 97 enchaîne : «  Un enfant de moins de 14 ans ne peut être placé dans un établissement de garde provisoire, ni dans un établissement de garde, d’éducation ou de rééducation de l’Etat ». Les articles 108, 110 et 131 apportent des précisions respectives sur la durée de son placement dans l’EGEE soit deux mois, sur l’instruction de sa cause par le juge et sur les sanctions pénales en relation avec la soustraction de l’enfant en conflit avec la loi à la procédure intentée contre lui en vertu de la loi.

 

        Pour en avoir le cœur net sur le niveau d’exécution de ces prescrits de la loi, les enquêteurs du CATSR  ont interrogé quelques juges de Paix notamment la juge Madame KIMANU LUMBU de Pont Kasa-Vubu, le juge Emery PHUNA BADIA de Tribunal de paix Assossa. Après recoupement des réponses, il se dégage plusieurs évidences, notamment les constats selon lesquels certains OPJ et les Auxiliaires de la justice continuent à détenir les mineurs dans les cachots et  amigos de la police nationale où ces derniers sont mis ensemble  avec les adultes, allant jusqu’à dépasser le délai légal de garde à vue. Dans le même registre, il a été noté que les conditions de détention des enfants en conflit avec la loi ne sont pas conformes aux exigences de l’articles susvisés (11 et 12), dans ce sens que les enfants détenus ne bénéficient n’ont pas droit à l’alimentation, à l’éducation, aux soins de santé,  etc. Et les juges reconnaissent que certains parents ou tuteurs des enfants en conflit avec la loi prennent un malin plaisir de les soustraire des poursuites judiciaires en les déplaçant ou en les délocalisant territorialement.

 

 

 

 

II.4. De la protection pénale de l’enfant.

 

Ici, trois articles visés, à savoir 155, 160 alinéa 2, et 170 posent problème quant à l’effectivité de leur application. Traitant respectivement de la question sensible de l’utilisation des enfants dans la vente et la consommation des stupéfiants, de l’accusation de sorcellerie à l’égard des enfants et du viol des enfants, la protection pénale tarde à s’enraciner dans la réalité de tous les jours malgré la promulgation de la Loi. L’enquête de vérification menée par le CATSR est révélatrice de la persistance du statu quo. Les enfants congolais sont utilisés pour la vente de cannabis, du chanvre et des autres substances nuisibles interdites par la loi. Par effet de domino, bon nombre d’enfants consomment ces stupéfiants qui altèrent leur santé physique et mentale. L’ancien Premier Ministre, Antoine GIZENGA, avait, en son temps, interdit, sans succès, la vente publique et/ou à la criée du whisky et autres substances nuisibles en sachets. Parmi les sites identifiés, en matière de commercialisation et de consommation des  drogues à Kinshasa, les enquêteurs citent : Matonge, Kingabwa, Mombele et l’enceinte du stade Omnisport de Martyrs lors des rencontres de football. De la même manière, les enfants continuent à faire les frais des soupçons de sorcellerie au sein de la communauté congolaise avec une dose de dramatisation chez certains gourous des églises chrétiennes, chez les voyants, certains guérisseurs et charlatans et même auprès des chefs coutumiers en milieux ruraux. Les indices physiques ou psychiques sont mis à contribution par ces milieux pour affirmer que tel ou tel enfant est sorcier : le pool génétique de l’enfant, le caractère turbulent, l’entêtement, le fait de faire pipi au lit, enfants malingres, chétifs, abougris ou vivant avec handicap physique ou mental.

 

Il en va de même du viol qui continue à se commettre de façon massive sur les enfants en dépit de sa proscription légale.  Les différentes enquêtes et études sociologiques menées, à l’Est du pays révèlent que certains auteurs de viol appréhendés et qui ont bénéficié de la liberté provisoire vont jusqu’à menacer leurs victimes et les familles de ces dernières sans oublier leurs conseils. Pire ,  certaines libérations provisoires se muent en libérations définitives des bourreaux des enfants. On a même constaté que dans la plupart des cas, des peines infligées aux auteurs des viols sont dérisoires par rapport aux prescriptions pénales. C’est ce qu’affirme la présidente de l’ONG «  Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral », SOFEPADI en sigle.

 

D’où, le  bien-fondé du plaidoyer mené par le  CATSR et  formulé sous forme des recommandations et dénonciations en rapport avec le statu quo qui perdure sur le terrain.

 

 

 

III.      LE PLAIDOYER DU CATSR EN RAPPORT AVEC L’APPLICATION EFFECTIVE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE L’ENFANT EN RDC

 

INTRODUCTION

 

Selon Montesquieu, la Loi est l’expression de la volonté de la majorité. Ce qui, à juste titre, confère à tout texte de loi une fois promulguée par le magistrat suprême de l’Etat qu’est le président de la République, son caractère impératif et son opposabilité à tous. D’où ce credo cher aux légalistes de par le monde : «  Personne n’est au-dessus de la loi » ou encore «  Personne n’est censée ignorer la loi ».

 

           Puisque la République Démocratique du Congo, notre pays, se veut un Etat de droit ou aspire à le devenir chaque jour qui passe, aucun Congolais ne peut se prévaloir ni de son ignorance de la Loi portant protection de l’enfant ni tergiverser quant à son application effective, réelle et entière. C’est ici où la responsabilité juridique des institutions publiques en général et du pouvoir exécutif en particulier est engagée.

 

En effet, en promulguant la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, le Président de la République, sans doute,  agissant en vertu des pouvoirs lui confiés par la Constitution du 18 février 2006, lesquels le consacrent garant de l’esprit des lois et du fonctionnement harmonieux des institutions de l’Etat, en a bouclé la formulation : «  La présente Loi entre en vigueur à la date de sa promulgation » (article 202, page 47, du journal officiel-Numéro spécial-25 mai 2009), le chef de l’Etat venait ainsi de consacrer la dimension pénale de la susdite loi et sa non-exécution par les ayants- droit s’apparente aux infractions soit d’obstruction à la loi, soit de refus d’exécution  de l’ordre légal émanant  du pouvoir établi. Tel semble être le contexte dans lequel la Loi portant protection de l’enfant se trouve vautrée par la défaillance volontaire ou involontaire des pouvoirs publics concernés par sa mise en application  impérative et obligatoire. Le diagnostic fait dans la deuxième partie de ce livre en fait foi. Presque un an après sa promulgation par le Président de la République, après son adoption conjointe  par l’Assemblée nationale et le Sénat, la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 souffre d’application et de suivi, livrant  ainsi les enfants congolais et autres expatriés vivant sur le territoire national à l’arbitraire, à l’illégalité et à la maltraitance du statu quo ante.

 

Fort de son activisme agissant en matière de la défense de l’intérêt supérieur des enfants, de ses  différents combats menés depuis des années en faveur de l’avènement du cadre  légal et pénal de la gestion de l’enfance en République Démocratique du Congo et conscient de la triste réalité qui range l’Etat congolais parmi les pays où les lois sont vite oubliées aussitôt après leur promulgation, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue –CATSR- fait des recommandations suivantes allant dans le sens de l’application sans faille de la Loi portant protection de l’enfant sur l’ensemble du territoire national.

 

  

 

I.         A  LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

 

  1. Que le Chef de l’Etat veille à l’application effective de la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 par le Gouvernement, les Cours et Tribunaux  et par l’Administration pénitentiaire du pays ;

 

  1. Que le Président de la République , garant de l’exécution et du respect des lois, profite de la tenue  des conférences des gouverneurs de provinces  pour s’assurer de l’entrée en vigueur de la Loi portant protection de l’enfant dans les entités territoriales administratives du pays ( article 200 de la Constitution).

 

 

 

II.       AU GOUVERNEMENT

 

Que tout soit mis en œuvre à ce niveau du pouvoir exécutif pour :

 

  1. la prise d’un arrêté ministériel portant mise en place de la Brigade Spéciale de protection de l’enfant au niveau  du Ministère ayant en charge la police nationale (Art.77 de la loi de protection de l’enfant) ;
  2. La signature d’un arrêté Ministériel relatif à la mise en place du corps des Assistants sociaux au niveau du Ministre des Affaires Sociales (Art. 74) ;
  3. La prise d’un arrêté interministériel instituant le Comité de médiation incluant les ministres de la Justice et du Genre, de la Famille et de l’Enfant conformément à l’article 132 ;
  4. La prise d’un arrêté interministériel pour la mise en place du parlement et des comités des enfants incluant le Ministre de l’EPSP et le Ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant selon l’esprit et la lettre de l’article 83 ;
  5. Mettre sur pied un cadre juridique interministériel d’adoption des enfants comme énoncé aux articles 18, 19 et 20,
  6. Prendre l’arrêté interministériel portant bénéfice d’assistance matérielle ou financière aux parents incapables d’assurer la survie de leurs enfants conformément à l’article 69 ;
  7. Prendre l’arrêté interministériel visé à l’article 70 en rapport avec la subvention par l’Etat congolais aux besoins sanitaires et alimentaires de l’enfant vivant avec l’un ou les deux parents emprisonnés ;
  8. Réprimer la commercialisation, la consommation et le marketing des substances nuisibles, notamment les stupéfiants et psychotropes à même de donner la mort et d’altérer gravement la santé d’un enfant comme énoncé aux articles 155 et 156 ;
  9. Poursuivre  en justice les auteurs des accusations de sorcellerie et pratiques superstitieuses sur les enfants en conformité avec l’article 160, alinéa 2 ;
  10. Mettre en place le Comité National de lutte contre les pires formes de travail des enfants prévu à l’article 74 et défini à l’article 81 ;
  11. Assurer la gratuité  de l’enseignement fondamental sur l’ensemble du pays conformément à l’esprit de l’article 38 en allouant un budget conséquent et réaliste à l’éducation ;
  12. Veiller aux conditions des détentions des enfants en conflit avec la Loi par le biais des ministres ayant la justice, le Genre, la Famille et l’Enfance dans leurs attributions en conformité avec les articles 11 et 12 ;
  13. Réhabiliter les établissements de garde et d’éducation de l’Etat existants, créer d’autres  EGEE et allouer des moyens appropriés aux structures à caractère social de placement des enfants selon l’esprit de l’article 67 ;
  14. Appuyer les Ong nationales dans la tâche éprouvante de vulgarisation de la Loi portant protection de l’enfant et renforcer la capacité des juges de Paix en matière des droits de l’enfant, OPJ et OMP compris.

 

 

III.       AUX PARENTS

 

  1. Prendre en charge les frais d’entretien et d’éducation de leurs enfants placés dans les EGEE ;
  2. Ne pas soustraire les enfants en conflit avec la Loi leur rendus de la justice en accord avec l’article 131 ;
  3. De faire enregistrer les enfants à l’Etat-civil en leur accordant une reconnaissance juridique dès la naissance comme recommandé à l’article 16.

 

 

IV.          AUX ENFANTS.

 

      Connaitre et défendre, en fonction de l’âge, leurs droits en toutes circonstances.

 

V.        A  LA  HAUTE  AUTORITE  DE  MEDIAS  (HAM)

 

  1. Appliquer la rigueur de la Loi aux organes de presse qui publient et diffusent les écrits, images et informations de nature à porter  atteinte à l’intégrité mentale, morale et au développement intégral de l’enfant conformément à la loi ;
  2. Instruire les Directeurs  des programmes de chaînes de télévision captées sur le territoire national d’afficher et d’annoncer les programmes  de leurs organes de presse audiovisuelle afin de permettre aux parents ou tuteurs de veiller à la qualité de l’information à suivre par les enfants comme l’exige l’alinéa 4 de l’article 28.

 

VI.      A  LA  COMMUNAUTE  INTERNATIONALE

 

  1. User de son influence sur les animateurs des institutions publiques congolaises  pour amener celles-ci à privilégier dans leurs décisions et mesures le destin des enfants tel que prescrit  par la Loi portant protection de l’enfant ;
  2. Appuyer matériellement et financièrement les ONG congolaises dans la vulgarisation de la Loi portant protection de l’enfant ;
  3. Appuyer le gouvernement congolais dans tout ce qui est de nature à appliquer et faire respecter les dispositions pertinentes de la Loi portant protection des enfants sur l’ensemble du territoire  national.

 

 

 

 

 

IV.      DIFFICULTES RENCONTREES DANS L’ELABORATION DE CE DOCUMENT

 

 

Une enquête sur l’application d’un instrument juridique sensible qu’est la loi portant protection de l’enfant en RDC ne pouvait être menée sans peines et embûches.

 

Brièvement, il sied de relever, parmi les difficultés rencontrées, l’indisponibilité et/ou le refus de certains interlocuteurs à répondre aux préoccupations des enquêteurs du CATSR.

 

Plusieurs responsables des institutions  (ministères, services publics…) ont eu de la peine à délier leurs langues. Certes, beaucoup se sont exprimés mais ils ont émis des réserves pour engager la responsabilité de leurs ministères et services publics respectifs.

 

C’est ainsi que nombreux interlocuteurs ont requis l’anonymat et demandé même que leurs propos ne soient pas littéralement rapportés.

 

Néanmoins, les enquêteurs ont tenu,  dans leurs rapports, à préserver la lettre et l’esprit des opinions exprimées.

 

 

 

ANNEXE I

 

Le présent ouvrage a été réalisé avec le concours  de plusieurs collaborateurs, notamment  ceux dont les noms sont repris dans le tableau ci-dessous :

 

NOMS & POSTNOMS

SEXE

PROVENANCE

QUALITE

Kalubi Muneme

M

APPROPEV

Concepteur d’enquête

Sévérin Yamfu

M

LIDDM/REEJER

Concepteur d’enquête

Me Gabrielle Muke

F

ASADHO

Concepteur  d’enquête

Me Rosette Bula-Bula

F

ASADHO

Concepteur d’enquête

Albert Tshimanga

M

MMP

Concepteur d’enquête

Benjamin Beya

M

Presse

Concepteur d’enquête

Edho Mukendi

M

CATSR

Concepteur d’enquête

Job Nkuna

M

CATSR

Concepteur d’enquête

Patrick Muamba

M

SODEC

Concepteur d’enquête

 

 

 

 

Me Gabrielle Muke

F

ASADHO

Equipe de compilation

Patrick Muamba

M

SODEC

Equipe de compilation

Jean Bosco Ngulungu

M

Presse

Equipe de compilation

 

 

 

 

Loleko Boketshu

M

COCOM

Collectif enquêteurs

Me Rosette Bula-Bula

F

ASADHO

Collectif enquêteurs

Albert Tshimanga

M

MMP

Collectif enquêteurs

Mélanie Makasi

F

RAJED

Collectif enquêteurs

Kalubi Muneme

M

APPROPEV

Collectif enquêteurs

Charlène Mayola

F

PAX Juniors

Collectif enquêteurs

Innoncent Banze

M

ABSED

Collectif enquêteurs

Espérance Kaj

F

ASOJEDEC

Collectif enquêteurs

Guellor Tita Zoyi

M

JADI

Collectif enquêteurs

François Mapumba

M

SOTOUS

Collectif enquêteurs

Joseph Pembe

M

CMM

Collectif enquêteurs

Etienne Lungala

M

CEPRODEKI

Collectif enquêteurs

Robert Lukamba

M

LUTRACO

Collectif enquêteurs

Désiré Omari Amisi

M

AHOMEC

Collectif enquêteurs

Sley Numbi Kalume

M

Jeunesse Avenir

Collectif enquêteurs

 

 

 

 

 

Jean Bosco Ngulungu

 

M

 

Presse

 

Rédaction du livre

 

Benjamin Beya

M

Presse

Rédaction du livre

Job Nkuna

 

 M

CATSR

 Relecture, correction.

Edho Mukendi

 M

CATSR

Coordination

Douté Ngindu

 M

LINELIT

Mise en page

Issa Soli

 M

-

Dessin.

 

ANNEXE II

 

 

SIGLES.

 

ABSED          : Association du Bien-être familiale des Enfants Défavorisés

AHOMEC       : Association des Hommes de métiers Manuel du Congo

ASADHO       : Association Africaine de Défense des droits de l’homme

APPROPEV     : Association d’aide et de protection des personnes vulnérables

ASOJEDEC     : Action Solidaire de la Jeunesse pour l’Encadrement Communautaire

CATSR           : Comité d’Appui au Travail Social de Rue

CEPRODEKI    : Centre de Promotion et de Développement de Kingasani

CMM            : Centre Monseigneur MUNZIHIRWA

COCOM        : Cœur compatissant

CWB            : Centre Wallonie Bruxelles

EGEE            : Etablissements de Garde de l’Education de l’Etat

EPSP            : Enseignement Primaire, secondaire et Professionnel

HAM             : Haute Autorité des Médias

JA                : Jeunesse Avenir

JADI             : Jeunesse Associée  pour le Développement Intégral

LINELIT        : Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes

LUTRACO      : Ligue des Usagers du Transport en Commun au Congo

MMP            : Marie Mère de la Paix

MONUC        : Mission des Nations Unies au Congo

OMP             : Officier de Ministère Public

OPJ              : Officier de Police Judiciaire

PJ                : Pax Juniors

RAJED          : Rassemblement des Jeunes pour le Développement

RDC             : République Démocratique du Congo

REJEER         : Réseau des Educateurs des Enfances et Jeunes de la Rue

SODEC          : Solidarité pour le Développement Communautaire

SOFEPADI     : Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral

SOTOUS       : Solidarité pour Tous

UNICEF         : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

 

 

CATSR

  

Siège social : Avenue Bonga n°2, Quartier  Matonge, Commune de Kalamu,

                            Kinshasa- RDC

 

Téléphone mobile : (00243) 99 99 70 588

                                                    85 44 29 461

                                                    81 320 28 80

 

 

Téléphone fixe          : (00243) 15 140 991

 

E- mail :                      cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr

 

                                   edhomuk@yahoo.fr

 

21:43 Écrit par Le Catsr dans Notes d'information | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook |

10/04/2010

COMMENT DEVENIR "VOLONTAIRE" OU "STAGIAIRE"

 
Dossier 
 
Comment devenir « volontaire » OU  « Stagiaire » en République Démocratique du Congo auprès des enfants en « situation difficile ou vulnérables » par le biais du CATSR ? 
 
 

Doc1

 

 

 

Florence COLS, 1ère volontaire du CATSR, et sa collègue Anja (avec les lunettes) devant le siège de ce réseau après une activité.
 
 
  
 
Sommaire
 
Etre volontaire :     ............................................................................... 3
Conditions générales (à lire très attentivement !) : .................................. 3
Quid du Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR........................... 5 
Les partenaires du CATSR auprès desquels les bénévoles peuvent s’investir  6
Programme 1 : Le travail en milieu ouvert:……………………............................. 6-8
Programme 2 : Les visites des partenaires      ......................................... 9 
Programme 3 : L’administration : ………………………………………………………................. 10 
Règles importantes et autres petitconseils :............................................. 11 
Procédure pour devenir volontaire ou stagiaire : …................................... 12-13 
Personnes responsables et ressources : ..................................................13 
Les amis du CATSR : ........................................................................... 13
FORMULAIRE DE CANDIDATURE ............................................................14-15 
 
 
2
 
 
Etre volontaire  ou stagiaire  
 
 
Bénévole, stagiaire, volontaire, financeur : les qualifications foisonnent et se contredisent.  Le “volontariat” ou l’utilisation de bonnes (et souvent jeunes) volontés de par le monde se multiplie ; et les barrières entre tourisme-humanitaire, coopération,  travail social, relation nord-sud et programme d’autofinancement sont bien difficiles à distinguer. C’est pourquoi le projet que nous avons mis sur pieds mérite quelques explications. 
 
 
 
Au CATSR,  le volontaire ou stagiaire sera amené à : 
 Aider les  enfants à faire leurs devoirs ;   Leur  proposer des activités culturelles, artistiques ou sportives ;   Eventuellement participer à des activités plus administratives ; 
Conditions générales (à lire très attentivement !) : 
a) Avoir plus de 18 ans.  b) Etre  autonome et indépendant, pour pouvoir travailler de la meilleure manière possible en tenant compte des consignes données. Le volontaire  (stagiaire) ne peut être un poids pour l’équipe. Il doit gérer lui-même son hébergement, ses transports et les difficultés  inhérentes à un voyage lointain, qu’elles soient culturelles, sociales, médicales, pratiques,…  c) Etre prêt et prendre le temps de s’investir avant le voyage pour apprendre à connaître le pays, lire les documents relatifs aux projets et à des problématiques déterminées et entreprendre une démarche de récolte de fonds (pour les projets sociaux de l’organisation).  d) Etre  certain d’être protégé par un régime d’assurance/mutuelle qui assure la prise en charge des frais médicaux, de rapatriement et de soutien (même en cas de conflit).  e) Etre  décidé à se rendre en République Démocratique du Congo dans une optique active, respectueuse et sociale. 
 
 
  
 
3
 
 
Quid du Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR en sigle?
 
Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue est un réseau  d’ONG agréé par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers les Ministères de la Justice et des Droits Humains  sous le n° JUST.D.H/SG/20/622/2008/F.92/11/424 du 22 avril 2008 ; du plan ; du Genre, Famille et Enfant ; des Affaires Sociales ; de la Santé ; de la Jeunesse et des Sports ; et enfin du Développement Rural.  Le travail social de rue  constitue le  domaine d’intervention du CATSR dont le siège est établi au n°2 de l’Avenue Bonga, quartier Matonge, Commune de Kalamu, Ville de Kinshasa. 
 
Ce réseau a été créé à la suite du Séminaire international de formation au travail social de rue tenu à Kinshasa, du 03 au 07 avril 2006.  Ces assises avaient  regroupé, non seulement les délégués de Kinshasa  et de toutes les autres provinces  du  pays; mais aussi des  participants venus du Portugal, du Sénégal, du Togo, du Canada et de la Belgique. Le CATSR a été formalisé le 22 décembre 2006 à la suite d’une convention de partenariat signée avec l’ONG Dynamo International, basée à Bruxelles et dirigée par Monsieur Edwin de Boevé. Neuf ONG ont signé ladite convention : Jeunesse Avenir, Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), PAX JUNIORS,  Comité des droits de l’homme et développement (CODHOD), CROIX-ROUGE, Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), CEPRODEKI, Cœur compatissant (COCOM), et ANGES DU  CIEL.   A ce jour, le CATSR compte 182 organisations membres effectifs sur l’ensemble du territoire national. 
 
I. MISSION ET OBJECTIFS DU CATSR
 
Le CATSR  a pour mission de valoriser et promouvoir le travail social de rue par : 
 
1. l’identification des  acteurs,  des  ONG et réseaux d’associations intervenant dans le domaine du travail social de rue en vue d’impulser une synergie d’action sans étouffer la singularité de chaque acteur et le fonctionnement de chaque structure ; 2. l’impulsion et le renforcement du travail des acteurs sociaux de rue à travers des commissions thématiques ; 3. la lutte pour la reconnaissance sociale et légale du métier de travailleur de rue ;  4. la défense des intérêts des travailleurs sociaux de rue auprès des pouvoirs publics et d’autres partenaires ;  5. la coopération avec le réseau international des travailleurs sociaux de rue ; 6. Le plaidoyer pour le bien-être des personnes en situation difficile à travers la mobilisation des ressources locales et externes pour ses structures ; 7. le renforcement des capacités techniques, matérielles et institutionnelles des structures membres ; 8. la prévention et protection des droits des enfants à travers ses structures membres.
 
 
4
 
 
 
II. PARTENAIRES DU CATSR
 
A l’issue du séminaire de 2006 et à la lumière des activités réalisées par le  CATSR, ce réseau s’est confirmé sur le terrain comme une composante majeure de la société civile en République Démocratique du Congo. 
 
A titre indicatif,  le CATSR est :
 
 Membre du Réseau international des travailleurs sociaux de rue piloté par  l’ONG « Dynamo International » ( www.travail-de-rue.net) ;  Partenaire des  Ministères  congolais du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; de la Jeunesse et des Sports ; du plan ; des Affaires Sociales ; du Développement Rural ; et de la Santé ;  Membre du Conseil National de l’Enfant ;  Membre de la Commission mixte Ministère des Affaires sociales et autres Ministères concernés par la question de la protection de l’enfant ;  Membre du Conseil  national de la jeunesse ;  Membre du Groupe de réflexion du Ministère de la Justice  pour l’élaboration  des lois résiduelles  sur la protection de l’enfant ;  Partenaire du réseau portugais des travailleurs de rue, «  Conversas de rua » ;  Partenaire de l’ONG « Avenir de l’enfant » du Sénégal ;  Partenaire du Collectif des ONG Belges : Amo Reliance, Amo Globulin, Amo Jeunes 2000, Projet Matonge asbl ;  Partenaire de SSI/international / Fondation Suisse.
 
 
 
 
 
 
 
Le CATSR  travaille  en République Démocratique du Congo  afin tout d’abord d’apporter un appui aux  enfants et jeunes en situation difficile à travers ses structures membres et son équipe mobile ainsi que d’éviter que d’autres ne se retrouvent dans pareille situation.  D’autre part, le CATSR lutte pour la reconnaissance légale de ce métier par les pouvoir publics. 
 
5
 
 
 
Le système du CATSR se répartit en  quatre  démarches complémentaires : 
 
- La prévention (avant et pendant la vie en rue) : ensemble d’interventions axé sur deux pôles : prévenir et, si possible, éviter l’arrivée de l’enfant en rue. 
- La conscientisation le grand public, les familles et les enfants eux-mêmes sur les réalités de la vie en rue (ses causes, son quotidien et ses conséquences) ; 
- La réduction des risques (pendant la vie en rue) : perspective à court et moyen terme visant à réduire les nombreux dangers de la vie en rue en donnant à l’enfant ou au jeune les outils nécessaires (connaissances) pour comprendre et dépasser son quotidien ; 
- La réhabilitation sociale (après la vie en rue) : démarche à plus long terme visant la réintégration progressive et solide de l’enfant ou du jeune au sein de la société. 
Les différents programmes dans lesquels les bénévoles (stagiaires) peuvent s’investir sont les suivants: 
Programme 1 : Le travail en milieu ouvert réalisé par l’équipe mobile: une équipe mobile constituée de 4 travailleurs de rue et 1 travailleuse de rue œuvre dans les différents sites de la ville de Kinshasa où l’on trouve une forte concentration d’enfants en situation difficile communément appelés « enfants de rues ». Nous pouvons citer les sites du Rond point victoire, du Marché Gambela, du Stade tata Raphael (ex 20 mai), du quartier Kintambo Magasin, et des Galleries présidentielles à la Gombe.
 

doc6

 

 

 

 

 


Roger KATEMBWE, éducateur de rue du CATSR, s’entretient avec les EDR au centre NAZARETHE à LIMETE.
 
 

 
 doc7a

 

 

 

 


Une visite de terrain sur le site du stade tata Raphael (ex 20 mai).
 
Sur ces sites, on trouve  les enfants qui font de la débrouille afin de lutter pour la survie en faisant de multiples petits travaux pour les passants et à ceux qui ont des moyens. Certains sont excellents dans le petit vol et dans le trafic du sexe pour les filles. L’équipe mobile du CATSR apporte divers services : écoute, orientation vers les structures d’hébergement ou les familles, activités ludiques et sportives, alphabétisation, éducation, et soutien psychologique poussé. Cette étape s’étalera sur le nombre de mois dont l’enfant aura besoin avant de retourner en famille, vers une autre organisation, ou bien vers notre programme de réinsertion scolaire.  
 
 doc7b

 

 

 

 

 

 

doc8a

 

 

 

 

 

 

 
On apprend à jouer également avec les enfants pour recréer  l’espoir de vie.
 
Avec l’équipe mobile du CATSR, le travail de rue est mis en évidence. 
 
Programme 2 : Les visites des partenaires 
Au sein de ce réseau comprenant beaucoup d’ONG, une visite des partenaires tant publics que privés peut être programmée pour voir le travail au quotidien.
Le volontaire (stagiaire) est appelé à visiter surtout les quartiers périphériques qui sont pourvoyeurs des enfants en rupture familiale vers les centres urbains. 
 

 
8
 
 
Programme 3 : L’administration : 
 
L’administration centrale du CATSR est basée à Kinshasa. Nous avons besoin de stagiaires ou d’administrateurs compétents. Pour cela, la maîtrise du français est obligatoire. Des visites quotidiennes et quelques activités  sur terrain et dans les structures membres et partenaires tant publics que privés sont organisées. Nos demandes au niveau administratif sont précises et les attentes et possibilités réciproques doivent être négociées au préalable. 
 
Au niveau de l’administration, nous avons besoins des volontaires (stagiaires) qui sont capables :
 D’échanger les expériences en ce qui concerne la gestion et l’organisation du réseau ;
 De  gérer le site Internet- base de données ;
 De récolter les fonds pour les petits projets ;
 De faire la rédaction des rapports (anglais et/ou français) ;
 De connaitre la gestion de stock ;
 De faire les entrées de données statistiques, mener des recherches, analyses et publications ;
N.B : Nous tenons à informer le public que d’autres volontaires ou stagiaires qui voudraient faire leur travail en provinces plutôt qu’à Kinshasa, sont également les bienvenus. Le CATSR pourra alors les orienter dans les provinces où il est opérationnel, notamment les provinces du Bas Congo à Matadi, du Kasaï Occidental à Kananga, du Kasaï Oriental à Mbuji Mayi, de Bandundu à Kikwit, du Katanga à Lubumbashi et dans le Sud Kivu à Bukavu.
 
 
Le logement, la nourriture, les transports : 
 
 
Le CATSR ne prend en charge aucun frais lié à l’activité bénévole du volontaire (stagiaire).  Toutes fois ,certaines associations membres du réseau  peuvent dans la limite de leurs moyens offrir un logement ou un repas au volontaire (stagiaire).
 
 
 
 
Nous demandons aux futurs bénévoles (stagiaires) de récolter un montant minimal de 200 € (deux cents  euros)  avant leur voyage en République Démocratique du Congo. Le volontariat  en lui-même
9
 
est gratuit mais cette récolte de fonds préalable nous offre la garantie que les participants qui se rendent dans nos centres n’y viennent pas en touristes mais en personnes motivées qui se sont investies pour notre cause et pour les enfants que nous soutenons. 
N.B : cette somme doit être considérée comme une donation, et non pas comme des frais d’inscription au programme volontariat  (stage). C’est pourquoi nous estimons qu’il est logique d’associer à ce travail ceux qui viennent en République Démocratique du Congo avec l’intention véritable de nous aider. En fixant un montant minimum pour les volontaires, nous pouvons élaborer en conséquence des plans financiers et renforcer ainsi la stabilité financière de notre organisation. 
La situation financière des volontaires ne doit en aucun cas constituer un frein à une participation au programme, même s’il va de soi que les frais privés de voyage doivent être couverts d’une manière ou d’une autre, et notre programme ne doit en aucun cas s’adresser qu’à des personnes issues de milieu aisé. Pour ce qui concerne la récolte de fonds demandée, nous invitons les futurs volontaires à mobiliser leur entourage (famille et amis), à organiser un événement, à contacter des fondations locales, des clubs de soutien, des mouvements scouts, etc. Si vous voulez, en organisant une telle activité,  avoir une documentation (revues « parce que la rue existe » du CATSR, livre, photos pour expositions qui parlent de la situation des enfants en rupture familiale en RDC), le CATSR vous les fournira. Vous pouvez également consulter le site www.travail-de-rue.net  ou dans Google «  Parce ce que la rue existe ». Des livres qui racontent la vie des EDR.
 
 
Si le bénévole (stagiaire)  trouve plus que 200 €, le surplus peut être utilisé pour équiper les structures du CATSR dans lesquelles le bénévole travaille. 
Exemple concret : Un Volontaire réunit 600 €, dont 200 euros vont pour soutenir CATSR dans son ensemble. Les 400 restants peuvent servir à acheter le matériel jugé nécessaire par l’administration, le bénévole et le chef du centre où celui-ci travaille, et une photocopie des tickets de caisse sera remis. (Le bénévole peut s’il le veut être associé à la sélection du matériel et à son achat). 
 
 
Ce qu’il faut prévoir (non fourni par le CATSR) : 
. Le visa. Il est disponible dans les ambassades de la République Démocratique du Congo à travers tous les pays du monde. 
. Le billet d’avion. Les prix pour les billets d’avion sont très variables (de 600 à 1500 euros). Il existe plusieurs compagnies aériennes qui desservent La RDC : SN Brussels, Air France, Kenya Airways, Ethiopian, SAA, Afrikiya, Royal air Maroc.
. Les vaccins. Discutez de ce point avec votre médecin. Les vaccins importants sont ceux qui vous protègent de la Typhoïde, de l’Hépatite B, de la Méningite éventuellement, sans oublier les vaccins basiques tels que le tétanos. Le vaccin contre la fièvre jaune est indispensable pour pouvoir entrer en RDC.  Il est  nécessaire de prendre des comprimés contre la malaria.
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. Les frais d’assurance et de soins médicaux (à charge du volontaire et sous son entière responsabilité). Voyez avec votre mutuelle ou compagnie d’assurance. 
. La pharmacie. Prévoyez le nécessaire. N’oubliez pas les moustiques. 
. Le nécessaire de toilette. 
. Des vêtements selon la saison. De préférence avoir des vêtements légers étant donné qu’il fait très chaud durant toute l’année.
. Les frais de transport en bus et taxi. Ils sont bon marché et les transports locaux encore plus. 
. Les autres frais privés (selon vos besoins divers).
 
Règles importantes et autres petits conseils : 
- Respecter les lois de la République Démocratique du Congo.  - Ne jamais prêter ou donner de l’argent aux employés de l’organisation.  - Faire attention à ses affaires personnelles ou objets de valeurs surtout lorsque vous êtes sur le terrain.  - La consommation de toute forme de drogues est formellement interdite.  - Il  est interdit de rester seul avec un enfant (sans la présence d’un éducateur).  - Pour la prise des  photos, nous avons une politique très stricte de droit à l’image. Demandez l’autorisation avant de mitrailler les enfants. Une fois de retour dans votre pays, tâchez de respecter cette politique de non utilisation des portraits. Privilégiez plutôt les photos de groupe. Les photos permettant de reconnaitre distinctement le visage des enfants doivent être utilisées dans un cercle très privé (hormis autorisation expresse de l’administration).  - La République Démocratique du Congo,  malgré ce qu’en disent les médias, n’est pas un pays dangereux à proprement parler. Kinshasa est calme et sous contrôle du Gouvernement. Ceci dit, et même si la capitale de la RDC présente moins de risques que de nombreuses capitales européennes, il faut garder un minimum de vigilance et éviter de se promener seul le soir, etc. En cas de troubles politiques (cas exceptionnel depuis les élections de 2006), le respect des consignes de l’administration et des chancelleries européennes est de mise. Pour rappel, nous ne porterons aucune responsabilité ultérieure. Le bénévole (stagiaire)  est pour nous une personne mature, responsable et indépendante qui doit gérer elle-même sa situation.  - Ne perdez pas  de vue que les informations relatives à la vie de nos pensionnaires, c'est-à-dire  les enfants en rupture familiale (abus, maladies et autres) sont confidentielles. Veillez autant que possible à ne pas les utiliser (à travers une quelconque recherche par exemple) sans l’accord de l’administration. Nous sommes ouverts aux recherches universitaires ou autres mais le secret professionnel est aussi une notion importante. Il existe des sujets délicats et des informations particulièrement secrètes telles que la séropositivité, le passé d’un enfant victime d’abus, la criminalité, etc. Par ailleurs, étant donné la difficulté d’établir un lien de confiance et de le respecter, la répétition de questions similaires par une horde de chercheurs aux objectifs différents est problématique.  - D’autres informations peuvent être trouvées sur le site de la RDC.
 
 
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Procédure pour devenir volontaire : 
 
 
 
Si vous avez bien lu tout le dossier et pris votre décision, vous pouvez nous envoyer votre candidature aux deux adresses suivantes : cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr; edhomuk@yahoo.fr, (formulaire infra). 
Une fois votre candidature acceptée, n’oubliez pas que votre venue ne sera confirmée qu’après le versement du montant récolté pour l’organisation. Ces fonds sont considérés comme une donation pour nos différents projets, et non comme des frais d’inscription au volontariat. Ils ne sont pas remboursables. 
 
Les fonds récoltés  doivent être versés sur le compte bancaire n° 1301- 05- 101111-13-01 (Code SWIFT : PRCBCDKI) ouvert auprès de Pro Crédit Bank Congo S.A.R.L. au nom du CATSR. N’oubliez pas de mettre le libellé + le nom et prénom du volontaire ou stagiaire.
 
Ce type d’expérience constitue en général un enrichissement inoubliable qui apporte tellement en valeur humaine… Participez à ce processus, aidez à financer cette formidable aventure qu’est le CATSR. Pour rappel, nos projets ne sont financés à ce jour que par les gouvernements de la Communauté Française de Belgique, de la Wallonie Bruxelles International et de l’ONG Dynamo International. 
 La survie de nos projets dépend de notre capacité à réunir des forces et des soutiens à travers le monde. Ainsi, nous vous mettons aussi à contribution pour rechercher ces ressources. Vous ferez alors œuvre utile en vous joignant aux efforts déjà fournis par d’autres partenaires.
Que vous soyez jeune ou moins jeune, gardez vos ressources personnelles pour les frais de votre voyage (pas question de s’endetter pour nous) et trouvez des soutiens divers pour contribuer à notre projet (clubs locaux ou sportifs, écoles, amis, etc.). Mais il ne faudrait en aucun cas que notre condition constitue pour vous un frein et que le programme ne s’adresse qu’à des personnes issues de milieu aisé. 
Mobilisez votre entourage, organisez un repas, une soirée dansante, une brocante. Vendez du massepain, du chocolat, etc. Ces quelques heures de votre temps nous donnent la preuve de votre motivation et future implication pour votre voyage. Nous tenons aussi à préciser que cette participation financière ne sera pas remboursée en cas d’annulation du projet, de mécontentement du volontaire ou d’exclusion de celui-ci si sa conduite est incompatible avec les objectifs et le travail du CATSR. 
Une fois votre candidature acceptée, vous recevrez  UN COURRIEL: 
 
 
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Voilà, votre avion atterrit à Kinshasa, vous y êtes… Bienvenue !  Une équipe du CATSR sera là pour vous accueillir. Prévoir des petits frais 10- 20 €  pour les manutentionneurs qui sont dans le hall de l’aérogare.
 Personnes responsables et ressources : 
 
Attention, l’ampleur du travail porté par le CATSR ne permet pas à notre équipe de prendre du temps pour régler les questions suivantes (vêtements nécessaires, températures, logement, nourriture, transports, vaccins,…) Merci de nous contacter pour ce qui concerne le bénévolat directement. 
 
 Edho MUKENDI KAFUNDA (edhomuk@yahoo.fr, edhomuk@gmail.com,  Tél: +243 99 99 70 58- +243 85 44 29 461
Coordonnateur National du CATSR – Sélection des volontaires et direction générale du CATSR.
A contacter pour toute demande pratique concernant le volontariat ou  stage  (par email de préférence).
 
Job NKUNA KATENDE ( jnkuna@yahoo.fr,)  , Tel: +243 81 320 28 80
Assistant chargé du secrétariat du CATSR
Florence COLS (flocols@hotmail.com), Tél : +243 99 176 21 44
Supervision de l’équipe mobile
 
 
 
 Les « amis » du CATSR : 
 
A votre retour dans votre pays  (après le bénévolat ou le stage), il est possible de continuer à vous impliquer pour les enfants et le projet en devenant « ami du CATSR ». Selon vos capacités et disponibilité, il est sympathique et utile de continuer l’aventure ici. 
 
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FORMULAIRE DE CANDIDATURE 
À renvoyer signé et rempli au CATSR (accompagné de la photocopie d’un document d’identité) : 2 Bis , Bloc III, avenue Bonga , Q/Matonge, Commune de Kalamu, Ville de Kinshasa, RDCongo 
 
Nom : Prénom : ……………………………………………………………………………………
 
 
 
Adresse complète : …………………………………………………………………………………...
 
 
 
Téléphone : Email : …………………………………………………………………………………
 
 
 
 
 
Qualifications et/ou expérience professionnelle (en lien avec le projet) : 
 





 
 
 
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Motivation : 
 
 
 
 
Durée (approximative) du séjour : 
 
 
 
Mois et dates (+ ou -) : 
 
 
 
Formule souhaitée : Programme (numéro) : 
 
Autres choix : 
 
Je soussigné(e), confirme avoir lu et approuvé toutes les informations et conditions reprises dans le dossier « Devenir Volontaire ou Stagiaire ». Par la présente, je m`engage également à participer à la récolte de fonds et à verser au minimum 200 € au CATSR   au n° 1301- 05- 101111-13-01 (Code SWIFT : PRCBCDKI) avant mon départ pour la République Démocratique du Congo. J`y pars en tant que personne indépendante et suis conscient que le CATSR n’est pas  responsable de moi lors de mon séjour. 
 
 
 
 
 
Date et Lieu : Signature : 

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15/06/2008

7.- 2 janvier 2008 - Activités du premier anniversaire du Catsr

NOTE D’INFORMATION N°7  L’An  1 du  CATSR marqué par plusieurs activités   Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) a commémoré samedi 22 décembre 2007 son 1er  anniversaire dans la salle des réunions de la maison communale de Kalamu, à Kinshasa. Une occasion pour la coordination du CATSR de présenter un rapport – bilan à l’assistance, constituée, outre les délégués des associations impliquées dans ce cadre d’échanges, de réflexion et d’actions des travailleurs sociaux de rue,  de différentes personnalités, notamment  Freddy Jacquet, Délégué de la Communauté française de Belgique en RD Congo ; Fabrice Sprimont, Coordinateur de l’Association pour la promotion de l’éducation et  de la formation à l’étranger (Apefe, un organisme belge) ; Papae Mvumbi Lutete, Bourgmestre adjoint de la commune de Kalamu ;  Edwin de Boevé, Directeur de Dynamo International ;  Kasayi, Conseiller chargé de la jeunesse en difficulté et des organismes internationaux au ministère congolais de la Jeunesse et des Sports,  représentant personnel du ministre ; de la représentante de Mme Annie Kenda, Responsable du Conseil national de l’enfance  (CNE) ; Makolonze,  représentant du chef de division urbaine et du secrétaire général de la jeunesse ; Joseph Sengo, Vice-président  de « Humanisme et Solidarité » (ONG chargée d’audit du CATSR);  de la révérende soeur Jacqueline Bukaka, coordonnatrice provinciale du CATSR/Bas Congo.  Une gerbe d’activités Dans son discours, le Coordonnateur du CATSR, Edho MUKENDI Kafunda sha Ntumba, a présenté  la liste des activités réalisées  par cette structure  d’appui au travail social de rue en RDC  en dépit du manque des moyens financiers.  Il convient d’épingler :·       la remise des fournitures scolaires à deux écoles, situées respectivement dans les communes de  Kimbaseke et Barumbu, supervisées par les associations « Ceprodeki » et « Anges du ciel » ;·       l’inauguration du siège du CATSR par M. Fredy Jacquet le 1er  mars 2007 ;·       l’organisation des deux journées de formation sur le travail social de rue les 23 et 27 juin 2007, animées par le Cafes ;·       la  participation avec intervention au forum social congolais le 24 juin 2007 ;·       l’organisation des deux journées de réflexion autour du thème : « Le travail social de rue et sa reconnaissance légale en République Démocratique du Congo » le 19 septembre et le 13 octobre 2007 à Kinshasa ;·       les rencontres  et échanges avec plusieurs personnalités étrangères et congolaises à Kinshasa et à l’extérieur du pays au moyen de nouvelles technologies de l’information et de la communication ;·       Interventions téléphoniques  du CATSR à  la Radio « Galilée » de Québec/Canada sur  la problématique de la prise en charge des enfants en rupture familiale en RDC. Certes, le CATSR a bénéficié d’un préfinancement de Dynamo International  mais qui n’a servi qu’à l’ouverture du secrétariat technique et à l’appui aux salaires de la sentinelle et de la chargée de protocole.  Ainsi, le coordonnateur a lancé un appel  à des différents partenaires tant nationaux qu’internationaux installés ou pas en RD Congo de soutenir le CATSR pour la matérialisation de se objectifs. A ce sujet, la Région wallonne a donné le ton en soutenant le CATSR pour une période de deux ans. Le Délégué Fredy Jacquet l’a annoncé officiellement  à l’assistance avant d’encourager les éducateurs de rue à bien travailler comme par le passé. Pour sa part, le bourgmestre adjoint de Kalamu, Papae Mvumbi,  a remercié tous les organisateurs d’avoir  choisi sa municipalité afin d’abriter cette manifestation. Et le directeur de Dynamo International, Edwin de Boevé, a justifié sa présence à cette fête par le souci de palper du doigt le travail  que ses collègues du Sud  réalisent  sans moyens conséquents contrairement aux pays du Nord. « Vous avez fait du bon boulot »,  s’est-il exclamé en épinglant une bonne stratégie de diffusion des informations qui a inspiré les travailleurs sociaux de rue d’autres pays.    La projection d’un documentaire sur le séminaire de formation au travail social de rue organisé à Kinshasa en avril  2006 ainsi  les témoignages de quatre éducateurs de rue de l’Asadho, de l’Orper, de Karibu/ Kinshasa et de la Croix - Rouge  sur leur expérience en rapport avec l’encadrement des enfants en rupture sociale ont marqué également la manifestation commémorative du 1er anniversaire du CATSR sans oublier une saynète interprétée par les écoliers de  « Anges du Ciel » sur la maltraitance des enfants. 

20:28 Écrit par Le Catsr dans Notes d'information | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

6.- 15 octobre 2007 - pour un Ordre des travailleurs de rue

NOTE D’INFORMATION N°6 Sous l’impulsion  du CATSR Un ordre national des travailleurs sociaux de rue en gestation en RDC   La salle des conférences du Stade des martyrs, à Kinshasa,  a servi de cadre mercredi 19 septembre 2007 à une journée de réflexion sur le thème : « Le travail social de rue et sa reconnaissance légale en République démocratique du Congo».  Ce, à l’initiative du Comité d’appui au travail social de rue en RDC (CATSR), avec le soutien de la  Délégation de la communauté française de Belgique Dans la déclaration finale,   les participants venant de différentes associations, ont décidé de la création d’une corporation nationale des travailleurs sociaux de rue.  A cet effet, ils ont recommandé le renforcement de la commission « Protection et promotion du statut du travailleur social de rue en RDC » du CATSR en vue de l’élaboration d’un texte de base sur  la profession de ces acteurs qui aident les personnes en situation difficile à s’adapter à leur milieu de vie.  C’est ainsi que le Secrétariat technique du CATSR a initié et organisé une réunion élargie de ladite Commission le samedi 13 octobre 2007 à son siège. A l’issue de cette rencontre, les membres de la  commission élargie  ont convenu de déposer au secrétariat technique, chacun en ce qui le concerne, une contribution écrite sur  les statuts  de la corporation naissante, la déontologie et l’éthique du travailleur social de rue ainsi que les moyens de vulgarisation et de sensibilisation de la masse sur ce type de travail. Le secrétariat technique fera la mise en commun et convoquera une prochaine réunion car, la création d’un ordre national des travailleurs sociaux de rue est un processus, a souligné le Coordonnateur Edho MUKENDI KAFUNDA Sha Ntumba.Importantes communications Revenons à la journée de réflexion du 19 septembre pour signaler que les participants ont suivi, avec intérêt, deux communications : la  première était  intitulée  « Le travail social de rue et sa reconnaissance légale en RDC : vision du ministère des Affaires sociales et de  la solidarité nationale » et la seconde portait le « Statut du travailleur social de rue en RDC ».  Dans son exposé, le conseiller  chargé de la formation et représentant du ministre des Affaires sociales et de la solidarité nationale, le  Pr. LUMPUNGU KABAMBA  a assuré les travailleurs sociaux de rue que les propositions pour la reconnaissance légale de leur statut seront examinées et prises en compte. Le travail social est un apostolat qui mérite le soutien des pouvoirs publics, a-t-il souligné. Le  ministère des Affaires sociales et de la Solidarité nationale a promis de mettre  à la disposition de la commission relative au statut du travailleur social de rue  la documentation utile.  Comme pour poser la pierre angulaire de la future corporation,   le directeur général du Centre africain  pour la formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), M. Sébastien KABW MUKANZ, a démontré que le statut du travailleur social de rue n’existe pas en RDC. D’où, la nécessité de doter  cet acteur d’un statut car, reconnaître son travail équivaut à protéger les personnes en situation difficile, a—t-il soutenu. Se basant sur la conception des Nations Unies, l’orateur a indiqué que le travailleur social de rue aide les individus  à s’adapter à leur milieu de vie.  Le travail social de rue est une alternative qui permet d’atteindre les personnes en situation difficile dans le milieu où elles se trouvent. Il s’agit du milieu ouvert (marché, rue…). A travers cette journée de réflexion, le  CATSR a réussi à  donner davantage une impulsion à la lutte pour la reconnaissance du métier de travailleur social de rue en RDC. Le coordonnateur Edho MUKENDI   s’est dit satisfait des échanges qui ont marqué cette journée. Il a lancé un appel de soutien matériel et financier aux différents partenaires pour la formalisation du métier de travailleur social de rue. La  Délégation de la Communauté française de Belgique en RDC a par la boucheo MUKENDI n nationale des travailleurs sociaux de rue A, elgique.  souligné le Coordonnateur Edho MUKENDI.sur le travail soci la représentante du délégué Freddy JACQUET,  Mme Annie KABEYA,  rappelé le soutien de la Région wallonne au séminaire international de formation au travail social de rue en RDC, à travers l’ONG « Dynamo International », tenu en avril 2006 à Kinshasa. Le CATSR, une matérialisation des recommandations de  ce forum, bénéficiera de l’appui de la Délégation, a rassuré  la représentante du délégué de la Communauté française de Belgique.  Soulignons en passant que cette journée a connue la participation de 52 associations de Kinshasa, toutes tendances confondues ainsi que certains officiels.  Fait à Kinshasa le 15 octobre 2007.

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5.- 21 août 2007 - Activités de l'été 2007

NOTE D’INFORMATION N°5 LE MOIS DE JUIN, JUILLET ET AOUTCA BOUGE AU CATSR Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue en République Démocratique du Congo, CATSR en sigle, a  au courant de ces mois lancé une série d’activités qui entrent dans le cadre de ses objectifs. C’est dans ce sens que le Secrétariat de ce comité, voudrait à travers ces lignes énumérées quelques unes de ces activités réalisées au courant de la période susmentionnée et celles qui se profilent dans le proche avenir.  1 Ouverture d’une session de formation aux notions introductives du travail social de rue par le cafes Sur demande de la commission « Formation » du secrétariat technique du CATSR, monsieur Sébastien Kabw Mukanz, Directeur Général de Centre Africain de Formation Supérieure des Educateurs Sociaux, Cafes en sigle, a procédé à l’ouverture d’une session de formation au travail social de rue. 12 associations se sont retrouvées dans la grande salle des réunions du CATSR le 23 juin et le 27 du même mois pour suivre des enseignements sur ce noble métier.Le formateur a circonscrit son intervention sur différents points notamment :- la définition de certains concepts clés comme : le travail social, le problème, travailleur social, rue,- les étapes de l’évolution historique du travail social (dans le monde et à Kinshasa)- qui sont les demandeurs du travail social- quelles sont les zones d’interventions du travail social- les problèmes sociaux à Kinshasa- les réponses aux problèmes sociaux.Après ces deux jours de formations, les travailleurs de rue ont été satisfaits des notions mises à leur disposition par le cafes car ils ont comprit que le travail social est une activité visant à aider, à l’adaptation réciproque des individus et leur milieu social. Et ils ont souhaité apprendre d’avantage sur ces notions. 2 Participation à la 1ère édition du forum social congolais du 24 au 28 juin 2007 Le secrétariat du CATSR a participé activement  a la 1ère édition du forum social congolais. Ce forum qui était une occasion pour plusieurs acteurs de la société civile de se parler et d’échanger sur une autre façon de voir le monde. En commençant par la marche de solidarité des personnes victime du néolibéralisme, passant par la visite des stands et la conférence débat au tour du thème : « le travail social de rue, dernier rempart pour les enfants en rupture sociale » et enfin la participation à l’assemblée générale de organisations de jeunesse.Signalons que c’était aussi où plusieurs personnes ont été informées du CATSR et des nombreux contacts ont été pris. N.B le détail sur  rapport de la participation du castr à ce forum étant déjà lancé. 3 Rencontre avec la délégation de l’APEFE. Le CATSR était honoré par la visite de la délégation de l’APEFE Belgique, conduite par monsieur Richard Marchal assisté de monsieur Paulin Swele de l’APEFE Kinshasa. Il était question lors de cette visite de prendre contact avec les acteurs oeuvrant dans le secteur de l’encadrement des enfants en rupture sociale afin de voir comment dans les jours à venir les  appuyer pour  développer l’enseignement non formel. 4 Entretien avec le Bourgmestre adjoint de la commune de Kalamu Monsieur M.PAPAE Mvumbi Lutete, Bourgmestre Adjoint de la kalamu a réuni dans son bureau de travail, les membres du CATSR pour parler de l’organisation de certaines activités en marge de Yambi en Belgique, en tenant compte des relations de jumelages qui lient les deux communes (Ixelles et Kalamu).  5 Entretien avec le Délégué de la Wallonie à Kinshasa, monsieur Freddy Jacquet. Il était question lors de cet entretien de la réalisation d’un projet d’ateliers photo- travail de rue que mademoiselle Aurélie Grimberg devrait faire à Kinshasa.  6 Reportage par les jeunes dans le projet regard –croisés nord sud L’objectif du projet est d’établir de manière permanente la possibilité d’avoir un regard croisé entre des jeunes de RD.Congo et de la Belgique au travers de l’outil médiatique. Ce regard croisé doit permettre à la fois à des jeunes des deux pays d’exprimer des réalités quotidiennes vécues dans leurs villes, mais aussi de s’approprier et d’apprendre à exploiter les différentes possibilités offertes par les outils médiatiques pour s’exprimer. Concrètement le projet aura pour objet de permettre à ces jeunes de réaliser des petits reportages vidéos, photos et sonores (à Kinshasa – communes de Barumbu, Kalamu et N’djili, ainsi qu’à Bukavu et à Bruxelles) en vue de les diffuser, notamment sur un site web créé pour l’occasion, ou lors d’émission radios, d’animations avec des jeunes, ou d’évènements organisés dans le cadre de YAMBI 2007 comme le festival international du film francophone de Namur (FIFF) ou la pièce de théâtre Verre Cassé. Au-delà de ce regard croisé via les médias, l’objectif à terme est aussi de pouvoir provoquer une rencontre physique au Congo ou en Belgique, entre les jeunes congolais et belges qui se seront impliqués dans le projet.  Pour l’instant, en Belgique, les associations « Quand les Jeunes », « Oasis N’djili » et Dynamo International sont porteuses du projet, mais d’autres organisations se montrent intéressées pour rentrer dans le projet.  7 Retour de Monsieur Antoine Ketikila et de La révérende sœur Jacqueline Bukaka Nos deux collègues qui étaient allé en stage de perfectionnement de deux mois en Belgique sont rentrés. 8 La journée de réflexion sur le statut du travailleur social Il sera question lors de cette journée de réunir plusieurs travailleurs de rue et experts pour décortiquer le statut du travailleur social de rue en RDC.

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4.- 16 mai 2007 - Envoi d'un stagiaire en Belgique

NOTE D’INFORMATION N°4 Renforcement des capacités de ses membresLe Catsr envoie un stagiaire en Belgique Le Comité d’Appui au Travail social de Rue en RDC (CATSR) a envoyé,  le samedi 12 mai 2007,  en stage de perfectionnement en Belgique,  pour une  durée de deux mois,  Monsieur Antoine Ketikila, directeur de formation continue au Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), basé dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa,  et conseiller technique au CATSR. La coordination du CATSR a sollicité et obtenu  auprès de son parténaire Dynamo International la prise en charge  de ce  candidat pour le stage dans le but de doter celui-ci  des techniques  de travail susceptibles de contribuer efficacement au renforcement des capacités des autres membres de ce cadre tant qu’à Kinshasa, la capitale,  que dans les  différentes provinces du pays, à son retour. Le stagiaire KETIKILA mettra à profit son séjour pour  rencontrer et échanger avec  les travailleurs sociaux à travers les différentes rues de Bruxelles et  s’imprégnera du fonctionnement de Dynamo International. Ce n’est pas tout car, le conseiller technique du CATSR fera la ronde dans les différentes écoles des éducateurs spécialisés.  Après la Recherche des sites de stages en Belgique, Dynamo International a arraché l’accord dans  deux établissements dont l’Institut communal professionnel horticole d’Uccle  et l’Ecole des éducateurs de Free.    Ainsi, le CATSR a entrepris les démarches  à Kinshasa pour obtenir le  titre de voyage auprès de plusieurs partenaires dont la Délégation de la Wallonie-Bruxelles en RDC. Après avis favorable  de cette Délégation, le CGRI, une structure de coopération  de la  Communauté française de Belgique,  a  déboursé les fonds nécessaires à l’achat du titre de voyage pour notre collègue KETIKILA.  Le CATSR remercie tous les responsables de ces structures de la Wallonie  pour l’acte   qu’ils  viennent de poser et qui  s’ajoute à tant d’autres.      Ce cadre d’échanges des travailleurs sociaux de rue congolais remercie également les responsables de la compagnie aérienne “ Hewa  Bora “ qui ont été  attentifs  à sa  demande en accordant une réduction à l’achat du billet . Enfin, le CATSR est reconnaissant au CAFES et à son directeur général pour la participation active de cet établissement de formation des éducateurs sociaux à la dynamique amorcée en faveur des travailleurs sociaux de rue congolais et des enfants en rupture familiale. Que l’équipe de Dynamo International impliquée dans ce dossier   daigne également accepter les remerciements du CATSR. Appel du CATSR Le CATSR saisit cette opportunité pour lancer un appel  à d’autres partenaires afin de soutenir son programme de renforcement des capacités et de coopération Sud-Nord, qui prévoit, entre autres, l’envoi de ses membres en stage de perfectionnement dans les pays du Nord, l’accueil à Kinshasa des stagiaires occidentaux pour promouvoir les échanges sur la pratique du travail social de rue.      Il sied de signaler que  deux autres  collègues et  responsables des  structures membres du CATSR séjournent en Belgique, en mission. Il s’agit de la Révérende soeur Jacqueline BUKAKA  de l’ong Source de Vie du Bas Congo; et de Madame Angelique YABELI de  l’Ong Mains de soutien de Kinshasa. 

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3.- 15 mars 2007 - Inauguration des locaux

NOTE D’INFORMATION N ° 3 Cadre des travailleurs sociaux de rue de la RDC Le siège du CATSR inauguré par Freddy Jacquet Le siège du Comité d’Appui au travail social de rue en République démocratique du Congo (CATSR), situé au n° 2 de l’avenue Bonga, au quartier Matonge, commune de Kalamu, à Kinshasa, a été inauguré   jeudi 1er Mars 2007 par le Délegué de la Communauté française de Belgique en RDC , M. Freddy Jacquet. Aussi, a-t-il procédé à la remise officielle au CATSR des actes du séminaire international de formation au travail social de rue organisé du 03 au 07 avril 2006 au Centre Theresianum de Kintambo, à Kinshasa, par un groupe des associations congolaises en partenariat avec l’ONG “Dynamo International“ établie à Bruxelles. Ce, avec l’appui financier du gouvernement de la communauté française de Belgique , de la coopération  belge et le soutien congolais, représenté à ces assises par l’ancien  vice-président de la République en charge de la commission sociale et culturelle, Arthur Z’Ahidi Ngoma. Dans son mot de circonstance, le coordonnateur de ce Comité d’Appui, M. Edho Mukendi, a fait mention de l’accompagnement  dont le comité d’organisation  du séminaire international de Kinshasa a bénéficié de la part de Freddy Jacquet et de ses collaborateurs, sans oublier l’APEFE (une structure de coopération belge), avant,  pendant et après la tenue de ces assises. D’où, le choix porté sur le Délegué de la Wallonie-Bruxelles en RDC pour inaugurer le siège du CATSR. Formalisé le 22 décembre 2006 à l’occasion de la signature de la convention de partenariat avec Dynamo International, le CATSR est une émanation du comité de suivi du séminaire international de Kinshasa sur le travail social de rue, a-t-il rappelé à l’assistance. Celle-ci était constituée des délégués des associations membres du CATSR, du représenentant du bourgmestre de Kalamu, du Chef de la Division urbaine de la jeunesse, du délégué de l’ONG internationale Save the Children,du président de BICE/CONGO,  du président et du secrétaire général de l’ONG “Humanisme & Solidarité“, et d’autres invités, membres des associations partenaires.  Mission du CATSR Comme l’a précisé le coordonnateur Edho Mukendi, le CATSR n’est pas un réseau d’ONG mais plutôt un cadre de concertation, de réflexion et d’actions des travailleurs sociaux de rue congolais. A ce titre, sa mission consiste notamment à assurer le suivi des recommandations du séminaire international de Kinshasa sur le travail social de rue,  impulser une synergie des travailleurs sociaux de rue sans étouffer la singularité de chaque structure, militer pour la protection et la reconnaissance légale du métier de travailleur social de rue en RDC et maintenir le contact avec le réseau international.  Avec l’appui de Dynamo International que dirige Edwin de Boevé, le CATSR a été doté d’un modeste secrétariat technique, chargé, entre autres, d’assurer la diffusion des informations, de promouvoir le travail social de rue  et de faciliter les échanges entre travailleurs sociaux de rue en  de réaliser  de nombreuses actions à  travers les commissions thématiques. Ces tâches sont donc énormes, a fait remarquer le coordonnateur qui a lancé un vibrant appel de soutien aux partenaires internationaux et au gouvernement congolais. Après que M. Edho Mukendi ait rapellé le parcours du CATSR, l’honneur revenait au délégué Freddy Jacquet de prendre la parole. Il s’est dit heureux d constater que les recommandations du séminaire ne sont pas restées lettre morte. Il a loué cette synergie d’actions en faveur de l’épanuissement du travail social de rue en RDC. Ainsi, il souligné le rôle de la société civile dans une démocratie naissante (cas du Congo) en évoquant l’expérience des pays du Nord. “ La société civile est très importante dans une démocratie. Elle est une dynamique, une société en mutation“, a-t-il martelé.  Le délégué de la  Wallonie-Bruxelles a donc encouragé les associations impliquées dans le CATSR à apporter leur contribution à  la reconstruction du vaste chantier qu’est la RDC.  Il a réitéré l’engagement de la Communauté française de Belgique à soutenir cette dynamique. Tel un carrefour, le CATSR reste donc ouvert à toutes les associations mues par la volonté de valoriser le métier de travailleur social de rue et de contribuer, ipso facto, à l’amélioration  de la situation des enfants et des jeunes en difficulté. 

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2.- 10 janvier 2007 - Mission du Catsr

 NOTE D’INFORMATION  N° 02/01/07/ST CATSR : UN CADRE ACTIF D’ECHANGES ENTRE TRAVAILLEURS SOCIAUX DE RUE   Les recommandations et résolutions du Séminaire International de Formation au Travail Social de Rue en République démocratique du Congo organisé, du 3 au 7 avril 2006, à Kinshasa par quelques structures congolaises des travailleurs sociaux (ANES-CAFES, CROIX–ROUGE Belgique/RDC, JEUNESSE AVENIR, ASADHO, CODHOD, PAX JUNIORS, CEPRODEKI, ANGES DU CIEL, COCOM  …) en partenariat avec l’ONG belge  « DYNAMO INTERNATIONAL » ne sont guère restées lettre morte. De ces assises est né, le vendredi 22 décembre 2006 à  Kinshasa, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue en RDC (CATSR/RDC) qui est une émanation du comité de suivi du séminaire.  Loin d’être une plate-forme d’ONG, ce comité est un cadre de concertation, de réflexion et d’actions entre les travailleurs sociaux de rue sur les pratiques de ce noble métier. Qui est travailleur social de rue ? Il n’existe pas de définition universelle du travailleur social de rue. Ce terme, de plus en plus en vogue dans le monde et particulièrement en Afrique, désigne néanmoins tout adulte qui, de manière professionnelle ou non,  s’emploie dans la rue, les quartiers et les campagnes  à comprendre la situation des exclus (enfants, jeunes…) et à leur procurer, selon les cas, l’aide, l’information, l’éducation, le réconfort, le soutien, l’écoute, etc., dont ils ont tant besoin. Et cela, dans le but de favoriser leur émancipation sociale.  Il en est de même des enfants qui peuvent s’investir sur le terrain pour contribuer à l’amélioration de la situation de leurs pairs (enfants) et même des adultes jetés dans la rue par la société.

 

Mission du CATSR/RDC

 Puisqu’il n’existe pas, à ce jour, un cadre théorique universel, même national dans plusieurs pays dont la République démocratique du Congo, en la matière, l’échange d’expériences et des pratiques entre les travailleurs sociaux de rue s’avère indispensable. Ainsi, la mission du CTSR/RDC se résume-t-elle en ces points :o      Assurer le suivi des recommandations du Séminaire international de Kinshasa sur le travail social de rue ; o      Impulser et renforcer le travail social des acteurs sociaux de rue à travers des commissions thématiques ;o      Coopérer avec le Réseau international de travail social de rue ;o      Impulser une synergie des travailleurs sociaux de rue sans étouffer le fonctionnement et la singularité  de chaque structure ;o      Poursuivre l’identification des structures, ONG et plates-formes d’ONG, intervenant dans le domaine du travail social de rue en République démocratique du Congo (RDC) ;o      Militer pour la protection et la reconnaissance légale du métier de travailleur social de rue en RDC. Pour remplir efficacement sa mission, le CATSR/RDC est doté d’un secrétariat technique coordonné par M. Edho MUKENDI KAFUNDA et  établi au n° 2 de la rue Bonga, commune de Kalamu, ville de Kinshasa. Toutes les associations ayant participé au séminaire international de Kinshasa sont parties prenantes à cette dynamique, à moins de renoncer à ce droit. Le CATSR/RDC reste donc ouvert à tous les acteurs sociaux de rue et aux partenaires internationaux intervenant dans ce domaine. 

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1.- 6 janvier 2007 - mise en place du secrétariat technique

NOTE D’INFORMATION N° 01/01/07/ST 

MISE EN PLACE D’UN SECRETARIAT TECHNIQUE

 POUR TRAVAILLEURS SOCIAUX DE RUE Sept associations organisatrices du Séminaire international de formation au travail social de rue en République démocratique du Congo (ANES-CAFES, JEUNESSE AVENIR, CODHOD, PAX JUNIORS, ASADHO, CROIX – ROUGE Belgique , CEPRODEKI), tenu à Kinshasa, du 3 au 7 avril 2006 au Centre Theresianum de Kintambo ; et deux autres structures (ANGES DU CIEL et COCOM) impliquées dans l’organisation de ces assises, ont signé le vendredi 22 décembre de la même année au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, une convention de partenariat avec l’ONG belge « DYNAMO INTERNATIONAL ». Cette convention consacre la mise en place d’un Secrétariat technique du Comité d’Appui au travail social de rue en République démocratique du Congo (CATSR/RDC). Ce comité n’est pas un réseau d’ONG mais un cadre de concertation, de réflexion et d’actions entre les acteurs sur les pratiques du travail social de rue. Ainsi, le Secrétariat technique et le CATSR sont légalement représentés par l’Association « JEUNESSE AVENIR ».  Avec le soutien de DYNAMO INTERNATIONAL, le Secrétariat technique du CATSR/RDC est établi  au n° 2 de la rue Bonga, Q/Matonge, Commune de Kalamu, ville de Kinshasa ( Arrêt de bus Kingabua / Uzam). Il est opérationnel depuis le 1er janvier 2007. 

Mission du Secrétariat technique

 A la lumière de la convention de partenariat sus évoquée, le Secrétariat technique est chargé :o      De la gestion des correspondances ;o      D’assurer la diffusion des informations et de favoriser une synergie entre les travailleurs sociaux de rue au plan national et de maintenir le contact avec le réseau international et particulièrement Dynamo International ;o      De faciliter et de renforcer le travail de différentes commissions thématiques ;o      De promouvoir le travail   social de rue ;o      D’assurer le visibilité de Dynamo International en RDC.   Equipe du Secrétariat technique A l’issue d’une réunion tenue le samedi 23 décembre 2006 à Kinshasa et axée sur le fonctionnement du Secrétariat technique, les membres présents ont convenu de  confier le poste de coordonnateur à M. Edho MUKENDI KAFUNDA, président de JEUNESSE AVENIR et du CATSR/RDC ; et celui de secrétaire à PAX JUNIORS, une ONG de formation des enfants messagers de la paix,  d’éducation de la masse à la culture pacifique et de promotion des droits de l’enfant, représentée par son directeur, M. Job NKUNA. La désignation de ces derniers a été faite en présence notamment du secrétaire général de  « HUMANISME  et SOLIDARITE », M. Joseph SENGO, dont la structure est chargée d’audit du Secrétariat technique. Outre le coordonnateur et le secrétaire, le poste de conseiller technique reste à pourvoir. A cette équipe, sont adjointes une chargée de protocole et une sentinelle.   

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