02/07/2010

11 juin 2010 : avec le Service d’Education Civique des FARDC

Le  Comité d’Appui  au  Travail  Social  de Rue,  CATSR en sigle  et  le Service  d’Education  Civique des  FARDC , SECP en sigle , ont gagné  le  pari ce 11 Juin 2010 au Centre  CARTER  situé au n° 12 , de la 15ème Rue , Quartier  Industriel  dans la Commune de LIMETE à  Kinshasa.

L’événement  a  été  émaillé par la cérémonie de lancement officiel du partenariat entre les deux parties qui  sera  porté  sur les  3  axes, à savoir :

Ø  La  vulgarisation  de  la  loi portant protection de l’enfant en RDC dans le milieu militaire ;

Ø  L’initiation des  Officiers  Supérieurs et Subalternes formateurs aux techniques  d’interventions sur le Travail Social de Rue ;

Ø  L’initiation  des militaires  formateurs  à  la  Communication Non Violente(CNV) et Gestion Positive des Conflits.

Eu égard à ce qui précède, un chronogramme a été établi de commun accord sur lequel  le  travail sera  fait  en  synergie  pour  une  période probatoire de 3 mois. Ce, à partir de cet outil que la journée  du  11 juin  a  été  retenue  comme  le point  de  départ pour amorcer  toute une  gamme d’activités  à  projeter dans le cadre de  ce partenariat.

Cette grandiose manifestation  a  été honorée d’une  participation  d’environ  48  personnes provenant des  institutions  notamment   :

ü  Les  FARDC  représentées par le Général  MUATI ,  Commandant Second de SECP/FARDC et  28 Officiers  Supérieurs ( Colonels et Majors ) et subalternes ( Capitaines, Lieutenants et Sous lieutenants ) ;

 

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Le Général MWATI, Commandant Second Secp et Antoine KETIKILA, Modérateur de la journée(CATSR)

 

ü  Le CATSR, représenté par EDHO  MUKENDI, Coordonnateur National accompagné des experts et    représentants  des  structures membres ;

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Edho MUKENDI KAFUNDA, Coordonnateur du CATSR

 

ü  Les délégués des  partenaires  publics  et associatifs  REEJER, UNICEF,  Secrétariat  Général da la jeunesse, DISPE  (MINAS) ;

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Une vue des membres venant des structures partenaires

 

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Une vue des formateurs des FARDC qui écoutent les grandes lignes sur la loi portant protection de l’enfant

 

ü  La Commune de LIMETE représentée  par  son chargé de Développement  Communautaire  ALAIN  MBOLI et le  Commandant du Commissariat de la Police Nationale  Congolaise.

Il sied de noter que cette journée  a  servi  d’une  pierre  deux coups parce qu’elle a  permis   d’une part , à l’inauguration  de  partenariat entre  le CATSR  et  le SECP/ FARDC  et d’autre part , à  la réalisation  de  la  première  activité  relative  à  ce partenariat en rapport avec  l’information    sur la vulgarisation  de la loi portant protection de l’enfant en RDC dans le milieu militaire au profit de 28 formateurs des FARDC.                                                                                

Cette cérémonie  a  débuté  par  l’exécution  de  l’hymne national. Monsieur  Antoine KETIKILA, Modérateur de la journée,   a dû  présenter  brièvement  le programme  aux  invités jusqu’au point  d’accorder  la  parole  à  Monsieur  EDHO  MUKENDI du  CATSR  qui a, à son tour, prononcé le mot de circonstance.

Dans son allocution, il a tenu à présenter  la  structure sur base de l’existence du CATSR  qui remonte au lendemain du  Séminaire  International de formation au travail  social de  rue tenu du 03 au  07 Avril 2006 au Centre Théresanuim  à Kintambo  sous l’initiative  de  DYNAMO INTERNATIONAL .

  Le  réseau  compte  aujourd’hui  environ 142 ONG congolaises membres  à travers les  provinces  de la  RDC et  spécialisées  dans  les  domaines  de  protection des  droits des enfants et de la promotion  ainsi que la protection du travail social de rue en RDC. Il  a ensuite salué chaleureusement  la  collaboration  qui  a  plané  entre  les  deux  institutions  lors  de différentes   séances des travaux préparatoires sur les termes  de partenariat  jusqu'à  la  circonscription  d’un canevas type  qui va démarrer après la  cérémonie  de  scellage  du  partenariat  officiellement .           

Le   deuxième intervenant  a  été  le   Général  MUATI  qui  a  rétorqué  par un message d’encouragement  et  d’espoir  tout en congratulant les  efforts  des  uns  et  des  autres  qui ont mordicus  conduit à la réalisation de la cérémonie de ce jour pour enfin  autoriser  le  Colonel Georges  MUKOLE  à  éclairer  l’opinion  sur  l’opportunité de ce partenariat dans le milieu militaire.

 

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Les Lieutenants Colonel (de droite à Gauche), Georges MUKOLE, JD BATABOMBI APANZA, Frédérique BOMWENDA.

Ce  dernier  interlocuteur  a  rappelé  les  différents  accords  internationaux  ratifiés  par notre pays en matière  des  Droits  des  Enfants  jusqu’aux textes nationaux  qui  font  allusion  à  la  protection  à accorder à l’enfant. Ce  qui  lui  a  valu l’évocation de la mission assignée au SECP/FARDC , subsidiairement celle  de  l’organisation  des sessions  de  formation  à  caractère  civique et patriotique des hommes  en armes à  tous les échelons . Le militaire  étant un citoyen et aussi un parent, il devra être formé à bien  encadrer sa progéniture a-t-il enchaîné.

Enfin , il a martelé que ce partenariat aura à susciter des échanges  d’expériences entre  les deux parties  pour enrayer des fléaux qui sévissent  et gangrènent  la jeunesse  dans  les  Camps militaires entre autres la toxicomanie , le banditisme urbain(communément appelé KULUNA),la prostitution, les violences sexuelles ……

Après ce premier temps fort de la journée , tous les invités  ont pris part au cocktail organisé à cette  occasion pour ainsi  laisser  la  place  aux 28 Officiers  supérieurs  et  subalternes présents  émanant de SECP, Forces Navales, Terrestres et Aériennes  et les Commandants des Camps KOKOLO et CETA à poursuivre  la  seconde  activité  concernant  l’Information sur « la loi portant protection de l’Enfant en RDC promulguée en date du 09 Janvier 2009 » par le Président de la République.

Cette tranche d’activité a été animée par les experts du CATSR notamment Roger KATEMBWE, Edho  MUKENDI, Gil KABUIKA  et GABRIELLE MUKE  de  11H30’ à  14H30’. Ils ont développé  les caractéristiques  avantageuses de celle-ci  par rapport à d’autres existant depuis  1958  et reflété  les droits et obligations ainsi que le régime sur la justice des enfants en RDC.

 

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L’équipe pédagogique du CATSR composée de Gabrielle MUKE, Roger KATEMBWE et Edho MUKENDI

 

Ces intervenants ont présenté le résumé de la loi qui s’articule  sur 5 grands titres. Il s’en est suivi un débat important sur certaines matières notamment : la gratuité de l’éducation au primaire, la maltraitance des enfants dits sorciers, les violences sexuelles en général et dans les milieux militaires en particuliers, les devoirs des enfants face à leurs parents, la disponibilisation du support de la loi et comment la vulgariser à grande échelle dans les milieux militaires etc.

Comme résultat de cette journée :

Ø  28 officiers formateurs militaires du SECP sont informés de l’existence de la loi portant protection de l’enfant.

Ø  Lancement officiel du partenariat  CATSR- SECP sur trois axes de collaboration tel qu’énoncé ci-haut,

Ø  L’élaboration du calendrier des activités.

Bien  sûr , beaucoup d’activités  sont planifiées  pour  des  actions  futures  car  la volonté est là , mais il  faut disposer des moyens  financiers  adéquats pour y parvenir. D’où l’appel lancé pour un appui à cette campagne.

Fait à Kinshasa le  14 Juin  2010

Le Rapporteur

Albert TSHIMANGA NGELEKA.

                                                                                  

 

 

 

 

 

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15/08/2009

12 JUIN 2009 - KINSHASA : JOURNEE DE PLAIDOYER EN FAVEUR DE L’ENFANT

JOURNEE ORGANISEE PAR LE CATSR ET SES PARTENAIRES DANS LE CADRE DE LA COMMEMORATION DE LA JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN

 

 

Avec le soutien de la Délégation Wallonie Bruxelles

 

Kinshasa,  juin  2009

 

Introduction

 

Avec le soutien de la  Délégation Wallonie-Bruxelles en République Démocratique du Congo, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) a tenu à marquer d’une empreinte indélébile la journée de l’enfant africain 2009 qui est intervenue  quelques mois après la promulgation par le Chef de l’Etat congolais de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant au Congo.  Les  différentes associations membres du CATSR ainsi que l’Atelier « Tshiapota », l’Espace Masolo, le Groupe Mwana PHOW et « Mille Feuilles »  ont été associés  à la journée de plaidoyer en faveur de l’enfant organisée avec faste à Kinshasa, le vendredi 12  juin. Ce plaidoyer est intervenu à une date aussi  importante sur le plan international parce que marquant  la journée contre le travail des enfants.

  

Le CATSR et la Délégation Wallonie Bruxelles ont souhaité mettre les enfants en exergue en leur accordant la parole pour une expression plus libre en faveur de la protection de leurs droits. Ainsi, les enfants de différentes catégories (scolarisés et non scolarisés mais sous le toit familial,  enfants en rupture familiale ayant élu domicile dans la rue ou hébergés dans des centres…) sont montés à la tribune pour  dénoncer les maltraitances (sévices corporels,  travail forcé, accusations de sorcellerie…) et exiger la mise en application de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 ainsi que des instruments internationaux dont la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

Déroulement des activités 

 

La journée s’est déroulée en deux temps : d’abord dans la salle « Brel », de 10 H à 12 H, avec des messages des enfants ; et ensuite, la visite de la Bibliothèque à la Délégation, des spectacles d’acrobaties et de marionnettes, le vernissage et les animations musicales  par la Fanfare Masolo et autres groupes, dans l’après-midi.

 

Ainsi, la manifestation a démarré à 10 heures par une conférence- plaidoyer  dans la salle Brel du Centre Wallonie Bruxelles. Le plaidoyer s’est fait par divers moyens d’expression :  leçon magistrale  sur les droits de l’enfant que le tout jeune  Kalubi Muneme, encadré par l’ONG « Apropev » (membre du CATSR),  a donnée au public, projection du documentaire « Plus jamais ça au Congo ! » sur la  guerre à l’Est, réalisé par l’ONG « Pax Juniors » (l’une des ONG du CATSR) avec ses enfants messagers de la paix,  chansons de l’artiste musicien Jean Goubald sur l’enfance magistralement interprétées par des élèves, fanfare des enfants encadrés par l’Espace Masolo,  récitals de poèmes, contes par l’enfant Olivier Sangi,  des saynètes sur les maltraitances enfantines  jouées par des enfants en rupture familiale encadrés par la Croix-Rouge/Belgique à travers son projet « Sunga Bana » (Portons secours aux enfants). Ce n’est pas tout, car deux mémorandums, l’un des enfants dits de la rue, et l’autre,  engageant  les enfants en général,  ont été lus en présence des délégués des Ministères du Genre, Famille et Enfants et celui des Affaires sociales et solidarité nationale  et plusieurs délégués des associations de la société civile. C’est au rythme de la fanfare et aux pas de danse que les enfants ont quitté la salle pour rejoindre la cour de la Délégation Wallonie Bruxelles où étaient exposés les réalisations et les activités des plusieurs associations.

 

La visite guidée à la bibliothèque de la Délégation Wallonie Bruxelles, l’exposition de certains magazines  pour enfants, l’organisation d’un atelier de peinture avec les enfants, les jeux des marionnettes, les acrobaties par les jeunes et aussi par les enfants de rue ont constitué le deuxième temps fort de la journée de plaidoyer.

 

Quant à l’espace du CATSR, les organisations membres ont présenté l’expérience des échanges entre écoles de Kinshasa  et  celles de Bruxelles, les tabourets réalisés par les enfants du centre Monseigneur MUNZIHIRWA, les bandes dessinées sur les droits de l’enfant. Plusieurs bandes dessinées sur les droits de l’Homme et les droits de l’enfant réalisées par l’ONG « Sodec », des revues de  l’Ong Fored qui ont attiré le public.  Un autre coin qui a aussi attiré les enfants est l’atelier ouvert de  peinture. Plusieurs enfants ont peint un tableau pour exprimer leurs sentiments en rapport avec le travail des enfants et la journée de l’enfant Africain.  Ce tableau a été remis à la Déléguée de la Communauté française de Belgique, Kathryn Brahy, qui d’ailleurs, dans son mot de bienvenue, a salué l’avènement de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en RDC en faisant allusion aux accusations de sorcellerie réprimées par l’article 160 de ce texte.

 

Il faut aussi souligner la participation active  des enfants et jeunes  de la rue qui ont assuré la sécurité des invités ainsi que leurs véhicules. Ils ont aussi agrémenté la journée avec l’interprétation de plusieurs chansons populaires et l’exhibition des danses.

 

Conclusion

 

La journée de plaidoyer en faveur de l’enfant s’est donc terminée à 17 heures dans une ambiance de gaîté. Le Comité d’Appui au Travail Social de Rue et ses partenaires espèrent que les autorités politico-administratives seront  attentives au plaidoyer que les enfants leur ont adressé sans oublier certaines organisations internationales qui ont manifesté leur intérêt à cette activité.

 

 

 

Annexe 1 : Extrait du mémorandum des enfants en rupture familiale

 

 

 « …Nous remercions le Centre Wallonie Bruxelles pour la confiance qu’il nous témoigne depuis quelques temps ;

Nous demandons à vous nos parents de ne pas seulement nous offrir un repas de circonstance mais plutôt nous aider à quitter la rue ;

Nous voulons un encadrement et une protection ;

Nous voulons étudier comme les autres enfants, apprendre un métier professionnel ;

Donnez-nous une autre chance de vivre en communauté en toute dignité.

Nous vous remercions…. »

 

Annexe 2 : Extrait du mémorandum des enfants congolais (en général)

 

« …Chers parents,

Nous tenons à remercier sincèrement tous les organisateurs, les parents de la présente manifestation pour cette occasion.

Nous vous remercions tous, vous qui nous encadrez dans les centres ou dans nos milieux ouverts. C’est grâce à votre travail que nous avons quitté la rue, a près avoir été traité de sorcier, accusé de voleur, chassé par la famille élargie après la mort de nos parents, torturé ou violenté par la communauté…

Nous voulons vous demander d’aider matériellement nos centres pour nous former davantage.

Notre souhait est que nos autorités soient :

-       Sensibles aux problèmes que nous connaissons ;

-       Attentifs aux conditions de vie de nos amis en conflit avec la loi, aux attitudes de rejet affichées par la communauté.

Nous invitons les autorités à :

-       Réprimer tout adulte qui nous accuse de sorcier conformément à la loi ;

-       Former nos policiers à regarder les enfants en situation difficile comme enfant nécessitant des mesures spéciales de protection ;

-       Matérialiser la loi pour mieux nous protéger… »

 

 

Annexe 3 : Images

 

Catsr Brahy

Madame Kathryn Brahy, Déléguée  Wallonie Bruxelles, en compagnie des enfants.

Catsr Fanfare

 

Fanfare de l’Espace Masolo

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13/03/2009

Les droits des enfants en RDC - 2-6 mars 2009 - Kinshasa

RAPPORT DE SYNTHESE DU SEMINAIRE INTERNATIONAL SUR LES DROITS DES ENFANTS EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE  DU CONGO ORGANISE DU 02 AU 06 MARS 2009 A KINSHASA

 

I.                Introduction générale

 

Sous le haut patronage du Ministère congolais du Genre, de la Famille et de l’Enfant, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR), avec le soutien du Gouvernement de la Région Wallonne de Belgique et de Dynamo International, a organisé un séminaire international sur les droits de l’enfant en RDC.  Les travaux ont commencé le lundi 02 mars prennent fin ce jeudi 05 mars.

 

II.             Des participants

 

Cet atelier a rassemblé 80 participants, dont 20 délégués venus de la Belgique et 55 Congolais, représentant des institutions étatiques, des associations et ONG du domaine de l’enfant de la ville de Kinshasa, de l’Université de Kinshasa ainsi que les délégués des provinces membres du CATSR des provinces du Bas-Congo, du Bandundu, du Sud-Kivu et du Katanga et du Kasaï Occidental.

 

III.           Des objectifs

 

Le séminaire s’était fixé comme objectifs d’étudier les mécanismes de mise en oeuvre de :

-        plan de communication de la loi portant protection de l‘enfant ;

-        cellules juridiques des jeunes dans les universités ;

-        services d’aide à la jeunesse en RDC ainsi que les tribunaux de la jeunesse ;

-        partenariat consolidé entre universités, administrations publiques et société civiles congolaises et européennes ;

 

IV.           Méthodologie

 

Après la cérémonie d’ouverture solennelle tenue au salon présidentiel du Stade des Martyrs, les participants ont travaillé selon deux méthodes, conjuguant les exposés présentés en séance plénière et enrichis d’échanges de questions et réponses ; aux travaux en ateliers, suivis d’une mise en commun en plénière.  Les travaux se clôturent par la présente cérémonie, les échanges se poursuivant toutefois par les visites de terrain qui auront lieu cet après-midi ainsi que durant la journée de vendredi.

 

V.              Déroulement des travaux

 

Durant les travaux proprement dits, quinze interventions ont été présentées en séance plénière, portant sur les thèmes suivants :

 

·       « La loi portant protection de l’enfant : son contenu et les défis pour sa mise en œuvre », par Serge Nkashama, conseiller à la Cour d’Appel : ce premier exposé a offert aux participants un aperçu général de la loi et de ses cinq titres, de ses objectifs et des innovations dont elle est porteuse.

 

·       « L’aide négociée en faveur de la jeunesse en Belgique », par Jean-Marie Harvenght, conseiller de l’Aide à la jeunesse : l’aide négociée a pour but d’éviter la judiciarisation de la situation du jeune en difficulté, son postulat de base étant le renforcement de la compétence et de l’unité des familles.

 

·       « L’aide contrainte à la jeunesse en Communauté française de Belgique », par Eric Janssens, Président de l’Union des magistrats de la jeunesse : le juge n’a qu’un rôle très limité, la priorité étant donnée à l’aide négociée et la contrainte n’intervenant qu’en cas d’échec de celle-ci ou de danger imminent nécessitant l’imposition d’une mesure d’aide.

 

·       « Le rôle de la Délégation Générale aux Droits de l’Enfant en Belgique », par Bernard De Vos, Délégué général aux Droits de l’Enfant de la Communauté française de Belgique : l’intérêt et le bien-fondé de cette institution, chargée de veiller au respect des droits et des intérêts de l’enfant ont été démontrés, par la présentation de ses missions et  de ses caractéristiques.

 

·       « Protection de l’enfant et programme universitaire : quelles perspectives ? », par le Professeur Raoul Kienge-Kienge de l’Université de Kinshasa : la place réservée à la protection de l’enfant, tant dans le domaine de l’enseignement que dans celui de la recherche, est relativement faible et mérite d’être renforcée.

 

·       « Pistes de réflexion tirées des différentes recherches entreprises en RDC et les partenariats universitaires », par Françoise Digneffe et Joe Sanduku : les connaissances se construisent ensemble par l’échange et par la rencontre, en partant des pratiques locales porteuses de nombreuses solutions permettant de concilier des intérêts contradictoires.

 

·       « Comment la société civile peut-elle accompagner la population dans la familiarisation de la loi sur la protection de l’enfance », par Manuel Eggen, coordonnateur de l’ONG RCN Justice & Démocratie : de nombreuses méthodes de sensibilisation existent, mais il est essentiel de fixer certaines priorités réalistes pour l’application de la loi.

 

·       « Comment renforcer le travail en synergie de la société civile en faveur de l’enfance ? », par le Professeur André Masiala, du Centre Congolais de l’Enfant et de la Famille : les acteurs de la société civile doivent travailler en synergie plutôt que de manière sectorielle, ils doivent assumer un rôle de leader de la communauté et veiller à transmettre un modèle de vie respectueux à leurs enfants.

 

·       « La justice des mineurs au niveau international », par Benoît Van Kiersbilck, de l’ONG Défense des Enfants International : l’importance du regard international pouvant servir de relais, de canal de transmission et de source d’aide, a été démontrée par l’exemple du Comité international pour les droits de l’enfant des Nations Unies.

 

·       « Partenariat durable entre la société civile et l’administration publique pour le bien-être de l’enfant », par Théodore Luleka, Directeur de la DISPE au Ministère des Affaires sociales, et par Dominique Cattry, de la Direction générale de l’administration de l’aide à la jeunesse de la Communauté française de Belgique : l’absence de rencontre et de collaboration entre différentes structures au sein du gouvernement congolais, due à des raisons politiciennes, a été dénoncée.  L’instauration d’un partenariat durable entre la société civile et l’administration n’a été possible en Belgique que parce qu’il s’est accroché à des valeurs communes.

 

·       « Quel plan intégré de communication pour une bonne appropriation de la loi ? », par Madame Inzun, déléguée du Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, chargée de l’Enfant : ce plan de communication repose sur quatre axes qui ont été discutés et enrichis en ateliers, à savoir la coordination, le plaidoyer, la mobilisation sociale et la communication pour un changement de comportement.

 

·       « La justice pour mineurs en RDC selon la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 », par Floribert Kingelesi, Directeur de la Protection judiciaire de l’Enfance au Ministère de la Justice : la loi affirme certaines garanties procédurales et instaure la médiation comme mode de règlement à l’amiable de la situation de l’enfant en conflit avec la loi, mais ne reste pas sans interrogations quant à sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l’instauration des tribunaux pour enfants, des Etablissements de Garde et d’Education de l’Etat ainsi que des Etablissements de Garde et de Rééducation de l’Etat.

 

·       Adresse de Madame Catherine Fonck, Ministre de la Communauté française de Belgique de l’Enfance, de l’Aide à la Jeunesse et de la Santé : l’enfant est l’espoir de la nation, dans les quatre langues nationales.

 

Au cours des travaux en atelier, les participants ont réfléchi sur les thèmes suivants :

 

·       Les défis sur le plan politique ;

·       Les défis sur le plan administratif et judiciaire ;

·       Les défis sur le plan universitaire ;

·       Les défis sur le plan associatif ;

·       Des priorités et recommandations pour l’appropriation de la loi sur la protection de l’enfant par les institutions d’enseignement primaire, secondaire, supérieur et universitaire ;

·       Quelles sont les actions à mener pour la familiarisation de la loi sur l’enfance par la population ?

·       Comment renforcer la prise en charge institutionnelle des enfants ?

·       Quelles stratégies pour une synergie d’action de la société civile en vue de la mise en œuvre de la loi sur l’enfance ?

·       L’axe coordination du plan de communication ;

·       L’axe plaidoyer du plan de communication ;

·       L’axe mobilisation sociale du plan de communication ;

·       L’axe communication pour un changement de comportement.

 

VI.           Recommandations

 

I.                Au Gouvernement

 

  • Designer un Délégué général chargé de veiller à la protection et la défense des droits de l’enfant, à l’instar de la Délégation Générale aux Droits de l’enfant en Belgique ;

 

  • Dynamiser et renforcer le Conseil national de l’Enfant dans son rôle :
    • De concertation ;
    • D’interpellation ;
    • De communication ;
    • De coordination ;
    • De recherche ;
    • De sensibilisation ;
    • Consultatif notamment dans le cadre des lois résiduelles.
  • Assurer la représentativité effective de la société civile du secteur de l’enfance au sein du CNEN ;
  • Elaborer les différentes lois résiduelles au sein des différents Ministères concernés, sur base d’un avis consultatif obligatoire du CNEN ;
  • Mobiliser un budget spécifique et conséquent permettant la mise en œuvre de la loi ;
  • Prioriser le volet social, préventif et éducatif de la mise en œuvre de la loi ;
  • Constituer rapidement et renforcer le corps professionnel d’assistants sociaux.

 

II.             Aux acteurs judiciaires

 

§       Prioriser le recours à la médiation dans toutes les affaires concernant un enfant, et impliquer le jeune et sa famille.

 

III.           Aux acteurs universitaires

 

§       Rendre l’enseignement du droit de la jeunesse obligatoire pour tous les juristes ;

§       Développer les synergies entre les recherches universitaires et les actions de terrain, afin que les résultats des recherches menées en matière d’enfance soient valorisés et servent les intérêts du travail de terrain.

 

IV.           A la société civile

 

  • Travailler en synergie et s’engager dans le rôle de concertation, notamment au sein du CNEN ;
  • Fixer des priorités réalistes dans la mise en œuvre de la loi ;
  • Veiller à ce que les actions soient organisées sur l’ensemble du territoire national ;
  • Accentuer son rôle d’interpellation et d’analyse critique par rapport à l’application de la loi ;
  • Se baser sur les richesses et les ressources existantes de la communauté.

 

V.              Aux familles, aux parents et aux jeunes

 

  • Respecter leurs obligations, tant universelles que locales, tant légales que morales. 

 

 

 

 

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15/11/2008

RAPPORT FINAL DU SEMINAIRE DE FORMATION SUR LE TRAVAIL SOCIAL DE RUE ORGANISEE A KANANGA


 KANANGA

DU 04 AU 13 AOUT 2008

Avec le soutien de :

WallonieBrux                                                                                                                             Dynamo

Région wallonne Belgique                                                                                                             Dynamo  International

Kananga2

INTRODUCTION

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Droits, Protection et Aide à la Jeunesse en République Démocratique du Congo », soutenu par Dynamo International et financé par le Gouvernement de la Région Wallonne du Royaume de Belgique, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) a organisé, du 04 au 13 août 2008,  à Kananga, chef-lieu de la Province du Kasaï Occidental, un séminaire de formation sur le travail social de rue. Cette activité de renforcement des capacités des acteurs de terrain s’est déroulée au Centre Catholique « Bamamu Tabulukayi » de l’Archidiocèse de Kananga, en faveur de 26 travailleurs sociaux de rue  dont 21 oeuvrant dans les différentes  structures de la ville de Kananga  et de ses environs, et 5 provenant de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la Province du Kasaï Oriental.

Plusieurs objectifs ont été assignés à ce séminaire, notamment :

Objectif global

Renforcer  et  améliorer  les capacités professionnelles  de 26 travailleurs sociaux de deux Kasaï  dans la prise en charge des personnes  en difficulté dans leurs milieux de vie.

                                                     Objectifs spécifiques

A l’issue de cette formation,  26 travailleurs sociaux seront capables de :

§       Définir et identifier les étapes du travail social dans leurs institutions respectives ;

§       Définir et identifier les contours du travail social de rue ;

§       Définir et clarifier les concepts de base de l’intervention sociale ;

§       Repérer, analyser et expérimenter les étapes du processus d’intervention sociale dans la rue ;

§       Identifier les stratégies et les approches méthodologiques  en travail social de rue.

Démarche pédagogique

Trois formateurs dont un Sénégalais et deux Congolais ont été retenus par le Secrétariat technique national du CATSR en collaboration avec la Commission « Formation » de ce réseau actif des travailleurs sociaux de rue en République Démocratique du Congo. Il s’agit de Messieurs  MOUSSA SOW, Directeur de l’ONG « Avenir de l’Enfant » basée au Sénégal,  Sébastien KABW MUKANZ et Antoine KETIKILA, respectivement Directeur général et Directeur de la formation continue   du Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES) établi  à Kinshasa. Ces formateurs ont adopté la  méthode participative et expérientielle. Cette méthode a consisté à demander aux participants d’échanger les expériences  et de mener des activités de terrain, en tenant compte des apports théoriques des formateurs. Les rapports de cette expérimentation ont fait l’objet d’une analyse des pratiques professionnelles.

La réflexion sur les expériences et pratiques professionnelles a  permis de dégager les enseignements clés à généraliser en se basant sur les connaissances ou apports théoriques et à appliquer aux situations socio-éducatives qu’ils vivent dans l’accompagnement des personnes en situation difficile dont les enfants en rupture familiale et sociale.  

Techniques et procédés utilisés

Les techniques et procédés suivants  ont été  mis à  contribution :

o      Lecture et discussion des expériences des participants ;

o      Jeu de rôle ;

o      Mise en commun ;

o      Apports théoriques des facilitateurs ;

o      Exercices de démonstration avec la participation des enfants et jeunes en   

      situation difficile ;

o      Supports pédagogiques ;

o      Travail en petits groupes ;

o      Etudes des cas ; 

o      Descentes de terrain.

Contenu de la formation

La formation a porté sur différents modules retenus en fonction des besoins préalablement exprimés par les participants. Il s’agit des modules ci-après :

o      Développement,  Droits et besoins de l’enfant ;

o      Introduction au travail social ;

o      Travail social de rue: 3 axes et processus d’intervention ;

o      Méthodologie de l’intervention sociale ;

o      Organisation et fonctionnement du CATSR ; 

o      Expérimentation des connaissances acquises et analyse des pratiques.

Résultas attendus

A travers ce séminaire,  le CATSR s’est proposé d’atteindre les résultats  suivants :

o      Capacités des 26  intervenants sociaux renforcées et améliorées en matière de travail social de rue en termes de constat, d’accueil, de  réhabilitation, d’accompagnement psychosocial, de réinsertion sociale et de réintégration communautaire des enfants et personnes en difficulté ;

o      Renforcement et maintien des actions des coordinations du CATSR dans les deux provinces du Kasaï ;

o      Esquisse de programme  sur le travail social de rue  élaborée  par les coordinations provinciales du CATSR ;

o      Augmentation du nombre d’intervenants qualifiés et compétents en travail social de rue ;

o      Capacité d’intervention des 26  institutions socio-éducatives  améliorée et renforcée ; 

o      Performance des  intervenants sociaux en matière de médiation et de réinsertion familiale ;

o      Les travaux du séminaire restitués et d’autres sessions de  formation   organisées ;

o      Elaboration des plans individuels des connaissances acquises durant la formation ;

o      Intégration de l’Approche « Travail social de rue » dans les institutions socio-éducatives ;

o      Articles sur le travail social de rue dans les 2 provinces publiés dans la revue « Parce que la rue existe » du CATSR.

Redynamisation des coordinations provinciales

L’équipe des formateurs était conduite par deux responsables du Secrétariat technique national du CATSR. Il s’agit du Coordonnateur Edho MUKENDI KAFUNDA et  du Secrétaire exécutif Job NKUNA KATENDE, qui ont tenu, à dynamiser les coordinations provinciales du CATSR dans les deux Kasaï. C’est dans ce sens que l’Organisation et le fonctionnement du CATSR ont fait l’objet d’une séance de travail organisée  à l’intention des travailleurs sociaux de Kananga et Mbuji – Mayi.

Pour mener au bon port les préparatifs et  garantir le déroulement  harmonieux du séminaire, un comité d’organisation de ces assises, au niveau local, a été mis en place.  Les membres de différentes commissions ont mis la main à la pâte. Ainsi, le  Ministre provincial du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique, Monsieur Emmanuel KANDE, a procédé à l’ouverture des travaux du séminaire, le lundi 04 août 2008 ; et il est revenu à la charge, le 13 du même mois pour clôturer  ces assises. Celles-ci ont été encouragées par le Bureau du Fonds des Nations Unies pour l’enfance au Kasaï Occidental (UNICEF/K.OCC) et la représentation du Bureau catholique international de l’enfance (BICE) dans cette province. 

I.                JOURNEE INAUGURALE : LUNDI 04 AOUT 2008

La journée inaugurale du séminaire de formation au travail social de rue organisé par le Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR)  s’est déroulée le lundi 4 août 2008 au Centre « Bamamu Tabulukayi » de l’Archidiocèse de Kananga, situé dans la commune de Katoka, province du Kasaï Occidental.  Deux temps forts ont marqué cette journée, à savoir : la cérémonie d’ouverture et  le démarrage des travaux.

I.1. CEREMONIE D’OUVERTURE

La cérémonie d’ouverture a été présidée, dans l’avant-midi,  par Son Excellence Monsieur Emmanuel KANDE,  Ministre du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique et Représentant du Gouverneur de province.  Plusieurs allocutions ont été prononcées à cette occasion.

I.1.1. Mot de bienvenue du Coordonnateur provincial du CATSR

Après l’hymne national, le coordonnateur du CATSR dans la province du Kasaï Occidental, Monsieur Pontien Théodore MUAMBE TUAKAJIKA, a souhaité la bienvenue aux invités et  aux participants. «  L’avenir des enfants, leur encadrement  et leur promotion social font partie des éléments constitutifs du développement d’une Nation », a souligné le coordonnateur provincial  tout en  assurant l’assistance que le CATSR/KASAI OCCIDENTAL se porte bien en dépit des obstacles que la représentation provinciale  de ce réseau a surmontés.  Il a également assuré le gouvernement provincial du Kasaï Occidental que l’action du CASTR s’inscrit dans  la politique d’amélioration des conditions de vie de la population, mieux connue sous le vocable « 5 chantiers ».  Le CATSR a grandement besoin de votre soutien et compte sur votre appui pour son implantation à travers la province du Kasaï Occidental , a dit le coordonnateur Pontien MUAMBE.  Enfin, il a exhorté les séminaristes à participer activement aux travaux car, a-t-il martelé, « le CATSR est une porte ouverte au travail social de rue, à l’épanouissement de nos structures ».

I.1.2. Mot des formateurs

Au nom des formateurs, le Directeur général du Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), Monsieur KABW MUKANZ,  a fait observer à l’assistance que les enfants en rupture familiale  et sociale prolifèrent à travers les provinces  de la République démocratique du Congo malgré les efforts fournis par les pouvoirs publics et la société civile. Privés de toute action éducative susceptible de les socialiser, ces enfants  sont condamnés à vivre dans l’exclusion sociale.

Cette situation s’explique notamment par :

-        la persistance des causes de la rupture familiale dont la dégradation des conditions de vie des familles;

-        le nombre réduit des intervenants sociaux formés;

-        la médiocrité des interventions sociales pour combattre ce phénomène, lesquelles  interventions sont souvent limitées dans les centres d’hébergement.

C’est pourquoi, les formateurs remercient le CATSR d’avoir initié ce séminaire qui, espèrent-ils, pourra aboutir à la transformation des pratiques en faveur des enfants et jeunes en rupture familiale.

I.1.3. Mot d’encouragement du partenaire

Pour sa part, Monsieur MOUSSA SOW a, au nom de  Dynamo International, partenaire du CATSR,  remercié les travailleurs sociaux de rue congolais pour leur dévouement  qui, a-t-il dit, « n’est plus à démontrer ».  Le groupe pilote, autrement dit le Réseau international des travailleurs sociaux de rue, a-t-il ajouté, attache une importance aux travailleurs sociaux de la RDC.  Enfin, il a remercié et exhorté  l’autorité provinciale d’appuyer l’action du CATSR.

I.1.4.  Mot du Coordonnateur national du  CATSR

D’entrée de jeu, le coordonnateur national du CATSR, Monsieur Edho MUKENDI KAFUNDA, a remercié le Gouvernement de la Région wallonne de Belgique qui a subventionné ce projet ainsi que  le Gouverneur du Kasaï Occidental pour avoir accueilli favorablement et autorisé l’organisation du séminaire.

Pendant neuf jours de théorie et de pratique,  les formateurs et les acteurs de terrain vont cerner les différents contours du travail social de rue.  A la faveur de cette session de formation, les responsables du Secrétariat technique du CATSR poseront  les jalons de ce réseau dans la province du Kasaï Occidental et donneront de l’impulsion à la coordination du Kasaï Oriental.

I. 1.5. Discours d’ouverture du séminaire par le Représentant du Gouverneur

de province

Le Ministre du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique, Monsieur Emmanuel KANDE, Représentant du Gouverneur de province, a remercié le CATSR pour avoir associé le Gouvernorat à cette manifestation.  Le présent séminaire, a indiqué le Ministre, revêt une double signification. Il s’agit, d’une part, du renforcement des capacités  des intervenants sociaux ; et de la réinsertion socio-familiale  des enfants  comme résultat attendu des acteurs de terrain, d’autre part.  Bien encadrés, les enfants en rupture familiale seront utiles pour l’avenir de la Nation, comme certains d’entre eux l’ont, d’ailleurs démontré, lors de l’arrivée du Président Joseph Kabila à Kananga, a rappelé le Représentant du Gouverneur. Acteur social, le Ministre KANDE s’est dit heureux de se retrouver parmi les siens avant de procéder officiellement à l’ouverture des travaux du séminaire.

I.2. TRAVAUX DU SEMINAIRE

Après la cérémonie d’ouverture, la présentation croisée des participants, l’expression verbale et écrite des attentes, la présentation des objectifs du séminaire ont constitué l’essentiel des travaux de la première journée.

Les attentes

Ces attentes  ont porté  notamment sur la formation et l’appui institutionnel :

  1. Attentes liées à la formation

  1. Doter les séminaristes de connaissances approfondies, de  nouvelles méthodes et stratégies sur le travail social de rue ;
  2. Cerner les contours du travail social de rue par rapport aux pratiques existantes ;
  3. Acquérir des techniques  pour la réussite de la  réinsertion scolaire des filles mères et la lutte contre les grossesses non désirées;
  4. Dégager de  nouvelles pistes à exploiter pour amener la population à lutter contre le phénomène « Enfants de la rue » (EDR) ;
  5. Acquérir des connaissances pour lutter  contre les multiples cas d’échec de la réinsertion familiale des EDR ;
  6.  Développer la spécialisation dans le domaine du travail social de rue en rapport avec les bénéficiaires;
  7. Définir des stratégies pour lutter contre l’abandon des enfants par leurs familles et le refus des enfants de retourner en famille;
  8. Définir les  stratégies à  appliquer dans le cas des enfants dits sorciers ;
  9. Echanger sur la prise en charge des enfants sans lien familial ;
  10. Délivrer des brevets de participation aux séminaristes ;
  11.  Développer un travail en synergie entre les deux Kasaï ;
  12. Acquérir des  nouvelles connaissances sur  le cadre juridique de la protection des droits des enfants ;
  13.  Multiplier ce genre de formation en provinces. 

  1. Attentes relatives à l’appui institutionnel

  1. Renforcement  des capacités et maintien des actions du CATSR ;
  2. Installation du bureau du Comité provincial du CATSR ;
  3. Soutien matériel et financier aux structures ;
  4. Aide matérielle pour l’insertion économique des Enfants et autres nécessiteux ;
  5. Besoin d’appui économique pour des familles d’accueil.

La présentation des objectifs du séminaire  a mis un terme aux travaux de la première journée.

II.              DEUXIEME JOURNEE : MARDI 5 AOUT 2008

Avant de suivre le premier module de formation, les participants ont adopté, sous la modération de Monsieur Antoine KETIKILA,  l’horaire journalier et le code de bonne conduite pouvant régir la période du séminaire.  

Premier module : Développement, besoins et droits de l’enfant

Le formateur Sébastien KABW MUKANZ a, d’entrée de jeu, indiqué que les séminaristes seront, à la fin de ce module, capables :

§       de définir les concepts « enfant », « développement », « besoin » et « droit de l’enfant » ;

§       repérer les étapes du développement de l’enfant ainsi que les  besoins et les droits de ce dernier ;

§       découvrir la relation qui existe entre ces concepts ;

§       identifier les différents  milieux de vie de l’enfant et leur importance;

§       repérer des problèmes des enfants sur base de la classification de leurs besoins et de leurs droits.

Abordant ce  module,  le formateur qui s’est appuyé sur les travaux (résultats des échanges) des participants répartis en cinq groupes, a défini successivement les termes de base du thème à développer.

  1. DEFINITION DE CONCEPTS

1.1.         Enfant

Ce concept a été défini de plusieurs manières :

a)    Selon la culture kasaïenne, l’enfant est compris comme :

§       Un être humain dépendant de l’autre qui lui est supérieur ;

§       Un être incapable d’accomplir les fonctions sociales propres aux adultes ;

§       Un être faible  qui se laisse faire ;

§       Un être inférieur ayant des droits de la part d’une personne supérieure, etc. 

b)    Le  Dictionnaire des synonymes définit  l’enfant en termes de petit, court, faible, réduit, délicat, etc.

c)     Selon le Droit congolais, l’enfant est un être humain âgé de moins de 18 ans révolus et irresponsable de ses actes ;

d)    Selon la  Convention relative aux droits de l’enfant, celui est tout être humain âgé de moins de 18 ans, sauf  si la constitution du pays lui accorde la majorité plus tôt ;

e)    La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, quant à elle, définit l’enfant comme toute personne mineure âgée de moins de 18 ans.

Différents éléments permettent de définir l’enfant, notamment :

-        âge,

-        fragilité,

-        immaturité,

-        insécurité…

-        dépendance vis – à – vis des adultes

1.2.         Développement

Dans ce contexte, le  développement est considéré comme une croissance physique, intellectuelle, psychologique, biologique, morale et mentale de l’enfant.  Ainsi, KABW MUKANZ a-t-il commenté cette réalité en ces termes : « Depuis la conception, l’enfant se développe, passe d’un stade inférieur vers un stade supérieur, du stade de fœtus, bébé, d’enfant, enfant pubère, adolescent pour devenir un adulte ; de la vulnérabilité à la maturité et à la responsabilité, de  la dépendance à l’autonomie et à la coopération ». Ce développement  se réalise par  des étapes  résumées dans le tableau ci-dessous :

Etapes

Appellation

Groupes de besoins

et de droits

de  0 à 3 ans

Petit enfant (bébé)

Survie

de 4 à 6 ans

Enfant

Développement

de 7 à 12 ans

Pubère (pré adolescent)

Protection

de 13 à 17 ans

Adolescent

Participation

1.3.         Besoin

Comme l’exige la méthode participative, les séminaristes se sont exercés à définir le terme « besoin » à la demande du formateur.  L’auditoire a ainsi défini le besoin comme : une manifestation interne et physiologique  qui pousse  l’homme à poser un acte pour sa satisfaction, une nécessité, un désir, une aspiration.

Dans le même sens, KABW MUKANZ a défini le besoin comme une exigence ressentie, un désir, une aspiration, une condition à remplir pour vivre ou survivre.  Pour illustrer ces définitions, il a présenté l’échelle hiérarchique de besoins élaborée par Abraham MASLOW sous forme de pyramide :

                                   triangle

  

Tous les besoins de l’homme se définissent en besoins sociaux. Et les besoins sociaux sont répartis en besoins vitaux et besoins pour la vie en société. Et le formateur de préciser :

  • les besoins vitaux sont indispensables. Il s’agit, a-t-expliqué , des besoins physiologiques et de sécurité ;
  • les besoins pour la vie en société : c’est le cas de besoins d’appartenance à une nation ou à un groupe social, les besoins d’estime, d’accomplissement.

1.4.         Droit

De manière générale, le  terme « droit » est défini sous deux angles :

  • Ensemble des textes régissant les rapports entre particuliers et entre les communautés dans une société donnée ;
  • Ensemble des prérogatives inhérentes à la personne humaine reconnues à un individu ou à un groupe d’individus.

Comme pour toute personne humaine, l’enfant a aussi des droits à côté des obligations qui lui incombe.  Ces droits sont les besoins identifiés et jugés utiles et nécessaires pour la croissance et le développement de l`enfant, a indiqué KABW MUKANZ.  Tout le monde s’est accordé sur le fait que l’enfant a non seulement des droits mais aussi des devoirs. Ses besoins doivent être satisfaits et  ses droits respectés. Tout cela, pour le développement de l’enfant.

  1. DIFFERENTS MILIEUX DE VIE DE L’ENFANT ET  LEUR IMPORTANCE

A ce sujet, le formateur a montré que l’enfant évolue, durant son développement, dans différents milieux : le sein de sa mère, la maternité, la famille, l’école,  l’église, la communauté et la tombe. Ces différents milieux ont pour rôle d’aider l’enfant à trouver des ressources pour satisfaire ses besoins et  jouir de ses droits. Le passage d’un milieu à un autre se fait dans un délai de temps bien déterminé.

Des exercices sur  la classification des besoins et des droits des enfants ont été faits par les participants sous la conduite du formateur. 

Deuxième module : Introduction au travail social

Après avoir fixé les esprits sur les droits et les besoins des enfants dont la satisfaction garantit le développement de ces êtres fragiles et accordé ainsi les violons avec les séminaristes,  le formateur KABW MUKANZ a introduit le thème sur le travail social.  Il a  commencé par définir les concepts techniques de base,  avant d’aborder  les étapes de l’évolution historique du travail social,  de parler de  demandeurs de ce type de travail et de se pencher, enfin, sur les zones d’intervention dans ce domaine.

1.     DEFINITIN DES CONCEPTS

1.1.         Travail social

Après avoir entendu et commenté les différentes acceptions du travail social avancées par les participants, KABW MUKANZ a partagé avec les séminaristes quelques perceptions classiques du travail social:

§       Selon la définition des Nations Unies de 1959, le travail social est une activité visant à aider à l’adaptation réciproque des individus et de leur milieu social.

Cet objectif est atteint par l’utilisation de techniques et de méthodes destinées à permettre aux individus, aux groupes et aux collectivités de faire face à leurs besoins, de résoudre les problèmes que pose leur adaptation à une société en évolution, grâce à une action coopérative, d’améliorer les conditions sociales et économiques.  Ici, le formateur a insisté sur  l’interaction entre l’individu et son milieu social en ces termes : « lorsqu’il n’y a pas changement dans le milieu social, il n’y a pas adaptation ». A titre d’exemple, le travailleur social doit aider l’enfant et le milieu social à renoncer à la violence.

§       Pour Jacques Ladsous, « Tout homme est capable d’évoluer. Le travail social est là pour permettre aux gens de cheminer vers autre chose que le moment précis. » Commentant cette thèse, le formateur a soutenu que tout travailleur social qui ne partage pas le point de vue de Jacques Ladsous doit alors arrêter son action auprès des personnes qu’il accompagne.

§       Une autre définition est celle de Jean Michel Belorgey (1988). Pour cet auteur, « le travail social est le travail de la société sur elle-même, en vue de donner au tissu social à la fois plus de souplesse et plus de cohésion ».

§       D’après le Conseil économique et social (2000): « Le travail social a pour vocation première d’aider à ce qu’une personne, une famille ou un groupe de personnes ait accès aux droits que la société lui confère, et crée ou recrée des liens sociaux. » A la lumière de cette perception, l’objectif du travail social, a martelé le formateur, consiste à rendre aux plus dépendants l'autonomie qui leur permettrait d'affirmer leur propre originalité, tout en bénéficiant d'une intégration suffisante.

§       Selon les normes internationales, « le travail social, comme profession, s’emploie à promouvoir le changement social et la solution de problèmes dans les relations humaines de même qu’il aide les hommes à se donner du pouvoir et à se libérer en vue d’un plus grand bien - être ». S’appuyant sur des théories du comportement humain et des systèmes sociaux, ce type de travail intervient dans le champ des interactions entre les personnes et leur environnement.

Les droits de la personne et la justice sociale sont des principes fondamentaux de l’action en travail social (et non la pitié ou la charité).

Des questions relatives  à la réinsertion familiale et sociale  d’enfants dits sorciers  et à l’attitude que le travailleur  social devrait adopter face à la situation d’un enfant qui refuse de rentrer dans sa famille biologique alors que celle-ci déclare ne l’avoir pas chassé, ont été soulevées par les participants et discutées avec la délégation des travailleurs sociaux venus de Kinshasa.  Après échange des vues, le formateur  KABW MUKANZ a invité  les séminaristes à considérer que beaucoup de cas de sorcellerie sont forgés pour incriminer les enfants et ce phénomène, s’il existe, doit être vu et placé dans son contexte d’antan, c’est-à-dire un phénomène réservé aux chefs coutumiers et autres personnes de leur rang et pas à l’enfant.  Concernant le second cas, le même formateur a conclu, après discussion,  que le rôle du travailleur social est  celui de suppléance, d’accompagnateur. Le travailleur social, a-t-il dit, doit aider la famille et l’enfant à résoudre leur problème.

III.             TROISIEME JOURNEE : MERCREDI 06 AOUT 2008

Au cours de la troisième journée, Monsieur  KABW MUAKNZ a poursuivi le module relatif à l’introduction au travail social. Avant de brosser l’historique du travail social et d’aborder d’autres aspects de ce thème, le Directeur général du CAFES a  partagé sa compréhension des « problèmes sociaux » et du « travailleur social » avec les séminaristes.

1.2.         Les problèmes sociaux

Il existe deux types de problèmes : les problèmes individuels, concernant une personne, une famille ou un groupe ; et les problèmes sociaux, ceux qui touchent une plus grande population.

La définition du terme « problème » se réfère à deux approches : besoins et droits.

Ainsi, l’on parle de problème en termes de difficulté à satisfaire un besoin ou à jouir d’un droit.  Aussi, convient-il de percevoir un problème comme une incapacité à satisfaire un besoin ou à jouir d’un droit.  Etablissant un lien entre travail social et besoins ou droits, le formateur a soutenu  que le travailleur social n’intervient que là où  il y a menace d’un besoin ou d’un droit ;  et aussi,  là où l’on observe l’incapacité à satisfaire un besoin  ou la violation d’un droit.   Lorsqu’un besoin se fait sentir, sa satisfaction  nécessite des ressources et la facilité d’y accéder.  Le formateur a ainsi épinglé deux cas :

  • Lorsqu’il y a insuffisance des ressources : on parle de difficulté à résoudre un problème ou à satisfaire un besoin ;
  • En cas d’absence des ressources : il y a incapacité à résoudre un problème ou à satisfaire un besoin.

Il convient de noter que la satisfaction des besoins dépend de la décision du sujet et des partenaires concernés.

1.3.         Le  travailleur social

C’est  un professionnel dont la fonction est d’accompagner des personnes souvent exclues des dispositifs de droit commun. Il connaît l’homme en situation difficile, le milieu dans lequel il vit ainsi que les méthodes d’intervention en vue de l’aider à trouver des solutions à ses problèmes. C’est l’acteur dans la vision du changement social.

La Fédération internationale des travailleurs sociaux est plus prolixe encore. Sur son site web, elle définit la profession d’assistant social ou de travailleur social comme celle qui « cherche à promouvoir le changement social, la résolution de problèmes dans le contexte des relations humaines et la capacité et la libération des personnes afin d’améliorer le bien-être général ».

2.     ETAPES DE L’EVOLUTION HISTORIQUE DU TRAVAIL SOCIAL

L’intervention en faveur des personnes en situation difficile est passée par les étapes suivantes:  

                                                                                                                                                                      

Services sociaux

Travail social

 

 

Assistance publique

 

Charité

Assistance

 


Par « charité », il sied d’entendre des services de bien-être social destinés aux nécessiteux ;  l’assistance est synonyme d’une aide, d’un soutien ou d’un réconfort qui ne vise pas à résoudre un problème ; l’assistance publique s’adresse généralement aux personnes frappées par une calamité ;  le service social vise à améliorer les conditions de vie des défavorisés tandis que le travail social  accompagne les personnes en situation difficile de manière à les rendre autonomes.

Cette évolution  de l’intervention au bénéfice des nécessiteux a poussé le formateur à faire avec les séminaristes la distinction entre les maisons d’hébergement et les centres d’encadrement : une maison d’hébergement récupère les enfants ou autres personnes vulnérables, les nourrit, les vêtit et se limite là tandis qu’un service d’encadrement des enfants, par exemple, récupère ces derniers, les occupe avec un travail rémunérateur. Certains  peuvent rentrer en famille et revenir chaque jour pour travailler ; d’autres peuvent résider dans leur milieu habituel (marché, gare…)  tout en exerçant des activités que propose le centre. 

Cependant, il ne faut pas se limiter à ces services. L’idéal  consiste à accompagner les personnes en situation difficile et parvenir à résoudre, avec elles, leurs problèmes. Pour ce faire, il est recommandé de faire un travail de fourmi pour découvrir les véritables causes  de leur situation. 

3.     LES DEMANDEURS DU TRAVAILSOCIAL

Les demandeurs du travail social sont généralement des  personnes aux prises avec des problèmes sociaux, des personnes qui éprouvent des difficultés à s’adapter aux réalités socio-économiques de leur temps. Ce sont des personnes en situation difficile ou des  personnes vulnérables. Elles se trouvent dans ce qu’on appelle « la situation de maladie sociale ».  En voici quelques catégories : veufs/veuves,  orphelins, personnes vivant avec handicap, enfants abandonnés, albinos, personnes sans asile, etc.

4.     LES ZONES D’INTERVENTION DU TRAVAIL SOCIAL

Accordant  beaucoup d’importance à ce point,  le formateur a dit que des éléments négatifs et positifs  qui surgissent  dans la société engendrent des problèmes humains et sociaux et par conséquent, les personnes sont confrontées aux difficultés sociales. Cette réalité crée au sein de la société trois zones sociales  représentées dans le graphique ci-dessous :  

                   

Zone d’exclusion sociale

(Traitement)

Zone de risques

(Prévention)

Zone d’intégration sociale

(Travail social promotionnel)

Trois niveaux de travail social se dessinent :

§       Le travail social curatif ou le traitement s’adresse aux personnes dont la « maladie sociale » est déjà déclarée. C’est le cas, par exemple, des  enfants mal nourris, des enfants en rupture scolaire ou en rupture familiale, etc. Ce travail social les aide à trouver des facilités de s’assurer la sécurité alimentaire, la réinsertion scolaire ou familiale, et non seulement la réunification.

§       Le travail social préventif s’adresse aux enfants ou adultes en situation de risque ou de danger social. C’est le cas des enfants dont la fréquentation scolaire se fait en dents de scie, ceux qui sont soumis au délestage alimentaire, des foyers submergés par des conflits fréquents, etc. Le travail social préventif les aide à ne pas sombrer dans la situation de maladie sociale, dans la rupture scolaire ou familiale, sans oublier le divorce.

§       Enfin, le travail social promotionnel s’adresse aux personnes vivant dans la zone d’intégration sociale pour les aider à améliorer les conditions de leur existence.

Il s’est avéré que presque tous les efforts des acteurs sociaux  sont concentrés dans la zone d’exclusion sociale, en aval, laissant la situation se dégrader en amont, c’est-à-dire dans  les autres sphères. Ce qui alimente le fleuve des problèmes sociaux, fait accroître le nombre des personnes en situation difficile  et rend donc  presque  nuls les efforts consentis.

Cette situation a  amené le formateur à parler de 4 vases :

  1. Le premier, en  bon état ;
  2. Le 2ème, troué ;
  3. Le 3ème, renversé ;
  4. Le 4ème, cassé.

Expliquant cette  figure, Monsieur KABW MUKANZ a dit que les personnes qui sont dans la zone d’exclusion sociale ou dans celle de  risque proviennent de trois derniers vases.  En s’occupant de ces personnes qui, demain, doivent rentrer dans ces vases troué, renversé et cassé, il sied absolument  de réparer  ces vases  pour qu’ils soient en mesure d’accueillir et de contenir ces personnes. Sinon, le travail est nul.

Un exercice sur la rivière de la vie a permis aux séminaristes de constater que presque  tous  les cycles de vie connaissent des obstacles et des avancées. Ces rivières (cycles de vie) ont vu leurs lits s’élargir grâce aux efforts personnels ou aux apports extérieurs. Ce qui manque à beaucoup de gens, c’est bien les apports extérieurs.

Le travailleur social, comme l’a fait remarquer l’équipe de formateurs, doit s’appuyer, dans l’exercice de son métier,  sur divers outils dont le tableau de classification des besoins et des droits, la rivière de la vie, etc. 

IV.           QUATRIEME JOURNEE : JEUDI 7 AOUT 2008

Les échanges de  cette journée ont gravité autour du travail social de rue proprement dit. 

Troisième module : Travail social de rue : 3 axes 

                                 et processus d’intervention

Le formateur Moussa SOW  a abordé ce thème par un exercice. Après répartition des participants en groupes, il leur a demandé de définir le travail social de rue.  En s’appuyant sur les définitions des participants, il  a regroupé les différentes réponses  sous  ce questionnement :

  1. Quoi             : le travail social de rue, une activité ;

  1. Où               : Il se passe dans un milieu ouvert (marché, gare…). Il a montré,

                             à titre indicatif, que le travail social de rue  s’effectue entre la famille et l’école. On ne peut pas faire abstraction de la rue ;

  1. Quand          : A tout moment ;

  1. Comment     : Agir en profondeur, faire preuve d’ingéniosité, s’adapter aux

                             réalités de terrain, utiliser rationnellement  divers outils ;

  1. Par qui         : homme ou femme bien outillé (formé) ayant foi en ce qu’il (elle)

                            fait. Bénévoles. A ce propos, le formateur a recommandé la rétribution du travailleur social et stigmatisé  ainsi le bénévolat. Le travailleur social risque de devenir lui-même un cas social s’il n’est pas rémunéré, a-t-il prévenu.

  1. Pourquoi      : cette question renvoie à la finalité : réinsertion sociale, amener

                            la personne en situation difficile à jouir de ses droits, adaptation réciproque de la personne nécessiteuse avec son milieu social, etc.

TROIS AXES D’INTERVENTION 

  1. Aide individuelle

L’individu est l’acteur principal dans l’action sociale. Chaque individu constitue une particularité.

  1. Action collective (travail de groupe)

Travailler avec l’individu, c’est  aussi tenir compte du milieu  dans   lequel il vit (famille, collectivité).

  1. Action communautaire (changement)

Le changement qui constitue la finalité de l’intervention sociale ne peut être réalisé si le travailleur social de rue n’implique pas la communauté.  A titre illustratif, tant que la communauté n’aura pas changé sa vision sur les enfants en rupture familiale et sociale, le travail abattu n’aura pas d’effet.

D’où, la nécessité de travailler avec l’individu, la famille (collectivité) et toute la communauté.

PROFIL DU TRAVAILLEUR SOCIAL DE RUE

Par la suite, Antoine KETIKILA a relayé Moussa SOW pour parler du profil du travailleur social de rue qui se résume en  ces éléments :

§       Motivation réelle – militantisme ;

§       Connaissance de l’enfance et de l’adolescence  et de l’adulte (normal et pathologies) ;

§       Pas de crainte de la rue ni de la personne en situation difficile ;

§       Bonne maîtrise de la problématique « rue » ; 

§       Pas de jugement anticipé ;

§       Neutralité ;

§       Relation d’égalité ;

§       Grandes capacités d’autocritique (remise en question continue)

§       Sens du travail en équipe ;

§       Qualités impératives : observation, attitude d’écoute, potentialité

§       Vocation.

PROCESSUS D’INTERVENTIONDANS LE TRAVAIL SOCIAL DE RUE

Moussa SOW et Antoine KETIKILA ont  résumé  le  processus d’intervention dans ce tableau :

1. Connaissance  du milieu (Rue) – Etude du milieu

  • S’informer sur le problème
  • Enquêtes sociales

2. Présences sur le terrain

C’est le Zonage

  • Observer directement sans intervenir
  • Confirmer et infirmer
  • Identifier ce qui se passe (les activités)

3. Identification : Se présenter

  • Qui suis-je ? Pourquoi  je suis là ?
  •  Se faire connaître et se faire accepter par les habitants du quartier et les Enfants et jeunes
  • Créer la rencontre (l’espace de relations avec les PSD (CONTACT) 
  • Travailler la relation    

4. Intervention directe

NB. Sur base d’un projet                                             

  • Mise en place d’un certain nombre d’activités pour arriver à  amorcer :
  • Aide individuelle
  • Action collective
  • Action communautaire=Conscientiser le public et interpeller le pouvoir public sur une problématique

Les deux intervenants ont enfin fixé les participants sur les outils du travailleur social de rue  (TSR), les domaines d’intervention du travail social et quelques problèmes rencontrés par les enfants en  difficulté.

LES OUTILS DU TRAVAILLEUR SOCIAL DE RUE (TSR)

  • Cahier journalier des tournées des quartiers
  • Dossier individuel des jeunes
  • Cahier des rapports hebdomadaires
  • Fiches des activités collectives
  • Planning hebdomadaire (prévision horaire de travail) de chaque intervenant social, etc.

DOMAINES D’INTERVENION DANS LE TRAVAIL SOCIAL

1)     La prévention

2)     L’insertion et la réinsertion

3)     L’Hébergement

4)    La santé et la nutrition

5)    Education formelle et non formelle

6)     Protection et Défense des droits

QUELQUES PROBLEMES DES ENFANTS EN DIFFICULTE

  • Décrochage scolaire
  • Difficultés matérielles des parents (logement)
  • Maltraitance
  • Petite délinquance
  • Divorce des parents
  • Difficultés matérielles (recherche emploi)
  • Santé
  • Manque des loisirs
  • La faim
  • Accusé de sorcellerie

5ème  JOURNEE : VENDREDI 8 AOUT 2008

Le formateur KABW MUKANZ est revenu à la charge la cinquième journée pour exposer sur la méthodologie de l’intervention sociale.

Quatrième module : Méthodologie de l’intervention sociale

Pour l’amélioration de leur situation, les personnes en situation difficile entendent voir les travailleurs sociaux élaborer et exécuter une série d’interventions sociales en leur faveur. Celles – ci peuvent se définir facilement comme étant « ce que le travailleur social fait de façon consciente et volontaire, afin de modifier la situation du client ».

Selon De Robertis Christina, l’’intervention sociale  est synonyme de « vouloir agir ». Intervenir dans une affaire veut dire « prendre part volontairement, se rendre médiateur, interposer son autorité». L’intervention sociale est le processus par lequel des professionnels en travail social apportent une aide, une assistance, un soutien ou un appui et  un    accompagnement aux personnes en difficultés sociales.

A la lumière  de  ces  définitions, KABW MUKANZ a déduit que « l’intervention sociale est une action menée par des professionnels selon des savoir-faire explicites qui vise à permettre à des personnes en difficultés sociales d’agir sur elles-mêmes et sur leur environnement pour que leurs conditions sociales s’améliorent, dans un but immédiat, moyen et/ou plus long terme (lointain) ».

Dans cette optique, il a partagé avec les séminaristes son entendement de certains concepts de base de l’intervention : changement, contradiction, interdépendance, équilibre dynamique.

  1. DEFINITION DES CONCEPTS

1.1.  Changement

Le changement suppose une modification qui peut être brusque, rapide et même inattendue ou progressive s’inscrivant dans une évolution lente que l’on appelle alors développement.

1.2.    Contradiction

La contradiction fait allusion à la coexistence, au même instant,  des sentiments opposés : amour-haine ; joie-tristesse, etc. Selon l’explication fournie par le formateur, la notion de contradiction nous amène à regarder tout ce qui nous entoure comme indissolublement lié à son contraire ; à percevoir chaque événement dans son rapport contradictoire entre le positif et le négatif, le bon et le mauvais.

1.3.    Interdépendance

Par « interdépendance », il convient d’entendre les liens entre les différentes parties qui composent un champ social. Ce qui signifie qu’il existe entre les individus et leur environnement, entre différents individus et le milieu social, entre des groupes divers dans un même champ social,  des relations et des influences réciproques. A titre d’exemple, le formateur a fait observer que lorsqu’on agit sur un enfant qui vit dans une famille; on agit, par ricochet, sur cette famille. L’influence exercée sur l’enfant  est ressentie par la famille.

1.4.  Equilibre dynamique

Lorsque les concepts « changement », « contradiction » « interdépendance » sont appliqués au travail social, ils permettent au travailleur social de rue de percevoir la situation de la personne en situation difficile en termes d’équilibre dynamique.  L’intervention sociale devient alors le fait de vouloir agir, prendre par volontairement dans une affaire.

  1. MODELES D’INTERVENTION SOCIALE

Deux  différents  modèles :

2.1.  Modèle médical

L’intervention sociale a pendant une très longue période emprunté au modèle de traitement médical bon nombre de ses références méthodologiques et de sa terminologie, notamment en ce qui concerne la méthode psychosociale individualisée. Le formateur a énuméré les étapes suivantes :

§       étude (recherche) de la situation ;

§       diagnostic social ;

§       traitement ;

§       évaluation ;

§       fin du traitement.

2.2.  Modèle d’intervention

Ce modèle, a expliqué KABW MUKANZ,  consiste à comprendre la dynamique sociale et psychologique dans laquelle se trouve la personne en difficulté, définir les objectifs précis de changement à atteindre et les moyens pour y parvenir.

Cette définition des objectifs  et des moyens est souvent appelée une action ou une intervention ou encore mieux un projet. La définition des objectifs et le choix  des moyens sont alors faits en confrontant les projets de différents partenaires en présence, la négociation aboutissant à un projet commun. A la base de ce modèle, il y a la conception  du rôle du travailleur social comme « agent de développement » (changements personnels ou individuels, familiaux et sociaux).

3. ACTIVITES ET ROLES DANS L’INTERVENTION INDIVIDUELLE

L’intervention individuelle en travail social vise, d’une part, à accompagner une personne dans ses souffrances afin qu’elle puisse leur donner un sens ; et d’autre part, l’aider à obtenir le plus grand nombre de ressources possibles afin qu’elle puisse participer activement à son devenir individuel et au devenir collectif de la société en tant qu’actrice sociale.

Il existe quatre activités et quatre rôles dans l’intervention individuelle en travail social :

3.1. Activités

La première activité consiste à  travailler avec une personne cliente afin de l’aider à obtenir des ressources dont elle a besoin pour changer la situation – problème à laquelle elle est confrontée.

Il y a deux sortes de ressources :

  1. les ressources dures : elles comprennent notamment l’argent, la nourriture, le logement, les services médicaux, etc.
  2. les ressources molles : comprenant l’attention, le respect, la reconnaissance sociale, l’amour de soi et des autres.

La seconde activité consiste à  travailler auprès d’individus ou de collectivités non directement touchés par la situation de la personne cliente, mais qui sont en mesure de fournir certaines ressources dont cette dernière a besoin.

La troisième activité consiste à  travailler avec un groupe de personnes vivant une situation – problème commune afin de les aider à obtenir les ressources dont elles ont besoin pour changer la situation problème à laquelle elles sont confrontées.

La quatrième activité consiste à travailler auprès d’individus, de groupes ou de collectivités ne vivant pas nécessairement une situation problème donnée, mais qui sont en mesure de contribuer à la création de nouvelles ressources et au développement social plus large.

3.2. Rôles

Le premier rôle joué par l’intervenant social est celui de « personne ressource, de consultant, de soignant » dont les principales fonctions sont de :

·       soutenir et de respecter la personne dans l’expression de sa souffrance ;

·       découvrir avec elle les ressources dont elle a besoin pour améliorer sa situation, repérer celles qui existent, celles que l’on peut fournir soi-même, celles qui peuvent être obtenues ailleurs et celles qui doivent être créées ;

·       travailler avec la personne à obtenir ces ressources, soit en réalisant avec elle un plan d’intervention, soit en la dirigeant ailleurs.

Le second rôle est celui de courtier  dont les principales fonctions sont :

·       d’inventorier et d’évaluer les ressources existantes ;

·       d’établir et de maintenir de bons contacts avec les responsables de ces ressources ;

·       de signaler tout manque sur le plan des ressources existantes et, dans la mesure du possible, de s’assurer que ces manques soient comblés.

Le troisième rôle est celui de médiateur dont la principale fonction est de favoriser une meilleure interaction entre les parties en cause, en recherchant les intérêts communs et en identifiant les obstacles à éliminer.

Le quatrième rôle est celui d’avocat ou de défenseur des droits dont les principales fonctions sont de :

·                    lutter avec la personne ou en son nom pour défendre son droit à une ressource qui lui est refusée ;

·                    regrouper les personnes aux prises avec le même manque de ressources dans la lutte pour le respect de leurs droits.

  1. LES PARAMETRES DE TRAVAIL

Quatre paramètres favorisent le pouvoir d’agir des personnes en interaction, selon Ausloos, auteur d’un ouvrage intitulé  « La compétence des familles » (1995), cité par le formateur.  Il s’agit de :

·       la compétence ;

·       l’information pertinente ;

·       le temps ;

·       le chaos.

1.     La compétence

Si l’on veut promouvoir la prise en charge des familles, il faut mettre l’accent sur les compétences et non sur le comportement des familles en termes de difficultés, de faiblesses, de manque d’habiletés, voire de déviance.

Si une famille reste en équilibre dans des conditions difficiles, cela signifie qu’elle a des compétences pour cela. Ausloos ajoute « qu’une famille ne peut se poser que des questions qu’elle est capable de résoudre ». 

2.     L’information pertinente

Il s’agit de l’information qui circule dans la famille et qui y retourne pour informer le système sur son propre fonctionnement. Il ne faut se limiter à recueillir des données, mais bien faire circuler l’information entre les membres du système familial.

Ce, en en leur faisant découvrir des choses qu’ils ne savaient pas sur leurs relations. Ce principe de circularité d’une information pertinente constitue un facteur central dans les dynamiques thérapeutiques dans la mesure où il permet aux familles de trouver des solutions à leurs problèmes.

3. Le temps

La perception du temps diffère fortement selon les cultures, les contextes, les circonstances, les lieux, les sujets les sensations agréables ou désagréables.

Si par exemple, Il a fallu vingt ans pour développer un problème d’alcoolisme, il serait utopique de penser que vingt et un jour de désintoxication ou dix rencontres suffisent pour traiter efficacement le problème en question. On travaille plus avec les personnes qu’avec les problèmes. Cette approche du temps a des effets bénéfiques sur le travail social, car, elle contribue à créer des conditions de co-responsabilité propices aux changements selon les rythmes propres aux systèmes familiaux.

4. Le chaos

En tenant compte du principe d’équifinalité, à savoir que plusieurs voies peuvent mener à un même but, et vice versa, nous débouchons nécessairement sur la notion d’imprévisibilité. Comme travailleurs sociaux, nous ne pouvons pas savoir au départ ce qui a mené à tel ou tel problème, et encore moins ce qui permettra de le résoudre.

C’est dans le cours des échanges et des contenus avec les personnes, non connues à priori que, que nous trouvons souvent des solutions créatrices.

Le chaos n’est pas seulement synonyme d’échec, d’aliénation et de dégradation. Il est également source de vie et de changement.

  1. ETAPES DE L’INTERVENTION SOCIALE

 Sept étapes :

  1.  
    1. Contact avec la personne en situation difficile (PSD);
    2. Connaissance de la PSD ;
    3. Rédaction ou élaboration du ou des projet(s) d’intervention ;
    4. Mise en œuvre, exécution ou réalisation du projet (des projets) ;
    5. Suivi ;
    6. Evaluation  (mesurer le degré d’atteinte des objectifs et l’impact) ;
    7. Clôture ou fin de l’intervention.

.

A propos de la septième étape, Monsieur KABW MUKANZ a précisé  que l’intervention peut déboucher sur une réorientation du projet en cas d’échec.

SIXIEME JOURNEE : SAMEDI  09 AOUT 2008

Au programme de cette journée, deux modules : le premier relatif à la Recherche- action  participative ; et le second portant sur l’Organisation et le fonctionnement du CATSR.

I.              Recherche- action  participative

D’entrée de jeu, l’intervenant KABW MUKANZ a précisé que la Recherche-action participative  (RAP)  est un outil du travail social avant de décortiquer les concepts clés  et d’épingler les étapes de la RAP.

a)    DEFINITION DES CONCEPTS

1.     Recherche

C’est tout simplement un exercice pour approfondir une situation, un problème.

2.     Action

Le terme  « action » renvoie à ce que l’on fait d’une manière consciente.

La recherche éclaire l’action et celle-ci détermine la recherche, a dit le formateur. Dans ce cas, le demandeur social (PSD) est considéré comme  co-chercheur et le travailleur social comme facilitateur.

3.     Participation

La participation est un apport.  Il y a participation lorsque l’apport de chaque partie est bien identifié.  En effet, la participation doit déboucher sur la responsabilisation de la personne en situation difficile  qui devient alors autonome.  Par l’exemple des femmes de Djamena, au Tchad,  qui ont reçu un moulin pour alléger leurs souffrances,  et ont fini par le retourner à l’expéditeur, considérant cet engin comme une charge,  le formateur à illustrer l’importance de la participation du co-chercheur à la recherche-action.  

b)    ETAPES DE LA RAP

§       Identification des besoins ;

§       Classification des problèmes ;

§       Sélection d’un problème ;

§       Manifestation du problème ;

§       Analyse systémique du problème ;

A partir d’un enfant amené dans la salle, le formateur s’est fait travailleur social en appliquant  ensemble avec les apprenants les différentes étapes de la RAP ; l’enfant étant donc considéré comme co-chercheur.  

II.           Organisation et le fonctionnement du CATSR

Profitant de ce séminaire, les responsables du Secrétariat technique national du CATSR ont tenu à redynamiser les comités provinciaux de deux Kasaï.   C’est cette optique qu’une séance de travail a été consacrée à l’organisation et au fonctionnement du CATSR.

I.                QUID DU CATSR ?

Le coordonnateur national, Monsieur Edho MUKENDI KAFUNDA, a commencé par brosser l’historique du CATSR qui est un réseau d’organisations issu du séminaire international de formation au travail social de rue organisé à Kinshasa, du 03 au 07 avril 2006. Le CATSR a été formalisé et créé le 22 décembre 2006 à la suite d’une convention de partenariat signée avec l’ONG Dynamo International, basée à Bruxelles et dirigée par Monsieur Edwin de Boevé. Neuf ONG ont signé ladite convention : Jeunesse Avenir, Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), PAX JUNIORS,  Comité des droits de l’homme et développement (CODHOD), CROIX-ROUGE, Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), CEPRODEKI, Cœur compatissant (COCOM), ANGES DU  CIEL. 

II.              MISSION ET OBJECTIFS DU CATSR

Le CATSR  a pour mission   de valoriser et  promouvoir le travail social de rue par :

a)    l’identification des  acteurs,  des  ONG et réseaux d’associations intervenant dans le domaine du travail social de rue en vue d’impulser une synergie des d’actions sans étouffer la singularité de chaque acteur et le fonctionnement de chaque structure ;

b)    l’impulsion et le renforcement du travail des acteurs sociaux de rue à travers des commissions thématiques ;

c)     la lutte pour la reconnaissance sociaIe et légale du métier de travailleur de rue ;

d)    la défense des intérêts des travailleurs sociaux de rue auprès des pouvoirs publics et d’autres partenaires ;

e)    la coopération avec le réseau international des travailleurs sociaux de rue ;

f)      Le plaidoyer pour le bien-être des personnes en situation difficile.

Pour bien valoriser et promouvoir le travail social de rue, le Secrétariat technique du CATSR a mis en place quatre commissions thématiques permanentes (Formation, Cadre légal de protection des enfants et des jeunes, Protection et promotion du statut du travailleur social de rue, Projets et mobilisation des ressources).

III.            FONCTIONNEMENT DU CATSR

Le CATSR, a expliqué le coordonnateur Edho MUKENDI,   doit fonctionner de la même manière, tant au niveau national que provincial.

Et le secrétaire exécutif national, Monsieur Job NKUNA KATENDE, de compléter  en insistant sur le secrétariat technique provincial comme organe moteur en ce sens qu’il assure, comme au plan national,  la gestion de toutes les ressources humaines, matérielles et financières du réseau. Il prend, a-t-il souligné, des initiatives nécessaires  et agit en toute responsabilité dans l’intérêt du réseau.  Il est composé d’un coordonnateur, d’un secrétaire exécutif et des responsables des commissions.

Quant à la taille des bureaux de représentation provinciale du CATSR, elle évolue  selon les réalités du milieu, a  précisé le secrétaire exécutif Job NKUNA, se basant sur les statuts de  ce réseau.

Les coordonnateurs provinciaux de deux Kasaï (Oriental et Occidental) ont été donc invités à travailler avec dévouement en s’appuyant sur des ressources humaines capables de mener le navire au bon port.

SEPTIEME JOURNEE : LUNDI 11 AOUT 2008

La journée du lundi 11 août 2008 a été réservée aux travaux de terrain pour l’expérimentation des connaissances acquises.  Douze (12) équipes, composées de trois (3) personnes chacune,  ont effectué des descentes sur  différents sites ciblés dans la ville de Kananga en vue de palper du doigt les réalités au regard des techniques et méthodes apprises pendant la formation.

Le constat qui s’est dégagé de cet exercice est le suivant :

  • Les méthodes acquises ont permis aux participants d’appréhender la réalité ;
  • Beaucoup de travailleurs sociaux sont en contact les personnes en situation difficile  (PSD) et les laissent dans leur état ;
  • Les PSD ont l’impression que leur situation n’est pas prise en compte ;
  • Les demandeurs du travail social  qui ont constitué l’échantillon d’expérimentation des apprenants appartiennent, d’une manière générale, à la catégorie d’orphelins de mère, de père ou ayant perdu les deux parents.  Ce sont  des enfants et jeunes, filles et garçons  orphelins ou issus de familles de substitution  qui s’adonnent à deux activités : le petit commerce et la prostitution (le sexe).  L’âge des filles varie entre 13 et 22 ans, tandis que celui des garçons se situe entre 13 et 32 ans.  Ces personnes en situation difficile résident  soit aux endroits très animés et caractérisés par une forte affluence humaine ; soit dans des endroits retranchés  (hôtels…).
  • Les travailleurs sociaux de rue font beaucoup de promesses aux PSD.

Pour cette descente sur le terrain, des éléments d’identification de lieux ont échappé à certains apprenants lors de la séance de présentation et l’analyse des pratiques.

HUITIEME JOURNEE : MARDI 12 AOUT 2008

Les travaux de terrain se sont poursuivis pendant la journée du mardi 12 août 2008 en vue d’expérimenter d’autres outils appris pendant la formation théorique.

Les séminaristes se sont  se sont exercés aux 5 premières étapes de la RAP :

  • L’identification des besoins ;
  • La classification des problèmes et des droits des enfants;
  • La sélection d’un problème ;
  • La manifestation du problème ;
  • L’analyse systémique du problème  sur des cas rencontrés aux sites indiqués

La formation a pris fin, dans l’après-midi, par l’application des 5 premières étapes de la Recherche-action participative sur un enfant albinos (encadré par la Fondation Maria Moscatelli), sous  la direction de l’équipe des formateurs.  Cet exercice a permis  aux participants de déceler de petites erreurs commises sur le terrain. 

Les participants ont bien noté que la personne en situation difficile qui  identifie ses besoins, classifie ses problèmes, sélectionne un problème parmi ceux qu’elle a présentés,  avec la facilitation du travailleur social de rue.

Les remerciements du coordonnateur national du CATSR, ses conseils et ceux de Moussa SOW ont clos les travaux de cette journée.

APPUI DOCUMENTAIRE

Tout au long du séminaire, la formation a été appuyée par la documentation que l’équipe du Secrétariat s’efforçait de mettre à la disposition des participants  en dépit de contraintes techniques propres à une ville moins alimentée en énergie électrique.  Un rapport  journalier était  rédigé  et présenté par un membre du secrétariat pour combattre l’oubli et maintenir  participants et formateurs dans une ambiance d’enrichissement mutuel des connaissances.  

                    NEUVIEME JOURNEE : MERCREDI 13 AOUT 2008

La fin du séminaire de formation au travail social de rue dans la ville de Kananga est intervenue le mercredi 13 août 2008.  Comme à l’ouverture,  diverses autorités  dont le ministre provincial du Travail, de la Prévoyance sociale et de la Fonction publique, ont rehaussé de leur présence cette cérémonie et plusieurs allocutions ont été prononcées.

1.     MOT DE BIENVENUE DU COORDONNATEUR PROVINCIAL DU CATSR/KASAI OCCIDENTAL

Au nom des coordinations du  CATSR/Kasaï Occidental et Kasaï Oriental, Monsieur Pontien MUAMBE TUAKAJIKA, a souhaité la bienvenue à l’assistance et remercié particulièrement les autorités d’avoir sacrifié leurs occupations pour rehausser de leur présence cette cérémonie. 

Ce séminaire de formation, a-t-il dit, est un support intellectuel qui permettra aux travailleurs sociaux de rectifier le tir et d’améliorer leurs pratiques. « Le CATSR du grand KASAI s’engage non seulement à mettre en application les des stratégies et des outils appris durant les neuf jours du séminaire ; mais aussi à œuvrer dans une synergie et une dynamique participative des uns et des autres ».

Au ministre provincial et représentant du Gouverneur de province,  le coordonnateur du CATSR/Kasaï Occidental sollicité l’appui en ces termes : « Votre présence et appui aux actions du CATSR sera non seulement une réponse directe aux solutions envisagées mais aussi une contribution à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables dont les enfants et les jeunes dits de la rue. »

2. RECOMMANDATIONS

Ensuite, Monsieur Joseph MPUTU a fait la lecture du rapport du séminaire qui a été assorti des recommandations  des participants :

I.                Aux Gouvernements provinciaux des Kasaï Occidental et Oriental

§       De doter les coordinations provinciales du CATSR  de locaux pouvant abriter leurs bureaux ;

§       D’assurer la survie et la  protection des personnes en situation difficile ;

§       De garantir la scolarisation des enfants et des jeunes en rupture familiale et sociale ;

§       D’assurer la sécurité des travailleurs sociaux de rue dans  l’exercice de leur métier ;

§       De soutenir les actions du CATSR.

II.              A la Coordination nationale du CATSR

§       De faire le suivi des actions  des coordinations provinciales ;

§       De soutenir les coordinations provinciales.

III.            A l’UNICEF

                                   

                                    D’appuyer les actions du CATSR

IV.            A la Communauté française de Belgique et à Dynamo International

§       De renforcer le partenariat avec le CATSR ;

§       De soutenir les actions de ce réseau pour la promotion du travail social de rue en République Démocratique du Congo ;

§       D’assurer la participation du CATSR/National et des coordinations provinciales de ce réseau aux différentes conférences et rencontres au niveau international.

3. MESSAGE DES ENFANTS MESSAGERS  DE LA PAIX

Comme intermède aux allocutions,  les enfants messagers de la paix  de l’ONG PAX JUNIORS, sous la conduite de la Révérende Sœur Léonie KAYOWA, ont présenté un spectacle poétique intitulé « Congo de mon rêve » qui a émerveillé et interpellé l’assistance.  Ces enfants ont lancé un message pour l’éclosion d’un Congo modèle pour le développement, un Congo respectueux des droits humains et particulièrement des droits de l’enfant, un Congo où règne le bien-être physique, mental et social pour tous.  

4. MOT DES FORMATEURS

Pour le compte de l’équipe de formateurs, Monsieur Sébastien KABW MUKANZ  a reconnu l’immensité des besoins en termes de renforcement des capacités. Néanmoins,  a-t-il dit, les formateurs ont donné l’essentiel  pour permettre aux séminaristes d’avoir une nouvelle vision  du travail social de rue et une nouvelle manière d’intervenir.  « La formation est une houe qui doit être utilisée dans un champ », a conclu. 

5. MOT DE L’ADMINISTRATEUR DE L’UNICEF CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANT

« Parce que la rue existe »,  il faut avoir un corps des hommes engagés, soutenus et capables d’accompagner les personnes en situation difficile, a déclaré l’administrateur de l’UNICEF/KASAI OCCIDENTAL chargé de la protection de l’enfant, Monsieur Alphonse KALONJI TSHIKALA.  C’est pourquoi, il a salué  l’organisation d’un tel séminaire par le CATSR. « L’UNICEF  reste largement ouvert  à toute initiative susceptible de renforcer  les capacités des séminaristes formés », a-t-il promis tout en recommandant à la délégation des travailleurs sociaux du Kasaï Oriental de frapper à la porte  de cette institution des Nations Unies dans leur province pour un éventuel accompagnement. « Nous nous sentons fiers de cette formation », a conclu Alphonse KALONJI tout en saluant particulièrement la présence du formateur Moussa SOW, venu du Sénégal. 

§       MOT DU REPRESENTANT DE DYNAMO INTERNATIONAL

Pour le compte de  l’ONG Dynamo International,  Moussa SOW  s’est adressé aux  travailleurs sociaux formés en ces termes : « Dynamo International vous accompagne mais la finalité  de l’action vous incombe. Dynamo ne basculera pas si vous continuez.  Les situations que nous voyons dans la rue ne sont pas une fatalité ».  Il a salué particulièrement l’implication de l’autorité provinciale, de l’UNICEF et du BICE ainsi que l’apport des enfants messagers de la paix de PAX JUNIORS.

§       ALLOCUTION DU COORDONNATEUR NATIONAL

                                   DU CATSR

Le  CATSR, par la bouche du coordonnateur national, Monsieur Edho MUKENDI, se dit heureux d’avoir atteint son objectif.

« En effet, nous voudrions doter une vingtaine des hommes et des femmes dévoués à l’accompagnement des personnes en situation difficile dans les deux Kasaï des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à l’accomplissement de leur apostolat », a-t-il fait savoir.  

 Au Gouvernement provincial du Kasaï Occidental, il a exprimé la gratitude du comité d’organisation du séminaire : « Nous saluons l’implication des autorités provinciales du Kasai Occidental dans la tenue de ces assises et nous restons assurés de leur accompagnement  du CATSR pour améliorer, tant soit peu, le sort des personnes vulnérables ». Enfin, il a  remercié le Gouvernement de la Région wallonne de Belgique qui a subventionné ce projet.

§       MOT DU MAIRE DE LA VILLE

Le Maire de la ville de Kananga, Monsieur Mazarin MFUAMBA, a remercié les organisateurs de ces assises et les séminaristes avant de féliciter les enfants messagers de la paix  pour leur prestation qui a inspiré son propos.  « Je rêve, a-t-il dit, du développement de la ville de Kananga ». Dans cette optique, il a tendu sa main aux travailleurs sociaux de rue pour la collaboration : « N’ayez pas peur de venir au bureau de la mairie  et de me faire des propositions ».  Et l’autorité de la ville de conclure : « Les enfants de la rue deviennent de plus en plus nombreux, il nous faut renouveler l’intelligence ».

§       DISCOURS DE CLOTURE DU SEMINAIRE PAR LE REPRESENTANT DU GOUVERNEUR DE PROVINCE

Dans le même ordre d’idées, le Ministre provincial du Travail, de la Prévoyance sociale et Fonction publique, Monsieur Emmanuel KANDE, Représentant du Gouverneur de province en mission à Kinshasa, a exhorté les travailleurs sociaux formés : « Maintenant que vous avez acquis de nouvelles connaissances et méthodes,  je reste convaincu que le travail social de rue  va prendre de l’envol  dans les deux provinces du Kasaï.  Avant de déclarer clos les travaux du séminaire, le  Représentant du Gouverneur Trésor KAPUKU a rassuré le CATSR  en ces termes : « Notre Gouvernement  reste disponible à toute sollicitation pour le développement des activités du CATSR en province ».

CONCLUSION

« Kinshasa n’est pas la République démocratique du Congo », dit-on.  La délégation du Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR) venue de la capitale a vécu cette réalité au regard des besoins en termes de renforcement des capacités et  du dynamisme des travailleurs sociaux  dans les Kasaï Occidental et Oriental. Ces « médecins du social »,  comme l’on peut bien les appeler, sont confrontés à la problématique des personnes en situation difficile dont les enfants en rupture familiale et réalisent un travail de fourni qui mérite l’attention des partenaires qui concentrent  généralement  leur appui sur les organisations non gouvernementales  opérant à Kinshasa.  Pourtant, le champ à labourer à l’intérieur de la RDC est vaste comme l’ont constaté le coordonnateur Edho MUKENDI et le Secrétaire Job NKUNA ainsi que Moussa SOW et d’autres membres de la délégation de Kinshasa qui ont eu des séances de travail avec quelques partenaires dont  l’administrateur chargé de la protection de l’enfant à l’UNICEF, Monsieur Alphonse KALONJI  et un réseau des éducateurs sociaux formés il y a quelques années.

Avec l’appui financier de la Région wallonne de Belgique et l’accompagnement de  l’ONG Dynamo International, le CATSR s’estime heureux d’avoir percé le Congo profond à travers le séminaire de formation organisé à Kananga, du 04 au 13 août 2008 au profit de 26 travailleurs sociaux de rue.  Au regard de l’étendue du champ social, cette activité de renforcement des capacités  des acteurs de terrain n’est qu’un coup de pioche. 

Mais l’essentiel pour le CATSR est d’avoir fait le premier pas vers les provinces en ce qui concerne le renforcement des capacités des travailleurs sociaux de rue. Le terrain étant déblayé avec la disponibilité des autorités provinciales à accompagner les actions du CATSR, ce réseau entend, avec le soutien des partenaires,  développer et multiplier des programmes de formation  des travailleurs sociaux et d’appui aux ONG membres,  à l’intérieur de la RDC.

Fait à Kinshasa, le 13 août 2008

Pour l’Equipe de Secrétariat

Coordonnateur

Job NKUNA KATENDE

Membres

§       Monsieur Joseph MPUTU

§       Révérende Sœur Adolphine TSHIBOLA

§       Monsieur Pierre TSHILENGE

§       Monsieur Alidor NGINDU

§       Monsieur Bruno TSHIBUABUA

Lu et approuvé par le Coordonnateur national du CATSR, Edho MUKENDI

ANNEXES

COMMISSION FORMATION & EQUIPE PEDAGOGIQUE

§       Moussa Sow

§       Sébastien KABW MUKANZ

§       Antoine KETIKILA

COMITE D’ORGANISATION

Coordination

§       Pontien MUAMBE TUAKAJIKA

§       Edho MUKENDI KAFUNDA

Commission logistique

  • Révérende Sœur Thérèse NGALULA
  • Révérende Sœur Agnès BUMPANGISHE
  • Madame Léontine BIDIKUMUDIA
  • Monsieur Thomas NDAYE
  • Monsieur Aimé LUSE

Commission de transport et logement

  • Monsieur Georges KABULANDA
  • Monsieur Isaac NGALAMULUME
  • Monsieur Paul MUKENGE
  • Monsieur Sylvain KANDOLO

Commission des  relations publiques et presse

  • Monsieur Jeef KANDE
  • Monsieur Gérard MUTSHIPAYI
  • Monsieur TSHITALA

Secrétariat technique

Coordonnateur

Monsieur Job NKUNA KATENDE

Membres

  • Monsieur Joseph MPUTU
  • Révérende Sœur Adolphine TSHIBOLA
  •  Monsieur Pierre TSHILENGE
  • Monsieur Alidor NGINDU
  • Monsieur Bruno TSHIBUABUA

LISTE DES PARTICIPANTS

DELEGUES DE MBUJI - MAYI

NOMS

ASSOCIATION

TEL  & E-MAIL

1

KALENDA  KALALA Bavon

CENTRE DIEU SOIT BENI

0854408034

2

KAPINGA  KABWE Bernadette

0997313162

bernakapi1@yahoo.fr

3

LUSAMBA  MUTOMBO Régine

CENTRE MISERICORDE

0998323482

regilusa@yahoo.fr

4

MUKOPO  KABENGELE Philippe

OSBB

0997310572

mukopophilippe@yahoo.fr

5

MUHOZI  MBUEMBUE Josiane

CENTRE BETU BANA (FILLES)

0997318836

DELEGUES DE KANANGA

6

BALEKELAYI  BEYA Donatien

BATID

0812570547

donatbale@yahoo.fr

7

BIDIKUMUDIA MUINE Léontine

BANA BA BUPOLE

0997343137

8

BUMPANGISHE TSHIMANGA  Agnès

FMMD

0816040656

9

KANDE  NGALAMULUME Jeef

MUDESCOF

0810582520

mudescof2004@yahoo.fr

10

KABULANDA  ILUNGA Georges

FONDAPAM

0854454415

fondapam@yahoo.fr

11

KANDOLO  BAPATUILA Symphorien

BANA BA BUPOLE

-

12

LUSE  KABUYA Aimé

AGROBELU

-

13

MUAMBA  LENGULULA Gilbert

CERDA/AC

0994854154

14

MUAMBA  TSHIOTO Médard

INSPECTION PROVINCIALE DE LA POLICE

0816040508

15

MUAMBE TUAKAJILA Pontien

JEUNESSE AVENIR

0994536696

jeunav_mik@hotmail.com

16

MUKENGE  MUDIPANU Paul

COTUKU

-

17

MPUTU  ILUNGA Joseph

MMP

0816040406

josephmputu2003@yahoo.fr

18

MBINGILA  LUBOYA Alphonse

BEPROD

0814531855

beprod_ong@yahoo.fr

19

MUTSHIPAYI NGINDU Gérard

ASADHO

0814746335

mutshikab@yahoo.fr

20

NDAYE  KAPAMBU Thomas

BATID

0994779594

21

NGALULA TUJIBIKILE Thérèse

JEUNESSE AVENIR

0815097282

jeunav_mik@hotmail.com

22

NGALAMULUME MULUMBA Isaac

LUSE

0997754314

isaacngalamulume@gmail.com

23

NGINDU  NGANDU Alidor Joël

CRMME

0899731367

24

NKONGOLO SHAMBUYI Jean-Pierre

AKAM

0997977752

25

TSHIBOLA  MULAMBA Adolphine

CRMME

0997682536

meresperance@gmail.com

26

TSHIBUABUA KABEMBA J.B.

CENTRE MPOKOLO WA MUOYO

0816040681

27

TSHILENGE Pierre

AEPI

0994859299

28

TSHITALA NGALAMULUME André

CNTDRC

0898433647

DELEGUES DU SENEGAL ET DE KINSHASA

29

MOUSSA SOW

AVENIR DE L’ENFANT

+221776332396

msowade@hotmail.com

30

KABW MUKANZ

CAFES

0999924905

gramid2002@yahoo.fr

31

KETIKILA MBALA

CAFES

0998264414

ketmbala@yahoo.fr

32

MUKENDI KAFUNDA

CATSR

0999970588

edhomuk@yahoo.d.fr, cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr

33

Job NKUNA KATENDE

CATSR

0813202880

jobnkuna@yahoo.fr, cs_trav_rue_rdc@yahoo.fr

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L’ATELIER DE FORMATION SUR LA GESTION DU CYCLE DES PROJETS

Lieu : Centre Pastoral  Diocésain LINDONGE ( Kinshasa/ Limeté)

 

Du 07 au 11  juillet 2008

 

0.    INTRODUCTION

 

Le projet « Droits, Protection et Aide à la Jeunesse en République Démocratique du Congo , soutenu par Dynamo International et financé par le Gouvernement de la Région Wallonne du Royaume de Belgique, a permis au Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR en sigle, d’organiser un atelier de formation des travailleurs sociaux de rue sur la gestion de cycle des projets.

Cette activité soumise à la responsabilité de la commission formation du CATSR a eu lieu au Centre Pastoral Diocésain LINDONGE de l’Archidiocèse de Kinshasa dans la période  du 07 au 11 juillet 2008.

Après 5 jours de travaux fructueux, la commission formation du CATSR se fait le devoir de produire ce rapport qui s’article sur 7 points, hormis l’introduction  et la conclusion.  Il s’agit de :

1  Organisation de l’Atelier

2  Attentes et craintes des participants  

3  Programme de la formation

4  Contenu de la formation

5  Compte rendu des journées

6  Outils de travail reçus

7  Evaluation de l’Atelier

 

I.                ORGANISATION DE L’ATELIER

 

La commission formation a organisé plusieurs activités préparatoires pour le bon déroulement de cet atelier :

 

ð    Réunions préparatoires avec la Coordination du CATSR, le Formateur et les Responsables des associations ciblées ;

ð    Identification et sélection des ONG socio-éducatives oeuvrant ou voulant œuvrer dans le domaine du travail social de rue,

ð     Fiche d’analyse de besoins en formation et  fiche technique soumises  au formateur.

Sur les 22 fiches d’identification reçues, 12 associations (54 %) avaient été retenues pour faire le total de 30 participants dont :

-        Ville de Kinshasa : 9 associations membres du CATSR signataires  de la convention de  partenariat avec Dynamo International.

-        Province du Bas Congo : 2 participants (une association de  Kisantu et  une de Matadi)

-        Province de Bandundu : 2 participants (une association de Kikwit et  une de la ville de Bandundu)

 

     

   I.  1. Objectifs de la formation

 

 

     Objectif général :

-        Renforcer et améliorer les capacités professionnelles en gestion et planification de projet de 30 travailleurs sociaux de rue, responsables et /ou  directeurs des structures ou ONG socioéducatives membres du CATSR.

     

      Objectifs spécifiques :

 

      Au terme de  cet Atelier de formation de 5 jours, 30 travailleurs sociaux seront capables de :

-        Définir la  notion du projet et ses caractéristiques ;

-        Distinguer les différents types de projet et leurs niveaux d’intervention ;

-         Repérer et décrire les étapes du cycle de gestion d’un projet.

-        Concevoir, planifier et gérer un projet ;

-        Déterminer les critères, les procédures et les modalités d’évaluation d’un projet ;

-        Elaborer un projet-type de réinsertion professionnelle des jeunes  en difficulté.

 

 

I.  2. Contrat psychologique

 

Cet Atelier de formation qui a été assuré par Monsieur Désiré NKOY de l’Agence de Promotion à la Formation et à l’Education « APEFE » de la Communauté Française de Belgique, a connu quelques moments forts à la première journée par la mise en place d’un contrat psychologique :

     =>  Accueil des participants et distribution des documents

ð    Présentation des participants

ð    Code de bonne Conduite :   - Bonne gestion de temps

                                                  - Demander la parole et l’obtenir

                                                  - Tolérance

                                                  - Participation active

                                                  - Ordre  / Discipline,

 

=> Election du Chef du village et son adjoint :

-        Sœur Jaqueline BUKAKA de CEAS« Kisantu », Chef du Village

-        Patrick MWAMBA  de SODEC «Kinshasa», Adjoint du Chef du Village

-        Jean Bosco KASINGA de CERK « Kikwit », Conseiller

-        Gertrude NGENI, Conseiller

 

  

 

 

II.              ATTENTES ET CRAINTES DES PARTIPANTS

 

Attentes

Craintes

 

a)     Présentées sur fiches individuelles

 

-        Découvrir d’avantage la planification

-        Arriver à une meilleure élaboration des projets

-        Connaître les outils  d’élaboration des projets

-        Une formation bien dispensée

-        Soutien aux ONG pour obtenir le financement

-        Restitution dans nos ONG

-        Avoir plus de connaissance sur le projet

-        Maîtriser les phases d’élaboration du projet en assurant la cohésion avec le cadre  logique

-        Etre capable de présenter un projet techniquement acceptable.

-        Identifier les causes du phénomène «  enfants de rue »

-        Avoir un support sur la session (du formateur)

-        Etre capable de concevoir  le projet en rapport avec le travail social de rue

-        Avoir une connaissance solide sur le cycle de projet

-        Faire beaucoup de pratique

-        Savoir lire un projet ou le concevoir et l’exécuter

-        Le pourquoi du cadre logique dans un projet ?

-        Etre capable de différencier les différents projets et leurs phases

-        Avoir une idée précise sur les différents modèles de projets selon les partenaires

-        Echanger l’expérience avec les autres structures

-        Comment évaluer le projet

-        Comment établir un chronogramme des projets

-        Avoir la maîtrise de cycle du projet.

 

b)     Présentées au tableau

 

      Dans la foulée, les participants ont évoqué les attentes suivantes :

-        Renforcer les capacités,

-        Etre capable d’élaborer un projet et de le gérer ;

-         temps et circonstance,

-        Connaître ce qu’on veut et savoir bien le faire ;

-        Savoir résoudre le problème du terrain / étudier le terrain / milieu ;

-        Modèle de projet / partenaire ;

-        Etre capable de répondre aux besoins / évaluation ;

-        Savoir / identifier, présenter (problème) ; Former d’autre membres,

-        Identifier les cibles du projet, Identifier les ressources, Mécanismes /procédures,

-        Outils, Organiser le timing, Recenser les actions à mener, Savoir évaluer

-        Rentabilité/impact, Viabilité / efficacité ; Suivi, Étapes du projet (Étude ; Problématique, objectif général, Objectif spécifique, activité, stratégies, résultats attendus) ;

-         Évaluation : Moments, indicateurs, impact, hypothèses, chronologie.

 

 

-        Assimilation des matières en peu de temps

-        Quid du support  pédagogique

-        Ponctualité des participants

-        Est-ce que le programme sera respecté

 

-        Ne pas atteindre l’objectif de la formation

-        Manque de formation (pré requis) sur le travail social de rue

-        Temps imparti semble court par rapport à la thématique

-        Risque de ne pas comprendre d’autres points

-        Formation incomplète et inadaptée

-        Ne pas appliquer ce que nous allons recevoir s’il n’y a pas de suivi

-        Accessibilité des partenaires pour accepter les projets

-        Absences

 

III.            PROGRAMME DE LA FORMATION

 

Le programme de formation distribué aux participants le premier jour a été arrêté par la commission formation sur base du calendrier ci-dessous tel que préparé par le Formateur.

 

 

 

SESSION 1

(2 heures)

SESSION 2

(1 heure et demie)

SESSION 3

(1 heure et demie)

SESSION 4

(2 heures)

Jour 1

Planification

Introduction au projet

Identification du projet

Identification du projet

Analyse des dépositaires d’enjeux

 

Jour 2

Recherche

 

Introduction au cadre logique

Cadre logique :

Arbre à problèmes

Cadre logique :

Fixer les objectifs

 

Jour 3

Cadre logique :

hypothèses

Cadre logique :

Indicateurs et preuves

Cadre logique :

Indicateurs et preuves

Vérification finale

Cadre logique

 

 

Jour 4

Planification de l’action

 

Exécution, suivi et revue

Fêter la réussite

 

Jour 5

 

TP en groupe

 

TP en groupe

 

TP en groupe

 

Evaluation de la formation

 

IV.           CONTENNU DE LA FORMATION

 

 

Matières

1.

Importance de la Planification

2.

Cycle de Planification

3.

Cycle du Projet

4.

Identification du Projet

5

 Conception du Projet

6.

6. Analyse des dépositaires d’enjeux

7.

Recherche

8.

Analyse du Problème (Arbre à Problème)

9.

Cadre logique

10.

Mise en oeuvre du Projet

11.

Evaluation du Projet

12.

Elaboration d’un projet pour le CATSR

 

 

 

 

 

 

 

V.             SYNTHESE DES COMPTES RENDUS DES JOURNEES

 

1ère journée du 07 juillet 2008

 

Pour mieux saisir et comprendre la matière de l’atelier, la commission formation choisissait deux participants chaque jour pour faire la synthèse de la journée. C’est pourquoi, le 07 / 07 / 2008 Messieurs Lionel LOLEKO et Valéry FIOTI Mabwayala étaient choisis pour le 1èr compte rendu qui a connu les activités ci-après :

-        La distribution des fournitures de l’Atelier formation

-        Mot du Coordonnateur du CATSR

-        Présentation des participants

-        Code de bonne conduite

-        La sœur Jaqueline Bukaka de CEAS, Patrick Mwamba de SODEC  ont été choisis par consensus comme Chefs du village et son adjoint, et Jean Bosco Kasinga de CRK de Kikwit comme Conseiller.

 

Cette journée commencée à 8h30’ s’est terminée à 15h30’. la matière  de cette journée était centrée sur l’importance et le cycle de planification.

 

2ème journée du 08 juillet 2008

 

 Le compte rendu  de la journée du 08 / 07 / 2008 a été rédigé par Madame   Chantal Kasiala Sulula de l’ADIME.

Cette deuxième journée de formation a connu un moment d’évaluation de la première journée animée par Monsieur Antoine Ketikila du CAFES.

Cette évaluation a donné les résultats ci-après :

La matière a répondu aux attentes des participants suite à la maîtrise et la bonne transmission de la matière par le formateur.

 

La méthode était particulièrement participative respectant les principes andragogiques; car c’était comme un échange d’expérience entre les apprenants et le formateur.

 

Les participants étaient actifs avec une attention soutenue.

 

Les conditions hygiéniques  avaient été améliorées par rapport à la journée du 07/07/2008.

Tout le monde a eu les fournitures nécessaires pour la formation.

Le repas était bon et à l’heure.

Le contenu de la matière du jour a tourné  autour de l’analyse des dépositaires d’enjeux, la recherche et analyse des problèmes, le cadre logique.

 

Fin de la journée : 16 h 20’

 

 

 

 

 

 

3ème journée du 09 juillet 2008

 

Tout est parti de l’évaluation de la journée précédente par rapport à la méthodologie adoptée. Trois éléments essentiels étaient pris en compte dans cette évaluation notamment :

 

 Le Contenu de la matière

 

-        Impeccable

-        Matière proprement dite amorcée en rapport avec le thème

-        Importance de quelques rapports sur le travail social de rue

-        Méthodologie adaptée

 

La participation

 

-        Active

-        Echange entre formateur  et formés

-        Implication de 5 co-formateurs

 

L’aspect logistique

 

Point positifs : Absence de mouches au restaurant et changement de cadre pour le repas.

 La matière enseignée lors de cette  journée a tourné au tour de la  présentation et commentaire d’un canevas du projet qui n’est pas standard. Les outils ci-après ont été mise à la disposition des participants :

 

-        Tableau de bord du projet,

-        Proposition de présentation de projet,

-        Canevas du Cadre Logique. 

 

4ème  journée du 10 juillet 2008.

 

 Le formateur a commencé la journée  par expliquer la différence qui existe dans le discours de la planification entre la stratégie et l’activité.

 

La stratégie est un moyen, la manière de faire tandis que l’activité est inscrite dans le temps, l’espace, etc.

 

La matière du jour a tourné autour de l’évaluation du projet qui contient trois étapes essentielles notamment : l’évaluation initiale qui est toujours participative, a pour objectif la présentation de la garantie d’une bonne exécution du projet.

 

La finalité de la deuxième évaluation est de rendre compte, faire connaître les activités, tirer les leçons et les capitaliser, grandir ensemble.

 

La dernière évaluation n’est pas punissable, elle est l’apprentissage.  Pour y arriver, il faut répondre aux cinq questions fondamentales, à savoir :

 

 

§       Quoi ?

§       Pourquoi ?

§       Et puis ?

§       Et maintenant ?

 

5ème journée du 11 juillet 2008

 

Cette journée consacrée  au Travail Pratique en groupe sur l’élaboration d’un projet était animée par Mademoiselle NGENI Gertrude de l’APSOF et Monsieur MUSEPULU Matthieu de la Croix Rouge de Belgique.

Quatre (4) groupes de travail étaient constitués  de la manière suivante :

 

Groupe 1

Groupe 2

1. Kalubi Munene (Apropev) : Président

2. UMARI Désiré (Aho mec) :Secrétaire Rapporteur

3.BANISHAYI Samuel (Pax junior)

4.LOLEKO Lionel (Cocom)

5.NUMBI Sley (Jeunesse Avenir)

6.MUKHENDI Edho

 

1. MWAMBA Patrick (Sodec) : Président

2. FIOTI Valery (Crapdef) : Secrétaire Rapporteur

3. BAKILA Aimé (Jadi)

4. KAWANGU Jean (Ceprodeki)

5. UYANZE Champion (Jeunesse Avenir)

6. KASINGA Jean Bosco (Cerr/Kikwit)

 

Groupe 3

Groupe 4

1. MUKENDI Dassy (Anges du Ciel): Président

2. KATEMBWE Roger (Ashado) : Secrétaire Rapporteur

3.MUSUNGAY Jean Pol (Karibu Kinshasa)

4. BIDUAYA Léonard (Sotous)

5. KETIKILA Antoine (Cafes)

6. TSHIWAPE Dolvin (Ame/Bdd)

7. KASIALA Chantal (Adime)

8. LUNGALA Etienne (Ceprodeki)

 

1. ILUNGA Marcel (Fondapam) : Président)

2. BUKAKA Jacqueline (Ceas/Kisantu) : Secrétaire Rapporteur

3. KINKELA Célestin (Soleri/Matadi)

4. MULAMBA François (Mmp)

5. MALIBWA John (Codhod)

6. NGOLO Abel (Aped)

7. MUSUNGAYI  Nicolas

 

 

Dans la salle, les participants ont, à l’étape de l’identification, énumérée les problèmes ci-après avant d’en dégager le problème principal à partir duquel il était question de nommer le titre du projet qui devait être élaboré par les différents groupes sur les phases ci-après du projet :

 

Groupe 1 : Conceptualisation

Groupe 2 : Exécution

Groupe 3 : Suivi et Revu

Groupe 4 : Evaluation

 

Parmi les 6 problèmes ( Malnutrition des enfants et des filles mères, la pauvreté,  Le chomâge accru en milieu des jeunes, La carence en éducation, la déperdition scolaire, le statut du travailleur social), celui de la carence éducative des jeunes  a été retenu pour faire l’objet dont le titre est :

 

« Implantation des centres d’aide à la jeunesse dans les quatre districts de la ville province de Kinshasa »

 

Le travail en groupe réalisé sous forme de  projet a été remis au Formateur pour correction et capitalisation par le CATSR.

 

La cérémonie de clôture, présidée par Monsieur Fabrice PRIMONT de l’APEFE en présence du Formateur, est intervenue à 17h00’ autour d’un cocktail.  Chaque  participant  a reçu un brevet de participation.

 

        VI. OUTILS DE TRAVAIL (en annexe)

 

      6.1. Cadre logique du projet

       6.2. Tableau de bord du projet

       6.3. Proposition de présentation du projet

       6.4. Liste des questions logiques selon la Méthode du Cadre

              Logique « M C L »

       N.B. Ces outils de travail ont étés remis à chaque participant

 

VII.  EVALUATION DE L’ATELIER

 

Cf.  Fiches en possession du formateur

 

CONCLUSION

 

La  formation sur la gestion du  cycle des projets organisé par le CATSR   et qui a accueilli  29 Travailleurs sociaux dont 3 Femmes  et 26 hommes  venus des  26 ONG socio-éducatives a été un succès.

De l’avis du formateur, le CATSR doit aussi se pencher  sur la formation en travail social de rue au profit des structures socio éducatives de Kinshasa en vue de leur permettre d’œuvrer efficacement en synergie  avec des structures socio-éducatives  évoluant dans ce domaine.

 

                                                         Fait à Kinshasa, le 13 juillet 2008

 

 

Pour la Commission Formation                 Vu et Approuvé

 

Antoine KETIKILA (CAFES)                       Edho MUKENDI KAFUNDA

Etienne LUNGALA (CEPRODEKI)        

Sley NUMBI (Jeunesse Avenir)               Coordonnateur CATSR

 

 

ANNEXES

 

CADRE LOGIQUE DU PROJET

 

 

 

LOGIQUE D’INTERVENTION

(RESUME)

INDICATEURS OBJECTIVEMENT VERIFIABLES

SOURCES ET MOYENS DE VERIFICATION

CONDITIONS PREALABLES

HYPOTHESES/FACTEURS DE RISQUES

FACTEURS LIMITANTS

 

OBJECTIF GENERAL

(BUT)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OBJECTIF SPECIFIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESULTATS ATTENDUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ACTIVITES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE : LISTE DES PARTICIPANTS A LA FORMATION

 

Dénomination de l’ONG et/ ouAssociation socio-éducative

Nom et Post nom

Sexe

Observations

KINSHASA

 

F

M

 

I.

Association pour le Développement Intégral de la Mère et l’Enfant « ADIME »

19 B, av. Nkole C/Kimbanseke Q.Mfumunkento

 

1. Kasiala Sulula Chantal

 

X

 

 

II.

Association des Hommes des Métiers Manuels du Congo

« AHOMEC »

20, av. Matambi C/Limeté Q. Kingabwa-Mbamu

 

2. Omari Amisi Désiré

 

 

X

 

III.

Anges du Ciel  

29/A av. Dodoma  C/ Barumbu

 

3. Mukendi  Dassy

 

 

X

 

IV.

Association d’Aide et de Protection de Personnes Vulnérables « APRODEV »

1. Av. Dikuta Q/ Kabila C/ Kisenso

 

4. Kalubi Munene

 

 

 

X

 

V.

Association Pour la Promotion Sociale de la Jeune Fille « A.P.S.O.F ; »

107, Av. Croix – Rouge C/ Kinshasa

 

5.  Ngeni Gertrude

 

X

 

 


VI.

Association Africaine de Défense des Droits de

l’Homme  « ASADHO »

12,  Av. de la Paix C/ Gombe

 

 6. Katembwe Roger

 

 

X

 

VII.

Centre Africain de Formation Supérieure des Educateurs Sociaux “CAFES”

Croisement Avenue des Kasa – Vubu / Bangala C/Ngaliema

 

7. Musungay Tshiebel

 

 8.  Ketikila  Antoine

 

 

X

 

 

X

 

 

 

 

Commission Formation

VIII.

Centre de Promotion  et de Développement de Kingasani « CEPRODEKI »

38, Av. Mafundu, Q/ Ngandu, C/ Kimbanseke

 

9. Kawangu Jean

 

10 .Lungala Etienne

 

 

 X

 

 X

 

 

 

Commission Formation

IX.

Centre de Recherche – Action pour la Prévention des Droits de l’Enfants et de la Femme (CRAPDEF)

77 bis, Av. Bola , C/ Kimbanseke

 

    

      11.  Fioti  Mabwayala Valery

 

 

 

 X

 

X.

Cœur Compatissant « COCOM asbl »

08, Av. Itaga  C/ Barumbu

     

      12. Loleko Lionel

 

 

X

 

XI

Comité des Droits de l’Homme et Développement « CODHOD »

1517, Av. Luanga C/ Barumbu

 

     13. Malisawa Kitumba

 

 

X

 

XII.

Croix – Rouge de Belgique / Communauté Francophone

3989, Av. Papa Ileo , C/ Gombe

 

      14. Musepulu  Matthieu

 

 

X

 

XIII.

Equipe Pastorale auprès des Enfants en Détresse « EPED »

96 bis, Rue Ngaliema, C/ Limeté

 

      15. Ngolo Nghaane  Abel

 

 

X

 

XIV.

Fondation Pasteur Mukendi «  FONDAPAM »

1430, Av. Des Maçons, Q/ Funa C/ Limeté

     

     16. Ilunga Marcel

 

 

X

 

 

 

 

XVI.

Jeunesse Avenir « J.A. »

8, Av. Yumbu, Q/ Ngampani, C/ Kimbanseke

     17. Uyanze Champion

     18. Numbi Sley

     19. Mukendi Edho

 

  X

  X

  X

 

Commission Formation

Coordonnateur CATSR

XVII.

Jeunes Associés pour le Développement Intégral

« JADI »

29, Av.  Croix – Rouge  C/ Barumbu

 

      20. Bakila Aimé

 

 

X

 

XVIII.

Karibu / Kinshasa

2, Av. Bonga, C/ Kalamu

 

     21. Musungay Jean Pol

 

 

 

X

 

XIX.

Marie Mère de la Paix « M.M.P. »

8, 3ème Rue,  C/ Limeté

 

      22. François Mulamba

 

 

X

 

XX.

PAX Juniors

61, Av. Ilebo, Q/ Mikondo, C/ Kimbanseke

 

     23.  Banyishay Bantu

 

 

X

 

 

XXI.

Solidarité pour le Développement Communautaire « SODEC »

7, Av. Issia, 7ème Rue Limeté

 

    24.  Mwamba Kabasua Pätrick

 

 

X

 

 

 

XXII.

Solidarité pour Tous « SOTOUS »

20, Av. Mbekana, Q/ Kimbangu, C/ Kalamu

  

     25. Biduaya Buduwa Leonard

 

 

X

 

 

Province du BAS CONGO

XXIII.

Solidarité Enfants de la Rue « SOLERU »

85, Av. Nsimba, Q/ Nsakala- Nsimba C/ Nzanza

 V/ Matadi

 

 

 

 

       26. Kinkela Mpambu

 

 

 

X

 

XXIV.

Centre d’Ecoute et d’Actions Sociale “« CEAS »

Maison Saint Vincent de Paul

Gare d’Inkisi ( en face de l’hôtel belle vue)

 

        27. Bukaka Jaqueline

 

X

 

 

Province de BANDUNDU

XXV.

Avenir Meilleur pour l’Enfant « A.M.E. »

10, Av.Kikwit,  C/ Basuku Ville de Bandundu

       

        28. Tshiwape Dolvin

 

 

 

X

 

XXVI.

Comité Enfants de la Rue Kikwit « CERK »

 

 

 

        29. Kasinga Jean Bosco

 

 

 

 

X

 

 

TOTAL 26  ONG

 

29 (100 %)

 

3

 

26

 


 

 

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10/07/2008

28 juin : Mission au Kasaï occidental

RAPPORT DE MISSION DE MONSIEUR  Edho MUKENDI, COORDONNATEUR DU CATSR À KANANGA DANS LE KASAI OCCIDENTAL, DU 21 au 28 JUIN 2008  

I. INTRODUCTION 

Dans le cadre du projet «Droits, Protection et Aide à la jeunesse en République démocratique du Congo
 », soutenu par l’ONG Dynamo International et financé par le Gouvernement de la Région Wallonne de Belgique, une session de formation au travail social de rue est prévue au mois d’août prochain et  réunira les délégués de deux provinces du Kasaï (Occidental et Oriental)  du lundi 04 au mercredi 13 Août 2008, au centre catholique « BAMAMU TABULUKAY » de Kananga.
 Dans cette optique, le coordonnateur du Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR), Monsieur  Edho MUKENDI KAFUNDA, a effectué une mission de travail pour se rendre compte de ce qui se fait sur le terrain par le comité local, prendre contact avec différents partenaires  tant privés que politiques concernés par la question de l’enfant en rupture familiale  et préparer ainsi l’accueil des délégations qui feront le déplacement de Kananga. Signalons que les formateurs à cette session viendront de Kinshasa et du Sénégal.  

II. ETAPES DE LA MISSION 
II.1. Samedi 21 juin 2008
 Arrivée à l’Aéroport de Kananga, accueil et installation au Guest House de Biduaya Muamba dans le centre ville de Kananga. 

II.2. Lundi 23 juin 2008 10H00 : réunion avec les associations de Kananga 

Treize associations de la ville de Kananga se sont retrouvées au Centre Marie Mère de l’Espérance  dans le quartier Kamayi pour une réunion de travail. Après le mot de bienvenue prononcé par le coordonnateur provincial du CATSR, Monsieur MUAMBA TUAKAJIKA, le coordonnateur national du CATSR a expliqué à ses interlocuteurs la genèse du projet en commençant par le séminaire international de formation au travail social de rue tenu à Kinshasa en avril 2006, en passant par le comité de suivi dudit séminaire et la signature de la convention de partenariat avec Dynamo International pour terminer avec le financement du projet par la Région wallonne de Belgique. Dans le cadre de ce projet, des sessions de  formations sont prévues sur 3 sites selon les aires linguistiques de la République Démocratique  du Congo à savoir : Kinshasa (Bas- Congo, Bandundu et Equateur) en juillet 2008, Kasaï (Occidental et Oriental) en août 2008 et le Katanga (Lubumbashi, sud Kivu, Nord Kivu et Maniema) en mars 2009. Monsieur Edho Mukendi a également demandé à ses interlocuteurs de mettre en place les commissions en rapport avec l’activité programmée en  août et de renforcer le cadre provincial permanent  en incluant les structures qui manifestent l’intérêt de travailler en synergie.  Le coordonnateur du CATSR a fini son intervention par montrer à ses collègues du Kasaï Occidental le soutien important de la Communauté française de Belgique et de Dynamo International sans lequel les actions du CATSR seraient, à ce stade, mises au tiroir. 

Répliquant à la communication du coordonnateur, Monsieur Joseph MPUTU, Vice -président de l’asbl Marie Mère de la paix/Kasaï occidental et chef des travaux à l’Institut Supérieur de  Développement Rural de Tshibashi, a salué la présence du coordonnateur à Kananga et remercié toutes les personnes et institutions qui ont fait que ce qu’ils considéraient jusque-là comme un «  rêve », devienne une réalité. Il a exprimé le souhait d’un soutien logistique au bénéfice de la coordination provinciale en ces termes : «  nous serions également contents de voir la Communauté française de Belgique aider le CATSR/Kasaï Occidental à prendre l’envol comme les échos nous parviennent du Comité national basé à Kinshasa ». Enfin, le programme du séjour  a été arrêté et prévoyait la visite  de travail au Gouverneur de Province, la visite des associations  locales et celle du site qui abritera le séminaire de formation.


Mardi 24 juin 2008 : Visite au Gouverneur de province
Messieurs Edho MUKENDI KAFUNDA, MUAMBA  TUAKAJIKA et la Révérende sœur Adolphine TSHIBOLA, respectivement Coordonnateur national du CATSR, Coordonnateur provincial et secrétaire provinciale de  ce réseau, se sont retrouvés au bâtiment administratif de Kananga à 11 H 00 pour une audience avec le Gouverneur de Province, Monsieur Trésor KAPUKU. Fort occupé par les festivités du 30 juin 2008 avec l’arrivée du Président de la République à Kananga, le Gouverneur a recommandé ses hôtes  auprès de son Directeur de Cabinet, le Professeur  Becker WENU. D’entrée de jeu, le Professeur Becker WENU a remercié la délégation du CATSR pour avoir pensé à organiser un forum de ce genre dans  la ville de Kananga. Ce sont des activités qui renforcent l’image ainsi que la politique du gouverneur en ce qui concerne l’enfance en difficulté, a-t il dit.
 Après l’explication de la délégation du CATSR au  représentant de l’Exécutif provincial,  ce dernier  a marqué l’adhésion du gouverneur à cette initiative,  et a promis que l’autorité provinciale présidera les séances d’ouverture et de clôture de la session de formation au cas où ce calendrier correspondrait à son agenda.
Le Directeur de cabinet a enfin remercié la Communauté française de Belgique qui appuie des structures qui font un travail dans ce sens  au moment où le réchauffement des  relations entre la Belgique et le Congo s’avère indispensable.«  Vous acteurs de la société civile qui collaborez avec vos collègues wallons, dites leur de ne pas tenir compte de discours politiques. La base a besoin de cette collaboration », a- t-il conclu son message. 
Dans l’après - midi, la délégation du CATSR a rencontré Monsieur  Timothée MBANZA, chef de services généraux des affaires sociales faisant l’intérim de Madame Béatrice BILONDA, chef de Division Provinciale des Affaires sociales en mission. Notre interlocuteur, a manifesté la volonté de son service à accompagner le CATSR dans cette tâche tout en nous signifiant d’adresser un courrier officiel à l’autorité pour la tenue de la formation ainsi que de son implication. 
 


Mercredi 25 juin 2008 : Visites des  associations membres du CATSR/Kasaï Occidental


 
 v     Visite au Centre d’Encadrement et d’Appui aux Initiatives de Développement
 « CEDAID/KANANGA »
 Le Centre d’Encadrement et d’Appui aux initiatives de Développement (CEDAID)  tire ses  origines de l’intervention de l’ONG Petits Pas basée en Belgique, en 1992, avec l’aide d’urgence médicale et alimentaire ; et 1993, avec l’arrivée de la population  kasaienne  refoulée du Katanga. Soulignons que Petits Pas est intervenue avec un programme de réinsertion sociale au Congo jusqu’au 31 juillet 2000, date de sa liquidation. Et à ces jours, le CEDAID, qui a obtenu son arrêté provincial en 2006 est le répondant de Petits Pas basée en Belgique et qui cherche le financement pour les associations au plan local. Selon Monsieur Labre NDAYE, le CEDAID possède différents centres dans la province. Ces centres contribuent à la réinsertion des enfants en rupture familiale ainsi que des personnes vulnérables. Après les échanges avec la délégation du CATSR, le secrétaire du CEDAID/KANANGA s’est déclaré disposé à faire bénéficier de son expertise d’autres éducateurs de rue, membres du CATSR qui participeront au séminaire programmé en août prochain.
 v     Visite au Centre Marie Mère de l’Espérance au quartier Kamayi 

C’est un centre des religieuses catholiques que dirige la Révérende Sœur Thérèse NGALULA. Ce centre accueille des enfants abandonnés dans la rue et ceux dont leurs mères ont trouvé la mort à l’accouchement et d’autres,  victimes du phénomène « enfants sorciers ».L’âge moyen des enfants est de 10 ans et le plus petit a 3 mois.  La grande difficulté de ce centre, a déclaré la responsable, est que les éducatrices n’ont pas une formation appropriée pour l’encadrement de ces enfants. C’est pourquoi, elle a  accueilli favorablement  la formation des travailleurs sociaux  pour le renforcement des capacités de ses collaboratrices. Aussi, la responsable du centre a-t-elle  demandé au coordonnateur du CATSR d’établir des liens entres certaines maisons d’hébergement dans la wallonnie, à Kinshasa et à travers tous les autres pays qui aimeraient soutenir une telle œuvre.

 

Edho+famille

 

v Visite à la Fondation Maria Moscatelli du Développement à la Mission catholique Ntambwe Saint Bernard 

Ce centre intervient dans différents domaines  auprès des jeunes à savoir : la coupe couture, la menuiserie, l’éducation à la citoyenneté et la maternité responsable (*) sans oublier l’encadrement des enfants albinos.
 S’agissant de ce dernier domaine, la sœur Agnès BUMPANGISHE, responsable du centre, constate avec regret que depuis une période, les femmes qui mettent au monde des enfants albinos sont doublement humiliées par la société. Déjà à la maternité, lorsqu’on constate que c’est un enfant albinos, les autres femmes se moquent de leur consoeur d’avoir donné au monde un enfant qui ne sera pas « une valeur » pour sa famille et le mari. Cette humiliation est à la base du manque ou du déficit  de l’affection de la mère envers son rejeton.
 Aussi, l’enfant ou le jeune Albinos éprouve des difficultés  d’intégrer d’autres milieux à cause de son teint blanc parmi les noirs. Ayant constaté cela, la Fondation Maria Moscatellia, a instauré un module de sensibilisation dans son programme pour expliquer à la communauté qu’un enfant albinos est un enfant comme tout autre et qu’il faut l’entourer des soins et d’une attention particulière pour son épanouissement. Et à ces jours, la fondation encadre dix jeunes albinos et depuis, la communauté   commence à changer de comportement.Cette fondation bénéficie du soutien d’une congrégation religieuse Maria Moscatellia basée en Italie.

 509

(*) Illustration des enseignements au centre de la Fondation Maria Moscatelli du Développement
 
Visite à l’ONG BEPROD au quartier Kamuanda 
Cette visite nous a permis de comprendre comment cette association s’occupe de l’alphabétisation des enfants de la rue  dans la ville de Kananga et  ses environs.
 
v     Visite de travail à l’UNICEF Kananga 
Cette visite nous a permis d’expliquer à la représentation provinciale  de cette agence des Nations Unies  l’importance du travail social de rue et de son accompagnement des structures locales. C’était aussi une occasion de demander à l’UNICEF/Kananga de s’impliquer dans la session de formation prévue au  mois d’août prochain.
 
CONCLUSION 
Nous remercions toutes les personnes et institutions qui ont rendu possible cette mission qui du reste nous a permis de comprendre les réalités du réseau à l’intérieur du pays.
Nous remercions également le Professeur Albert NDAMBA KABONGO et le Chef de travaux BALEKELAYI BEYA de l’ISP /KANANGA pour leurs conseils et facilités dans  les contacts. Grand merci enfin au  comité CATSR/Kananga pour le repas traditionnel  qui nous été offert,  spécialement  Kampoto, Tushi,  viande d’antilope, mankenene et bintunta. 

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19 juin 2008 - Visite de Catherine Brahy

RAPPORT DE LA VISITE AU CATSR, LE JEUDI 19 JUIN 2008,  DE MADAME CATHERINE BRAHY,  FUTURE DELEGUEE DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE DE BELGIQUE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 
 

 INTRODUCTION   

La  nouvelle déléguée de la Communauté française de Belgique en République démocratique du Congo, Mme CATHERINE BRAHY, qui prendra ses fonctions  avant la fin  de l’année en cours en remplacement de Monsieur Fredy JACQUET,  a effectué une visite  au siège du Comité d’Appui au Travail Social de Rue (CATSR), le jeudi 19 juin 2008,  dans le cadre des contacts avec des organisations partenaires de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Kinshasa. Elle était accompagnée de Monsieur Fabrice SPRIMONT, coordonnateur de l’Association pour promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE) qui assumera les fonctions de Conseiller à la Délégation, et de Mme  Annie KABEYA, responsable des projets.  Après le mot d’introduction du coordonnateur du CATSR, Monsieur Edho MUKENDI, l’hôte du CATSR a saisi cette opportunité pour échanger avec des travailleurs sociaux de rue invités.  

 

DEROULEMENT DE LA RENCONTRE  

  • Mot du Coordonnateur
 Le coordonnateur Edho MUKENDI a  souhaité la bienvenue à la nouvelle Déléguée Par la suite, Edho MUKENDI a brossé brièvement l’historique du CATSR en soulignant que ce réseau est issu du séminaire international de formation au travail social de rue tenu à Kinshasa en avril 2006 et  évolue par la volonté des travailleurs sociaux de rue d’œuvrer en synergie, avec l’appui de la Région wallonne de Belgique qui finance le projet « Droits, Protection et Aide à la jeunesse en RDC ».       
  • Adresse de la Déléguée
  Ancienne journaliste, Mme CATHERINE BRAHY a exprimé sa satisfaction de venir travailler en République démocratique du Congo à la Délégation Wallonie-Bruxelles et de communier,  de manière informelle, avec des acteurs de terrain, délégués des associations membres du CATSR.  Dans le cadre de son mandat, elle a  promis de poursuivre le partenariat avec ce réseau actif des travailleurs sociaux de rue en RDC.  
  • Echange avec les participants
  A la faveur de cette visite, la future Déléguée de la Wallonie-Bruxelles au Congo a préféré entendre  les travailleurs sociaux parler de leurs actions. Tour à tour, chaque délégué a présenté brièvement les activités menées par son association.   Certes, le travail social de rue est le dénominateur commun  des actions réalisées, mais celles-ci s’inscrivent dans plusieurs domaines : éducation, alphabétisation, santé, culture de paix, droits de l’enfant, etc.  Enfin, les responsables de quatre commissions thématiques du CATSR (Formation, Projets et mobilisation des ressources, Cadre légal de protection des enfants et des jeunes, Promotion et protection du statut du travailleur social de rue)  ont  expliqué les missions assignées à ces groupes de travail et les actions déjà réalisées.  

 CONCLUSION  

La visite au siège du CATSR de la future déléguée de la Communauté française de Belgique en République démocratique du Congo  a été une occasion pour cette diplomate  de se rendre compte du rôle que joue ce réseau pour la valorisation et la promotion du travail social de rue dans ce vaste pays d’Afrique centrale. Le CATSR compte à ce jour 70 associations membres, opérationnelles à Kinshasa, la capitale,  et dans les différentes provinces de la RDC.

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15/06/2008

mai 2008 - Rapport de mission en Europe

 RAPPORT DE MISSION EFFECTUEE PAR  MESSIEURS Edho MUKENDI ET Roger KATEMBWE EN EUROPE,  DU 19 AVRIL AU 10 MAI 2008  INTRODUCTION 

Dans le cadre  du projet « Droits, protection et aide à la jeunesse en RDCongo », financé par la région wallonne de Belgique, une mission de travail du Comité d’Appui au travail Social de Rue , CATSR en sigle , a séjourné  en Europe du 19 avril au 10 mai 2008. Composée de Messieurs Edho Mukendi Kafunda (Coordonnateur du CATSR) et de Roger Katembwe (Responsable de la commission cadre légal de protection des  enfants et des jeunes au sein du CATSR), cette mission s’est rendue  respectivement en Belgique, en Norvège et en France.

Des contacts, de la participation au séminaire international sur la méthodologie du travail social de rue, des échanges entre différents acteurs tant sociaux  que politiques intéressés  par la question de l’enfance, ont été réalisés selon le programme que voici :

 

Du samedi 19  au samedi 26 avril 2008 : Séminaire international à Oslo

Du dimanche 27 au mercredi 30 avril 2008 : Contacts et séances de travail en Belgique

Du Jeudi 1er au dimanche 04 mai 2008 : Visite des  associations en France

Du lundi 05 au  samedi 10 mai : Poursuite des contacts en Belgique et fin de séjour

 Ière  étape : Du samedi 19 avril au samedi 26 avril 2008 

Le samedi 19 avril 2008 à 7h25 : arrivée à l’Aéroport de Zaventem, la délégation a été accueillie par Micky Ducamp de l’asbl Oser la vie et installation à Wavre.

Une occasion pour la délégation de faire le transit avant de s’envoler pour la Norvège.

 

Le lundi, 21 avril à 14hoo, départ pour Oslo et installation de toutes les délégations étrangères au pensionnat hôtel.

 

Mardi 22 avril 2008 à 9hoo, différentes délégations de pays  membres de  Dynamo International  se sont retrouvés dans la salle des réunions de l’hôtel Radisson sas d’Oslo pour faire le point et arrêter le programme du séminaire et du groupe pilote de ce réseau.

D’entre de jeu, Monsieur Edwin de Boevé, Directeur  de Dynamo International,  a souhaité la bienvenue à toutes les délégations et a  circonscrit le but du séminaire qui revêt un double objet à savoir : la tenue du groupe pilote de Dynamo International et la tenue de la conférence européenne sur le travail social de rue.

 

Dans le 1er  cas, il s’agissait de planifier les activités du réseau et discuter autour de la 1ère  mouture du guide méthodologique sur le travail social de rue qui devrait être publié au courant de l’année  2008.

Parmi les délégués du groupe pilote de Dynamo International, on pouvait retrouver Moussa Sow du Sénégal, Athanase Rwamo et venant du Burundi, Edho Mukendi et Roger Katembwe de la République Démocratique du Congo, Annie Fontaine et Serge Morin du Canada, Helder Luis Santos du Portugal, Jan Etxberria de l’Espagne, Edwin de Boevé, Philippon Toussaint et Stephane de Belgique, Per Arne de la Norvège, Hélène  Coiffet et Bernard Heckel de la France, Hans-E. Steimie de l’Allemagne etc.

La question d’adhésion au réseau du Burundi, de la Grèce, de l’Egypte était à l’ordre du jour ;  la résolution du conflit qui secoue le réseau au Tchad ainsi que l’agenda des prochaines rencontres du réseau était également abordé.

Dans le 2ème  cas, il était question de développer les stratégies relatives au travail social de rue en Europe. Les travaux de la conférence Européenne ont été ouverts solennellement par la Secrétaire d’Etat Norvégien de la Santé et de la Jeunesse à 14 heures. Ces travaux ont réunis   près de 350 participants venus de différents pays de l’Europe, de l’Amérique, de l’Asie, l’Océanie et de l’Afrique.

Plusieurs communications thématiques ainsi que des expériences de terrain en rapport avec le travail social de rue avaient été présentées parmi lesquelles :

  • L’exclusion sociale dans l’Europe  moderne : l’importance du travail social par Joakim Palme de l’Institut de Stockholm,
  • L’art et la pratique du travail social de rue par Erick Henningsen du Centre des compétences de Norvège etc.
 

Les travaux en ateliers avaient suivi et tous les participants à la conférence européenne avaient formulé le voeu d’améliorer les conditions du travail social tant en Europe qu’à travers la planète, car la finalité étant de contribuer au bien-être des jeunes en situation difficile.

 

Jeudi 24 avril 2006 : A la clôture de la conférence européenne sur le travail social de rue, les travaux du groupe pilote de Dynamo International ont continué dans l’après midi par les exposés de :

 -         Annie Fontaine du Canada sur « la méthologie, aspect du travail social de rue »,

-        Helder Luis Santos du Portugal sur « les outils et techniques d’animation »

-        Ann. Van Hellemont de Belgique  sur « Les projets de l’école mobile »

-        Edho Mukendi complété par Roger Katembwe sur « Le travail social de rue en RD Congo et la maltraitance infantile »

-        Les expériences pratiques sur « le travail social au Burundi, en France  et en République Tchèque » par  respectivement Athanase Rwamo, Bernard Heckel et  Jindrich Racek.

 

Vendredi 25 avril 2006 : Poursuite des échanges  sur le guide méthodologique  au centre des compétences d’Oslo. A cette occasion, différents participants ont reçu la copie du draft du guide qui devrait être publié au courant de l’année 2008.

Une petite équipe est mise en place pour le toilettage afin de présenter la mouture finale à la prochaine rencontre de Portugal (en Novembre 2008).

Revenons avant de conclure à l’agenda du réseau du groupe pilote de Dynamo International :

 
  1. Rencontre internationale au Portugal : du 17 au 22 Novembre 2008    
  2. Rencontre internationale de Marseille en France : Février 2009
  3. Rencontre internationale Québec au Canada : Juin 2009
  4. Rencontre internationale et anniversaire de Dynamo International en Novembre 2009 en Belgique
 

Vu les difficultés auxquelles les collègues du sud sont souvent  confrontées pour l’obtention des visas en vue de leur  déplacement, les membres du groupe pilote ont  demandé à chaque pays organisateur d’une rencontre dans le cadre du réseau, d’adresser à temps des  invitations et le programme.

Les discussions sur le guide méthodologique ont continué le samedi 26 avril 2008  avant -midi pendant que déjà les délégations de Belgique et de la République Démocratique du Congo rentraient sur Bruxelles.

IIème  étape : Du dimanche 27  au mercredi 30 avril 2008 De retour à Bruxelles,  la délégation du CATSR a commencé une série des rencontres 

Dimanche 27 avril 2008  ,10hoo-13hoo 

 

Séance de travail avec l’association sans but lucratif  «  Oser la vie »  au cours de laquelle des perspectives de partenariat avec le CATSR avaient été soulevées sur l’aspect éducation des enfants en situation difficile.

Une occasion pour les membres de cette organisation de faire le point sur la mobilisation faite en Europe quant à la question de l’enfant Aristote ainsi qu’une pétition initiée à cet effet.  Etaient présents à cette séance de travail :  Mesdames Mithé OSUMBU (Présidente) et Cécile LEDERER (chargée du parrainage) , Messieurs Xavier Favresse (Trésorier), Marc VAN DOREN (Vice Président), Christine (une marraine d’un enfant encadré par Oser la vie à Kinshasa), Edho Mukendi et Roger Katembwe.

 

Lundi 28 avril 2008 : 11h30-14hoo 

 

Réception à la maison communale d’Ixelles : Le service de la commune d’Ixelles chargé de jumelage avec la commune de Kalamu, à Kinshasa,  a voulu échanger avec les délégués du CATSR dans le souci de voir comment impliquer la société civile dans l’action amorcée avec l’autorité municipale congolaise.

Ces interlocuteurs ont échangé sur  l’implication des acteurs de terrain dans l’activité de l’inauguration de la statue de  l’artiste congolais Freddy Tsimba à Kalamu, à l’entrée de l’avenue Victoire,  à la cité Kauka.

Une volonté de collaborer avec un cadre bien défini et valable a été ressentie afin de faire  participer activement la population dans la gestion participative de la cité. Et cela, à travers la sensibilisation de la population sur les différentes activités amorcées  dans le cadre du jumelage.

 

Mardi 29 avril 2008 :

 

Ø     10-14 heures : Journée de travail avec les organisations du réseau IDAY International

 

Ø     Un moment d’échanges entre les partenaires qui militent pour l’atteinte du 2ème objectif du Millénaire : éducation pour tous  à l’horizon 2015. Les échanges ont porté sur le plaidoyer à mener auprès des décideurs  pour que l’objectif soit atteint et la possibilité de poser des actions durables pour assurer l’accès à l’éducation dans notre pays. La partie Congolaise a invité ses interlocuteurs à appuyer les efforts des associations et le travail de synergie que celles-ci développent pour l’intérêt  supérieur de l’enfant  congolais.

 

Ø     14h30-15h30 : Séance de travail avec le Délégué Général aux droits des Enfants, Monsieur Bernard Devos

 

La  séance de travail a permis à notre délégation de comprendre le rôle joué par le Délégué Général des Droits de l’enfant en Belgique.

 

Bien que ce poste soit administratif, la personne  qui l’occupe a mission d’interpeller les décideurs sur les violations des Droits de l’enfant ; bref, c’est un véritable  ambassadeur des enfants qui  est à l’écoute de la société sur toute matière concernant l’enfant. Le Délégué Général a promis de rester attentif à nos actions et disponible à toute sollicitation de la RD Congo.

  

Ø     17hoo-18hoo : Séance de travail avec Oasis Ndjili 

Avec cette association partenaire, des échanges ont gravité autour de la  mission qu’un groupe des jeunes belges effectuait déjà au début du mois de mai à Kinshasa dans le cadre du projet d’échanges culturels entre jeunes belges et Congolais. Le CATSR étant impliqué dans le projet, avait tout intérêt à échanger sur le travail qui se fera sur terrain.

 Ø     18hoo-20hoo : séance de travail avec Espace P à la gare du Nord à Bruxelles 

La mission a échangé avec les travailleurs de rue qui s’occupent essentiellement  des professionnelles du sexe. Un échange fructueux qui nous a permis de comprendre que  ce métier est protégé par l’Etat. Les taxes sont payées par ces professionnels du sexe,    l’accompagnement (soins…)  est assuré par les associations qui les invitent à adopter un comportement responsable (Voir un médecin, utiliser les stérilets et autres préservatifs…)   

 Mercredi 30 avril 2008 :  

Ø     11hoo-13h30 : Réunion de travail avec l’organisations « Miel Maya » qui développe le projet  l’exploitation du miel au Congo

 

Ø     14hoo-15hoo : Assistance à la signature du protocole d’accord entre la RD Congo et la Wallonie au CGRI

  IIIème étape : Du Jeudi 1er  au dimanche 04 mai 2008 Visite de certaines associations en France 

Le séjour parisien a conduit la  délégation du CATSR respectivement à Lille, Paris et  Lens.

La rencontre avec certains Congolais de la Diaspora a permis à la délégation de persuader certains d’entre eux, à reprendre confiance  dans le travail en synergie avec les organisations locales. 

C’est dans ce cadre qu’à l’étape de Lens, l’Association « Amitié Franco Congolaise », a présenté sa volonté de collaborer avec le CATSR.

Après échanges et discussions, une volonté réelle de travailler en synergie dans le souci de privilégier l’intérêt de la jeunesse, enfant ou autre personne vulnérable au Congo. Une demande de cette même organisation au CATSR de favoriser le rapprochement entre les Associations évoluant dans l’une des communes défavorisées de Kinshasa avec la ville de Lens a été formulée.

   IVème étape : Du lundi 05 au samedi 10 mai Poursuite des contacts en Belgique et fin de séjour 

Du lundi 05 mai au mardi 06 mai au matin : Visite des quelques AMO de Liège.

Pendant les deux jours, la délégation a découvert le travail fait par les travailleurs de rue en milieu ouvert. Il faut noter une bonne répartition des tâches entre ces structures et le travail en synergie qui s’y  développe.

La délégation a eu donc à visiter tour à tour :

·        L’Amo Reliance de Visé,

·        L’Amo Latitude J à Herve,

·        Participation à l’une des  réunions de la coordination des Amo de la basse Meuse.

 

Le même mardi à 12h30, la délégation du CATSR, accompagnée de la Présidente de l’ONG « Oser la Vie »/ Belgique, a rencontré l’équipe d’Eurac.

EURAC  est un réseau de 45 associations européennes qui s’intéressent au plaidoyer sur les thèmes qui préoccupent la région de l’Afrique centrale.

Bien que les thèmes actuels exploités par Eurac ne cadrent  pas avec les aspirations du CATSR, les responsables  ont promis au CATSR de diffuser ses informations sur leur site web.

 A 17-18h30 : Séance de travail avec les jeunes de « Culture Espoir » 

Cette association est composée des jeunes congolais de la diaspora qui sont à la recherche de leur identité culturelle. Partis du pays au bas âge, ces jeunes estiment qu’ils ont des choses à échanger avec leurs concitoyens restés au pays. Ils pensent que les informations livrées par certains médias sur la vie en Europe font rêver les jeunes alors que les difficultés sont légion en Occident. Une délégation compte descendre en juillet et septembre pour les échanges, tenter de créer une synergie et organiser des activités d’éveil de conscience de la jeunesse congolaise  en Belgique et aussi en RDC. Les membres de cette association comptent faire participer aussi les leaders d’opinion comme les artistes musiciens dans cette entreprise.

 

De 17hoo-18hoo : Rencontre avec Fabienne Godfraind,  marraine de l’asbl Jeunesse Avenir : la séance de travail a tourné autour de l’activité du 29 février 2008 réalisée en Belgique, au cours de laquelle une collecte des fonds et d’ouvrages pour la relance de la bibliothèque de quartier de Jeunesse Avenir  à Mikondo, a eu lieu.

 

Jeudi 08 mai 2008 de 14hoo à 16hoo : réunion à la Direction Générale de l’aide à la jeunesse entre les partenaires congolais et wallons impliqués dans le projet soutenu par la commission mixte. Etaient présents à cette réunion : M. Dominique Cattry, Franck Mulichi, Jean Pierre Wattier, Françoise Djinnef (ULB), Soizic Gouriveau ( CIDE), Edwin de Boevé ( Dynamo International), Edho Mukendi ( CATSR) et Roger Katembwe (CATSR).

L’objet de cette réunion était de faire les premiers  échanges après l’acceptation du projet à la commission mixte et l’économie des points retenus par les officiels en concertation d’une part et la discussion sur le chronogramme des activités, d’autre part.

 

D’entrée de jeu, Edwin de Boevé  a informé l’assistance de la notification officielle reçue  par fax le jour même de la réunion par le CGRI.

Dans ce document, les acteurs concernés par le projet sont clairement indiqués. Il s’agit du côté Congolais : Ministère de la Coopération internationale, Ministère de la Justice, Ministère de la Jeunesse et des Sports, le Conseil National de l’Enfant et le Comité d’Appui au Travail social de rue. Et du côté Belge : le CGRI, le Ministère de l’Aide à la jeunesse  et  Dynamo International.

 

Le sous bassement de ce projet étant la vulgarisation  et la traduction en langues nationales de la RDCongo du  code de protection de l’Enfant, il est souhaitable que les officiels de deux pays ainsi que les acteurs de terrain du CATSR  se retrouvent autour d’une table afin d’avoir un même langage.

 

Les membres présents à la réunion ont demandé au Ministère  de l’Aide à la jeunesse de la Wallonie de réserver un courrier au Ministère congolais de la Jeunesse dans lequel  toutes les orientations en rapport avec le projet et les partenaires seront décrites.

 

En rapport avec le forum national des Jeunes que le CATSR a prévu dans  son planning au mois de novembre 2008, une volonté d’associer d’autres compétences étrangères était à l’ordre du jour.

 

Toujours le même jour, de 16hoo-17hoo : Une autre réunion avec M. Didier Dehou, Directeur du service d’adoption  internationale des enfants dans la wallonie. Une volonté de travailler avec les acteurs de terrain avait fait  l’objet d’échanges ; et dans les tout prochains jours, le draft du protocole d’accord devrait suivre entre les deux parties.

 

De 17hoo à 18hoo : Réunion d’évaluation pour le 1er trimestre du  projet en cours d’exécution, financé par la Région Wallonne a eu lieu  avec Dynamo International

 

Vendredi 09 mai 2008. Réception chez Edwin de Boevé avec plusieurs autres amis et personnalités à l’occasion de la visite de travail de la délégation du CATSR en Belgique

 

Samedi 10 mai 2008 : retour à Kinshasa et fin de la mission et accueil  par le Secrétaire du CATSR, Job Nkuna, l’éducateur de rue Sley Numbi et des membres de familles.

 CONCLUSION 

Nous remercions de tout  cœur toutes les personnes et institutions qui ont rendu possible et bénéfique notre séjour en Europe, notamment Mme Mithé Osumbu, Mr Marc Vandoren et Viviane et Micky Ducamp de «  Oser la vie »,  Edwin de Boevé de Dynamo International, de M. Otis Tambwe de l’Amitié Franco - Congolaise et de Gilbert Buamba Mbuyi. Remerciements  particuliers aux amis norvégiens pour  la soirée  chez Rockefeller.

 Fait à  Kinshasa, le 3 juin 2008         Pour la Délégation du CATSR  Roger Katembwe                                                                             Edho Mukendi Kafunda  Commission Cadre Légal /Asadho                                                  Coordonnateur National   ANNEXE  (Photos)     SwinnenTest2

                                                                                                                                                         


  A l’issue de la réunion de la commission mixte Wallonie/Bruxelles-RDC,Messieurs Philippe SUINEN, Commissaire général. de la Wallonie/Bruxelles et  MONDONGA,Secrétaire général de la Coopération Internationale(RDC) signent le Programme 2008-2010. 

 

RogerEdhoEtc2

Photo avec Mme le successeur du délégué de la Communauté française de la Belgique en RDC après la signature du Programme 2008-2010.

Edho

           

Intervention du CATSR par Edho Mukendi au Séminaire international à Oslo

           

  

21:09 Écrit par Le Catsr dans Rapports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Avril 2008 - Conférence d'Oslo

Communication faite à la Conférence européenne sur la méthodologie du travail social de rue, Oslo, avril 2008 :

MODELE CONGOLAIS DE L’ENCADREMENT DES ENFANTS EN RUPTURE FAMILIALE

Par  Edho MUKENDI KAFUNDA coordonnateur du Comité d’Appui au Travail Social de Rue en RDC (CATSR)
INTRODUCTION

De plus en plus, la question de l’enfance en rupture familiale s’internationalise
. Il y a, sous peu, elle concernait pratiquement les nations en développement préoccupées par une instabilité institutionnelle chronique, voire endémique. Mais aujourd’hui, même les pays développés du Nord connaissent le phénomène de l’enfance en rupture familiale. D’où, l’intérêt  croissant que le monde, via le système onusien et par le biais des mouvements associatifs nationaux ou internationaux, accorde à la méthodologie appropriée pour une meilleure réinsertion des enfants en rupture familiale. 

Engagée dans un conflit armé respectivement avec les pays voisins et les différents groupes rebelles endogènes, la RD Congo, notre pays, n’est pas en reste de quête des alchimies mentales les meilleures pour réinsérer les nombreux enfants en rupture familiale qui pullulent dans les grands centres urbains en particulier.
 
Dans la présente note sur le thème, le Comité d’Appui au Travail Social de Rue en RD Congo,  CATSR en sigle, tente de s’appesantir sur le modèle  congolais de l’encadrement et de protection des enfants dits de la rue. Pour ce faire, notre exposé va s’articuler autour de :
 I.                La Description du contexte de la rupture familiale de l’enfant ;
II.              L’Approche méthodologique en vogue pour une meilleure réinsertion des enfants en rupture familiale ;
III.            Les recommandations.

 I.                DESCRIPTION DU CONTEXTE DE LA RUPTURE FAMILIALE DE L’ENFANT AU CONGO 

Le phénomène des enfants de la rue communément appelés « Shegués », « Phaseurs » en RD Congo s’est accentué avec la crise multiforme, multisectorielle qui s’est abattue sur notre pays à partir des années 80 et 90. Il s’est enraciné dans la société en général et dans les grandes villes en particulier au cours des années 2000.  

A la base de cette situation, on épingle la déliquescence de la puissance publique, la dégradation de la condition sociale du peuple, le non paiement des salaires des travailleurs, le pillage systématique des entreprises, unités industrielles et maisons  de commerce en 1991 et 1993  qui ont mis en chômage plusieurs chefs de familles. 

Incapables de subvenir aux besoins vitaux de leurs familles , de satisfaire aux exigences de l’éducation, de l’alimentation, du logement et de la santé de leurs rejetons, bon nombre de parents congolais ont vu leur autorité, leur emprise et leur ascendance sur les enfants sapées et diminuées.

Face à cette carence endémique de l’influence des parents, due surtout  au manque des moyens vitaux d’existence, la plupart des enfants ont carrément déserté les toits familiaux pour élire domicile dans la rue et sur les places publiques. 

De la même manière, devenu pratiquement inopérant, l’Etat congolais a cessé de  jouer, depuis belle lurette, son rôle de protecteur des enfants et de régulateur des conflits.

Pourtant, la RD Congo, notre pays, dispose d’une gamme des lois et règlements inhérents à la protection des enfants et à la répression des comportements délinquants qui datent de longues années.

Du fait de la faiblesse notoire de l’appareil de l’Etat, la puissance publique a laissé se développer dangereusement le phénomène des enfants de la rue qui, à la suite de la démission des institutions municipales,  territoriales et judiciaires, se comportent comme dans une jungle. D’où, le rôle de plus en plus visible joué depuis des années par des Associations sans but lucratif, des ONG nationales et internationales et des partenaires bilatéraux ou multilatéraux dans la prise en charge du destin des enfants de la rue pour soustraire ces derniers de plusieurs risques et dangers. 

II.  APPROCHE METHODOLOGIQUE DE REINSERTION DE L’ENFANT EN RUPTURE FAMILIALE EN RDCONGO Depuis la mise en place des institutions du dialogue inter-congolais de Sun City, en juin 2003, deux approches de réinsertion des enfants en rupture familiale fonctionnent en RD Congo sans toutefois procéder de la même manière. Il y a d’un côté l’approche gouvernementale de réinsertion ; et de l’autre, la méthode des organisations de la  société civile. II.1 L’APPROCHE GOUVERNEMENTALE DE REINSERTION Avec le concours des partenaires internationaux que sont l’ONU, l’union européenne, l’union africaine et les Etats-Unis d’Amérique, le gouvernement congolais, qui avait  reçu mandat du dialogue inter-congolais de l’Afrique du sud, a mis en place le mécanisme DDR à savoir Démobilisation, Désarmement et réinsertion. C’est un programme qui concerne les enfants associés aux forces et groupes armés qui trouve son fondement juridique dans le protocole additionnel de la convention des Nations Unies relatives aux droits de l’enfant concernant l’implication des enfants dans les conflits armés, (articles 1,2,4,6 et 7). 

Placé sous la gestion technique de la Commission Nationale de Désarmement et Réinsertion, (CONADER) en sigle, ce  programme DDR a connu diverses fortunes dans son application dans ce sens que les enfants ont beaucoup tardé à être retirés des unités.

En plus, la réadaptation physique et psychologique des enfants démobilisés a continué à poser problème. Logés dans les camps, hôtels transformés en centres d’accueil, le décor rappelait aux enfants démobilisés leur passé militaire. Tandis que d’autres arrivent difficilement à se libérer  de la violence mentale.

Autrement dit, si le désarmement et la démobilisation des enfants associés aux groupes armés ont été effectifs suivant le programme gouvernemental DDR, leur réinsertion n’a rien de réussi. Raison pour laquelle, d’autres approches et méthodologies  sont d’application  dans les milieux associatifs pour corriger les inadéquations du programme DDR en vigueur chez les officiels congolais. 

II.2. L’APPROCHE EN VOGUE DANS LES MILIEUX NON GOUVERNEMENTAUX 

Abordant la question des enfants en rupture familiale dans la ville-province de Kinshasa, le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) élaboré par  le Ministère du Plan,  en avril 2005, catégorise les personnes vivant dans la rue de la manière suivante : les enfants abandonnés, les enfants orphelins d’un ou de deux parents, les enfants dits sorciers, les enfants déplacés de guerre et non accompagnés, les jeunes adultes « shegués » parmi lesquels  figurent de nombreux voleurs, et les enfants issus des unions des jeunes adultes « shegués ».

On estime à 25.000 le nombre d’enfants de la rue pour la seule capitale congolaise où ils ont investi les grandes artères de la ville, les devantures des magasins, les marchés et autres lieux publics. 

  Détestés pour leur manque de savoir-vivre et leur penchant aux violences, vols et autres actes de vandalisme, ces enfants en rupture familiale du Congo  sont en insécurité permanente et constituent une sorte de bombe à retardement pour la République et ses habitants. Toutes les répressions des pouvoirs publics à leur encontre et autres actes de ressentiment de la population à leur endroit n’ont pas apporté le résultat escompté c’est-à-dire faire changer de vie à ces marginaux. 

Cependant, plusieurs ONG congolaises, seules ou en partenariat avec les ONG internationales et autres bailleurs de fonds, ont entrepris d’encadrer  ces enfants afin de leur réinsertion dans la vie nationale et familiale.

Les moyens  utilisés pour y parvenir divergent même quand ces organisations poursuivent le même but.

Ainsi, trois approches ont été mises à contribution : la recherche, le renforcement des capacités et enfin le lobbying et la prévention. II.2.1. Le travail de recherche Convaincus que le phénomène « Enfant de la rue » constitue, pour la société congolaise,  un  péril en la demeure, les travailleurs sociaux de rue ont misé d’abord sur la disponibilisation des informations fiables à ce sujet et  s’attèlent à  rassembler des  indicateurs sur les aspirations, désirs et causes  qui sont à la base de la rupture sociale des enfants.

Un recensement des enfants de la rue a été organisé dans la capitale congolaise.  Les statistiques  ainsi recueillies orientent les mesures et décisions des pouvoirs publics, les bailleurs de fonds et autres partenaires intéressés.

Il convient de souligner que les statistiques disponibles  renseignent sur la situation des enfants en rupture familiale et les moyens à mettre en œuvre dans le but de planifier les interventions en leur  faveur. Ce, en tenant compte des centres d’intérêt mentionnés  dans la Convention relative aux droits de l’enfant : la  survie, le développement, la protection et l’opinion  de l’enfant. II.2.2. Le travail de renforcement des capacités des opérateurs sociaux Face  au déficit avéré d’analyse, de capacité managériale et conceptuelle dans le chef de plusieurs opérateurs sociaux, des séminaires, ateliers, colloques, tables- rondes et autres forums ont été organisés avec le concours des partenaires du Nord au profit des travailleurs sociaux de rue du Congo depuis des années. Durant ces rencontres de renforcement des capacités des membres des ONG, les connaissances  théoriques ont été transmises, les expériences échangées par des personnes ressources.   II.2.3. Le travail de lobbying et de prévention Comme il fallait s’y attendre, le travail de terrain a toujours été précédé par des tournées et campagnes de sensibilisation et de lobbying, œuvre des ONG et cartels, auprès  de l’Etat, des chancelleries et autres corps constitués présents à Kinshasa.  Véritable plaidoirie en faveur des enfants de la rue, ces tournées et campagnes ont consisté à exhorter l’Etat congolais à améliorer les conditions salariales des chefs des familles en vue de leur permettre de subvenir aux besoins  et désirs de leurs rejetons. Dans le même  temps, une pression croissante des ONG congolaises, appuyées par leurs homologues  internationales, est sans cesse exercée  sur l’Etat congolais pour pousser celui-ci à appliquer les lois et règlements relatifs à la protection de mineurs d’âge et enfants en conflit avec la loi conformément aux instruments juridiques internationaux.  Dans le même registre de travail  de travail de lobbying, plusieurs travailleurs sociaux de la RD Congo sont portés à innover en matière de réinsertion des enfants en rupture familiale.  Cette innovation, qui tient compte du cercle vicieux des méthodes d’encadrement  en aval, consiste à traiter la question en amont. C’est ici le lieu de souligner la démarche qui consiste aujourd’hui à remonter jusqu’aux familles biologiques ou sociologiques  des enfants de la rue afin d’identifier les causes qui ont milité en faveur de la désertion des enfants vers la rue.  Puisque le plus souvent, il s’agit d’un problème de pauvreté matérielle criante qui rend les familles incapables de  gérer leurs membres jeunes,  certaines ONG penchent sur l’élimination, tant soit peu, de ces causes. Des fonds  sont accordés aux parents sous forme de micro-crédits encadrés dans le but de permettre à ces derniers d’être à même de satisfaire  aux désirs des enfants réintégrés.             III. RECOMMANDATIONS Les membres du Comité d’Appui au Travail Social de Rue  ont profité de ma présence ici pour vous faire  quelques recommandations dont voici les plus importantes : III.1. La  pauvreté criante étant la cause principale de la désertion des enfants de leurs familles, il est souhaitable que la communauté internationale aide à sa réduction en influençant les politiques des dirigeants congolais ; III.2. Alors que le Gouvernement congolais paie copieusement les membres des institutions publiques, preuve que les moyens existent, la communauté internationale  est invitée  faire pression  sur les dirigeants congolais pour qu’ils versent des salaires décents aux employés  qui sont des parents afin de combattre l’incapacité de prise en charge des enfants. CONCLUSION Comme dit un slogan du Ministère congolais de Genre, Famille et Enfant, « la rue n’enfante pas ». Les enfants dits de la rue en République Démocratique du Congo constituent  donc un phénomène de société issu de la pauvreté criante qui sévit dans la plupart des familles.  Du point de vue préventif, la meilleure méthode de résoudre cette équation l’équation « Enfants de la rue », consiste à réduire sensiblement la pauvreté dans cette partie de la planète.  A cet effet, le rôle de l’Europe, continent lié à l’Afrique par l’histoire de la colonisation,  est déterminant.  La meilleure approche  pour l’Europe de  se mettre à l’abri de l’immigration des jeunes congolais en particulier, et africains en général, consiste à travailler avec les opérateurs sociaux et les décideurs politiques du Sud dans le but d’améliorer le vécu quotidien  des populations des pays africains dont les jeunes.  Dans cette optique, permettez-nous de saluer l’implication de Dynamo International dans l’action des travailleurs sociaux de rue congolais en nouant un partenariat actif avec un groupe des ONG congolaises. Ce partenariat a donné naissance au Comité d’Appui au Travail Social de Rue, CATSR en sigle. Nous lançons un appel à d’autres structures européennes de suivre l’exemple de Dynamo International. 

Nous  vous remercions.

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3 janvier 2008 - Mission d'Edwin De Boevé à Kinshasa

Rapport  de  Mission effectuée par  le Directeur de Dynamo  International, Monsieur Edwin de Boevé, à Kinshasa en décembre 2007 INTRODUCTION Dans le cadre de la commémoration du 1er  anniversaire du Comité d’Appui au Travail Social de rue, CATSR en sigle,  le Directeur de Dynamo International, Monsieur Edwin de Boevé, a effectué une mission de travail à Kinshasa du 21 au 27 décembre 2007 pour prendre part aux festivités organisées à cette occasion.  Outre sa participation à la manifestation tenue  le 22 décembre 2007 dans la salle des réunions de la  Maison communale de Kalamu, Monsieur Edwin   a eu des séances de travail avec les délégués des associations du CATSR  signataires de la Convention de partenariat avec Dynamo International et les responsables du Secrétariat technique de ce cadre d’échanges, de réflexion et d’actions des travailleurs sociaux de rue portant notamment sur le projet « Droits, protection et aide à la jeunesse en République Démocratique du Congo ».  Il a également eu des entretiens  avec certains officiels congolais dont le ministre de la Jeunesse et des Sports  et  intervenu dans les médias comme relaté dans ce rapport.   DEROULEMENT DU SEJOUR 1.     Arrivée  et installation  Arrivée, accueil et  installation à l’Hôtel « African dream »  dans la commune de la Gombe  par le Centre Wallonie Bruxelles le vendredi 21 décembre 2007. 2.     Manifestation commémorative du 1er  anniversaire du CATSR Les associations de Kinshasa et de la province du Bas Congo se sont rencontrées dans la salle des réunions de la Maison communale de Kalamu à l’invitation  du Secrétariat technique pour  commémorer le 1er  anniversaire du CATSR.  Une occasion pour la coordination du CATSR de présenter un rapport – bilan à l’assistance, constituée, outre les délégués des associations impliquées dans ce cadre d’échanges, de réflexion et d’actions des travailleurs sociaux de rue,  de différentes personnalités, notamment  Freddy Jacquet, Délégué de la Communauté française de Belgique en RD Congo ; Fabrice Sprimont, Coordinateur de l’Association pour la promotion de l’éducation et  de la formation à l’étranger (Apefe, un organisme belge) ; Papae Mvumbi Lutete, Bourgmestre adjoint de la commune de Kalamu ;  Edwin de Boevé, Directeur de Dynamo International ;  Kasayi, Conseiller chargé de la jeunesse en difficulté et des organismes internationaux au ministère congolais de la Jeunesse et des Sports,  représentant personnel du ministre ; de la représentante de Mme Annie Kenda, Responsable du Conseil national de l’enfance  (CNE) ; Monsieur Makolonze,  représentant du chef de division urbaine de la jeunesse ville province de Kinshasa et du secrétaire général de la jeunesse ;  Joseph Sengo,  Vice-président  de « Humanisme et Solidarité » (ONG chargée d’audit du CATSR);  de la révérende soeur Jacqueline Bukaka, coordonnatrice provinciale du CATSR/Bas Congo.  Une gerbe d’activités Dans son discours, le Coordonnateur du CATSR, Edho MUKENDI Kafunda Sha Ntumba, a présenté  la liste des activités réalisées  par cette structure  d’appui au travail social de rue en RDC  en dépit du manque des moyens financiers.  Il convient d’épingler :·       la remise des fournitures scolaires à deux écoles, situées respectivement dans les communes de  Kimbaseke et Barumbu, supervisées par les associations « Ceprodeki » et « Anges du ciel » ;·       l’inauguration du siège du CATSR par M. Freddy Jacquet le 1er  mars 2007 ;·       l’organisation des deux journées de formation sur le travail social de rue les 23 et 27 juin 2007, animées par le Cafes ;·       la  participation avec intervention au forum social congolais le 24 juin 2007 ;·       l’organisation des deux journées de réflexion autour du thème : « Le travail social de rue et sa reconnaissance légale en République Démocratique du Congo » le 19 septembre et le 13 octobre 2007 à Kinshasa ;·       les rencontres  et échanges avec plusieurs personnalités étrangères et congolaises à Kinshasa et à l’extérieur du pays au moyen de nouvelles technologies de l’information et de la communication ;·       Interventions téléphoniques  du CATSR à  la Radio « Galilée » de Québec/Canada sur  la problématique de la prise en charge des enfants en rupture familiale en RDC. Certes, le CATSR a bénéficié d’un préfinancement de Dynamo International  mais qui n’a servi qu’à l’ouverture du secrétariat technique et à l’appui aux salaires de la sentinelle et de la chargée de protocole.  Ainsi, le coordonnateur a lancé un appel  à des différents partenaires tant nationaux qu’internationaux installés ou pas en RD Congo de soutenir le CATSR pour la matérialisation de se objectifs. A ce sujet, la Région wallonne a donné le ton en soutenant le CATSR pour une période de deux ans. Le Délégué Freddy Jacquet l’a annoncé officiellement  à l’assistance avant d’encourager les éducateurs de rue à bien travailler comme par le passé. Pour sa part, le bourgmestre adjoint de Kalamu, Monsieur Papae Mvumbi,  a remercié les organisateurs d’avoir  choisi sa municipalité afin d’abriter cette manifestation. Et le directeur de Dynamo International, Edwin de Boevé, a justifié sa présence à cette fête par le souci de palper du doigt le travail  que ses collègues du Sud  réalisent  sans moyens conséquents contrairement aux pays du Nord. « Vous avez fait du bon boulot »,  s’est-il exclamé en épinglant une bonne stratégie de diffusion des informations qui a inspiré les travailleurs sociaux de rue d’autres pays.    La projection d’un documentaire sur le séminaire de formation au travail social de rue organisé à Kinshasa en avril  2006 ainsi  que  les témoignages de  quatre  éducateurs de rue, membres de  l’Asadho, de l’Orper, de Karibu/ Kinshasa et un indépendant  sur leur expérience en rapport avec l’encadrement des enfants en rupture sociale ont marqué également la manifestation commémorative du 1er anniversaire du CATSR sans oublier une saynète interprétée par les écoliers de  « Anges du Ciel » sur la maltraitance des enfants.   3.     Première séance de travail avec les membres du CATSR Le samedi 22 décembre 2007, après la manifestation commémorative du 1er anniversaire du CATSR, Monsieur Edwin  a eu, dans la soirée, au Centre Wallonie Bruxelles,  une première séance de travail avec les membres du Secrétariat technique dont Messieurs Edho Mukendi et Job Nkuna, respectivement  Coordonnateur  et secrétaire, ainsi que  certains représentants des associations signataires de la Convention de partenariat  avec Dynamo International. Il s’agit de : Roger Katembwe ( Asadho), Antoine Ketikila (Cafes) ,  Etienne Lungala (Ceprodeki) ,  Henri Longendja (Codhod), Sley Numbi ( Jeunesse Avenir) et Richard  Lokota (Cocom). Au cours de cette rencontre, le Directeur  de Dynamo International a informé ses partenaires du CATSR du financement du Projet « Droits, protection et aide à la jeunesse en République Démocratique du Congo »par la Région wallonne pour la période 2008-2009. La subvention de ce projet de l’ordre de 100.000  euros (cent mille euros) a été signifiée à Dynamo International par la ministre de la Recherche, des technologies nouvelles et des Relations extérieures de la Région wallonne, Marie-Dominique Simonet, dans une correspondance datée du 11 décembre 2007 et un arrêté ministériel a été signé à cet effet  à la même date. Cependant, le projet « Travail de rue et aide jeunesse en RDC/CAFES »  n’a pas été retenu par la Coopération  belge au développement (DGCD) pour certaines raisons, notamment le fait que le CAFES bénéficie  d’un financement d’une durée de 3 ans (2007-2009)   et mène des activités de formation similaires à celles mentionnées dans le projet, comme  Monsieur Edwin l’a fait savoir, documents à l’appui, à ses collègues de la RDC.  Ces derniers   ont pris en compte les arguments de la DGCD  en relevant que le  CAFES ne couvre pas l’ensemble du territoire  national en matière de formation.  Ils ont également formulé le vœu de voir la Coopération au développement soutenir les projets futurs du  CATSR  qui prendra soin  d’introduire  un dossier complet sur son identité dont les exigences relatives au statut juridique.      Ce premier échange d’informations entre Edwin de Boevé et ses collègues du CATSR a duré environ  1 heure 30 minutes.    4.  Séance de travail avec Edho MUKENDI et   Réunion des membres  du CATSR Le Directeur de Dynamo International a échangé des vues avec le coordonnateur du CATSR, Monsieur Edho Mukendi, le lundi 24  décembre, dans l’avant-midi, et lui a présenté  le budget du projet « Droits, protection et aide à  la jeunesse en RDC ». A la faveur de cette rencontre, la suite du programme  du séjour d’Edwin a  été  planifiée.  Dans l’après –midi, les membres du CATSR se sont réunis au siège pour prendre connaissance du budget et l’analyser.   A ce sujet, des préoccupations ont été soulevées, notamment sur la possibilité d’aménager le chronogramme.   Le projet de contrat de partenariat  Dynamo International – CATSR a été lu et certains amendements ont été formulés par les participants. 5.  Deuxième séance de travail avec les membres du CATSR Le mercredi 26 décembre 2007,  les membres du CATSR ont, de nouveau, rencontré, à  leur siège,  leur partenaire de Dynamo International.  Cette séance de travail a porté sur le projet subventionné par la Région wallonne. Il était question, lors de cet entretien, de comprendre certaines  rubriques budgétaires retenues par la Wallonie.   Il convient de souligner  que le financement accordé ne servira qu’à réaliser le strict minimum d’activités. L’enveloppe octroyée par la  Wallonie au CATSR pour la période   2008 - 2009 est de l’ordre de 100.000 euros. Dynamo International s’engage, à la signature de la convention de partenariat avec le CATSR, à  verser dans le compte de son  partenaire un montant de 10.000 euros tout en soustrayant certaines dépenses engagées telles que l’achat de l’ordinateur portable, de l’appareil photographique. Le principe de versement trimestriel des fonds a été retenu par les  deux parties.  Pour ce projet,  le CATSR recevra la somme de 84.244 euros tandis que Dynamo International assurera la gestion des fonds destinés aux voyages internationaux équivalant à 15.756 euros. De gauche à droite  : Sley Numbi( Jeunesse Avenir), Sébastien Kabw Mukanz     ( Cafes), Etienne Lungala ( Ceprodeki), Philomène Mukendi (Anges du ciel), Edho Mukendi( Catsr/Jeunesse Avenir), Richard Lokota(Cocom), Job Nkuna( Catsr/Pax Juniors), Edwin de Boevé( Dynamo International ) et Antoine Ketikila ( Cafes)  Par ailleurs, le  Directeur de Dynamo  International a apporté des éclaircissements sur le volet secrétariat technique.  Il a indiqué que le poste de conseiller technique a été supprimé au profit de plusieurs experts  pour les volets « appui au travail social de rue » et  « cadre légal de protection de l’enfance et de la jeunesse ». Il a émis le souhait d’impliquer un nombre important d’acteurs sociaux de rue  dans les deux volets.    On peut reconnaître messieurs Edho Mukendi, Richard Lokota, Job Nkuna, Edwin de Boevé et Sley Numbi. 6. Rencontres avec des officiels congolais, belges et  certains responsables  des services  publics de l’enfance 

  • Audience avec le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Willy Bakonga
 Le Délégué de la Wallonie Bruxelles en RD Congo, Monsieur Fredy Jacquet, le Directeur  de Dynamo International,  Monsieur Edwin de Boevé, accompagnés du coordonnateur du CATSR, Monsieur Edho Mukendi, ont été reçus par  le  ministre congolais de la Jeunesse et des Sports le jeudi 27 décembre 2007, dans l’après-midi.  Ils ont fait un tour d’horizon sur le travail  que l’ONG « Dynamo International » et le CATSR accomplissent en RDC.  A l’issue de cette audience, une volonté réelle d’appuyer les acteurs de terrain et d’établir un partenariat institutionnel avec les ministères en charge de l’aide à la jeunesse et celui de la jeunesse et de la culture du gouvernement de la Wallonie s’était dégagée.  Pour couronner cette rencontre, une lettre d’intention adressée à ces ministres wallons a été signée par leur homologue  congolais le 27 décembre 2007. 
  • Rencontre avec l’, Ambassadeur belge en RD Congo,  Monsieur Johann  Swinem
 
  • Séance de travail avec la Directrice  du Conseil National de l’Enfant
 Monsieur Edwin  de Boevé et ses partenaires du CATSR ont eu une séance de travail avec Madame Annie KENDA, Directrice du Conseil National de l’enfant le  mercredi 26 décembre 2007 dans son bureau de service.  L’entretien a tourné autour du partenariat  entre les services publics de l’enfance de la RD Congo et ceux de la Belgique.  Ont pris part à la séance de travail : Edwin de Boevé  de Dynamo International,Edho MUKENDI de CATSRAntoine  KETIKILA  de CatsrRoger KATEMBWE de CatsrAnnie KENDA  Cne Monsieur Edwin  a tenu à informé leur interlocuteur du financement par la Région Wallonne  du projet de CATSR, son partenaire en RD Congo. Ce financement couvre :Ø     l’appui à la coordination du CATSR,Ø     La formation des travailleurs sociaux dans le but de renforcement des capacitésØ     L’Amélioration du cadre légal de protection de la jeunesse.  A cet dernier point, la délégation de CATSR  et Dynamo  International  a cherché à avoir des informations sur l’évolution du projet  de code de protection des droits de l’enfant déposé à l’Assemblée Nationale, de la possibilité de travailler pour la vulgarisation, traduction et illustration  de ce code langue nationales et bandes dessinées… Prenant la parole, Madame Annie KENDA  a tenu à remercier ses hôtes pour la visite et surtout pour la persévérance dans ce travail social.Le code a évolué a t- elle souligné parce qu’il se trouve pour l’instant à l’Assemblée Nationale  et tous nous attendons son adoption après l’étude du texte par la commission socio culturelle de l’Assemblée.Quant à sa vulgarisation et information de la société civile du contenu de ce code, Madame Annie pense que cela peut se faire déjà ; mais la traduction en langues nationales pourra attendre la promulgation par le chef de l’Etat. S’agissant de partenariat avec le Ministère, elle a pensé que les acteurs de la société civile doivent constituer un dossier pour le Ministère avec tous les éléments qui reprennent le parcours du Catsr.     De tous ces échanges, il se dégage des propositions ci- après : 
  • Que le CATSR constitue un dossier complet à déposer au Ministère avant de solliciter une audience avec Madame La Ministre  du Genre, Famille et Enfant ;
  • Qu’une délégation mixte Gouvernement et Société civile visite le tribunal de la Jeunesse à Bruxelles ;
  • Que le Gouvernement Belge disponibilise des copies du « décret d’aide à la jeunesse » ;
  • Que le Conseil National de l’Enfant (CNE) disponibilise une copie « code de protection de l’enfant » pour les acteurs de la société civile ;
  • Que les échanges entre juridictions pour mineurs entre les deux pays se fassent ;
  • Que les Organisations vulgarisent  le  projet de code de protection de l’enfant ;
  • Que les contacts soient maintenus entre les organisations et le Ministère  dans le but de travail en parfait partenariat ;
 Il était question lors de cet entretien de voir comment impliquer les acteurs de terrain dans la vulgarisation du code de protection des droits des enfants après son adoption par l’assemblée Nationale  et sa  promulgation par le président de la République. La délégation du CATSR et Dynamo International ont fait savoir à Madame Anny Kenda que cette campagne pouvait déjà commencer maintenant car beaucoup des congolais ne sont pas encore au courant de ce qui se fait sur ce code. Et madame ANNY Kenda s’est montrée très intéressée à toucher la hiérarchie pour l’implication des acteurs de terrain  Rencontre avec le professeur  Massiala Masolo, Directeur du Centre Congolais de l’Enfant et de la Femme. Cet interlocuteur a rassuré son hôte sur la collaboration avec le CATSR dans le cadre de la vulgarisation du code de protection des droits des enfants qui se trouve en discussion au parlement. Mr Edwin a rencontré également dans l’après midi de ce jour monsieur Dany Singoma et monsieur Kasayi respectivement Directeur de programme Fadoc au CENADEP et conseiller chargé de la jeunesse en difficulté et des organismes internationaux au cabinet du ministre de la jeunesse et sports. Avec le 1èr, il avait été question voir comment nouer des contacts avec la solidarité socialiste afin d’une collaboration dans les années à venir dans le cadre de la pérennisation de la dynamique du CATSR. Monsieur Dany était favorable à cette proposition et a promit sa collaboration au CATSR. Avec le 2ème, il était question de voir comment impliquer le ministère de l jeunesse de la RDCongo aux activités qu’exercent les travailleurs sociaux de rue. Aussi, question d’établir des liens institutionnels entre les ministères congolais concernés par la question des enfants et jeunes  et leurs homologues belges tout associant les acteurs de terrains. Le conseiller Kasayi était très intéressé par la question et a sollicité une audience auprès de son ministre pour jeudi 14hoo.                                                                                              7. Interventions dans les médias locaux A 18hoo de Dimanche 23 .12.2006, monsieur Edwin est intervenu à la télévision Antenne A au journal télévisé. .Messieurs Antoine Ketikila, Edho Mukendi, Edwin de Boevé et Roger Katembwe se sont retrouvés  de 11hoo à 12hoo sur le plateau de la Télévision Antenne A pour sensibiliser l’opinion Kinoise et des environs sur le travail social de rue, parler du bilan de l’an 1 du CATSR et du soutien de la Région Wallonne au CATSR pour les 2 ans 2008 et 2009, le mercredi 26.12.   Passage à l’émission télévisée sur Congo web par Edwin. Pendant 50 minutes, monsieur Edwin de Boevé a passé sur Congo Web une émission pour parler de Dynamo International et du CATSR à 20hoo de mercredi. 
  1. Conférence de presse  conjointe Dynamo international CATSR
 Dans la salle des spectacles du centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, les deux responsables du CATSR et De Dynamo International, introduit par le Délégué de la Wallonie, ont livré à la presse l’information de l’appui de la Région Wallonne au CATSR pour 2008-2009 
  1. Dernière réunion avec les responsables du Secrétariat technique et membres du CATSR
 Séance de l’évaluation de la mission de travail entre Edwin, Edho, Antoine Ketikila, Roger Katembwe et Job Nkuna.          Signature de la convention relative la gestion du projet financé par la région wallonne. Monsieur Edho Mukendi Kafunda Sha Ntumba et monsieur Edwin de Boevé, respectivement Coordonnateur du CATSR et Directeur de Dynamo International ont signé tous deux, dans le bureau de monsieur Fabrice Sprimont, Coordinateur de l’Apefe ladite convention. Notons que la 1ère tranche sera versée au CATSR dès l’ouverture d’un compte bancaire.            CONCLUSION Une année pour la vie d’une structure c’est peu pour réaliser toutes les recommandations du séminaire de Kinshasa d’avril 2006. Mais c’est aussi beaucoup car non seulement la dynamique a été maintenue mais aussi et surtout la volonté de travailler d’une manière concertée et permanente à fait que la Région Wallonne a donné le ton. Que ceux qui hésitent encore d’appuyer le CATSR, fassent des gestes car il y va de la vie nos enfants et jeunes, avenir d’une grande nation qu’est la République Démocratique du Congo.

20:32 Écrit par Le Catsr dans Rapports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |